mardi 10 décembre 2013
Tales from the dark 2
jeudi 5 décembre 2013
Sorties à Hong Kong (décembre 2013) The Four 2
jeudi 8 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Tales from the dark 2
mercredi 25 juillet 2012
Filmographie : Gordon Chan
Tales from the dark 2 (李碧華鬼魅系列-奇幻夜) Sortie à Hong Kong le 8 août 2013.
The Four 2 (四大名捕2) Sortie à Hong Kong le 5 décembre 2013.
mardi 24 juillet 2012
The Yuppie fantasia + Brief encounter in Shinjuku
jeudi 12 juillet 2012
Sorties à Hong Kong (juillet 2012)
mercredi 28 mars 2012
A-1 Headline

Quelques heures avant sa mort, Peter téléphonait à sa petite amie et collègue de travail Elaine (Angelica Lee) pour lui parler du scoop qu’il espérait pourvoir mettre en gros titres. Ils sont tous deux journalistes, lui politique, elle de mode. Elle conseille toute la rédaction sur les derniers produits et dépense beaucoup d’argent en vêtements, accessoires et nouvelle technologie. La conséquence directe est qu’elle emprunte de l’argent, qu’elle a des dettes et qu’elle doit les rembourser. Et c’est Fei (Anthony Wong), fidèlement accompagné de Ma (Eric Kot vieilli par la tonsure de son crâne) qui récupère les dettes pour son patron. A Hong Kong, tout le monde a des dettes et même les flics (comme le montre la scène d’ouverture), même Fei doit de l’argent.
Elaine est un peu perturbée. Fei la suit en voiture et décide de la conduire en ville. Elle est allée voir le lieu de l’accident de son copain, mais assez vite, Fei prétend que ce ne serait pas un accident, que ce dernier coup de fil dédaigné par Elaine. Elle veut enquêter et doit convaincre le rédacteur en chef de son journal, Tsang (Tony Leung Ka-fai). Kevin, le jeune photographe (Edison Chen) sera de la partie. Ils vont mener des investigations contre l’avis du patron du journal et celui la police. Cela irrite Tony (Lam Ka-tung), commissaire chargé de l’enquête qui a conclu à l’accident de moto due à l’ivresse. Et puis, il y a cette femme trouvée morte, des indices indiquent que ce serait la maîtresse de Sean Cheung (Chan San-chung), magnat qui compte acheter des parts dans le journal d’Elaine.
Fei va se montrer très protecteur envers Elaine. Et il fait bien parce qu’on cherche à l’éliminer physiquement : poursuite en voiture, incendie d’une cabane où elle se trouve pour un rendez-vous avec un indic. Elaine met un peu de temps à comprendre qu’on lui en veut. Le personnage d’Angelica Lee semble constamment hébété, dans un flottement concernant ses réactions. A-1 Headline prend son temps pour développer son récit, le rythme est lent et ne se concentre sur aucun motif de l’histoire en particulier. L’enquête avance à tâtons à coup de révélations sur cette double mort : soudain des preuves apparaissent dans l’appartement du mannequin maîtresse de Sean Cheung ; des vidéos de surveillance de Peter disparaissent. Et puis surtout, il y a des soupçons de corruption de la police, des manipulations du nouveau patron, des embarras de Tsang concernant tous ces révélations.
A vrai dire, tout cela n’est pas très intéressant. Comme souvent dans ce genre de films, les scénaristes donnent beaucoup trop d’éléments, se perdent dans les fausses pistes pour relancer un scénario sans réelle nécessité. Le film a suffisamment de personnages pour intéresser sans avoir recours à ces nombreux twists. Ce qu’on remarque, c’est que tous sont célibataires, solitaires et que cela est l’un des raisons qui les poussent à aller si loin dans cette enquête. Tsang, le directeur du journal, campé par un Tony Leung Ka-fai magistral, change de vêtements (passer du bleu de travail au nœud pap) comme d’attitude (le patron directif devient soudain obséquieux). C’est encore une fois Anthony Wong qui épate le plus avec un jeu tout en retenue (au diapason du film) mais qui domine allégrement toute le casting, son comparse Eric Kot, sidekick comique idéal, Lam Ka-tung son ancien collègue triste de leur amitié au point mort, Edison Chen qui découvre ses chances auprès d’Elaine disparaitre au gré du rapprochement avec Fei. Car A-1 Headline a la bonne idée de ne pas appuyer une éventuelle romance mais de montrer Fei plutôt comme un père putatif d’Elaine. Finalement, moins qu’un film policier, c’est un film sur la solitude.
A-1 Headline (A-1頭條, Hong Kong, 2004) Un film de Gordon Chan et Chung Kai-cheong avec Angelica Lee, Anthony Wong, Edison Chen, Eric Kot, Lam Ka-tung, Tony Leung Ka-fai, Lo Wai-luk, Chan San-chung, Wong Siu-yin, Miao Chang-jun, Chan Siu-wan, Dante Lam.
dimanche 25 mars 2012
Cat and mouse

Tout le monde s’ennuie à la cour de l’empereur. Et en premier lieu, le sabreur Zhan (Andy Lau), bras droit du juge impérial Bao (Anthony Wong). Aucune plainte, aucun procès, aucun jugement. Et pourtant, Zhan a bien quelques soupçons sur des magistrats corrompus. Le seul acte qu’il a le droit de faire est de découper avec son sabre la peau du rhinocéros apporté par une vieille femme à moitié folle. L’ennui va pousser Zhan à prendre quelques jours de repos. Incognito, il découvre qu’il se fait brocarder par un homme Chan (Wong Yat-fei) qui se vante d’exploits jamais accomplis contre lui. Frère Bai (Cecilia Cheung) lui rabat le claquet, sous le regard intrigué de Zhan, qui se demande qui est cet homme.
Bai n’est bien sûr pas un homme puisque c’est la belle Cecilia Cheung qui le joue. Mais elle est, sans habileté, déguisée avec une fine moustache et un brin de barbe, histoire de parodier certains wu xia pian où les actrices se faisaient passer pour des hommes (L’Hirondelle d’or par exemple). Variation de Robin des Bois, Bai est à la tête d’une bande de joyeux lurons, appelée les Cinq Souris, dans laquelle on reconnait Chapman To et Lam Tze-chung, inventeurs d’armes plus redoutables les unes que les autres. Cat and mouse joue sur les anachronismes : les deux hommes fabriquent un bazooka, Bai salue les gens comme un rappeur. La bande est engagée par Pang (Ng Yuet), un homme riche mais corrompu, pour supprimer Bao qui risque de mettre le nez dans ses affaires.
Si Bai est la souris, Zhan est le chat. Par un malheureux concours de circonstance, il se retrouve à devoir être le gardien du gros chat de l’impératrice, une amie proche de Pang. Un jeu du chat et de la souris va s’engager entre eux deux. Cela ravit les deux personnages qui vont avoir un peu d’action et devoir choisir leur camp. Bai doit supprimer le patron de Zhan mais elle succombe au charme du sabreur. Seulement voilà, il a été fiancé à la Hua (Li Bing-bing), la sœur adoptive du prince royal (Guo Dong-ling). Or, ce dernier complote contre l’empereur (Cheung Tat-ming). Les complots s’accumulent, les histoires d’amour se compliquent. Zhan réussit grâce à son charme à retourner la situation et à mettre de son côté les bande des Cinq Souris et là, il découvre que Bai est une femme.
Cat and mouse provoque parfois le sourire. Cheung Tat-ming, dans son rôle d’empereur, est dans un registre de grand naïf qui ne se rend jamais compte que tout le monde abuse de sa gentillesse, surtout l’impératrice parfaite en sale chipie. Chapman To et Lam Tze-chung explorent le burlesque des gags visuels. Leur comique est balourd : grimaces et voix forte devant les ratages qu’ils causent dans leurs actions et leurs inventions. Le personnage d’Anthony Wong repose sur la parodie du vieux sage, il caresse sa longue barbe et s’exprime comme dans un film classique, en articulant en exagérant beaucoup. L’acteur joue sur la lenteur en total contre-courant des autres interprètes, ce qui augmente sa puissance comique. C’est toujours agréable de rire mais tout cela semble avoir déjà été fait des dizaines de fois. Comme à la cour, on s'ennuie un peu. Sinon, je n’oublie pas de préciser que Cecilia Cheung se bat au sabre. Là, ce sont de bons moments.
Cat and Mouse (老鼠愛上貓, Hong Kong, 2003) Un film de Gordon Chan avec Cecilia Cheung, Andy Lau, Anthony Wong, Cheung Tat-ming, Li Bing-bing, Ng Yuet, Wong Yat-fei, Ronnie Cheung, Chapman To, Lam Tze-chung, Xie Jia-qi, Miao Hai-zhong, Cheung Wing-hong, Cui Lin, Gao Lei, Wen Yang, Cheung Kwok-yan, Guo Dong-lin.
jeudi 13 octobre 2011
Sorties à Hong Kong (octobre 2011)
vendredi 30 septembre 2011
Okinawa rendez-vous

lundi 26 septembre 2011
Fist of legend

Il était logique qu’après Wong Fei-hung (cinq fois quand même) et Fong Sai-yuk, Jet Li endosse le costume de Chen Zhen. Personne n’avait semble-t-il osé depuis la mort de Bruce Lee reprendre son personnage de La Fureur de vaincre. La lignée dans laquelle se place l’acteur est donc claire et on retrouve la même avec Donnie Yen aujourd’hui qui reprend le rôle dans Legend of the fist. Chaque décennie a son héros mais Fist of legend de Gordon Chan et chorégraphié par Yuen Woo-ping ne se veut pas un film aussi politique que le Bruce Lee, à peine peut-on y lire un message sur l’angoisse de la rétrocession.
Toujours situé dans cette période de colonisation de la Chine, Chen Zhen (Jet Li) est parti faire ses études au Japon où règne le racisme anti-chinois. Habilement le film montre quelques rares Japonais pacifiques qui manifestent et distribuent des tracts conte la guerre qui se prépare. Mais Chen Zhen est houspillé par les disciples de l’école de karaté du Dragon Noir dans la salle de classe. Le jeune étudiant garde son flegme devant l’excitation des disciples et donne ainsi le ton des chorégraphies mises en scène. La caméra restera souvent fixe et ce sont les adversaires de Chan Zhen qui se déplaceront dans le cadre pour se battre. Chen Zhen bouge peu, ses gestes sont précis, ils montrent sa sagesse et sa maîtrise parfaite des arts martiaux. Il est un rempart face à l’agitation.
Le maître de son école de kung-fu vient de mourir, Chen Zhen rentre en Chine. Son école se trouve au beau milieu d’une concession anglaise, le racisme ordinaire règne, ses condisciples sont harcelés par les Japonais. Mais contrairement à Bruce Lee, Chen Zhen ne troquera son bel uniforme d’étudiant (costume sombre, chaussures occidentales) contre des vêtements traditionnels chinois. Chen Zhen sera constamment en exil. Dès son arrivée, le pousse-pousse lui parle en japonais, puis dans l’école Jingwu Mun, Ting-en (Chin Siu-ho) son frère adoptif et nouveau chef du lieu voit son arrivée d’un mauvais œil. D’autant que Chen Zhen fascine les autres élèves par les techniques importées du Japon. Il va aussi étonner tout les monde, surtout l’intendant (Paul Chun) quand il fait déterrer la dépouille du maître parce qu’il est persuadé qu’il a été empoisonné.
C’est évidemment un complot ourdi par les Japonais et notamment le général Fujita (Billy Chow), monstre de cruauté et de brutalité qui entend montrer la suprématie des arts martiaux de son pays. La scène de la pancarte, célèbre dans La Fureur de vaincre, est ici transformée lors d’un défi. Il est écrit sur cette pancarte que Fujita brandit « la honte de l’Asie orientale » en parlant des Chinois. Chen Zhen la brisera d’un coup de pied. Voilà son ennemi, ce général profondément raciste qui va tenter d’emprisonner Chen Zhen en l’accusant d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Ce sera la jeune et jolie Mitsuko (Nakayama Shinobu), rencontrée au Japon qui viendra le disculper. Le jeune couple d’amoureux est alors doublement considéré comme traitre.
Ils vont devoir quitter la ville, plus personne ne veut les accueillir, vivre de presque rien dans une cabane, Chen Zhen abandonne son rôle de héros dans l’école Jingwu Mun. Le film n’a pas forcément le trait fin sur ce rejet complet mais parvient à donner des raisons plausibles à chacun. La liaison de Chen Zhen avec Mitsuko est opposée avec celle de Ting-en et une jeune prostituée qu’il entretient depuis deux ans en secret. Une jeune Japonaise honnête et fidèle vaut-elle moins qu’une fille de basse vertu. C’est un des enjeux du film qui stigmatise le racisme rampant d’où qu’il vienne. Un autre personnage japonais positif apparait, celui de l’oncle de Mitsuko. Fumio (Kurata Yasuaki, vétéran de la Shaw Brothers) est un expert en arts martiaux, un homme qui sait reconnaitre le génie du combat de Chen Zhen. Son affrontement (pour la forme) entre les deux films en plein air, sous les feuilles tombantes des érables puis le combat (pour le fond) violent entre Chen Zhen et Fujita sont sublimes.
Fist of legend (精武英雄, Hong Kong, 1994) Un film de Gordon Chan avec Jet Li, Chin Siu-ho, Nakayama Shinobu, Paul Chun, Billy Chow, Yuen Cheung-yan, Kurata Yasuaki, Ada Choi, Jackson Lau, Tam Suk-mooi.
dimanche 18 septembre 2011
Beast cops

Parmi le grand nombre de films qui traitent des rapports entre les triades et la police, Beast cops est l’un des plus intéressants. L’époque était aux Young and dangerous produits par Wong Jing avec cette idée que passé la rétrocession, tout changerait pour l’inconnu le plus total. Avec Wong Jing, c’est surtout la démagogie la plus totale et une valorisation des « frères » des triades. La réplique est venue de cinéastes estimables, Johnnie To ou Dante Lam pour ce film écrit et co-réalisé par Gordon Chan.
Le film s’ouvre sur frère Tung (Anthony Wong), un joueur compulsif et en conséquence un homme qui perd tout son argent aux jeux. Il cherche à taxer Big Brother (Roy Cheung), le patron de la boîte, il veut continuer à jouer. L’alcool coule à flots et les putes se font acheter des verres hors de prix. Le système est bien rodé et Tung est à fond dedans. Seulement voilà, Tung est flic, honnête mais qui fréquente des lieux qu’il ne devrait pas. Il n’a jamais été acheté mais il connait Big Brother depuis toujours (on saura à la fin où ils se sont rencontrés).
Tung bosse essentiellement avec Sam (Sam Lee), un grand maigrichon avec qui il va souvent au bar de Big Brother. Sam est un séducteur né malgré son physique particulier. Les deux gars sont colocataires d’un appartement miteux, mal rangé dans un quartier populaire. Ils vont devoir héberger Michael Cheung (Michael Wong), leur nouveau supérieur hiérarchique qui est surnommé « killer king », car il n’hésite jamais à tirer pour se défendre, y compris sur des collègues pris en otage pour ensuite abattre le malfrat. C’est un dur, c’est surtout Michael Wong qui sort, à la Van Damme, des phrases en anglais dans ses dialogues. L’acteur n’a jamais été très bon mais il est ici parfait dans son état d’hébétude devant l’univers de Tung et Sam. Il s’installe dans le taudis des deux hommes, bien malgré lui.
Un événement va se produire et il va changer la donne dans la vie somme toute tranquille de ces flics. Big Brother doit quitter le pays, avec le soutien de Tung, après la mort d’un malfrat. Il laisse son karaoké à Tai (Arthur Wong) et à Wa (Patrick Tam), ses fidèles bras droits. Wa en veut plus, toujours plus et commence à se voir chef à la place du chef. Il se met à surveiller Yoyo (Kathy Chow), la fiancée de Big Brother. Pendant l’absence de son mec, elle a découvert Cheung et ils flirtent ensemble. Le secret n’est pas bien gardé, Cheung commence à prendre l’habitude de venir au cabaret de Big Brother, tout comme Tung et Sam.
Mais les moments d’action sont très brefs (si ce n’est dans le final), c’est ce qui séduit. Plus encore, tout est dans un flottement comme si les personnages ne pouvaient de se résoudre à être des flics qui luttent contre les triades. Comme chez Johnnie To à partir de The Mission, les moments de creux, les discussions, l’attente et les verres que l’on boit sont plus importants que l’action et les coups de feu. L’appartement des trois flics et la boite de Big Brother sont les lieux uniques du film. Les personnages naviguent entre les deux lieux et finissent presque par ne plus enquêter sur quoi que ce soit, jusqu’à ce que Wa devienne trop menaçant. On voit aussi les personnages s’adresser directement à la caméra pour parler d’eux. Tout cela transforme Beast cops en une comédie plaisante alors que le titre laisse penser à un film d’action pur et dur.
Beast cops (野獸刑警, Hong Kong, 1998) Un film de Dante Lam et Gordon Chan avec Anthony Wong, Michael Wong, Roy Cheung, Kathy Chow, Sam Lee, Patrick Tam, Stephanie Che, Kam Kong, Arthur Wong, Michael Lui, Daisy Woo, Terence Tsui, Sung Boon-chung.
dimanche 11 septembre 2011
The King of fighters

Par où commencer ? D’abord, j’ignorais que Gordon Chan était parti tourner un film en Amérique, au Canada précisément. Il faut dire que je ne m’intéresse pas vraiment à la carrière du réalisateur. Dans le générique, la liste des producteurs est longue, très longue, c’est une coproduction intercontinentale, ce qui est rarement un bon signe. Ensuite, quatre personnes sont créditées au scénario (pas bon signe non plus) inspiré d’un jeu vidéo. Enfin, la distribution est bigarrée et sent bon la série B pour rester neutre.
L’idée matrice de The King of fighters est que le jeu auxquels jouent les personnages (et qui s’appelle aussi The King of fighters) permet d’entrer dans une autre dimension. Comme dans eXistenZ de David Cronenberg, un pod est introduit dans leur corps et la partie commence. Ici, il faut se battre contre un adversaire dans un décor de couloir en bois (ça évite de trop dépenser). Une fois le combat gagné, le joueur regagne notre dimension. Le film commence avec Mai Shiranui (Maggie Q) qui fait une partie. Les effets spéciaux sont pauvres, quelques flashes lumineux apparaissent quand elle frappe son concurrent.
Dans la vraie vie, elle va rencontrer Chizuru Kagura (Francoise Yip) qui organise une expo avec des pièces ancestrales apportées par Iori Yagami (Will Yun Lee), descendant du clan Yagami. Un bouclier, un collier et un sabre qui combinés permettent d’ouvrir une porte vers une autre dimension et d’atteindre l’Orochi, instrument démoniaque de domination. Pas de bol, un joueur s’empare des objets. Rugal (Ray Park qui semble réinventer le concept de cabotinage) veut devenir le maître du monde. Pas facile de convaincre le chef de la CIA (David Leitch) qu’il existe une autre dimension. Le seul qui pourrait aider à vaincre Rugal est Kyo Kusanagi (Sean Faris), membre du clan du même nom et ennemi de celui des Yagami.
Ils vont d’abord réussir à convaincre Kyo de les aider. Pas facile, le jeune homme ne s’intéresse qu’aux motos. Par ailleurs, le film n’essaie même pas d’esquisser une romance entre Kyo et Mai, ni entre aucun autre personnages. Kyo serait en possession du vrai sabre du clan Kusanagi et sans doute le seul à pouvoir vaincre Rugal. Tout cela veut dire que le film est essentiellement composé de longues plages de dialogues, où les faux raccords sont légion (Sean Faris passe d'un polo blanc à un débardeur noir entre deux scènes), entre les personnages qui doivent chaque fois à nouveau expliquer ce qui se passe, ce que sont ces dimensions pour finalement convaincre les protagonistes de se battre. Une fois tout expliqué, ressassé et bien compris, il s’agit d’aller aux combats. Pas de chance, les chorégraphies sont très pauvres et les rebondissements trop simples (Rugal semble battu mais en fait non etc.) pour que je puisse prendre le moindre plaisir coupable dans ce film.
The King of Fighters (Japon – Allemagne – Etats-Unis – Hong Kong – Canada, 2009) Un film de Gordon Chan avec Maggie Q, Sean Faris, Will Yun Lee, David Leitch, Ray Park, Bernice Liu, Francoise Yip, Kanagawa Hiro, Monique Ganderton.
mercredi 26 mai 2010
Fight back to school II
On reprend les mêmes et on recommence. Cette fois, ce sont des terroristes qui s’attaquent au lycéen et qui viennent harceler nos héros. Chow (Stephen Chow) a été rétrogradé et fait désormais la circulation. C’est pour lui une humiliation mais il en profite pour dérégler les comportements des automobilistes. Il doit bientôt se marier avec Man (Man Cheung). Oncle Tat (Ng Man-tat) s’habille comme Sherlock Holmes et a monté en grade. Il est tombé amoureux de sa supérieure Lydia Wong (Deannie Yip), une femme policier un peu sévère. Turtle (Gabriel Wong) a quitté le lycée et se promène en voiture avec ses amis.
Chow et Turtle vont reprendre le chemin de l’école pour une raison assez vague. Ça tient dans une phrase du genre « je vais chasser les terroristes, je retourne à l’école ». Chow, mis au ban de la police, ne peut pas rester inactif. Avec ses camarades de lycée, ils vont s’habiller comme des ringards : nœud papillon, veste bariolée à carreaux, pantalon trop court, chemisette. On se croirait dans un épisode du prince de Bel Air. Au lycée, c’est Michael (Michael Chow) qui règne auprès des jeunes filles. Il est sportif, musclé et s’avèrera être aussi un étudiant infiltré de la police.
Pour dire vrai, Chow est intéressé par Sanday Lai (Athena Chu, dans son premier rôle) une lycéenne timide avec qui il va flirter. Il la protège et ensemble ils vont aller se promener dans la galerie marchande où il va rencontrer Man et ses futurs beaux-parents. Il mettra un masque de Homer dans une rare séquence de quiproquo réussie. Autre gag réussi, au cours de sport où Chow et Sandy doivent s’entraîner au judo. Les prises de judo se transforment en cha-cha.
Fight back to school II est beaucoup moins drôle et captivant que le premier. Les gags se font plus rares. La relation entre Turtle et Jacky (Sarah Lee), comme celle entre Tat et Lydia, qui joue sur l’opposition entre dominé et dominante sont mal construites et trop similaires pour intéresser. Le final avec l’assaut des terroristes dans le lycée, morceau de bravoure de Gordon Chan, se regarde. On ne comprend pas bien pourquoi Ng Man-tat se déguise en Terminator, mais pourquoi pas ?
Fight back to school II (逃學威龍2, Hong Kong, 1992) Un film de Gordon Chan avec Stephen Chow, Man Cheung, Ng Man-tat, Athena Chu, Deannie Yip, Gabriel Wong, Michael Chow, Sarah Lee, Blacky Ko, James Wong.
mardi 25 mai 2010
Fight back to school
Des armes qui sont sorties d’un sac. Une main y met des balles. Chow (Stephen Chow) apparaît à l’écran, lunettes noires sur le nez, l’air très sérieux. Une embuscade se prépare dans une maison délabrée. D’autres hommes sévèrement armés sont autour de Chow prêts à donner l’assaut. Mais très vite, un élément perturbateur est introduit, Stephen Chow lui-même qui se met du collyre dans les yeux puis s’applique un stick pour lèvres gercées. L’attaque est faite, Chow élimine tout le monde et délivre la fille. C’était un exercice mais son zèle provoque la colère de ses supérieurs qui décide de lui confier une toute autre mission.
Des indices concordant montrent qu’un pistolet de la police a été dérobé et sans doute par des lycéens. Chow est envoyé au lycée Edinburgh et doit se faire passer pour un élève, ce qui compte tenu de son âge dénote par rapport à ses camarades, tous garçons. Chow proteste car s’il s’est engagé dans la police, c’est parce qu’il détestait l’école. Et effectivement, Chow va devenir le cancre parfait. Il s’endort en classe à côté de son coturne brillamment interprété par Gabriel « Turtle » Wong, l’un des visages les plus ahuris du cinéma cantonais. Très vite, Chow va se ramasser à travers la gueule un grand nombre de brosse pour tableau noir et subir quelques punitions dégradantes où un panneau porté autour du cou. Pour notre plus grand plaisir.
Dans le lycée, il fait la rencontre de l’oncle Tat (Ng Man-tat). C’est l’homme à tout faire du lycée, mais il a trouvé une bonne technique pour ne pas trop se fouler, il fait croire qu’il a la maladie de Parkinson et remue sa main gauche. Oncle Tat est un autre agent infiltré et il a trouvé la planque parfaite pour ne pas avoir à retourner sur le terrain. En fait, c’est lui qui a le révolver. En vérité, l’histoire policière n’a guère d’importance. Ce qui compte, ce sont les bêtises que nos deux losers vont faire, et surtout comment Chow va réussir à séduire Miss Ho (Cheung Man) qu’il trouve tout à fait à son goût.
Mais, les élèves et Turtle en tête vont faire de Chow leur héros, ou plutôt leur parrain. Avec son expérience et sa force, il parvient à ce que les lycéens qui harcèlent les autres cessent leur méchanceté. Certes, ils sont étonnés qu’un lycéen soit si fort, mais ils acceptent d’être pris en main. Le problème est que Chow est incapable d’apprendre la moindre leçon et doit tricher à une interro surprise. L’oncle Tat va l’aider à remplir le QCM en lançant des objets dans le couloir, une banane pour la réponse B ou aboyer comme un chien pour la réponse C. Mais Miss Ho prend en main l’instruction de Chow pour son plus grand plaisir.
Tous les acteurs de Fight back to school, ainsi que Gordon Chan cinéaste tâcheron, sont au service du génie comique de Stephen Chow. Ce comique se déploie pendant les 100 minutes en cherchant à prendre des situations sérieuses et à y placer des enfantillages, comme le montre très bien la scène inaugurale. Inversement, plus son personnage prend le pas vers l’âge adulte, plus les autres font n’importe quoi avec le risque de compromettre sa position. Du coup, le rétablissement de la situation demande à Chow de faire des efforts supplémentaires qui sont autant de gags. Le final où de vrais membres des triades prennent en otage les lycéens est un beau moment qui se déroule dans une sorte de labyrinthe bleu. Fight back to school, produit par Wong Jing, est un des sommets de la cinématographie de Stephen Chow. Wong Jing avait tout compris à l’essence comique de l’acteur.
Fight back to school (逃學威龍, Hong Kong, 1991) Un film de Gordon Chan avec Stephen Chow, Ng Man-Tat, Cheung Man, Roy Cheung, Wong Chi-yeung, Gabriel “Turtle” Wong, Paul Chun, Dennis Chan, Yuen King-tan, Barry Wong, Teddy Chan, Nip Pang-fung, Tse Wai-kit, Leung Sap-yat.
dimanche 8 février 2009
Twin dragons
Deux Jackie Chan pour le prix d'un, c'est ce que propose Twin dragons, un film très impersonnel de Tsui Hark et Ringo Lam, si impersonnel que l'on serait bien incapable de dire qui a fait quoi là-dedans. D'autant qu'une myriade de chorégraphes, dont Jackie Chan lui-même et Ching Siu-tung entre autres, se sont occupés des scènes de combat évidemment parfaites pour une comédie d'action de ce genre.
Tout commence en 1965, en noir et blanc. Dans un hôpital deux jumeaux viennent de naître. Les parents (Sylvia Chang et James Wong) sont heureux d'avoir les plus beaux bébés du monde. Ils se rendent compte que comme eux, ils ont un grand nez, gentille pique à la physionomie de Jackie Chan. Mais un méchant arrive et échappe à la police. Pour se défendre, il vole un des enfants et s'enfuit par la fenêtre. Les parents désespérés par le chagrin s'envolent pour les Etats-Unis pour y recommencer leur vie. Le jumeau perdu sera élevé par une femme de petite vertu et alcoolique et deviendra garagiste et débrouillard. L'autre deviendra un des plus grands pianistes au monde et restera un gars prudent voire pleutre.
Trente ans plus tard, Casse-cou (Jackie le garagiste) passe son temps avec Tyson (Teddy Robin) à faire des petites magouilles et en l'occurrence ils vont chercher à sauver des griffes d'un loup de la mafia la belle Barbara (Maggie Cheung) qui n'en demandait pas temps. Les garçons, mais surtout Casse-cou, détruisent tout le décor (un des motifs de l'action chez Jackie Chan) de l'immense boîte de nuit karaoké et ils foutent des baffes aux sbires du mafieux local qui voudrait bien avoir Barbara. Quand ils l'ont tirée d'affaires, Casse-cou comprend que Tyson ne la connaissait pas mais qu'il voulait la séduire; la belle enlève sa perruque bleue et tout le monde tombe sous le charme.
Trente ans plus tard, Ma Yu (Jackie le pianiste) rentre à Hong Kong pour donner un grand récital de piano. Certes, il va jouer une œuvre de Lowell Lo, le compositeur de la musique du film, une sorte de symphonie pour trois claviers Bontempi et une batterie électrique. C'est un peu cheap, mais il est censé être une star. Il descend dans un palace mais le portier le prend pour casse-cou, évidemment puisqu'ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Ma Yu sera épaulé pendant son séjour par Tang-hsi (Nina Li-chi) dont le père aimerait tant qu'elle se marie avec Ma Yu. Par un concours de circonstance, les deux jumeaux vont se retrouver dans les mêmes pièces et bientôt se rencontrer puis échanger leur place.
C'est bien entendu autour de ce burlesque de situations et de quiproquos dont Tsui Hark connait le secret que le deuxième tiers du film va se tourner. Les deux filles vont rencontrer l'autre Jackie Chan qu'elles connaissaient. Personne ne va se rendre compte qu'il y en a deux. Effets de miroir à la Marx Brothers, baignoire remplie de mousse où Jackie est tantôt nu tantôt vêtu, confusion de la part du personnel du palace mais aussi des truands. Tout est bon pour faire rire. Certes, on est en terrain connu mais l'abattage des acteurs divertit beaucoup. Le dernier tiers du film est entièrement dédié à une scène de combat dans la lignée des films de Jackie Chan: chaque objet du décor est une arme potentielle. Or ici, il y a deux Jackie.
Film plaisant mais sans plus, impersonnel – encore une fois. Il permet aussi de voir quelques guests dans des situations drolatiques (ou pas). Les deux réalisateurs et le producteur Ng Sze-yuen font une apparition dans la scène finale où ils jouent aux cartes. John Woo fait un prêtre. Mention spéciale à Eric Tsang au téléphone qui propose des scénarios de porno zoophile à son interlocuteur et à Wong Jing en guérisseur incompétent. Twin dragons a été réalisé dans le cadre d'une réalisation de charité pour le syndicat des réalisateurs (comme il y a des galas de charité).
Twin dragons (双龙会, Hong Kong, 1992) Un film de Tsui Hark et Ringo Lam avec Jackie Chan, Maggie Cheung, Teddy Robin, Nina Li-chi, Sylvia Chang, James Wong, Kirk Wong, Anthony Chan, Alfred Cheung, David Chiang, Chor Yuen, Eric Tsang, Ann Hui, Philip Chan, Tsui Hark, John Woo, Clifton Ko, Wong Jing, Lau Kar-leung, Jacob Cheung, Mabel Cheung, Stephen Tung, Yuen Woo-ping, Ching Siu-tung, Jeff Lau, Jamie Luk, Peter Chan, Lee Chi-ngai, Ringo Lam, Gordon Chan, Dennis Chan, David Wu, Ng Sze-yuen, Guy Lai.
mardi 16 décembre 2008
Painted skin 2008
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