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mercredi 11 juin 2014

Black coal


Doublement primé au Festival de Berlin 2014, meilleur film et Liao Fan meilleur acteur, Black coal sort amputé en France de la moitié de son titre mais avec une presse extrêmement élogieuse. « Un grand film, Une merveille, un film sublime », lit-on sur l’affiche du film qui sort dans plus de cent salles, presque comme un blockbuster. On imagine que le distributeur table sur le succès de A touch of sin, l’autre polar macabre et sanglant venu de Chine.

Tout commence donc en 1999 avec du charbon noir (le black coal) qui contient un bras tranché enveloppé dans un sac plastic. La police arrive immédiatement à la mine pour lancer une enquête. Les inspecteurs Zhang Zili (Liao Fan) et Wang (Yu Ailei) ne comprennent pas ce qu’il s’est passé. D’autant que d’autres morceaux de corps sont disséminés dans d’autres centres de traitement du charbon.

Par chance, les papiers du défunt sont dans sa veste. Liang Zhijun est son nom. Sa veuve (Kwai Lunmei) travaille dans une blanchisserie. Elle va enterrer les cendres dans la terre d’un arbre devant son travail. L’enquête va vite, Wang et Zhang soupçonnent deux transporteurs de charbon. Quand les inspecteurs viennent les appréhender, les suspects tirent dans le tas et tuent deux collègues qui accompagnaient les inspecteurs.

Le film reprend cinq ans plus tard avec un travelling sous un pont où l’on découvre Zhang endormi à côté de sa moto. Il dort sur le bas côté, visiblement soûl comme une barrique. Il ne s’est jamais remis de la mort de ses collègues pas plus que du départ de sa femme. Il a depuis bien grossi (remarquable transformation de l’acteur) et erre de petits boulots en petits boulots. Son patron est incommodé par son alcoolisme.

Ce qui semblait être une enquête close va se transformer en quête de la vérité. A nouveau des morceaux de corps sont découverts dans du charbon. Comme les deux suspects sont morts, c’est vers la blanchisseuse que se portent désormais les soupçons. Elle est suivie, filée et interrogée. Sa timidité maladive la rend encore plus coupable aux yeux des flics qui voient dans son caractère mutique une preuve de culpabilité.

La partie polar du film fonctionne comme un puzzle dont les pièces s’emboitent au fur et à mesure. Une veste en cuir laissée dans la blanchisserie depuis cinq ans, une boîte de nuit appelée « Feux d’artifices en plein jour », des patins à glace tranchants. Zhang s’implique dans l’enquête en se faisant passer pour un simple client, furetant partout dans la vie de la veuve de Liang Zhijun.

Toute la deuxième partie de Black coal se déroule en plein hiver, avec sa neige glaciale (les gens frissonnent), ses patinoires où Zhang tente de faire du patin avec la veuve (le thin ice du titre original). Métaphoriquement, Zhang cherche à briser la glace en construisant une relation amoureuse avec la veuve, en la protégeant de son patron libidineux (Wang Jingchun). Tous les personnages sont amorphes comme frigorifiés par le froid, mais le scénario est aussi un peu trop alambiqué pour vraiment passionner.

Le film est très noir, comme un paradoxe à la neige blanche qui s’étend dans les rues que parcourent les personnages. Il est aussi traversé de scènes burlesques où Zhang est toujours un peu décalé, où il se casse la figure et apparait hébété devant ce qu’il découvre. Zhang n’a pas changé de mentalité en cinq ans, mais les gens qu’il rencontre ont pris le train du changement économique et sont devenus égoïstes, constituant une très vague critique politique du film

Black coal (Black coal thin ice, 白日焰火, Chine, 2014) Un film de Diao Yinan avec Liao Fan, Kwai Lunmei, Wang Xuebing, Wang Jingchun, Yu Ailei, Ni Jingyang.

jeudi 5 juin 2014

Sorties à Hong Kong (juin 2014) Overheard 3


Overheard 3 (竊聽風雲3, Hong Kong – Chine, 2014) Un film d’Alan Mak et Felix Chong avec Louis Koo, Lau Ching-wan, Daniel Wu, Crystal Huang, Zhou Xun, Michelle Ye, Alex Fong Chung-sun, Zhang Jing-chu, Wu Xiubo, Ng Man-tat, Kenneth Tsang, Lam Ka-tung, Huang Lei, Dominic Lam, Stephen Au, Samuel Kwok, Helena Law, Felix Lok, Chin Ka-lok. 132 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 5 juin 2014.

Sorties à Hong Kong (juin 2014) Coming home


Coming home (歸來, Chine, 2014) Un film de Zhang Yimou avec Gong Li, Chen Dao-Ming, Zhang Jiayi, Chen Xiao-yi, Ding Jia-li, Zhang Hui-wen, Zu Feng, Liu Pei-qi, Yan Ni, Xin Bai-qing, Guo Tao, Wang Zhi-fei. 109 minutes. Classé Catégorie I. Sortie à Hong Kong : 5 juin 2014.

lundi 26 mai 2014

Once upon a time in Shanghai


Avant d’être amis à la vie, à la mort, Ma Zhong-zhen (Philip Ng) et Long Qi (Andy On) ont été des adversaires. L’histoire des deux hommes est celle de Once upon a time in Shanghai, la nouvelle adaptation de la vie dans les bas-fonds des triades d’un héros populaire du Shanghai des années 1930 produite et scénarisée par Wong Jing qui s’adjoint à la chorégraphie des combats Yuen Woo-ping et à la réalisation Wong Ching-po.

Ma Zhong-zhen quitte sa campagne natale avec sa petite sœur et son jeune frère (qui disparaitront assez vite du film) avec un cadeau de sa maman : un bracelet de jade qu’il doit porter au poignet droit. Car ainsi, il ne l’utilisera pour pratiquer son kung-fu. En effet, Ma est un homme si fort qu’il pourrait tuer un homme avec un seul coup. Notre héros est présenté comme un homme serrein mais qui pourrait se défendre contre n’importe qui.

Dans ce Shanghai des années 1930, aux rues quasi désertes, la gentillesse et la bonté ne paient pas de repas. C’est ce qu’ils vont vite comprendre. L’aide de leur grand frère, qu’ils ont rejoint, va les amener dans un quartier tenu par Frère Bing (Sammo Hung). Il les nourrit et les héberge dans une maison à la population pauvre toute droit sortie de celle de Crazy kung-fu, la folie furieuse de la propriétaire en moins. Pour survivre, il fait des petits boulots.

La vie de Long Qi est toute différente. Dans son beau costume trois pièces, arborant un joli nœud papillon et fumer des cigarettes, il tient un cabaret de luxe (le « Paradise ») qu’il a volé à un membre des triades. Long Qi a les dents longues, ce qui n’est pas du tout du goût des trois vétérans des triades incarnés par Yuen Cheung-yan, Fung Hak-on and Chen Kuan-tai, ce dernier interprétait d’ailleurs le personnage de Ma Zhong-zhen dans Le Justicier de Shanghai de Chang Cheh en 1972.

Ils se rencontrent quand Long Qi organise une vente d’opium avec des japonais qui commencent à envahir Shanghai et veulent contrôler le trafic. Ma Zhong-zhen, tout à sa quête de justice, défie dans un long combat Long Qi. Ce dernier, lui aussi expert en art martial, lui offre la cargaison de drogue si Ma réussit à le battre d’ici ce que sa cigarette finisse de se consumer. Ma gagne son combat mais aussi une amitié indéfectible et devient vite son bras droit au cabaret.

Les deux hommes sont l’antithèse l’un de l’autre et le film ne cesse de le répéter. Ma est toujours calme et posé, Long Qi constamment excité et violent. L’effet de l’un va agir sur l’autre. Contrairement aux précédentes versions, et peut-être à cause de la coproduction avec la Chine, Ma ne va pas sombrer dans les triades et devenir un criminel mais au contraire adoucir le caractère violent de Long Qi, montré pour illustrer son tempérament avec un tigre qu’il élève dans son salon.

Leur amitié est poussée dans le film jusqu’à devenir un quasi histoire d’amour. Ils se battent désormais pour le plaisir, y compris dans la grande salle du cabaret, où les chorégraphies aériennes les font voler à travers la pièce pour se retrouver tous les deux, se lançant des grands regards amoureux au clair de lune en mangeant un hot-dog au sommet d’un pont. Ces scènes homo-érotiques sont des grands moments involontaires d’humour mais plutôt réjouissants.

Le film laissait craindre dans sa première partie un ratage assez fatal. La mise en scène de Wong Ching-po est loin de la sobriété. Le cinéaste abuse de ralentis dans les scènes de combat filmés dans une lumière sépia qui donne par moment des aspects de film noir et blanc. Puis, petit à petit, on s’intéresse au destin de ces deux amis, à leur histoire d’amour respective pourtant très conformiste. Ma Zhong-zhen tombe amoureux de la fille de Sammo Hung et Long Qi de la chanteuse du cabaret.

La ressemblance du personnage de Ma avec celui de Bruce Lee dans La Fureur de vaincre (même coupe au bol, vêtements traditionnels, musculature très fine dans le combat final quand il se met torse nu) est assez frappante. Le film a la bonne idée de ne pas faire durer les combats et de ne pas les hacher avec un montage épileptique. Rien que pour cela, le film vaut d’être célébré. Comme quoi, quand Wong Jing s’en donne un peu la peine, il peut encore produire des films intéressants.

Once upon a time in Shanghai (惡戰, Hong Kong – Chine, 2013) Un film de Wong Ching-po avec Philip Ng, Andy On, Sammo Hung, Jiang Lu-xia, Chen Kuan-tai, Michelle Hu, Mao Jun-jie, Yuen Cheung-yan, Fung Hak-on.

vendredi 23 mai 2014

Police story 2013


La capitalisation du passé glorieux de Jackie Chan passe par la reformulation de ses franchises les plus connues. Après Chinese zodiac, aventure plutôt amusante de son personnage d’archéologue, le revoilà dans le rôle du policier honnête, loyal et droit dans Police story 2013. La dernière fois que la star avait tenu ce rôle, c’était avec New police story, tentative inaboutie d’adouber une nouvelle génération d’acteurs de Hong Kong (Sammo Hung a fait la même chose dans Dragon squad). Dix ans plus tard, d’ailleurs, ces acteurs n’ont pas vraiment percé.

Le premier plan de Police story 2013 montre Zhong Wen (Jackie Chan), visage fermé portant un révolver contre sa tempe et tirant. Le ton est immédiatement donné : on n’est pas là pour rigoler et, effectivement, Jackie Chan ne va pas desserrer les mâchoires pendant les 110 minutes de cette très longue histoire de vengeance que Wu (Liu Ye) a fomentée. Mais se venger de quoi ? Suspense. Pour attirer le papa, Wu a réussi à devenir ami avec Miao (Jiang Tian), la fille de Zhong. Ils se sont donnés rendez-vous au Wu Bar, boite de nuit à la mode décrite comme une porte de l’enfer.

Le film, une fois Zhong enfermé et menotté sur sa chaise par Wu, se contente d’être un long face à face entre les deux personnages où ils discutent dans de longs tunnels de dialogues. Ces dialogues amènent de courts flash-backs où on découvre la dure vie de policier qu’a eu Zhong. Poursuites en voiture pour sauver une petite fille kidnappée, sauvetage d’un homme qui menace de se suicider. L’homme est héroïque, cela va de soi, mais il est surtout courageux et téméraire. Sa propre vie, comme les deux scènes le montrent, est moins importante que celle des gens qu’il doit sauver.

C’est justement ce que lui reproche sa fille qu’il était venu rencontrer dans le bar. Leur rencontre après des années sans se voir tourne au vinaigre. Elle lui balance ses quatre vérités sur ses nombreuses absences. Mais dès qu’elle se rend compte que Wu a tendu un piège à son père et qu’il peut sauver tout le monde (les autres clients sont aussi des otages), elle doit bien admettre que son père avait raison d’avoir agi ainsi. Zhong parvient à se libérer de ses liens et va, avec l’aide de la police, à libérer tous les clients de la boite. Héroïque, on vous dit.

Celui qui n’est pas héroïque est Wu montré comme une bête immonde, froide et cruelle. Première étape de la démonstration : dans sa discothèque, il a un aquarium remplis de piranhas qu’il nourrit avec de la viande comme s’ils étaient des animaux domestiques. Poursuite de la démonstration : le passé de Wu. Il a été jadis un combattant de boxe thaïe. Surnommé le « serpent », il terrassait ses adversaires. Fin de la démonstration : on découvrira par étape en quoi consiste sa sournoise vengeance contre Zhong, avec des révélations à gogo.

Sans aucune once d’humour, Police story 2013 est visuellement indigent avec une caméra portée à l’épaule et un montage ultra rapide qui ne parvient pas à masquer les nombreuses invraisemblances d’un scénario étiré au-delà du nécessaire. Pour corser le récit, le film montre également des scènes telles qu’elles auraient pu se dérouler, créant de faux rebondissements avant de retourner au récit normal et balisé. Quant aux scènes d’action, elles sont terriblement ennuyeuses jouant la surenchère violente comme si Jackie Chan voulait démontrer qu’il a encore la main.

Police story 2013 (警察故事2013, Hong Kong – Chine, 2013) Un film de Ding Sheng avec Jackie Chan, Liu Ye, Jing Tian, Huang Bo, Zhang Lan-xin, Yu Rong-guang, Wang Zhi-fei, Zheng Xiao-ning, Yin Tao, Na Wei, Liu Yi-wei, Liu Hai-long, Liu Pei-qi, He Jun, Ma Tian-yu, Coulee Nazha, Zhou Xiao-ou, Ng Yuet.


jeudi 15 mai 2014

Sorties à Hong (mai 2014) Black coal thin ice


Black coal thin ice (白日焰火, Chine, 2014) Un film de Diao Yinan avec Liao Fan, Kwai Lunmei, Wang Xuebing, Wang Jingchun, Yu Ailei, Ni Jingyang. 109 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 8 mai 2014.

mardi 13 mai 2014

Les Trois sœurs du Yunnan


Un village de 80 habitants perché à 3200 mètres d’altitude dans la province chinoise du Yunnan. En son sein, trois sœurs de 10, 6 et 4 ans. Yingying l’aînée aux cheveux longs, Zhenzhen, la seconde et Fenfen, la plus petites, toutes les deux aux cheveux si courts que j’ai d’abord cru que c’était des garçons. Elles vivent dans une ferme aux murs vétustes, au sol de terre, sans fenêtres. L’électricité fonctionne quand elle peut (un repas familial en fin de film est menacé d’une panne), l’eau coule doucement par un unique robinet dans la cour.

La minutie de l’observation de ces trois enfants est à l’image de la durée du film, 2h33. On les verra se lever le matin, préparer à manger puis manger (souvent des pommes de terre), allumer le feu, jouer, se chamailler, s’habiller (de haillons, avec des chaussures trouées et des bottes percées qui abiment les pieds), aller à l’école, ramasser du bois (pour le feu) et s’occuper des animaux. Des moutons, trois cochons, des oies, des poules, un chien, un chat. La vie quotidienne est monotone et Wang Bing enregistre cette monotonie.

L’absence des parents étonne tout autant que le fait qu’elles soient trois. La politique de l’enfant unique semble ne pas être passée par là. Les autres familles aussi ont plusieurs enfants. Mais ces autres enfants ont des parents. Le père des trois sœurs, Monsieur Sun est parti à la ville chercher du travail. Il revient tous les six mois avec quelques cadeaux. Notamment des chaussures neuves. La mère a quitté le foyer depuis longtemps, comprend-on dans une discussion que le grand-père a. Ce dernier est le seul adulte.

Le film observe leur vie sur plusieurs mois. Dans cette montagne sans arbres, le froid et l’humidité sont les adversaires. La solitude également. Quand le père décide d’emmener ses deux plus jeunes filles avec lui à la ville, on reste estomaquée que Yingying reste toute seule à s’occuper de la ménagerie. Faire cuire les patates pour les cochons, le chou pour les volailles et parfois, elle s’offre une sucrerie. Jamais on ne verra cette enfant de dix ans sourire pendant tout le film. Elle joue à peine avec ses cousins ou les autres enfants.

La violence des Trois sœurs du Yunnan n’est pas uniquement dans l’immense pauvreté étalée sous nos yeux. Tous les habitants sont condamnés à la pauvreté mais ils mangent bien (les scènes de repas sont les seuls moments de bonheur). La violence vient plutôt de l’inamovibilité de la situation. On a souvent l’impression que tout cela a été tourné dans les années 1960, au pire moment de la Révolution Culturelle. Les signes de notre époque sont rares, un car, un téléphone portable et une télé qui sert à abrutir la population avec ses séries idiotes et ses films violents.

Les Trois sœurs du Yunnan (三姊妹, France – Hong Kong, 2013) Un film de Wang Bing.

lundi 5 mai 2014

Xanda


Le « xanda » est un dérivé de différentes écoles d’arts martiaux et a émergé dans les années 1970 en Chine. Depuis quelques années, c’est devenu une attraction populaire avec des championnats. C’est sur ces explications ainsi que les règles du combat que commence Xanda, production de Tsui Hark, dans sa période la moins féconde, sur Qiang (Sang Wei-lin), jeune Chinois qui quitte son pays désertique où un pont semble ne jamais être fini d’être pour la grande ville, en l’occurrence, Shenzhen et une nouvelle vie.

Depuis tout petit (flash-back sur l’enfance du héros), Qiang s’entraine. Devenu adulte, il a acquis une grosse masse musculaire contrairement à son meilleur ami Shrimp (Li Tie), l’intello du duo puisqu’il porte des lunettes et parait fluet. La force et l’esprit vont s’allier. Qiang entraine ses camarades du village mais décide de tout quitter. La vie à la ville n’est pas facile, les deux amis se comportent encore comme des paysans, tellement éblouis par les merveilles de la ville. Le film traite ces courts moments de comédie sur un mode grotesque.

Shrimp trouve enfin un boulot de vigile dans une boite de transport. C’est l’occasion pour Qiang de montrer sa dextérité. Les collègues de Shrimp parient sur son endurance à rester sur les toits des camions qui sortent de l’entrepôt. Assez vite, Qiang se dit qu’il pourrait combattre dans les tournois de xanda qui s’organisent dans la ville. Il se bagarre contre Wei (Teng Jun, autre acteur bodybuildé, mais aux cheveux blonds), champion qui lui met la pâté en l’humiliant et en les envoyant à l’hôpital.

Comme tout film d’art martial qui se respecte, Xanda mise sur l’arrogance de l’apprenti qui veut en découdre avant même d’avoir appris ses leçons. Qiang rencontre Lung (Zhao-Zi-long) qui lui suggère de venir s’entrainer dans l’école du coach Tieh (Zhang Hong-jun). Qiang ne comprend pas pourquoi Tieh lui donne des tâches ingrates à faire. Le jeune homme n’a apparemment jamais vu La 36ème chambre de Shaolin. Le film s’inspire de ces leçons du quotidien, sans jamais parvenir à renouveler le genre. L’autre souci vient de l’absence de charisme des acteurs.

Evidemment, Qiang veut brûler les étapes. Lung lui apprend, en cachette du coach, des rudiments. Il va s’inscrire à un combat où Si (Guo Hui) l’écrasera comme de la bouillie. Les acteurs choisis pour combattre semblent tous avoir été élevés aux hormones tellement ils sont baraqués. Les combats sur le ring sont filmés dans un montage très haché, quasiment comme un clip avec une musique très appuyée pour ménager du suspense. Seulement voilà, on se doute bien de ce qui va arriver à Qiang. Ce costaud va se faire battre pour revenir s’entrainer puis enfin retourner sur le ring.

Face à ce scénario sans surprise vu dans de nombreux films de kung-fu, les personnages féminins n’apportent pas non plus de nouveauté. Yu (Lu Yi), est une fille du passé de Qiang. Handicapée, elle apporte la raison dans la vie agitée du garçon. Son personnage est censé apporter de l’émotion. Ning (Ni Jing-wan) est au contraire l’incarnation d’un esprit rebelle. Qiang la rencontre à Shenzhen. Le schéma romantique basique est appliqué : coup de foudre, rupture puis réconciliation. De tous les points de vue, Xanda est balisé par un scénario et des personnages caricaturaux.

Xanda (散打, Hong Kong – Chine, 2003) Un film de Marco Mak avec Sang Wei-lin, Zhao Zi-long, Teng Jun, Ni Jing-yang, Zhang Hong-jun, Li Tie, Lu Yi, Guo Hui, Qian Wei, Yang Yu-chao. 

jeudi 1 mai 2014

Sorties à Hong Kong (mai 2014) No man's land


No man’s land (無人區, Chine, 2013) Un film de Ning Hao avec Xu Zheng, Duobujie, Huang Bo, Yu Nan, Zhao Hu, Wang Shuang-bao, Ning Hao, Yang Xin-ming, Ba Duo, Guo Hong, Tao Hong, Wang Pei. 117 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 1er mai 2014.

mardi 29 avril 2014

Man of tai chi


Ce mois d’avril commençait avec Keanu Reeves, l’atroce 47 rônin, et ce termine avec lui, Man of tai chi est sa première réalisation. L’acteur s’attribue le rôle du méchant, Donaka Mark, millionnaire glacial, violent et impitoyable qui n’a qu’une passion dans la vie : les combats ultimes. Quand un de ses combattants refuse de « finir » un autre battu, Donaka les tue tous les deux, arborant un masque mortuaire. C’est dire s’il est glacial, violent et impitoyable. Keanu Reeves, avec son absence d’expressivité, incarne à merveille ce rôle.

Il veut désormais engager un nouveau combattant. Son fidèle bras droit japonais (Hirata Yasuyuki), aux cheveux et à la barbe blanches qui ne prononcera pas un mot pendant tout le film, invite Chen (Tiger Chen Hu, un cascadeur de l’équipe de Yuen Woo-ping, par ailleurs chorégraphe du film et accessoirement acteur peu charismatique) à venir faire une démonstration des ses talents. Il doit se battre devant un miroir sans teint contre un gros molosse. Chen parvient à vaincre le gros costaud malgré la différence de carrure.

Il faut dire que notre héros est un adepte du tai chi. Le matin, il va s’entrainer dans le temple de son sifu (Hai Yu), qui porte forcément une barbichette d’homme sage. Puis, il va exercer son métier de livreur pour finir la journée à rendre visite à ses vieux parents. Chen est un homme très sain, l’antithèse de Donaka. Puisqu’il pratique le tai-chi, Chen est d’un calme olympien, d’une grande gentillesse mais doté d’une grande force. Donaka doit convaincre Chen de devenir son nouveau champion.

Adepte d’un art martial non violent, Chen refuse d’abord mais sa vie se complique vite. Son patron le sermonne constamment. Il est trop gentil, aide les gens et livre ses colis en retard. Le temple de son maître a des soucis avec les normes et l’Etat veut le fermer. Et ses parents sont pauvres. Conclusion : puisque Donaka lui propose une forte somme d’argent, il accepte ces combats clandestins qui seront diffusés en live par Yuan (Michael Tong), un geek au service de Donaka. Chen acquière une grande notoriété.

Cette notoriété intéresse la police de Hong Kong, où le film se déroule. C’est l’occasion de retrouver Karen Mok dans le rôle d’une femme policier qui enquête sur ces combats clandestins. Son chef est joué par Simon Yam qui fait deux courtes apparitions en début et en fin de film. On retrouve aussi Sam Lee dans un personnage de petit génie de l’informatique qui doit pirater le site de Yuan. Le trio d’acteurs hongkongais fait de la figuration, ils sont une caution pour apporter au film une morale positive.

Man of tai chi n’est pas un bon film mais Keanu Reeves a surtout cherché à tourner un film à l’ancienne avec comme référence Opération Dragon et ses multiples combats d’arts martiaux différents. Yuen Woo-ping chorégraphie avec paresse et sans inspiration, mais sans effets spéciaux, les combats où Chen affronte un Indonésien, un Mongole, quelques Américains. Le problème est que l’absence de charisme de tous ces combattants, Tiger Chen Hu en tête, nuit à l’intérêt que l’on pourrait porter, sporadiquement, au film.

Man of tai chi (太極俠, Chine – Hong Kong – Etats-Unis, 2013) Un film de Keanu Reeves avec Tiger Chen Hu, Keanu Reeves, Karen Mok, Hirata Yasuyuki, Michael Chan, Michael Tong, Yue Hoi, Simon Yam, Sam Lee, Helene Leclerc, Ye Qing, Iko Uwais, Steve Yoo, Ocean Hou, Brahim Achabbakhe, Jeremy Marinas, Steven Dasz, Wang Xiao. 

jeudi 24 avril 2014

Sorties à Hong Kong (avril 2014) The Truth about beauty


The Truth about beauty (整容日記, Hong Kong – Chine, 2014) Un film d’Aubrey Lam avec Bai Baihe, Ronald Cheng, Wang Xiaoxi. 85 minutes. Classé catégorie IIA. Sortie à Hong Kong le 24 avril 2014.

jeudi 17 avril 2014

Sorties à Hong Kong (avril 2014) That demon within


That demon within (魔警, Hong Kong – Chine, 2014) Un film de Dante Lam avec Daniel Wu, Nick Cheung, Christie Chen, Andy On, Dominic Lam, Liu Kai-chi, Stephen Au, Lee Kwok-lun, Chi Kuan-chun, Astrid Chan, Samuel Leung, Fung So-po. 112 minutes. Classé catégorie IIB. Sortie à Hong Kong le 17 avril 2014.





Sorties à Hong Kong (avril 2014) Iceman 3D


Iceman 3D (3D急凍奇俠, Chine – Hong Kong, 2014) Un film de Law Wing-cheong avec Donnie Yen, Wang Bao-qiang, Eva Huang, Daniel Wu, Bai Baihe, Simon Yam, Benny Chan. 103 minutes. Classé catégorie IIB. Sortie à Hong Kong le 17 avril 2014.

jeudi 27 mars 2014

Sorties à Hong Kong (mars 2014) Lock me up, tie him down


Lock me up, tie him down (完美假妻168, Chine, 2014) Un film de Jeff Lau avec Vivian Hsu, He Jiong, Wang Xue-bing, Jiang Meng-jie, Kara Hui, Frankie Chan, Li Jing, Harriet Yeung, Wilson Chen, Michelle Chen. 94 minutes. Sortie à Hong Kong : 27 mars 2014.

samedi 22 mars 2014

The Last tycoon


La musique, largement pompée sur celle de Nino Rota pour Le Parrain, qui ouvre The Last tycoon met immédiatement l’ambiance. Un homme de dos (Chow Yun-fat, qu’on reconnait tout de même), regarde assis sur son siège de vieilles photos accrochées au mur de son bureau. Son visage est impassible mais on comprendra par la place qu’il occupe dans l’opéra (seul en haut, loin du bas peuple) qu’il est le patron des triades. La caméra qui s’approche de ses yeux lance un flash-back pour se retrouver en 1913 à Shanghai.

Autant le dire tout de suite, The Last tycoon est le meilleur film de Wong Jing depuis des années. La reconstitution des deux époques, celle du milieu des années 1910 montrant l’accession au pouvoir de Cheng Daqi (Huang Xiao-ming) puis en 1937 où le personnage a atteint sa gloire (cette fois incarné par Chow Yun-fat) est fastueuse. Le soin apportés aux costumes et aux décors de Shanghai (le film a reçu un Hong Kong Award), l’abondance des figurants montrent que cette fois, le cinéaste a eu un budget conséquent.

1914, c’est l’époque des premiers choix de vie et des premières rencontres. Avec son meilleur ami, il quitte son village et part pour Shanghai où il se promet de devenir le patron du plus grand cabaret de la ville. Jeune homme droit dans ses bottes, Daqi va se retrouver en prison à cause d’un policier corrompu. Il y rencontre Mao Zai (Francis Ng), un général nationaliste qui va le libérer et le prendre sous son aile. On suit sa progression dans les bas-fonds jusqu’à se rencontre avec Hong (Sammo Hung), le grand patron qui l’embauche.

L’ascension de Daqi est fulgurante. Hong en fait vite son bras droit. Il prend le contrôle d’un quartier de Shanghai, celui de la concession française et promet de respecter les dix commandements de la triade. Cette montée au pouvoir est montrée dans une alternance de courtes scènes où il élimine ses adversaires (il a un révolver contrairement aux autres) tandis qu’à genoux, il récite les préceptes de son parrain, sous les yeux de Hong et de son épouse (Yuan Lin) qui semble avoir autant de pouvoir que lui.

La fascination de Wong Jing pour les triades est toujours aussi forte. Le producteur des Young and dangerous dans les années 1990, revient donc à son thème de prédilection avec cette fois plus de subtilité. Il lorgne cependant clairement du côté des films de John Woo, ne serait que parce que Chow Yun-fat est présent (il n’avait tourné pour Wong Jing depuis 1994) mais surtout parce que les scènes de gunfights sont filmées à grand renfort de ralentis dans un romantisme que l’auteur de The Killer n’aurait pas renié. Qui plus est, l’un des grands moments se déroule dans une église. Il ne manque que des colombes.

1937, c’est l’année de l’entrée en guerre de la Chine et du Japon. C’est aussi pour Daqi le retour devant ses yeux de son amour de jeunesse. Zhiqiu (Feng Wenjiuan en 1914 puis Yolanda Yuan en 1937) et Daqi ont toujours été amoureux l’un de l’autre mais le destin les a séparés. Elle est devenue une grande chanteuse d’opéra chinoise installée à Pékin. Lui s’est marié à Bao (Monica Mok), également chanteuse, ce qui montre qu’il n’a jamais oublié son amour de jeunesse et qu’il l’a seulement remplacée par une autre.

Le passage entre les deux époques se fait harmonieusement. Le romantisme des histoires d’amour de Daqi est souvent trop appuyé, parfois mièvre avec ses petites notes de piano et violon en fond sonore. En revanche, la dernière demi-heure sur fond d’occupation japonaise de Shanghai, qui provoque la chute de Daqi, est largement plus caricaturale. Il faut reconnaitre que le film donne du plaisir à retrouver les vieilles gloires du cinéma de Hong Kong, Francis Ng, Chow Yun-fat, Sammo Hung et Yasuaki Kurata en général japonais. On se croirait presque revenu à l’âge d’or du cinéma cantonais.

The Last tycoon (大上海, Hong Kong – Chine, 2012) Un film de Wong Jing avec Chow Yun-fat, Sammo Hung, Huang Xiao-ming, Yolanda Yuan, Yuan Li, Francis Ng, Mo Xiao-qi, Kimmy Tong, Zheng Yi-tong, Gao Hu, Xin Bai-qing, Jiang Lu-xia, Feng Wenjuan, Yasuaki Kurata.

jeudi 20 mars 2014

Sorties à Hong Kong (mars 2014) Beijing love story


Beijing love story (北京愛情故事, Hong Kong – Chine, 2014) Un film de Chen Sicheng avec Chen Sicheng, Tong Liya, Tony Leung Ka-fai, Carina Lau, Wang Xue-bing, Wu Zheng, Yu Nan, Siqin Gaowa, Wang Qing-xiang, Nana Ou Yang, Liu Hao-ran, Guo Jingfei, Elaine Kam, Geng Le, Zhang Xin-yi. 122 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 20 mars 2014.

jeudi 6 mars 2014

Sorties à Hong Kong (mars 2014) The Wrath of Vajra


The Wrath of Vajra (金剛王, Chine – Hong Kong, 2013) Un film de Law Wing-cheong avec Xing Yu, Steve Yoo, Zhang Ya-mei, Poppin Hyun-joon, Jiang Bao-cheng, Liu Yong, Kurata Yasuaki, Ikeuchi Hiroyuki, Matt Mullins. 115 minutes. Classé Catégorie IIB. Sorties à Hong Kong : 6 mars 2014.

samedi 8 février 2014

33ème cérémonie des Hong Kong Film Awards : les nominations.


La 33ème cérémonie des Hong Kong Film Awards aura lieu le 13 avril à Hong Kong Kong. Voici les nominations.
 The Grandmaster : 14 nominations

Meilleur film
The Grandmaster de Wong Kar-wai
Journey to the West: Conquering the demons de Stephen Chow et Derek Kwok
The Way we dance d’Adam Wong
The White storm de Benny Chan
Unbeatable de Dante Lam
Unbeatable : 11 nominations

Meilleur réalisateur
Derek Kwok pour As the light goes out
Johnnie To pour Drug War
Wong Kar-wai pour The Grandmaster
Dante Lam pour Unbeatable
Benny Chan pour The White storm
Rigor Mortis : 9 nominations

Meilleur acteur
Tony Leung Chiu-wai (The Grandmaster)
Anthony Wong (Ip Man - The Final fight)
Nick Cheung (Unbeatable)
Louis Koo (The White storm)
Lau Ching-wan (The White storm)
As the light goes out : 8 nominations

Meilleure actrice
Sammi Cheng (Blind detective)
Tang Wei (Finding Mr. Right)
Zhang Ziyi (The Grandmaster)
Pau Hei-jing (Rigor Mortis)
Cherry Ngan (The Way we dance)
The White storm : 8 nominations

Meilleur acteur dans un second rôle
Zhang Jin (The Grandmaster)
Anthony Chan (Rigor Mortis)
Eddie Peng (Unbeatable)
Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon : 8 nominations

Meilleure actrice dans un second rôle
Kara Hui (Rigor Mortis)
Crystal Lee (Unbeatable)
Law Lan (The White storm)
The Way we dance : 6 nominations

Meilleur scénario
Zhou Zhiyong, Zhang Ji et Aubrey Lam (American dreams in China)
Wai Ka-fai, Yau Nai-hoi, Ryker Chanet, Yu Xi (Blind detective)
Xue Xiaolu (Finding Mr. Right)
Zou Jingzhi, Xu Haofeng et Wong Kar-wai (The Grandmaster)
Jack Ng, Fung Chi-fung et Dante Lam (Unbeatable)
American dreams in China : 5 nominations
             
Meilleur nouvel interprète
Fish Liew (Doomsday party)
Angel Chiang (A secret between us)
Babyjohn Choi (The Way we dance)
Firestorm : 4 nominations

Meilleur photographie
Jason Kwan (As the light goes out)
Philippe Le Sourd (The Grandmaster)
Ng Kai-ming (Rigor Mortis)
Kenny Tse (Unbeatable)
Anthony Pun (The White storm)
Journey to the West : Conquering the demons : 4 nominations

Meilleur montage
Kwong Chi-leung et Ron Chan (Firestorm)
William Cheung, Benjamin Courtines et Poon Hung-yiu (The Grandmaster)
Azrael Chung (Unbeatable)
Yau Chi-Wai (The White storm)
Blind detective : 3 nominations

Meilleurs décors
William Cheung et Alfred Yau (The Grandmaster)
Irving Cheung (Rigor Mortis)
Finding Mr. Right : 2 nominations

Meilleurs costumes et maquillages
William Cheung Suk-Ping (The Grandmaster)
Bruce Yu et Lee Pik-kwan (Journey to the West: Conquering the demons)
Miggy Cheng, Phoebe Wong et Kittichon Kunratchol (Rigor Mortis)
A secret between us : 1 nomination

Meilleure chorégraphie de scènes d’action
Chin Kar-lok (Firestorm)
Yuen Woo-ping (The Grandmaster)
Donnie Yen (Special ID)
Ling Chi-wah (Unbeatable)
The Doomsday party : 1 nomination

Meilleure musique originale
Teddy Robin et Tommy Wai (As the light goes out)
Shigeru Umebayashi et Nathaniel Mechaly (The Grandmaster)
Henry Lai (Unbeatable)
Day Tai et Afuc Chan (The Way we dance)
Drug war : 1 nomination

Meilleure chanson originale
愛最大 (As the light goes out) Musique : Nicholas Tse, Paroles : Nicholas Tse et Qiao Xing, Kit@24 Herbs, Phat@24 Herbs, Interprètes : Nicholas Tse, 24 Herbs
Love is Blind (Blind detective) Musique : Hal Foxton Beckett, Marc Baril, Paroles : Lam Jik, Interprètes : Andy Lau, Sammi Cheng
狂舞吧 (The Way we dance) Musique : Day Tai, Paroles : Saville Chan, Interprètes : Dough Boy, Shimica Wong
心照一生 (The White storm) Musique : RubberBand, Paroles : RubberBand, Tim Lui, Interprète : RubberBand
新秩序 (Young and dangerous: Reloaded) Musique : Paul Wong, Paroles : Paul Wong, Interprète : Paul Wong
Ip Man, the final fight : 1 nomination

Meilleur son
Robert Mackenzie et Traithep Wongpaiboon (The Grandmaster)
Phyllis Cheng (As the light goes out)
Benny Chu et Steve Miller (Rigor Mortis)
Phyllis Cheng (Unbeatable)
Special ID : 1 nomination

Meilleurs effets visuels
Pierre Buffin (The Grandmaster)
Yee Kwok-leung, Lai Man-chun, Ho Kwan-yeung et Garrett K. Lam (Firestorm)
Henri Wong, Hugo Kwan et Walter Wong (As the light goes out)
Enoch Chan (Rigor Mortis)
Young and dangerous : Reloaded : 1 nomination

Meilleur nouveau réalisateur
Alan Yuen (Firestorm)
Juno Mak (Rigor Mortis)
Adam Wong (The Way we dance)
So young

Meilleur film de Chine Populaire ou Taïwan
The Last supper (Lu Chuan, Chine)
Lost in Thailand (Xu Zheng, Chine)
Rock me to the Moon (Wong Ka-chun, Taïwan)
Touch of the light (Chan Rong-ji, Taïwan)
So young (Vicky Zhao, Chine)