To live and die in Mongkok (旺角監獄)
Un film de Wong Jing et Billy Chung avec Nick Cheung, Liu Kai-chi, Chan Lai-wan, Nina Paw, Nathalie Meng, Patrick Tam. 95 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 19 novembre 2009.
parce que le cinéma de Hong Kong mérite de vraies critiques...
To live and die in Mongkok (旺角監獄)
Un film de Wong Jing et Billy Chung avec Nick Cheung, Liu Kai-chi, Chan Lai-wan, Nina Paw, Nathalie Meng, Patrick Tam. 95 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 19 novembre 2009.
Changgong (Francis Ng) est un maître en art martial dans cette Chine de la dynastie Ming qui sert de décor à Tracing shadow. La scène d’ouverture le voit se battre avec une grande dextérité et vaincre son adversaire. Immédiatement après, il rencontre Xin (Pace Wu) et joue ensemble de la mandoline avec un son pop-rock digne d’un concert de cantopop, pour repartir de plus belle vers une chasse au trésor face aux sosies de Jackie Chan, Andy Lau et Jet Li.
Cela peut donner une idée du fourre-tout que représente le nouveau film de Francis Ng et Marco Mak, deux ans après Dancing lion. Tracing shadow est un wu xia pian qui mêle des éléments de comédie loufoques à une romance des plus romantiques. Francis Ng garde, et gardera encore longtemps, son titre d’acteur le plus cool de Hong Kong. En plus dans son nouveau film, il a la bonne idée de ne pas surjouer sa partition, il laisse cette fantaisie aux autres interprètes qui s’en donnent à cœur joie.
Le scénario sera donc consacré à cette chasse au trésor où les personnages font du surplace. Tout le monde a compris que le trésor est près de l’auberge que tiennent Francis Ng et Pace Wu, mais personne n’a la carte. Cette carte existe mais elle a été perdue cinq ans plus tôt dans le prologue. Elle sera retrouvée en possession de Jaycee Chan, l’héritier du propriétaire de la ville qui est amoureux transis de Wiaowei (Xie Na) la fille adoptive de Changgong et Xin. La jeune femme ne se laisse pas faire par Jaycee qui vient toujours réclamer les loyers en retard.
Cependant, la chasse au trésor est le macguffin du film. Certes, ils le trouveront après bien des péripéties directement inspirées des chausse-trappes qu’a pu vivre Indiana Jones, mais le butin ne sera pas à la hauteur de leurs attentes. C’est la recherche qui plait et non pas le trésor en lui-même qui, contrairement aux films de Steven Spielberg, ne touche pas à l’ésotérisme. Ce qui plait beaucoup, ce sont les sosies des trois stars de Hong Kong brocardées dans leur manière de jouer. Jet Li est forcément gentil, souriant et affable. Andy Lau se prête à la chansonnette et a son petit sourire en coin. Jackie Chan a un gros nez qui bute contre les obstacles. Jaycee Chan, le fils de Jackie, joue dans ce film et il a une scène avec le sosie de son père.
L’humour burlesque, proche du non-sens, sert de moteur au film. Paradoxalement, il freine sans cesse la narration extrêmement lâche et décousue. Lorsque la carte au trésor a été découverte, tous les habitants du pays se ruent dans la ville pour avoir leur part du butin. Francis Ng et Marco Mak propose une très longue scène où de nombreux autres sosies viennent se confronter. Chacun adopte un pseudonyme qui ressemble à celui de la star. Cela n’apporte rien au scénario mais fait beaucoup rire. Cette absence de construction scénaristique est le plus gros point faible. Tracing shadow prend l’aspect d’un film a sketchs. Certains sont très bons d’autres beaucoup moins.
En revanche, il semble que les réalisateurs ont tenu à soigner les effets spéciaux pour les scènes de combat qui sont impressionnantes de vitesse et de légèreté. Les personnages volent dans les airs, au dessus des toits et dans les forêts. Le montage ultra rapide permet aussi à des acteurs de faire croire qu’ils pratiquent aisément les arts martiaux et le maniement des armes. Toutes ces scènes de combat sont d’ailleurs tournées avec le plus grand sérieux et contrastent avec les scènes de bouffonnerie comique. Tracing shadow se démarque des autres films en costumes avec justement ses costumes. Pas de beaux drapés, mais des vêtements gris ou bleu clair et beaucoup de fourrures. Mais, un des personnages en rassure un autre : ce sont des fausses.
Tracing shadow (追影, Chine – Hong Kong, 2009) Un film de Francis Ng et Marco Mak avec Francis Ng, Pace Wu, Jaycee Chan, Xie Na, Dang Haohan.
Une fois les fondements de la série lancés, le spectateur de Baby Cart est en pays connu et Kenji Misumi peut se lancer dans les plus grandes inventions visuelles pour le deuxième épisode tourné la même année que le premier. Les lancements des films de Misumi sont toujours brillants. Ils donnent le ton que vont avoir les films. Dans Baby Cart l'enfant massacre, c'est encore une fois Itto Ogami qui affronte un membre du clan des Yagyu. En un coup de sabre, il lui fracture le crâne. Un second membre du clan Yagyu se dresse alors sur les épaules du premier. Immédiatement, Ogami brise cette verticalité qui détonne dans un film au cadre si composé, au format scope et où l'horizontalité va prendre tous se droits. Cette manche martiale qu'adoptent les Yagyu est forcément vouée à l'échec. Ogami démontrera sa supériorité tactique en bon nombre de moments. Horizontalité des cadres : les yeux prennent toute la place de l'écran, à
D'une certaine manière, le scénario du film ne compte pratiquement plus que pour pièce complémentaire. Il devient, à la façon de procéder d'Hitchcock, simple gimmick. Ogami est toujours et encore poursuivi par les Yagyu. Cette fois, c'est une armée d'amazones emmenée par une femme impitoyable et bien dérangée qui lui livre bataille. Il est aussi engagé par des tisserands qui ne veulent pas que la formule de teinture d'indigo qu'ils possèdent passe à la concurrence. Ogami combat sur deux fronts. Il devra affronter trois maîtres de guerre. Chacun possède au bout du bras une arme invincible (ou qu'ils croient telle). Ben a une main griffée, Tan une massue et Rai un gantelet de fer.
Itto Ogami continue sa route avec son fils dans son landau. Ils traversent les paysages tous les deux, sont souvent mal accueillis dans les auberges. On remarquera que dans Baby Cart l'enfant massacre, c'est Daigoro qui mène l'action. C'est pour lui que Ogami va se reposer dans une auberge. Puis, après une éprouvante bataille, c'est Daigoro qui sauve son père en allant lui chercher de l'eau et de la nourriture, ce qui le sauve d'une mort certaine. L'enfant n'hésite pas non plus à aider son père à vaincre les ennemis en actionnant lui-même des sabres dissimulés dans son landau. Daigoro est au centre du scénario lorsqu'il se fait enlever par le clan Yagyu. Enfin, il montre aux trois maîtres où ils vont se faire massacrer dans quelques secondes par son père.
Daigoro est tout compte fait la métaphore du spectateur pour qui chaque action est un morceau de bravoure et qui regarde en silence se dérouler les péripéties de son père. Après avoir vaincu tout le monde, de la manière dont il l'entend, il part à nouveau affronter les démons humains peuplant son sillage.
Baby cart l’enfant massacre (子連れ狼 三途の川の乳母車, Japon, 1972) Un film de Kenji Misumi avec Tomisaburo Wakayama, Kayo Matsuo, Akiji Kobayashi, Minoru Ohki, Shin Kishida, Shogen Nitta, Kanji Ehata, Katsuhei Matsumoto, Akihiro Tomikawa, Izumi Ayukawan, Kôji Kobayashi, Maki Mizuhara, Ima Masaki, Reiko Kasahara, Yuriko Nishima.
1980
La Vengeance du Lama (The Lama avenger, 打出頭, Hong Kong, 1979)
Sortie en France : 9 janvier 1980.
Un film de Wong Wa-kei avec Bruce Li, Chien Yueh-sheng, Michael Winston, Li Hai-sheng, Li Chung Chiang, Chin Piao, Lin Chiao.
La Terreur des hommes de bronze (The Best of Shaolin kung fu, 萬法歸宗一少林, Hong Kong, 1976)
Sortie en France : 23 janvier 1980.
Un film de Chan Siu-pang et Chang Yan-tao avec Cliff Lok, Carter Wong, Pai Yin, Doris Lung, Chin Chi-min, Kam Kong, Ma Cheung, Phillip Ko, Chan Siu-pang, David Tong.
Une poignée de soja pour un karatéka (Invincible killer, 霹靂殺手, Hong Kong, 1978)
Sortie en
Un film de Lung Sam avec Michael Chan, Tang Ching, Terry Lau, Lau Nga-ying, Wong Man-yee, Eddy Ko, Cheng Kei-ying, Cheung Chok-chow.
Dent pour dent (A tooth for a tooth / Japanese Connection, 賊殺賊, Hong Kong, 1973)
Sortie en France : 6 février 1980.
Un film de Joseph Kong Hung avec Someno Yokio, Nick CheungLik, Queenie Kong Hoh-Yan, Ha Man, James Nam Gung-Fan, Travador Ramos, Wilson Tong, Suen Lam, Ng Ming-Choi, Eddy Ko, Danny Chow.
L’Héritier du kung-fu (The Inheritor of kung fu, 沖天炮, Hong Kong, 1977)
Sortie en France : 6 février 1980.
Un film de Chen Hung-lieh avec Lau Kar-wing, Shih Kien, Violet Lee, Tin Mat, Chen Hung-lieh, Tino Wong, Max Lee, Hsu Hsia.
Nuit et brouillard au Japon (日本の夜と霧, Japon, 1960)
Sortie en France : 6 février 1980.
Un film de Nagisa Oshima avec Miyuki Kuwano, Fumio Watanabe, Hiroshi Akutagawa, Shinko Ujiie, Akiko Koyama, Kei Sato, Rokko Toura.
Sortie en France : 6 février 1980.
Un film de Chang Peng-yee avec Chen Sing, Wang Kuan Hsiang, Liang Cha-jen, Philip Ko Fei, Lu Ping.
La Vengeance aux poings d'acier
Sortie en France : 20 février 1980.
Un film de To Lo Po avec Ho Chung Do, Ku Feng, Ku Thong, Tong Yim Chen, Siung Ping Chung, Liu Cheng, Ho Chung Tao, Hi Hsueh, Tang Yen-tsan, Wei Ping Ao, Wang Lai.
Le Dernier Combat de Yang Chiao
Sortie en France : 27 février 1980.
Réalisé par : Wu Man Cheung avec Chang Kuan-lung, Kan Ho, Tong Wai, Hon Yun Chieh, Ching Ching.
La Fureur du manchot / Zatoichi contre le sabreur manchot (Zatoichi meets the one-armed swordsman, 獨臂刀大戰盲俠, 新座頭市・破れ!唐人剣, Hong Kong – Japon, 1971)
Sortie en France : 5 mars 1980.
Un film de Hsu Tsen-hung et Yasuda Kimiyoshi avec Jimmy Wang Yu, Shintaro Katsu, Wang Hing, Cheng Yi, Lo Hsiao Ping, Michie Terada, Koji Nambara, Yuko Hamada.
L’Invincible Trio kung-fu (The invincible kung fu trio / Dragon’s fatal fist, 洪熙官, 方世玉, 陸阿采, Taiwan, 1978)
Sortie en France : 5 mars 1980.
Un film de Joe Law avec John Liu, Lau Chung-luen, Li Chung-kien, Kam Kong, Li Tang Ming, Angela Mao Ying, Meng Fei.
Le Serpent dans l'ombre du singe / Les 5 Epreuves du karateka (Snake in the monkey's shadow, 猴形扣手, Hong Kong, 1979)
Sortie en France : 5 mars 1980. Ressortie : 23 décembre 1981.
Un film de Cheung Sum avec Johnny Chang Wu Lang, Wilson Tong, Charlie Chan, Pomson Shi, Han Hsian Chin.
Wang l'aigle de Shaolin (Crystal fist, 奇招, Hong Kong, 1979)
Sortie en France : 12 mars 1980.
Un film de Hwa Yat-wang avec Billy Chong, Simon Yuen, Chu Te Wu, Ma Shung-tak, Chaing Tao, Hau Chiu Sing, David Woo, Yuen Chun Wai, Sung Kam Shing.
Le Combat des sept tigres (Duel of the 7 tigers, Return of the scorpion, 六合千手, Hong Kong, 1979)
Sortie en France : 19 mars 1980.
Un film de Richard Yeung Kuen avec Chin Long, Yang Pan Pan, Han Ying-chieh, Kao Fei, Chu Chi Ling, Philip Ko, Lam Man Wei, Casanova Wong, Charlie Chan, Lee Kwon Hung, Chan Sau Chung, Sin Lan Yuk.
La Revanche de Wang Yu / Un homme appelé Tigre (A man called tiger, 冷面虎, Hong Kong, 1973)
Sortie en France : 19 mars 1980.
Un film de Lo Wei avec Jimmy Wang Yu, James Tien, Han Ying-chieh, Lo Wei, Kawai Okada, Maria Yi.
Salut Bruce Lee, bonjour le
Sortie en France : 19 mars 1980.
Un film de Lee Tso-nam avec Bruce Li, Chang Yi, Kam Kong, Lung Fei, Kan Lu, Shan Mao, Cheng Fu-hsiung, Ma Chi Chiang, Ku Shao Po, Chang Sing Yee.
Le Chinois en colère (Karateka Erotica)
Sortie en France : 2 avril 1980.
Un film de Chin Sheng-en avec Wang Kuan-hsing, Tse Lan.
Shang Chang contre la main noire / Aventure à Shaolin (Adventure of Shaolin, 三豐獨闖少林, Taiwan, 1978)
Sortie en France : 16 avril 1980.
Un film de Mo Man-hung avec Shih Feng, Tien Feng, Tai Chi-hsien, Wang Kuan-hsing, Chan Sim Lim, Au Lar Bo, Lim Chung, Dun Kar, Saw Lo Fay, Ching Ching, Li Chun-hua, Shang Kuan Ling-feng.
Le Cimetière de la morale (仁義の墓場, Japon, 1975)
Sortie en France : 23 avril 1980.
Un film de Kinji Fukasaku avec Tetsuya Watari, Tatsuo Umemiya, Yumi Takigawa, Reiko Ike, Meika Seri, Hajimo Hana, Noburo Hondo, Eiji Go, Noboru Ando, Hajime Hana, Mikio Narita, Kunie Tanaka, Shingo Yamashiro, Hideo Murota.
Kung-fu boxer (大殘拳, Hong Kong, 1980)
Sortie en France : 30 avril 1980.
Un film de Lee Chiau avec Shin Ton, Yen Hwa, Tao Ta-wei, Cliff Lok, Suen Yuet.
Mousaki (こむぎいろの天使 雀と少年, Japon, 1978)
Sortie en France : 30 avril 1980.
Un film de Toshio Goto avec Yuji Matsuda, Tsokasa Nakakoshi, Miyuki Fukui.
Le Repaire du dragon (Dragon den, 龍潭虎穴, Taiwan, 1974)
Sortie en France : 30 avril 1980.
Un film de Yu Hon-cheung avec Wang Ping, Tong Li, Kam Kong, Jack Lung, Wong Lan, Melvin Cheung.
Big Boss à Bornéo (Bruce Li in New Guinea, 蛇女慾潮, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 14 mai 1980.
Un film de Yeung Gat-aau avec Bruce Li, Dana, Chen Sing, Li Chin-kun, Cheung Lik, Li Hai-sheng, Yang Sze, San Kuai.
Black Jim le magnifique (Sun dragon / A hard way to die, 豬仔血淚, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 21 mais 1980.
Un film de Wa Yat-wang avec Billy Chong, Carl-R. Scott, Louis Neglia, Joseph Jennings, Robert Cheung, Ma Shung-tak, Liang Shao-sung, Kim Bill, Lam Hark-ming, Hau Chiu Sing.
L’Homme tonnerre de Shaolin (Revenge of shaolin kid / The Master of death, 古銅蕭, Taiwan, 1978)
Sortie en France : 28 mai 1980.
Un film de Yu Hon-cheung avec Chi Kuan-chun, Lo Lieh, Chia Ling, Chen Sing, Se-ma Hung, Mun Ling Min, Wai Hseng, Yip Tin Sing, Kwong Chen Ha, Wu Ma, Lee Yu Chung, Chaing Tao, Chur Bun Fur, Tong Kar Chun, Lu Wei, Chui Ting, Jin Ta Yun.
Le Hyène intrépide (The Fearless hyena, 笑拳怪招, Hong Kong, 1979)
Sortie en France : 28 mai 1980.
Un film de Jackie Chan avec Jackie Chan, Yen Si Kuan, Li Kuen, James Tien, Shih Tien.
Les Sept grands maitres de Shaolin (The 7 grandmasters, 虎豹龍蛇鷹, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 28 mai 1980.
Un film de Joseph Kuo avec Mark Long, Li Yi-min, Lung Fei, Chien Yueh-sheng, Yuan Lung, Ku Lung, Wong Fung.
La Légende de Shaolin (The Legendary strike / Fist too Fast, 浪子一招, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 25 juin 1980.
Un film de Huang Feng avec Chu Kong, Chen Sing Angela Mao Ying, Li Ying Ying, Carter Wong, Casanova Wong, Kam Kong, Chu Kwon, Chang Ing.
Diamants et karaté (Storming attack / Image of Bruce Lee, 猛男大賊胭脂虎, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 2 juillet 1980.
Un film de Stanley Yeung Kuen avec Bruce Li, Johnny Chang Wu Lang, Han Yang Kit, Chang Lei, Yeung Szu, Lei Dana.
Le Secret mortel des 18 jades (18 jade arhats / 18 claws of Shaolin, 十八玉羅漢, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 9 juillet 1980.
Un film de Cheung Chieh avec Shang Kuan Ling-feng, Lo Lieh, Fan Dan Feng, Lung Fei, Tsen Chao, Chi Fu Chiang, Tung Li, Au Li Pao, Kao Fei, Ching Kuo-chung, Chuan Yuan, Chiao Chiao, Chiang Ching Hsia, Hsiao Lung, Chiao Feng, Le Lung Hua, Le Chao.
Les Anges de la mort (Deadly Angels, 俏探女嬌娃, Hong Kong, 1977)
Sortie en France : 13 août 1980.
Un film de Pao Hsueh-li avec Chin Cheng-lan, Szu Wei, Tony Liu Yung, Li Hai-sheng, Szu Wei, Shih Chung-tien, Nan Kung-hsun, Feng Ko-an, Lei Dana, Evelyne Kraft, Yen Nan-his, Shao Yin-yin.
Baby cart l’enfant massacre (子連れ狼 三途の川の乳母車, Japon, 1972)
Sortie en France : 20 août 1980
Un film de Kenji Misumi avec Tomisaburo Wakayama, Kayo Matsuo, Akiji Kobayashi, Minoru Ohki, Shin Kishida, Shogen Nitta, Kanji Ehata, Katsuhei Matsumoto, Akihiro Tomikawa, Izumi Ayukawan, Kôji Kobayashi, Maki Mizuhara, Ima Masaki, Reiko Kasahara, Yuriko Nishima.
Mantis, le tigre de Shaolin (Mantis fists and tiger claws of Shaolin, 血海螳螂仇, Hong Kong, 1977)
Sortie en
Un film de Simon Chui et Cheung Sam avec John Cheung, Choi Chuk-kuen, Dean Shek, Nick Cheung Lik, San Kwai, Alan Chui.
Les Cinq Maîtres de Shaolin (Five masters of death, 少林五祖, Hong Kong, 1974)
Sortie en France : 10 septembre 1980.
Un film de Chang Cheh avec David Chiang, Ti Lung, Chi Kuan-chun, Fu Sheng, Wang Lung-wei, Chaing Tao, Feng Ko-an, Liang Cha-jen, Tsai Hung, Meng Fei.
Disciples de Shaolin (Disciples of Shaolin / The Invincible one, 洪拳小子, 1975)
Sortie en
Un film de Chang Cheh avec Fu Sheng, Chi Kuan-chun, Feng Ko-an, Chaing Tao, Wang Ching-ming, Lu Ti, Han Chiang, Hsu Li, Fan Chou-I, Yen Tien-hsing, Lu Chien-ming, Lin Hui-huang, Mang Chiu-ming, Lam Fai-wong, Chang Shao-chun, Chik Ngai-hung, Kwan Hung, Tsui Fat, Wang Jo-ping, Wang Yung-sheng, Wong Ha, Wong Shu-tong, Yuen Chun-wei, Yuen Shun-yee, Chen Ming-li.
On ne meurt qu'une fois (Thou shall not kill, 少林殺戒, Hong Kong, 1975)
Sortie en France : 24 septembre 1980.
Un film de Ulysses Au Yeung Chuen avec Chen Sing, Bruce Chen, Chen Hui-min, Kam Kong, Lu Chu Chin, Chao Mao, Li Min Lang, Tsu Sing.
Kagemusha, l’ombre du guerrier (影武者, Japon, 1980)
Sortie en France : 1er octobre 1980.
Un film d’Akira Kurosawa avec Tatsuya Nakadai, Tsutomu Yamazaki, Kenichi Hagiwara, Jinpachi Nezu, Hideji Otaki, Daisuke Ryu, Masayuki Yui, Kaori Momoi, Mitsuko Baisho, Hideo Murota, Takayuki Shiho, Kôji Shimizu, Noboru Shimizu, Sen Yamamoto, Shuhei Sugimori.
Vacances meurtrières à Hongkong (For whom to be murdered, 漩渦, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 1er octobre 1980.
Un film de Patrick Yuen Ho-chuen avec Jim Bruce, Angie Chiu, Chan Kim-wun, Chan Lap-ban, Chan Wai-man, Chen Tao-chieh, Cheung Gwok-wa, Cheung Ying, Chou Ku, Chui Miu-lin, Chu Tiet-wo, Hsu Chia-lin, Lai Siu-fong, Lam Meg, Lau Hok-nin, Lau Tan, Ng Yuen-yee, Tan Chia-chieh, Raymond Wong Bak-ming, Wong Yuen-san, Yin Wai-nok, Yuen Bo-wah.
Lee Tung Chung, le maître de Blackstone / Le Dur, le tendre et le vicieux (The Hot, the cool and the vicious, 南拳北腿沾閰王, Hong Kong, 1976)
Sortie en France : 15 octobre 1980.
Un film de Lee Tso-nam avec Sun Chia-lin, Don Wong Dao, Tan Tao-liang, Tommy Lee, Leu Shou-jen, Kuo Lu, Yu Chung-chu, Corey Yuen, Kao Fei, Shieh Hou, Kao Po, Liu Yin Sheng, Man Chung-shao, Yeung Kuei-yu, Tam Tao-keung, Shieh Yin Man, Lee Kin Man, Chen Chou, George Wang.
Yang l'implacable kung-fu kid (Challenge of the young Bruce Lee, Corée, 1979)
Sortie en France : 22 octobre 1980.
Un film de Raymond Chin avec Sung Yu Kimboni, Fred Balk, Rom Kim, Jim Sook.
La Fureur du Tigre (Chinese Connection 2 / Fist of fury part 2, 唐山大兄2, Hong Kong, 1977)
Sortie en France : 29 octobre 1980.
Un film de Jimmy Shaw et Lee Tso-nam avec Bruce Li, Lo Lieh, Chan Wai-lau, Tien Feng, Sit Hon, James Nan.
Les Huit Invincibles du kung-fu (Invincible eight, 天龍八將, Hong Kong, 1971)
Sortie en France : 29 octobre 1980.
Un film de Lo Wei avec Lydia Shum, Paul Chang, Tang Ching, James Tin, Patrick Tse, Angela Mao, Nora Miao, Han Ying-Chieh, Pai Ying, Lee Kwan.
Lily la tigresse / La Première folie de Woody Allen (What’s up, Tiger Lily ?, Etats-Unis, 1966)
Sortie en France : 29 octobre 1980.
Un film de Woody Allen avec Tatsuya Mihashi, Akiko Wakabayashi, Mie Hama, Tadao Nakamaru, Susumu Kurobe, Sachio Sakai, Eisei Amamoto, Tetsu Nakamura, Osman Yusuf, Kumi Mizuno, Akemi Kita (dans le film original) et avec Woody Allen, Zal Yanovsky , Joe Butler, Steve Boone, Frank Buxton, John Sebastian (dans les scènes additionnelles).
Woody Allen a doublé les voix des acteurs du film japonais International Secret Police: Key of keys (国際秘密警察 鍵の鍵, Japon, 1965) de Senkichi Taniguchi.
Maître Lee, vainqueur des Mandchous (Super Power, 武狀元, Hong Kong, 1980)
Sortie en France : 5 novembre 1980.
Un film de Lam Chin-wai avec Billy Chong, Hau Chiu Sing, Chaing Tao, Liu An Li, Liu Hai-nien, William Liu Tan, Wong Chi Ming, Mak Tien Yan.
L’Homme qui défia la brigade du Tigre (Iron Ox, the tiger's killer, 鐵牛伏虎, Taiwan, 1974)
Sortie en France : 12 novembre 1980.
Un film de Tien Han avec Wang Kuan-hsing, Wong Fei Lung, Chin Hsing.
Le Kid face au Lama (The Guy with secret kung fu, 採陽女幫主, Hong Kong, 1980)
Sortie en
Un film de Law Chi avec Nancy Yen, Mang Fei, Sally Chen, Elsa Yeung, Cheung Yuk- lung, Wang Hsieh, Miao Tian, Liu Ping, Chang Feng, Ho Chung, Siu Man-heung, Tai Liang, Li Chung-chien.
La Main noire de Shantung (Bandits from Shantung, 山東響馬, Hong Kong, 1972)
Sortie en France : 26 novembre 1980.
Un film de Huang Feng avec Chang Yi, Pai Ying, Tien Meng, Chu Yuan Lung, Yi Yuan, Hu Chin.
Gosses de Tokyo (大人の見る絵本 生れてはみたけれど, Japon, 1932
Sortie en France : 9 décembre 1980.
Un film de Yasujiro Ozu avec Tatsuo Saitō, Hideo Sugawara, Tokkan Kozō, Mitsuko Yoshikawa.
Les Monstres du kung-fu (The Crippled masters, 天殘地缺, Taiwan, 1979)
Sortie en France : 17 décembre 1980.
Un film de Law Chi avec Li Chung-chien, Chen Muk-chuen, Ma Cheung, Thomas Hong, Sam Cheung-chuen, Cheung Chun-kwai.
La Résurrection du Dragon (The Dragon lives again, 李三腳威震地獄門, 1977)
Sortie en France : 17 décembre 1980.
Un film de Law Kei avec Bruce Leung, Shin I Lung, Cheung Lik, Hon Kwok-choi, Tong Ching, Kah Wah, Fong Yeh, Lau Yat Fan, Koo Ming, San Kuai, Simon Yuen, Alexander Grand, Cheng Chee Wei, Chang Sie, Sai Shu-yuan, Jenny Hu, Fu Lai.
La Vie sentimentale de Bruce Lee (Bruce Lee and I, 李小龍與我, Hong Kong, 1976)
Sortie en France : 17 décembre 1980.
Un film de John Law Ma avec Danny Lee, Lu Chun,
Born invincible (Shaolin's born invicible, 太極氣功, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 24 décembre 1980.
Un film de Joseph Kuo avec Carter Wong, Lo Lieh, Lung Fei, Mark Long, Jack Long, Long Hsu Chia, Pai Lin Cheng.
Le Dernier défi (Dragon on fire / Enter three dragons, 快拳怪招, Hong Kong, 1978)
Sortie en France : 24 décembre 1980.
Un film de Joseph Kong et Godfrey Ho avec Bruce Lea, Dragon Lee, Bruce Li, Samuel Walls, Shirley Kan, Cheung Lik, Jackie Chin, Yang Sze, Barry Lam, Tiger Yang, Li Hai-sheng, Hugh McCrory, Alexander Grand.
Le Tigre sort ses griffes (Return of the tiger, Silent killer from eternity/ Taiwan, 1977)
Sortie en France : 31 décembre 1980.
Un film de Jimmy Shaw avec Bruce Li, Angela Mao Ying, Anam Eden, Chang Yi, Lung Fei, Ko Shao-liang, Cheng Fu-hsiung, Hseuh Han, Wang Fe, Huang Yuan-sheng, Wu Chia-shiang, Hsieh Hsing.
« Le désir mène au crime », dit la bande annonce fort réussie de Femmes criminelles, récit en trois parties de tortures et punitions qu’un shôgun inflige aux femmes dans le Japon de la fin du 17ème siècle. Dans le petit monde de Teruo Ishii, les femmes sont criminelles. Disons que la loi les rend criminelles. Deux regards se posent sur l’application de la loi. Celui d’un homme de loi qui adopte le point de vue du spectateur lambda vaguement révulsé par ce que fait le shôgun qui est dans le sadisme. Les trois récits sont liés par ces deux personnages.
Tout d’abord l’histoire d’une jeune femme bafouée. Elle vit avec son frère qui a un accident. Un marchand de kimonos amoureux d’elle prête de l’argent pour guérir le frère en espérant que la jeune femme l’épousera en retour. Le frère s’y oppose et ils ont des rapports incestueux. Le shôgun décide de torturer la jeune femme pour qu’elle avoue, ce qu’elle fait. Elle sera crucifiée sens dessus dessous, la tête dans l’eau.
Ensuite, on se rend dans un monastère pour bonzesses. Une nouvelle sœur arrive. Elle surprend une bonzesse en train de faire l’amour avec un moine du monastère masculin qui jouxte l’autre. La sœur ordonnera au moine de méditer entièrement nu sous une cascade puis viendra lui faire l’amour. Comme il refuse d’arrêter d’aimer la jeune bonzesse, il est décidé de la torturer sous l’œil sadique des autres sœurs dont l’une a des rapports saphiques. Les bonzesses responsables des tortures seront exécutées à la lance par le shôgun.
Dernier récit. Un tatoueur veut faire le plus tatouage du siècle. Il dessine sur le dos d’une femme torturée aux portes de l’enfer. Le shôgun trouve que la torture est mal que le tatouage n’est rien comparé à ce qu’il peut faire subir aux femmes. Il va montrer au tatoueur le visage des femmes sous la torture en allant punir des femmes occidentales arrivées à Nagasaki. Pendant ce temps, le tatoueur observe et reproduit les figures hurlant de douleurs. Mais il trouve que le shôgun exprime bien mal le plaisir de torturer.
Les histoires vont de plus en plus loin dans la nudité, de plus en plus de femmes sont à l’écran dans des positions de plus en plus humiliantes. Les tortures sont de plus en plus élaborées et pénibles. La première femme est simplement fouettée puis la bonzesse reçoit en plus du fouet des poissons dans ses parties intimes, puis du piment pour finir avec du métal incandescent. Enfin, les femmes occidentales sont moyées, fouettées, brûlées, attachées à de lourds plots. La surenchère des la torture.
Teruo Ishii s’applique à filmer en gros plan les visages de ceux qui regarde avec dans leurs yeux un sentiment de vice profond. Les acteurs et les actrices qui pratiquent les châtiments sont, à ce titre, très efficaces pour montrer la perversité. Les scènes de torture sont montrées en plan plus larges, sauf lorsqu’il s’agit de montrer les poitrines des actrices. Si j’osais, je dirais que tout cela est un peu la routine du genre.
Femmes criminelles (徳川女刑罰史, Japon, 1968) Un film de Teruo Ishii avec Yuki Kagawa, Asao Koike, Reiko Mikasa, Miki Obana, Masumi Tachibana, Fumio Watanabe, Teruo Yoshida.
L’un des objectifs de mon blog a toujours été de parler des films totalement inconnu en France surtout s’ils ont été fait par des cinéastes qui ont une grosse côte. J’avais déjà parlé de deux comédies de John Woo (Money crazy et From riches to rags) issus de sa période non légendaire, c'est-à-dire avant la réalisation du Syndicat du crime. Plain Jane to the rescue fait partie de ses comédies cantonaises un peu idiotes dans lesquelles il ne faut pas chercher le style de John Woo. En revanche, il faut admirer le jeu unique de Josephine Siao.
Josephine Siao Fang-fang c’est d’abord un look reconnaissable immédiatement dans ses comédies. Sa coiffure est une coupe au bol. Elle a des lunettes rondes aux verres très épais. Elle porte un jean’s et une chemise à carreaux sortie du pantalon. Elle tient toujours un parapluie fermé dans la main. Josephine Siao c’est un corps burlesque, le pendant féminin de Michael Hui mais qui se love dans les basses classes sociales. Son personnage est toujours à la recherche d’un boulot pour vivre. Un hommage lui sera rendu dans Fantasia avec le personnage de Cecilia Cheung.
Les vingt premières minutes de Plain Jane to the rescue sont consacrées aux petits boulots que fait Jane, le personnage de Josephine Siao. Pas vraiment de scénario construit. Elle est successivement peintre sur une autoroute, musicienne dans un orchestre, cascadeuse dans un film en costumes et finalement agent de recrutement dans une agence pour l’emploi. Sauf que là, elle prenait la place d’un vrai agent de l’ANPE car, on le sait bien, ces gens-là arrivent en retard pour aider les chômeurs. Son camarade croyait qu’elle était agent, mais elle n’est que chômeuse.
Jane réussit à trouver un boulot bien payé. Il va s’agir d’aider M. Sand (Michael Lee), un vieux monsieur richissime mais un peu excentrique dont le fils (Charlie Cho), malhonnête et portant des lunettes de soleil, cherche à prendre la place. L’empire des Sand cherche à s’étendre sur toutes les entreprises de Hong Kong. Des panneaux signalétiques carrés frappés d’un grand Z vert envahissent toute la ville. On se croirait dans un western où les méchants prennent possession des terres des ennemis. On peut y voir une critique du capitalisme ultra libérale, si l’on veut.
Le personnage de Josephine Siao est avare de paroles. Elle s’exprime plus par ses gestes, surtout les plus maladroits. John Woo lui adjoint Ricky Hui, lui aussi très maladroit, mais beaucoup plus bavard d’autant que son personnage tombe amoureux d’elle, sans qu’elle ne s’en rende compte. Bien entendu, ces deux là vont avoir du mal à se mettre sur la même longueur d’ondes mais ça viendra après un bon lot de gags assez surréalistes. Le film part dans un n’importe quoi scénaristique dans ses vingt dernières minutes, c’est assez irracontable, si ce n’est qu’ils cherchent à aider le vieux M. Sand en se déguisant pour qu’il signe un testament qui lésera son fils félon.
Mais la dernière séquence est un beau moment d'humour. Josephine Siao et Ricky Hui sont poursuivis par les Z. Ils atterrissent dans un tunnel où un fou furieux menace de tout faire exploser par le feu. Il fait des demandes d'argent à la police. Plein de monde est dans le tunnel et tous se mettent à vouloir téléphoner pour tout et n'importe quoi. Le chanteur Roman Tam arrive et chante un morceau avec un orchestre assis sur les voitures. Tout le monde est hystérique et excité. Un peu de la poésie et de la magie de 8 ½ de Fellini semble s'être posé sur cette séquence.
Plain Jane to the rescue (八彩林亞珍, Hong Kong, 1982) Un film de John Woo avec Josephine Siao, Ricky Hui, Chen Sing, Charlie Cho, Michael Lee, Li Lin Lin, Ng Hong-ning, Roman Tam, Woo Fung, John Woo, David Wu.
Par où commencer ? C’est la vraie question que je me suis posée en regardant les 2h21 de Visage. Les photos vues ici et là du dernier très long métrage de Tsai Ming-liang avaient excité mon imaginaire. Superbes photos énigmatiques et poétiques qui laissaient envisager un esthétisme neuf chez le cinéaste. Le film est produit par le Musée du Louvre et on était en droit d’attendre de superbes plans comme il sait tant en faire. Un film composé de tableaux en quelque sorte. Et c’est le cas, parfois.
Alors par où commencer ? Le scénario ? Encore moins que dans Good bye Drgon Inn et I don’t want to sleep alone, on est devant une bribe de scénario. En gros, on pourrait dire que Li Kang-sheng serait un jeune réalisateur venu de Taïwan, tandis que sa mère (Lu Yi-ching) vient de mourir, tourner une adaptation de Salomé avec Jean-Pierre Léaud, Fanny Ardant et Laetitia Casta. J’avoue mon inculture, je ne connais rien de l’histoire de Salomé. Je suis donc incapable de dire où sont les références. Lors du tournage, le cerf nécessaire à une scène sous la neige a disparu. Les « personnages » vont le chercher. Enfin, ils ne bougent guère de leurs places et l’appellent seulement.
Voici le descriptif de quelques scènes éparses de Visage. Li Kang-sheng cherche le cerf. Dans un bosquet, il rencontre Mathieu Amalric qui drague. Ils se regardent, se touchent un peu, s’embrassent et se sucent tandis que le téléphone de Li Kang-sheng sonne. Ailleurs, Li Kang-sheng discute avec Jean-Pierre Léaud, dont le personnage s’appelle Antoine, de cinéma. Jean-Pierre Léaud vient de recueillir un oisillon dans la neige. Ils parlent « des petits et grands oiseaux » et un long name dropping commence entre les deux : Pasolini, Antonioni, Orson Welles (deux fois) et d’autres. Encore ailleurs, Laetitia Casta prend du scotch noir et en calfeutre les fenêtres et les miroirs. Le tout en plan séquence. Et d’autres scènes bizarres encore.
Visage se veut un hommage à François Truffaut. Comme déjà écrit, Jean-Pierre Léaud est là en tant qu’Antoine. Il a de plus en plus de mal à s’exprimer. Il est vieux Léaud et il semble en roue libre. Fanny Ardant, la dernière épouse de Truffaut, feuillette des bouquins sur le cinéaste, elle déploie un petit livre de photos animées avec la fin des 400 coups, la scène où Antoine Doinel court sur la plage. Dans une autre scène, Jeanne Moreau, Fanny Ardant et Nathalie Baye sont à table et discutent de rien puis boivent un verre de vin. C’est un hommage bien peu subtil où tout est surligné et qui semble posé là de manière forcée.
Tsai Ming-liang en venant en France a perdu beaucoup de son charme. Ses longs plans séquence ne sont que des plans séquence. Tout humour burlesque a disparu et cela est bien regrettable. Pourtant, il est là le charme fou du cinéaste. Au début du film dans une séquence située à Taiwan où il filme en un seul plan l’inondation de la cuisine due à un robinet cassé. L’eau reste une obsession de Tsai Ming-liang. Il est encore quand Laetitia Casta chante en playback trois chansons chinoise (et une en espagnol) chorégraphiées par Découfflé. Là on est en terrain connu. Le reste de Visage est un peu abscons mais très joli. Un film bien inutile.
Visage (脸, Taiwan – France – Belgique – Pays-Bas, 2009) Un film de Tsai Ming-liang avec Li Kang-sheng, Lu Yi-ching, Jean-Pierre Léaud, Fanny Ardant, Laetitia Casta, Mathieu Amalric, Jeanne Moreau, Nathalie Baye.
Seven 2 One (關人7事)
Un film de Danny Pang avec Stephanie Cheng, Cheung Siu-fai, Chiu Chun-sing, Chrissie Chow, Pakho Chow, James Ho, Mimi Chi, Elanne Kwong, Izz Tsui, William Chan. 81 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 5 novembre 2009.
Ils sont quatre hommes à tenir cette pâtisserie au beau milieu d’un quartier résidentiel de Séoul. C’est une pâtisserie française avec des recettes de gâteaux français, ce qui donne à l’oreille un plaisir certain d’entendre des Coréens demander avec leur accent une charlotte aux poires ou une tarte aux pommes en français dans le texte. Antique est surtout une comédie qui donne faim à force de voir tant de si jolis gâteaux à l’image.
Les quatre hommes sont tous de caractère différent et leur passé va forger le scénario du film. Jin-hyuk (Ju Ji-hun) est un beau jeune homme de famille riche. Il investit sa fortune pour fonder la pâtisserie Antique. Il a besoin d’un chef. Ce sera Sun-woo (Kim Jae-wook), qui a appris la cuisine en France, à Paris s’il vous plait, homo flamboyant qui séduit d’un regard tous ceux qui le côtoient, homos comme hétéros. Puis, lors de la recherche d’un commis, le jeune Gi-beom (Yu Ah-in) arrive. De petite taille, il est un ancien champion de boxe et adore manger des gâteaux. Il deviendra un très bon pâtissier. Dernier arrivé dans la boutique, Su-young (Choi Ji-ho) le garde du corps de Jin-hyuk, qui porte constamment des lunettes de soleil.
Chacun cherche à oublier son passé. Jin-hyuk fait des cauchemars chaque nuit. On comprend à coups de courts flash-backs qu’il a été enlevé dans son enfance et que cela reste un grand traumatisme pour lui. Or, le kidnappeur sévit encore. Une bonne partie du scénario d’Antique se concentre sur ce kidnappeur et sur le fait qu’il gave les enfants qu’il enlève avec des gâteaux. Il semble évident que c’est la même personne qui a enlevé Jin-hyuk vingt ans auparavant car il souffre d’une aversion pour les gâteaux. Ouvrir cette pâtisserie est pour lui une thérapie et il va tout faire pour aider la police à arrêter le kidnappeur.
Dans leur adolescence, Jin-hyuk et Sun-woo se connaissaient. Sun-woo était amoureux de Jin-hyuk. Entre le lycée et leur retrouvaille, on voit le parcours de Sun-woo. Il a manqué de se suicider puis est devenu l’un des plus flamboyants homos de Séoul sévissant sous le nom de « gay au charme démoniaque ». Puis, il est parti en France faire son apprentissage sous la férule de Jean-Baptiste Evan (Andy Gillet) qui va venir en Corée pour tenter de reconquérir son amour perdu. Ce qui ne se fera pas sans violence ni manipulation. Ce qui donne droit à quelques dialogues en français avec un accent coréen de la part de Kim Jae-wook et quelques maladresses des dialogues.
Gi-beom, l’apprenti pâtissier, est un ancien boxeur qui a du abandonner la compétition pour des problèmes de santé. C’est un jeune impulsif qui tombe amoureux des gâteaux du chef. Il ne cesse d’en manger pendant tout le film. Sa nervosité est calmée par son ambition de devenir un excellent pâtissier et dès qu’il se met au travail, il oublie son agressivité. C’est essentiellement Su-young qui subit les coups de sang de Gi-beom. Su-young est le personnage le plus touchant d’Antique. Il est immense, costaud, porte des lunettes de soleil, il a l’aspect d’un tueur, et le film nous laisse le croire un moment. Il a été engagé par les parents de Jin-hyuk après son enlèvement pour le protéger. Mais Su-young est un grand pataud. Il est maladroit, solitaire et se fait toujours rabrouer par les autres. Il veut toujours bien faire mais n’y arrive jamais.
Les rapports entre les quatre personnages sont constamment liés par des termes de domination et de soumission. En haut de l’échelle, il y a Jin-hyuk et en bas Su-young. Entre les garçons se nouent aussi des liens fraternels qui peuvent passer parfois pour de l’amour. Sun-woo semble encore amoureux de Jin-hyuk qui pourrait accepter de coucher avec lui pour le garder comme chef. Jin-hyuk et Su-young vivent ensemble, mangent ensemble et sont très intimes. Ils forment un couple non sexués mais réel. Min Kyu-dong fait planer jusqu’au bout l’ambigüité sexuelle entre les personnages de son film. Jamais on ne les verra avec une seule fille. Le film n’évite pas certaines maladresses et encore moins certains facilités relationnelles, mais on s’attache aux personnages et à leurs parcours.
Antique navigue tout le temps entre la légèreté et le passé difficile de nos héros. La mise en scène s’apparente parfois au clip avec des couleurs criardes et un montage rapide. On y chante même dans une parodie de comédie musicale (un hommage à Aprile de Nanni Moretti ?). Le film se fait comédie quand il montre les clients de la pâtisserie. On y remarquera trois lycéennes qui minaudent à souhait et une grosse bonne femme qui n’arrête pas de râler pour finalement prendre avec plaisir des gâteaux. Antique est un film foisonnant et superficiel qui rend un joli hommage à l’art culinaire français.
Antique (서양골동양과자점 앤티크, Corée, 2009) Un film de Min Kyu-dong avec Ju Ji-hun, Kim Jae-wook, Yu Ah-in, Choi Ji-ho, Andy Gillet, Kim Chang-wan, Lee Hwi-hyang, Oh Mee-hee, Nam Myung-ryeol, Mun Hee-kyung, Park Jun-myun, Cho Hee-bong, Kim Jin-ah, Kim Sun-ah, Kim Min-ah, Park Sang-hun.
La comédie du nouvel an lunaire cette année reprenanit le vieux concept du All’s well end’s well : trois garçons, trois filles, des parents encombrants et des quiproquos amoureux comme s’il en pleuvait. La franchise reprend de plus belle car, comme on le dit, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures recettes. Enfin, si on aime les vieilleries et les ringardises concoctées par Raymond Wong Bak-min et Vincent Kok.
Ronald Cheng ne m’a jamais fait sire, ni même sourire. Je trouve que c’est un acteur crispant qui sourit toujours bêtement. Il a ici l’un des trois rôles masculins, celui du frère célibataire qui n’a jamais pu garder une fiancée. Sa grande sœur, Chu (Sandra Ng) est une executive woman qui ne pense qu’au boulot. Son arrivée au bureau est copiée à celle de Meryl Streep dans Le Diable s’habille en Prada. Les employées en ont peur. Parce qu’elle travaille trop, elle n’a jamais pu trouver un mari, or Ronald Cheng est persuadé que tant qu’elle est célibataire, le destin s’acharnera sur lui.
Il va donc engager Louis Koo un thérapiste du couple qui doit faire en sorte que Sandra Ng trouve chaussure à son pied. Problème, Sandra Ng va tomber amoureuse du beau Louis Koo, ce qui n’est pas réciproque. Il se fait engager comme photographe et part en reportage sur une ile touristique. Les acteurs aussi ont parfois besoin de bon temps. Là bas, Ronald Cheng et Louis Koo vont tomber amoureux de leurs deux guides interprétées par deux nouvelles actrices Miki Shen et Chen Yao. Sandra Ng va les rejoindre et comprendra que Louis Koo en aime une autre. Entre alors en scène Raymond Wong Bak-min dont on a l’impression que que son lifting va lâcher à chaque plan (mais qu’on se rassure, il tient bon).
Comme de bien entendu, la deuxième partie de All’s well end’s well 2009 est consacrée aux quiproquos burlesques entre les couples en formation. Chacun se cache, fait des misères à l’autre, ment jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre. Tous les gags ne sont pas bons, mais il y en a beaucoup. Tous les acteurs ne sont pas bons (les deux filles sont insipides et Raymond Wong n’est définitivement pas un acteur comique drôle) mais le trio Sandra Ng – qui se donne à fond – Ronald Cheng et Louis Koo fonctionne très bien. C’est le petit train-train de la comédie cantonaise.
All’s well end’s well 2009 (家有囍事 2009,Hong Kong, 2009) Un film de Vincent Kok avec Louis Koo, Raymond Wong Bak-min, Sandra Ng, Ronald Cheng, Chen Yao, Miki Shen, Ha Chun-chau, Lee Hung-kam, Guo Tao, Cheung Tat-ming, Conroy Chan, Yumiko Cheng, Sheila Chan, Lam Tze-Chung, Chan Bo-yuen, Chan Kwok-kwan, Ken Lo, Siu Yam-yam, Tin Kai-man, Fung Min-hun, Regen Cheung, Crystal Cheung, Winkie Lai, Joe Cheng, Clifton Ko, Gill Mohindepaul Singh, Barbara Wong, Celina Jade, Theresa Fu, Steven Cheung, Dennis Mak, Vincent Kok, Mark Lui, Fung Bo-bo, Tony Wong, Charlene Choi, Donnie Yen.