jeudi 19 juin 2014
Sorties à Hong Kong (juin 2013) Z storm
jeudi 5 juin 2014
Sorties à Hong Kong (juin 2014) Overheard 3
jeudi 19 décembre 2013
Sorties à Hong Kong (décembre 2013) Firestorm
mardi 10 décembre 2013
Tales from the dark 2
jeudi 8 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Tales from the dark 2
mardi 9 juillet 2013
Drug war
jeudi 18 avril 2013
Sorties à Hong Kong (avril 2013) Drug war
jeudi 14 mars 2013
Cold war
jeudi 8 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
lundi 10 septembre 2012
Motorway
jeudi 21 juin 2012
Sorties à Hong Kong (juin 2012)
mercredi 28 mars 2012
A-1 Headline

Quelques heures avant sa mort, Peter téléphonait à sa petite amie et collègue de travail Elaine (Angelica Lee) pour lui parler du scoop qu’il espérait pourvoir mettre en gros titres. Ils sont tous deux journalistes, lui politique, elle de mode. Elle conseille toute la rédaction sur les derniers produits et dépense beaucoup d’argent en vêtements, accessoires et nouvelle technologie. La conséquence directe est qu’elle emprunte de l’argent, qu’elle a des dettes et qu’elle doit les rembourser. Et c’est Fei (Anthony Wong), fidèlement accompagné de Ma (Eric Kot vieilli par la tonsure de son crâne) qui récupère les dettes pour son patron. A Hong Kong, tout le monde a des dettes et même les flics (comme le montre la scène d’ouverture), même Fei doit de l’argent.
Elaine est un peu perturbée. Fei la suit en voiture et décide de la conduire en ville. Elle est allée voir le lieu de l’accident de son copain, mais assez vite, Fei prétend que ce ne serait pas un accident, que ce dernier coup de fil dédaigné par Elaine. Elle veut enquêter et doit convaincre le rédacteur en chef de son journal, Tsang (Tony Leung Ka-fai). Kevin, le jeune photographe (Edison Chen) sera de la partie. Ils vont mener des investigations contre l’avis du patron du journal et celui la police. Cela irrite Tony (Lam Ka-tung), commissaire chargé de l’enquête qui a conclu à l’accident de moto due à l’ivresse. Et puis, il y a cette femme trouvée morte, des indices indiquent que ce serait la maîtresse de Sean Cheung (Chan San-chung), magnat qui compte acheter des parts dans le journal d’Elaine.
Fei va se montrer très protecteur envers Elaine. Et il fait bien parce qu’on cherche à l’éliminer physiquement : poursuite en voiture, incendie d’une cabane où elle se trouve pour un rendez-vous avec un indic. Elaine met un peu de temps à comprendre qu’on lui en veut. Le personnage d’Angelica Lee semble constamment hébété, dans un flottement concernant ses réactions. A-1 Headline prend son temps pour développer son récit, le rythme est lent et ne se concentre sur aucun motif de l’histoire en particulier. L’enquête avance à tâtons à coup de révélations sur cette double mort : soudain des preuves apparaissent dans l’appartement du mannequin maîtresse de Sean Cheung ; des vidéos de surveillance de Peter disparaissent. Et puis surtout, il y a des soupçons de corruption de la police, des manipulations du nouveau patron, des embarras de Tsang concernant tous ces révélations.
A vrai dire, tout cela n’est pas très intéressant. Comme souvent dans ce genre de films, les scénaristes donnent beaucoup trop d’éléments, se perdent dans les fausses pistes pour relancer un scénario sans réelle nécessité. Le film a suffisamment de personnages pour intéresser sans avoir recours à ces nombreux twists. Ce qu’on remarque, c’est que tous sont célibataires, solitaires et que cela est l’un des raisons qui les poussent à aller si loin dans cette enquête. Tsang, le directeur du journal, campé par un Tony Leung Ka-fai magistral, change de vêtements (passer du bleu de travail au nœud pap) comme d’attitude (le patron directif devient soudain obséquieux). C’est encore une fois Anthony Wong qui épate le plus avec un jeu tout en retenue (au diapason du film) mais qui domine allégrement toute le casting, son comparse Eric Kot, sidekick comique idéal, Lam Ka-tung son ancien collègue triste de leur amitié au point mort, Edison Chen qui découvre ses chances auprès d’Elaine disparaitre au gré du rapprochement avec Fei. Car A-1 Headline a la bonne idée de ne pas appuyer une éventuelle romance mais de montrer Fei plutôt comme un père putatif d’Elaine. Finalement, moins qu’un film policier, c’est un film sur la solitude.
A-1 Headline (A-1頭條, Hong Kong, 2004) Un film de Gordon Chan et Chung Kai-cheong avec Angelica Lee, Anthony Wong, Edison Chen, Eric Kot, Lam Ka-tung, Tony Leung Ka-fai, Lo Wai-luk, Chan San-chung, Wong Siu-yin, Miao Chang-jun, Chan Siu-wan, Dante Lam.
samedi 28 janvier 2012
Love me, love my money

Comédie romantique à la sauce Wong Jing, suite et fin (c’est promis, j’arrête de parler de ses films pendant un bon bout de temps après ces deux mois de rétrospective que je lui ai donné ici). Tony Leung Chiu-wai est Richard, un businessman qui au début de Love me, love my money revient de New York où il fait des affaires (lesquelles, on ne le saura jamais, mais ça n’aura aucune importance). Dans le taxi qui le ramène en ville, la voix off de l’acteur nous présente Helena (Cho Chun) et Tom (Lam Ka-tung), ses deux plus fidèles collaborateurs. Tom est son avocat, son ami de vingt ans, son confident, l’homme qui pense à tout préparer avant que son patron ne lui demande. Tom est indispensable à Richard qui n’a même pas un téléphone perso, il le connait comme sa poche et lui parle franchement de tout et surtout des femmes.
Les femmes, justement, est le souci de Richard. Il est riche et doute que sa copine Martha l’aime pour lui-même mais plutôt pour son argent. Une grosse dispute se déclare entre eux deux parce qu’il refuse de lui donner une forte somme d’argent. Ce qui conforte son opinion sur elle et donne encore une fois une bonne idée de ce que Wong Jing pense des femmes entre misogynie et clichés de potache. Elle quitte le luxueux appartement de Richard et décide de se venger. Elle va, quand il s’est absenté, enlever tous ses meubles et vêtements pour les donner à des hospices de vieux. Richard a envie de changer ses comportements et son nouveau maître mot est : économie. Il trouve qu’il dépense trop et veut virer tous ses employés, dans le même temps il demande à Helena de tout prendre en charge toutes les affaires. Résultat : elle démissionne. Mais assez parlé du boulot, le film ne le prend pas en compte contrairement à ce que faisaient Johnnie To et Wai Ka-fai dans Needing you, exemple type de la comédie romantique patron employée.
Richard rencontre par hasard Choi (Shu Qi) dans un restaurant de serpents où avec sa meilleure amie Fong (Teresa Mak) elle se réfugie pour échapper à Fatty (Yau Man-shing), un bon gros bonhomme qui tente de la convaincre de l’épouser. Fatty est en fait envoyé par le père de Choi (Wong Yat-fei), un homme plutôt traditionnel qui se désespère que sa fille ne se marie pas. Là nait l’idée géniale d’engager Richard pour le faire passer pour son fiancé. Elle ignore qui il est. Lui a envie d’être aimé pour lui et non pour son argent (tout comme dans Prince charming, vingt ans plus tôt). Or il se trouve que Choi plait plutôt à Richard et inversement. Mais on le sait tous, quand une relation démarre sur un mensonge, ça se passe rarement bien par la suite. Dans le même temps, Fong et Tom ont le coup de foudre et vivent une histoire d’amour débridée.
Le gros souci de Love me, love my money est que tout ce qui pourrait être drôle ne l’est jamais vraiment. Les quiproquos relatifs aux fausses fiançailles sont poussifs (encore une fois la passion de Wong Jing pour le jeu où Richard plume Fatty et son père venus rencontrer le « petit ami » virtuel). Pareillement, la soirée organisée chez Richard pour que le père de Choi rencontre sa future belle-famille est assez mauvaise, Wong Yat-fei reprenant son gag de Shaolin soccer où il chante faux un petit air à la guitare. Quand Choi se rend compte qu’elle a été bernée par Richard et Tom, elle lui donne des coups de pied ce qui semble la seule réponse aux yeux de Wong Jing qui faisait faire la même chose à Cecilia Cheung dans Everyday is Valentine. Quant au final, il est tellement écœurant de romantisme benêt que ça en est gênant. Que les fans de Tony Leung Chiu-wai se rassurent, l’acteur n’a plus jamais avec Wong Jing
Love me, love my money (有情飲水飽, 2001) Un film de Wong Jing avec Tony Leung Chiu-wai, Shu Qi, Lam Ka-tung, Teresa Mak, Wong Yat-fei, Angie Cheung, Cho Chun, Helen Poon, Joe Lee, Winston Yeh, Kao Bao-yun, Pang Lap-wai, Dick Tung, Yau Man-shing, Kam Kong, Wong Sum-yue.
mardi 6 décembre 2011
Infernal affairs III

jeudi 10 novembre 2011
Sorties à Hong Kong (novembre 2011)
mercredi 7 avril 2010
72 tenants of prosperity
-->
mardi 27 octobre 2009
The First 7th night
Tous ses collègues l’appellent Mapking (Lam Ka-tung), le roi des cartes routières. Il est chauffeur de taxi en Chine (il roule à droite et son volant est à gauche. Mapking vit dans son taxi. Il y dort, il y mange, tous ses vêtements sont conservés dans le coffre. On pourrait presque croire que c’est un clochard, mais The First 7th night révélera une toute autre piste qui fait la saveur du film d’Herman Yau.
Un soir, Mapking est appelé sur la cibi par un autre chauffeur de taxi qui cherche à avoir des renseignements sur un lieu totalement inconnu de lui et qui ne figure sur aucune carte. Le client promet une belle somme d’argent si on le guide là-bas. Il doit convoyer dans son camion une livraison. Mapking se rend sur les lieux et décide de montrer le chemin en éclaireur. L’homme, Pony (Cheung Chi-lam) lui donnera, en plus de la course, 2000 $ pour aller dans ce « village du soleil et de la lune » situé à 250 kilomètres de là.
Le voyage commence et pour enlever l’ennui de ce long trajet, les deux hommes vont converser grâce à la cibi. Pony pose quelques questions à Mapking puis, en guise de divertissement, il se propose de raconter une histoire qui a eu lieu dans ce village il y a de nombreuses années de cela. Flash-back dans une maison perdue. Quatre malfrats qui viennent de commettre un casse s’y réfugient. Fong (Michelle Ye) y vit avec son jeune fils Long.
Le chef des malfrats est blessé. Un autre veut appeler sa femme mais le téléphone ne marche plus. Il va le réparer. Le troisième va prendre une douche et le quatrième n’arrête pas de boire. Fong ne dit pas un mot mais elle accepte de leur faire à manger. Le chef trouve ses repas très bons. Elle part se coucher avec son fils. Là le quatrième bandit monte dans sa chambre et la viole. Mais le sourire de Fong se fait énigmatique, comme si elle avait pu éprouver du plaisir de cette étreinte forcée.
Fong attend le retour de son mari. Et quand elle parle de retour, elle veut dire que son fantôme doit apparaître à nouveau sept jours après son décès. Et là, le sourire de Fong s’explique. Le fantôme du mari va venger l’affront fait à sa veuve. L’un des malfrats annonce qu’il peut voir les fantômes et ce qu’il voit l’effraie. Les choses s’enchaînent et tous périssent dans l’incendie de la maison. Herman Yau nous propose une petite histoire de fantômes plutôt bien menée. Quelques effets horrifiques, mais rien de grandiloquent.
Seulement voilà, on en est à 30 minutes de film. Il reste une heure à se dérouler. Herman Yau se lance alors dans une sorte de Rashomon fantastique. Pony va raconter sa propre version des faits. Les personnages restent les mêmes : les quatre malfrats et Fong, mais tout change. Le chef a eu les yeux blessés. Fong ne sait pas préparer correctement à manger et surtout, elle est de mèche avec l’un d’eux pour récupérer le butin. La fin sera la même (la maison brûle avec ses occupants), mais il reste encore quelques énigmes à résoudre.
Tout The First 7th night se déroule de nuit. Herman Yau parvient à ménager un joli suspense dans les deux flashèback qui se répondent et se contredisent. Le premier est de l’ordre du fantastique et amène deux sursauts. Le deuxième est gore et digne d’un bon catégorie III. Le personnage de Fong n’y va de main morte (sans jeu de mot) avec la hache. Michelle Ye propose deux jeux différents (une femme apeurée et une autre dominante). Elle excelle dans les deux registres où ses regards en disent beaucoup plus que ses gestes. Car tout le film de Herman Yau est un jeu du regard. Le récit est narré par deux témoins qui n’ont vécu la scène. Lequel a raison ? Lequel a tort ? Le final donne quelques réponses.
The First 7th night (頭七, Hong Kong, 2009) Un film de Herman Yau avec Cheung Chi-lam, Lam Ka-tung, Eddie Cheung, Michelle Ye, Fung Hark-on, Tony Ho, Nahatai Lekbumrung.
jeudi 21 mai 2009
Sorties à Hong Kong (mai 2009)
mercredi 20 mai 2009
Vengeance

A l’origine, Alain Delon devait reprendre son rôle du Samouraï et il aurait à nouveau joué le personnage de Costello. C’est finalement Johnny Hallyday qui reprend le chapeau et le manteau du film de Melville. Mais tout le sait, Hallyday n’est pas Delon, loin de là et le chanteur a beau se venter d’avoir tourné dans un film de Godard, on voit une belle différence. Mais à Hong Kong, Johnnie To et Wai Ka-fai ont accepté de faire jouer le rôle de Costello par le chanteur.
Costello arrive à Macao après avoir appris que sa fille interprétée par Sylvie Testud qui vit là bas avec son mari (Vincent Sze) et leurs deux enfants ont été assassinés par trois truands. La fille parvient à faire comprendre à son père qu’elle veut qu’il se venge. Dans le même temps, Monsieur Fung (Smon Yam) demande à ses trois tueurs préférés (Anthony Wong, Lam Suet et Lam Ka-tung) de se débarrasser de sa maîtresse volage qui sort avec un garde du corps. Dans l’hôtel où les deux amants se sont donné rendez-vous, les trois truands rencontrent Costello.
Une inspectrice de Macao (Maggie Shiu) cherche à comprendre ce qu’il s’est passé lors de l’assassinat de la famille de Costello et se rend compte qu’il a été un témoin du meurtre de la maîtresse de Fung. Mais il prétend ne pas reconnaître l’un des tueurs et décide d’engager le trio pour accomplir sa vengeance. Ils vont trouver des indices pour retrouver les tueurs et notamment chez un « cousin » d’Anthony Wong, un vieux bonhomme qui vit dans un taudis au milieu des poubelles.
Le scénario de Vengeance écrit par Wai Ka-fai est d’une extrême simplicité. Très vite le quatuor arrive sur la piste des trois truands, sans se soucier de ménager un quelconque suspense. On apprendra assez vite que les trois truands ont été chargés de la mission de tuer la famille de Costello. D’où le problème suivant : les employés de Costello doivent se débarrasser des employés de Fung et vont donc devoir trahir contre leur chef de triade.
En regardant Vengeance, une impression de déjà-vu se dégage très vite. Johnnie To donne la sensation d’avoir faire une anthologie de ses meilleures scènes et de travailler en roue libre. Il y a de belles scènes de gunfight, notamment celle qui se déroule à Hong Kong dans un parc où les trois truands font un piquenique avec femmes et enfants. Les familles s’en vont et les hostilités peuvent commencer au milieu des arbres avec la lune comme seul moyen d’éclairage. C’est très beau. Une belle autre scène a lieu dans le taudis du « cousin » où les ballots de détritus sont utilisés comme boucliers. La scène évoque les films épiques et guerriers très à la mode en ce moment.
Les personnages sont souvent dans l’attente, ils mangent quelques fois – mais rarement. Ils attendent que quelque chose se passe et le spectateur attend aussi qu’un peu de nouveauté arrive sur l’écran. Ainsi quand Johnnie To tente de mettre à nouveau des parapluies dans la rue, on se dit qu’on a déjà vu ça dans Sparrow et que les scènes d’attentes nocturnes évoquent PTU et les diurnes The Mission. Tous les acteurs sont bons. Simon Yam en fait un peu beaucoup dans l’ultra violence et les règlements de compte expéditifs. Anthony Wong est parfait et sublime.
En revanche, Johnny Hallyday est un peu à côté de la plaque. Johnnie To filme son visage en gros plan sans que l’on arrive à trouver la moindre émotion dans ses yeux. Plusieurs scènes où il est seul tombent dans le ridicule. Petit à petit Costello perd la mémoire et il a pris des photos en polaroïd sur lesquelles il note les noms de ses alliés et des ennemis. Mais notre chanteur national en fait des tonnes dans l’amnésie et n’est pas le moins du monde crédible. Quand les acteurs hongkongais disparaissent du film, on les regrette. Il y a un Johnny de trop dans Vengeance et pas assez de Johnnie. Pas de quoi faire tout un pataquès cannois.
Vengeance (復仇, France – Hong Kong, 2009) Un film de Johnnie To avec Johnny Hallyday, Anthony Wong, Lam Suet, Lam Ka-tung, Simon Yam, Maggie Shiu, Sylvie Testud, Michelle Ye, Cheung Siu-fai, Felix Wong, Ng Ting-yip, Vincent Sze.
samedi 11 avril 2009
Infernal affairs
--> -->














