samedi 22 mars 2014
The Last tycoon
jeudi 21 novembre 2013
Sorties à Hong Kong (novembre 2013) Pay back
mercredi 3 juillet 2013
The Last conflict
mercredi 23 janvier 2013
Beautiful 2012
lundi 14 janvier 2013
The H.K. triad
mardi 8 janvier 2013
Big bullet
jeudi 3 janvier 2013
Sorties à Hong Kong (janvier 2013) The Last tycoon
jeudi 6 septembre 2012
Sorties à Hong Kong (septembre 2012)
jeudi 29 décembre 2011
Sorties à Hong Kong (décembre 2011)
Laughing Gor turning point 2 (Laughing Gor 潛罪犯, Hong Kong, 2001)
Un film d’Herman Yau avec Michael Tse, Bosco Wong, Francis Ng, Kate Tsui, Damian Lau, Ching Ou-yang, Rebecca Zhu, Lam Suet, Kara Hui, Lau Siu-ming, Janice Man, Chapman To. 89 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 29 décembre 2011.
mercredi 26 octobre 2011
Full alert

Regarder à quelques heures de distance Full contact puis Full alert est un exercice très amusant. J’avais déjà vu ce film de Ringo Lam tourné en plein rétrocession de la colonie britannique à la Chine, mais je n’en gardais pas beaucoup de souvenirs. Autant Full contact est totalement irréaliste, dans un monde qui n’existe qu’au cinéma, autant Full alert se confronte à un certain réalisme et pour le coup à l’Histoire de Hong Kong. Ce qui reste entre les deux films, c’est un personnage qui ira jusqu’au bout de la mission qu’il s’est donné. Cette fois, c’est un policier, Pao (Lau Ching-wan) qui tente d’empêcher un cambriolage.
L’homme qui veut faire un braquage, on le connait dès le début. Mak Kwan (Francis Ng) se fait arrêter assez vite et Pao l’interroge. Un homme a été retrouvé noyé dans sa baignoire, c’est un architecte. Un plan de coffre fort est retrouvé chez Mak Kwan. Le lien est vite fait mais le suspect ne dit rien. Ils tirent les vers du nez de la copine de Mak Kwan mais Chung Lai-hung (Amanda Lee), malgré les menaces de complicité ne dira rien. Il faudra la relâcher tandis que Kwan est amené en prison d’où il parviendra à s’échapper grâce à quelques complices.
Kwan s’est entouré de malfrats taïwanais menés par Ping (Jack Kao) dont les méthodes sont très expéditives. A vrai dire, son intention est de garder le magot du coffre fort pour lui tout seul. Il n’hésite pas à éliminer son comparse qui pourrait être reconnu par les flics et un autre qui proteste parce qu’il a tué le premier. Ping est le bras du braquage et Kwan en est le cerveau. Le premier est nerveux et violent, le deuxième est calme et loyal. Son unique ambition est de quitter le pays avec suffisamment d’argent en poche pour mener une vie tranquille. Soit l’ambition de beaucoup de hongkongais à l’approche de la rétrocession.
Face à eux, l’équipe de Pao fait ce qu’elle peut. Elle a toujours un coup de retard sur les malfrats. Ils parviennent à éviter que Ping ne délivre Kwan dans son transfert. Cette séquence de course poursuite dans le trafic de Hong Kong est l’un des moments les plus réussis. Il est plus réaliste car filmé de jour, sur une autoroute encombrée, chose qui arrive rarement dans le cinéma de Hong Kong où la plupart des courses poursuite en voiture sont tournées sur le même tronçon d’autoroute libérée du trafic pour l’occasion. On la reconnait dans tous les films. Ce surcroit de réalisme apporte un caractère d’authenticité à Full alert, tout comme le son direct qui commençait à l’époque à se développer.
Pao devient de plus en plus nerveux. L’enquête avance mais très lentement. Chacun semble lui mettre des bâtons dans les roues. Il accuse Biu (Chin Kar-lok) de ne penser plus qu’à parier aux courses de chevaux qu’à suivre les suspects. Il tire en pleine rue dans une poursuite avec Kwan et blesse un motocycliste. Il engueule les employés de l’hippodrome qui ont du mal à coopérer. Il perd son sang froid mais continue jusqu’au bout, comme lorsqu’il cherche son flingue jeté dans une poubelle par Kwan. Il fouille, jette les détritus par terre, s’y enfonce presque, glisse et ressort dégueulasse mais à nouveau entier. Les performances des deux acteurs sont exceptionnelles.
Pao file sa déprime à tous les personnages et à tout le film. Les femmes, elles-mêmes, ne peuvent plus aider leurs maris à remonter la pente. L’épouse de Pao (Monica Chan) est terrorisée par Kwan et la femme de Kwan est surveillée par Pao. Elles subissent plus qu’elles n’agissent et, pourtant, elles ont essayé d’influencer les destins, qui, inexorablement, vont s’accomplir malgré elles.
Full alert (高度戒備, Hong Kong, 1997) Un film de Ringo Lam avec Lau Ching-wan, Francis Ng, Jack Kao, Amanda Lee, Monica Chan, Raymond Tso, Chin kar-lok, Emily Kwan, Lee Siu-kei, Peter Yung,
dimanche 3 juillet 2011
A queer story

Malgré leur différence d’âge, Law Kar-sing (George Lam) et Sonny (Jordan Chan) sont en couple depuis huit ans. Sing a 46 ans (le titre chinois du film signifie « être gay à 40 ans ») et son petit ami tout juste trente ans. Ils habitent ensemble et Sonny tient le salon de coiffure qu’ils ont acheté. Personne ne sait qu’ils sortent ensemble, personne ne sait même que Sing est homo. Il l’a toujours caché à sa famille, à ses amis et à son travail (il est conseiller conjugal). Jusqu’à présent, tout allait bien, mais A queer story commence quand ils se sont séparés. Sing est en smoking et s’apprête à se marier.
Face caméra, les deux amants s’expliquent, à la manière d’une confession. Sonny commence, entouré de ses peluches, avec ses manières légèrement féminines. Il raconte qu’il aime les hommes plus âgés et qu’il apprécie la moustache de Sing. Il l’appelle Moustachio. Il est fidèle mais se fait draguer au salon par Carl (Alfred Cheung) qui lui offre des cadeaux et lui promet de faire de lui une star de la cantopop. Sing n’en croit rien, les chanteurs de cette génération sont des ados (et George Lam en sait quelque chose, lui qui a été l’un des chanteurs les plus populaires de Hong Kong avant l’arrivée massive de ces jeunes vedettes). Carl laissera tomber Sonny quand il comprend qu’il ne pourra pas coucher avec lui.
Autant Sonny est ouvertement gay, autant Sing ne dit rien. Son amie d’enfance Chuen (Christine Ng) attend qu’il lui dise qu’il est homo. Il ne le fera jamais, mais un jour, après une dispute avec Sonny, il va la demander en mariage. Il se sent désormais seul et sa vieille amie s’appétait à émigrer au Canada (le film a été tourné quelques mois avant la rétrocession). De la même manière, Sing doit conseiller une épouse qui est trompé par son mari qui a trouvé un amant de Chine populaire. Il aimerait pouvoir prendre parti quand les insultes fusent à l’égard du mari homo, mais il n’y arrive pas, il se cache, il vit dans un déni de sa sexualité. Sur ce plan, le film prend parti et clame tout haut qu’il faut vivre comme on est. Les personnalités si opposées entre Sing et Sonny sont exemplaires pour montrer le fossé entre les générations.
De nombreux sujets sont brassé, peut-être trop, comme s’il fallait enfin faire un film sur les homos de Hong Kong sans tomber dans le dolorisme souvent présent. Le film se différencie de ce point de vue des amours contrariées vues dans de nombreux films ou du travestissement sans finesse de He’s a woman she’s a man, et je ne parle pas du comique scabreux si présent dans le cinéma de Hong Kong Le film évoque surtout le rejet des homos par leur famille (l’une des raisons données par Sing pour ne pas en parler). On le voit encore plus clairement avec le personnage de l’amie de Sing, mère de famille dont le fils la rejette. Plus encore avec l’histoire de KK (Francis Ng) dont le compagnon meurt du SIDA. Sa belle famille refuse qu’il assiste aux funérailles.
A queer story se présente donc comme un film juste et convaincant. Il parvient à émouvoir dans deux belles scènes. La première est celle des funérailles où KK, poussé par un Sonny en colère contre le refus de la famille et l’absence de réaction de Sing, verse une larme en silence. La deuxième est celle où le père de Sing entend enfin ce que son fils a à lui dire et qu’il esquisse un sourire dans le taxi qui le ramène. Ces moments émouvants arrivent après certains moments comiques qui sont surtout dus au personnage de Sonny, jeune chien fou au milieu des conventions et qui les brise les unes après les autres. C’est à l’image de ce film qui a ouvert la voie à une vision plus réaliste des homos et lesbiennes de Hong Kong. Il faut cependant signaler qu'aucun bisou ne sera échangé entre les deux hommes. Il faudra attendre Happy together pour ça.
A queer story (基佬40, Hong Kong, 1996) Un film de Shu Kei avec George Lam, Jordan Chan, Christine Ng, Meg Lam, Francis Ng, Fredric Mao, Siu Chung-kwan, Shu Qi, Kristy Yeung, Alfred Cheung.
mercredi 2 mars 2011
Horror hotline... Big head monster

vendredi 15 janvier 2010
Portland Street Blues
Sandra Ng fume sa cigarette, entourée de jeunes femmes court vêtues qui apparaissent comme ses maîtresses et qui constituent sa cour. Sandra Ng a les cheveux courts avec une légère banane sur le dessus. Elle est habillée en costume noir et porte une cravate. Elle s’habille comme un homme et dirige son quartier comme un parrain de triade. Sandra Ng est la 13ème sœur et contrôle Portland Street, rue dévouée entre autres à la prostitution. Et quand une de ses filles fait un écart, la 13ème sœur n’a pas d’état d’âme. Elle la fait battre par ses femmes de main prouvant qu’elle est impitoyable. Portland Street blues est l’histoire de la 13ème sœur.
Le cœur du récit du film est constitué d’un long flash-back que la 13ème sœur raconte à un homme qui ne connait pas son parcours. Portland Street blues est une suite officielle de la série des Young and dangerous produite par Wong Jing, série qui a tant de succès à Hong Kong que la production décide de mettre ce personnage au premier plan et de raconter son passé et les raisons qui l’ont menés jusqu’au sommet. Si le personnage qu’incarne Sandra Ng avec force et justesses est intéressant, c’est que les personnages féminins de chefs de triade sont rares. Qui plus est, la 13ème sœur est lesbienne. Cela est montré comme un fait et non comme un handicap, or on sait que l’homosexualité dans le cinéma cantonais est régulièrement montrée comme une curiosité.
On retrouve Sandra Ng en lycéenne avec son amie Yun (Kristy Yeung) en train de faire les 400 coups. Elle n’est pas encore la 13ème sœur, elle est seulement Tsui Siu-siu, un nom mignon, pas celui d’un future chef de triade. Leur premier coup fumant est d’escroquer leur prof d’anglais en l’appâtant dans une chambre d’hôtel où il pourrait baiser Yun. Mais les filles, après lui avoir pris son argent, appellent la police. Elles se disent que gagner de l’argent aussi facilement, c’est agréable et envisagent de continuer dans cette voie avec un plus gros poisson. Ce sera Frère SOB, un homme des triades, grand amateur de femmes. Elles le rencontrent lors d’un combat de boxe qui oppose Coke (Alex Fong Chun-sun) et un Thaïlandais. Coke n’est pas donné gagnant mais Tat (Ng Man-tat) le père de Siu-siu parie sur lui et gagne gros.
Coke représente la force et la beauté incarnée. Et la liberté également. Les deux filles vont tomber amoureuses de lui. Elles se font prendre en photo avec lui torse nu. La rivalité s’installe entre les filles et Siu-siu devient jalouse de Yun et se persuade qu’elle a couché avec lui. Tout s’enchaîne dès lors. Tat doit de l’argent à SOB et ce dernier lui vole un ticket gagnant au loto. Siu-siu retente avec Yun le coup du prof d’anglais sur SOB, mais il n’est pas né de la dernière pluie et veut tuer Siu-siu. Il est arrêté dans son geste par Kei (Shu Qi), une jeune toxico à qui il doit beaucoup. Elle se fait appeler Scarface à cause d’une large cicatrice sur le visage.
Scarface raconte son histoire dans un nouveau flashback. Sa vie est misérable. Elle est tombée amoureuse d’un jeune flic James (Jimmy Wong) qui va la mener en bateau. Enceinte, il va la rejeter. Les deux filles se lient et Siu-siu va tuer James. Puis, c’est la fuite en Chine avec Coke où ils travaillent dans un garage automobile. Siu-siu commence à l’aimer profondément mais ne couche pas avec lui. Elle ne pense qu’à Yun qui lui manque. Quand il s’enfuie sans dire un mot, elle rentre à Hong Kong. Elle revient aux affaires et parvient à tuer un homme. Comme récompense, elle reçoit Portland Street et deviendra la 13ème sœur.
Le scénario de Portland Street blues est somme toute classique d’un film de triade où l’honneur et la loyauté sont les maîtres mots. On ne rencontre jamais un seul flic pendant tout le récit qui nous plonge au cœur de la faune mafieuse. Le film abuse parfois de ralentis dans les scènes de violence et de meurtre. Mais ce qui plait dans le film sont les personnages de la 13ème sœur et de Coke. Alex Fong Chun-sun joue de sa grande beauté et reste taciturne pendant tout le film. C’est un homme calme et posé qui contraste avec le caractère éruptif du personnage de Sandra Ng. Mais il va inspirer la jeune femme qui deviendra comme lui quand elle parviendra au sommet. Leurs retrouvailles à Hong Kong sont l’objet de quelques explications sur leurs rapports mutuels dans une ville nocturne.
L’attrait majeur de Portland Street blues est évidemment Sandra Ng. L’actrice, jusque là cantonnée à des seconds rôles dans des comédies non-sensiques avec Stephen Chow notamment, explose. Elle montre toutes les facettes de son jeu dans des scènes pas faciles. Elle se met en danger en jouant une lesbienne sans caricature. Elle montre les clichés de la lesbienne masculine telle que les hommes l’imaginent. C’est là l’un des grands intérêts du film. Elle parvient à rendre sensible Coke, le boxeur, et leur amitié amoureuse est extrêmement touchante. Ce qui, au milieu d’un film de triade violent, est d’une grande rareté.
Portland Street blues (古惑仔情義篇之洪興十三妹, Hong Kong, 1998) Un film de Yip Wai-man avec Sandra Ng, Kristy Yeung, Alex Fong Chun-sun, Ng Man-tat, Shu Qi, Ken Lo, John Ching, Francis Ng, Ekin Cheng, Jimmy Wong.
mercredi 6 janvier 2010
The Mission
Il faut protéger Lung (Eddy Ko) qui a manqué de se faire assassiner au restaurant. Lung ne sait pas qui lui en veut mais il sait comment se défendre. Il va demander à son frère Frank (Simon Yam) d’appeler Curtis (Anthony Wong) et d’autres hommes pour qu’ils deviennent ses gardes du corps. Curtis est connu sous le nom du « diable », c’est un homme impitoyable. Les autres gardes du corps seront Roy (Francis Ng) qui tient une boîte de nuit et porte des chemises hawaiennes. Shin (Jackie Lui), le plus jeune qui rêve d’enfin entrer dans une triade. Mike (Roy Cheung), cheveux blonds qui fait le larbin dans une boite de nuit. Et le dernier est James (Lam Suet) qui passe son temps à fumer et à manger des pistaches. Lung va discuter avec l’oncle Cheung (Wong Tin-lam) pour s’assurer de son soutien, mais le vieux parrain veut se retirer des affaires.
Les cinq mercenaires changent de fringues, s’habillent en costumes genre Hugo Boss, chemise à pelles à tartes. Ils vont habiter dans la maison de Lung. Et ils vont surtout devoir apprendre à se connaître (un petit peu) et à cohabiter (beaucoup). C’est qu’ils ne parlent pas vraiment entre eux les bougres. Sauf pour se faire quelques reproches. Ils leur arrivent de se taper dessus. Roy fout une grosse branlée à Curtis quand celui-ci l’a abandonné dans une ruelle après une fusillade. Ils ont beau être là, on en veut encore à Lung et les ennemis frappent au fusil à lunettes du haut d’un immeuble. Ou ils provoquent une embuscade dans un grand magasin. Mais ils s’en sortent toujours et rentrent sains et sauf dans la villa clinquante de Lung dans l’attente d’une nouvelle sortie dangereuse.
Attendre, attendre. C’est la seule chose qu’ils font. Shin fait des blagues. Il met des pétards dans les cigarettes histoire de faire marrer ses camarades et de détendre l’atmosphère. Les cinq hommes sont de caractères très différents, leurs histoires propres sont variées et aucun n’a le même âge. Mais ils vont devenir amis. Ces moments d’attente composent l’armature du récit de The Mission. La recherche de l’ennemi de Lung n’est qu’un macguffin qui sera révélé au bout d’une heure. Johnnie To fait ralentir le temps lors des fusillades, il ne fait donner aucun dialogue à ses personnages. Cela n’avait jamais été fait. Lors d’une fusillade dans n’importe quel film de triade, les personnages se croient toujours obligés de discuter entre eux. Ici, ils restent immobiles et se taisent. Ils essaient de combler leur ennui par des âneries et Johnnie To ne filme que les pics du récit (fusillades) et les creux (l’attente) le tout avec une musique bontempi lancinante qui reste dans la tête longtemps après le film.
Et les femmes dans tout ça ? Elles sont bien absentes. Sauf Madame Lung (Elaine Eca Da Silva) qui ne doit pas avoir plus de trois lignes de dialogues dans tout le film. Dans une facétie scénaristique à la Psychose, cet unique personnage féminin deviendra le centre du film dans sa dernière partie. C’est alors l’amitié naissante entre les cinq gardes du corps qui l’enjeu du film. Un événement va mettre à rude épreuve leurs rapports. The Mission est alors un film sec et tendu, subtilement mis en scène dans les regards entre les hommes, dans leurs postures et sans fioriture. Certes, c’est un film un peu lent surtout en comparaison de Running out of time qui est sorti juste avant. C’est en tout cas le tout premier film de Johnnie To à sortir dans les salles françaises, deux ans après sa sortie à Hong Kong, certes. The Mission a cependant été l’arbre qui cachait la forêt Johnnie To et Milkyway Image en faisant croire qu’il n’était qu’un bon réalisateur de polar. Et encore aujourd’hui, chez certains cancres de la critique ce simplisme du cinéaste auteur persiste. En dépit des films qu’il a pu réaliser avant ou depuis.
The Mission (鎗火, Hong Kong, 1999) Un film de Johnnie To avec Anthony Wong, Francis Ng, Roy Cheung, Jackie Lui, Lam Suet, Simon Yam, Wong Tin-lam, Eddy Ko, Elaine Eca Da Silva, Keiji Sato, Ai Wai, Yau Man-shing, Cub Chin, Hung Yick-tin, Jerome Fung.
mardi 29 décembre 2009
Laughing Gor Turning point
Lors de la présentation cannoise de Vengeance de Johnnie To, on avait pu voir Anthony Wong coiffé d’une coupe punk, une crête noire sur la tête. L’acteur ne suivait pas une mode quelconque mais arborait son look pour l’un des rôles principaux de Laughing Gor Turning point, en l’occurrence celui du frère N°Un. Encore un film de triades. Et oui, encore un, mais tourné en vitesse par Herman Yau et produit par la Shaw Brothers pour la télévision. Laughing Gor Turning point est comme un pilote de luxe pour mettre en place un personnage récurrent.
Frère Laughing (Michael Tse) est au centre de toutes les discussions des chefs de clan qui sont Frère Un, Zatoi (Francis Ng) et Master Ford (Eric Tsang) qui se réunissent dans un hangar désaffecté. Ces rencontres scandent le film et en forment l’attrait majeur. C’est là que va se décider la suite du récit. La Caméra tourne autour des ces trois personnages qui se détestent mais qui sont obligés de s’entendre. Francis Ng n’est pas exempt de particularité capilaire. Il porte une queue de cheval. Il est vêtu d’un haut de survêt’ sans manche ouvert sur son torse. Eric Tsang, qui préside les réunions, porte un vieux marcel blanc remonté jusqu’au nombril. Il se caresse son ventre rebondi en mangeant.
Mais c’est le personnage de Brother One qui intrigue le plus. Anthony Wong campe un personnage obscur et énigmatique dont le passé est révélé tout au long du récit. Son look change à chaque scène, il se gothise de plus en plus. Ses yeux sont maquillés, ses lèvres aussi. Il prend une apparence féminine, se transexualise, porte des vêtements extravagants. Sa transformation est étonnante et cadre avec le récit du film où il est question de flic infiltré dans les triades (pas très original comme sujet). Mais la manière de Herman Yau l’est beaucoup plus. Brother One est toujours accompagné d’une femme, son avocate à qui il tient la main. Le visage d’Anthony Wong ne laisse passer aucune émotion.
C’est pourtant Laughing Gor qui est censé être le personnage central. Suite à une opération ratée, Laughing doit fuir. Il est arrêté. Les trois chefs sont persuadés qu’il va tout balancer aux flics. Ils décident de l’éliminer, mais il s’avère un redoutable résistant. Cela donne d’ailleurs une scène d’une grande violence où les trois chefs font leur réunion habituelle tandis que des hommes de main frappent à coups de base-ball ceux qui ont échoué à trouver Laughing. Les hommes qui sont battus sont enfermés, en slip, dans un grand sac plastique les mains liées. Le film suit l’ascension de Laughing dans le clan après son éventuelle déchéance.
Rien de bien neuf dans ce court film de Herman Yau, si ce n’est le plaisir de voir certains des meilleurs acteurs de Hong Kong. Le scénario regorge de rebondissements et trahisons propres à ce genre de film. Michael Tse, l’interprète de Laughing, est un peu fade, ce qui correspond finalement à son rôle. L’image est un peu plate, sans doute due à son caractère télévisuel. Mais Laughing Gor Turning point est pourtant l’un des succès surprises au box office, ce qui laisse entendre qu’il y aurait bientôt une suite.
Laughing Gor Turning point (LAUGHING GOR 之變節, Hong Kong, 2009) Un film de Herman Yau avec Michael Tse, Anthony Wong, Francis Ng, Wong Yat-wa, Fala Chen, Eric Tsang, Yuen Biao, Lee Ka-ding, Tsui Chung-sun, Ron Ng, Samuel Chan, Wayne Lai, Kenny Wong, Johnson Lee, Ngo Ka-nin, Edwin Siu, Tracy Ip, Anna Yau.
mardi 17 novembre 2009
Flying shadow (Tracing shadow)
dimanche 25 octobre 2009
All's well end's well 97









