lundi 26 mai 2014
Once upon a time in Shanghai
jeudi 17 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) That demon within
jeudi 16 janvier 2014
Sorties à Hong Kong (janvier 2014) Once upon a time in Shanghai
vendredi 3 janvier 2014
Unbeatable
jeudi 2 janvier 2014
Sorties à Hong Kong (janvier 2014) As the light goes out
vendredi 18 octobre 2013
Sorties à Hong Kong (octobre 2013) Special ID
jeudi 15 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Unbeatable
jeudi 14 mars 2013
Cold war
jeudi 8 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
jeudi 23 août 2012
Sorties à Hong Kong (août 2012)
lundi 9 juillet 2012
Le Dernier royaume
dimanche 17 juin 2012
The Viral factor
samedi 21 janvier 2012
Sorties à Hong Kong (janvier 2012)
jeudi 8 décembre 2011
Sorties à Hong Kong (décembre 2011)
dimanche 6 novembre 2011
The Lost Bladesman

jeudi 13 octobre 2011
Sorties à Hong Kong (octobre 2011)
jeudi 28 avril 2011
Sorties à Hong Kong (avril 2011)
mardi 15 mars 2011
True legend

samedi 5 février 2011
Looking for Mister Perfect

Grace (Shu Qi) est policière. Après une enquête difficile, elle est sujette à des cauchemars qui la perturbent. Avec son amie Joey (Isabel Chan), mannequin de son état, elle part en Malaisie prendre quelques jours de vacances où un photoshoot est prévu. Vacances, j’oublie tout sauf quand un criminel décide de faire de ce coin paradisiaque le lieu où il doit acheter des plans militaires ultra secret. C’est Chan (Lam Suet), l’agent libidineux de Joey qui doit amener à Poon (Simon Yam) les plans. Ce qu’il ne faut pas se demander est pourquoi un agent de mannequins a ces secrets, sinon on ne profite pas de cette comédie enlevée.
Evidemment, rien ne va se passer comme prévu. D’abord parce que Crab (Chapman To), un indic de Grace est aussi dans l’hôtel (pourquoi ? faut pas demander !) et qu’il a entendu que les plans seront échangés contre cinq millions de dollars. Il veut s’emparer de l’argent. Crab va s’emparer de la valisette mais ce n’est pas l’argent qui est dedans mais les plans, ce qui n’intéresse pas le petit voleur. Seulement voilà, Poon n’est pas un homme qui se laisse mener par le bout du nez et chercher à récupérer son bien.
Dans la chambre voisine de Joey et Grace, deux flics de Hong Kong espionnent les demoiselles. Teddy alias N°1 (Hui Siu-hung) et Alex alias N°2 (Andy On) sont persuadés que les filles sont complices de Poon. N°1 ordonne à N°2 d’aller flirter avec Grace ce qui rend fous de jalousie deux hommes qui tentent depuis des mois de la séduire et qui l’ont suivie. Vincent (Raymond Wong Ho-yin) et Ken (Godfrey Ngai) s’affrontent à coups de cadeaux à Grace et de phrases assassines entre eux. Pour le grand bonheur du spectateur, chaque personnage ignore ce qu’il vient faire dans cette histoire où les plans secrets ne sont qu’un MacGuffin qui fonctionne à merveille.
Ce qui compte dans Looking for Mister Perfect, ce sont les personnages hauts en couleur et les situations pleines de quiproquos. Le tout filmé par un Ringo Lam en grande forme qui fait de son film une variation de dessin animé avec ses petits gimmicks sonores, ses situations abracadabrantes qui se retournent contre les personnages et une romance aussi improbable que possible. Et pourtant ça marche, on rit souvent aux facéties des personnages et au ridicule de certaines situations qui sont assumés par le réalisateur.
Shu Qi est évidemment très bien dans son personnage de gentille fille débordée par les événements mais qui n’hésite pas à donner du coup de pied quand on l’embête. Son duo avec Chapman To est sur le mode du je t’aime moi non plus. Crab se met dans des situations qu’il ne peut pas assumer et cela dès le début du film. Il est un personnage de garçon lourdingue qui manque de toujours tout faire rater. Il s’incruste dans la chambre de Grace et Joey pour se protéger et Grace prend un malin plaisir à le « torturer », à lui demander de se taire et à le gronder comme un petit garçon, d’autant que sa copine Tina (Cody Lee) n’en manque pas une non plus.
On passera plus rapidement sur James (Nelson Cheung), le photographe gay jaloux que son petit ami Richard (le costaud David Wu) ne drague Joey. Le duo Raymond Wong Ho-yin et Godfrey Nagi, toujours à côté de leurs pompes est bien plus amusant comme celui de Hui Siu-hung et Andy On, le jeune flic mignon et le vieux flic dégarni qui ne cessent de s’humilier mutuellement. Le personnage de Lam Suet est dans un registre ingrat d’homme obsédé sexuel qui drague de manière très lourde Joey qui le fait marcher. L’épouse de Lam Suet (Crystal Tin) est toujours là pour lui rappeler qu’il est marié.
C’est Simon Yam dans son personnage de Poon, le mafieux qui veut acheter les plans qui offre le plus beau spectacle comique du film. Il arrive toujours avec ses deux stupides hommes de main et sa copine (Ruby Wong). Tous les quatre ne communiquent qu’en claquant des doigts, ce qui fait que parfois les deux molosses ne comprennent plus rien. Simon Yam est affublé de fringues d’un kitsch absolu mais il pense être à la pointe de la mode (pantalon vert, débardeur rose par exemple) et qui se met, de manière incongrue, à se lancer dans des pas de danse. C’est un personnage très bédé, haut en couleurs, très à l’opposé de ses rôles dans les films de Johnnie To. C’est un film assez bête mais très amusant.
Looking for Mister Perfect (奇逢敵手, Hong Kong, 2001) Un film de Ringo Lam avec Shu Qi, Isabel Chan, Andy On, Hui Siu-hung, Simon Yam, Ruby Wong, Lam Suet, Chapman To, Raymond Wong Ho-yin, Godfrey Ngai, David Wu, Wayne Lai, Nelson Cheung, Crystal Tin, Cody Lee.
mardi 1 juin 2010
Crossing Hennessy
Hennessy Road est une rue commerçante de New Kowloon et tous les matins, Loy (Jacky Cheung) a bien du mal à se lever pour aller travailler au magasin d’électroménager que tient sa mère, Madame Chiang (Paw Hee-ching). Loy dort à poing fermé quand le réveil sonne, toujours trop fort et le surprend dans ses rêves où il est avec son père décédé (Lowell Lo, que l’on n’avait pas vu depuis longtemps) qui lui prodigue de bons conseils pour sa vie de nonchalant velléitaire. Ces courtes scènes de rêves où l’image est déformée et flottante ponctue le film, scènes immédiatement suivies d’un réveil brutal de Loy apportant un soupçon de comédie.
Loy vit avec sa tante (Mimi Chu) qui lui prépare de bons petits plats même quand il n’a pas d’appétit, même quand il n’a pas envie de manger. La tante prépare aussi la cuisine pour tout le personnel du magasin de Madame Chaing, sa sœur. Dans cette boutique où les clients ne sont pas nombreux, surtout pendant l’heure de la pause déjeuner, l’Oncle Ching (Danny Lee) vient souvent rendre visite à Madame Chiang. Ils sont amants platoniques et elle est jalouse de Jo Jo, le petit chien qui accompagne dans tous ses gestes Ching. Elle pense qu’il se préoccupe plus du toutou, qui mange à même son bol, que d’elle. Ce qui a le don de la mettre dans une des colères noires.
Loy est célibataire. Ou plutôt, malgré ses quarante ans bien sonnés, il ne s’est toujours pas remis de la rupture d’avec Mina Siu (Maggie Cheung Ho-yee, pas celle de Wong Kar-wai), qui est devenue photographe et dont les affaires marchent bien. Mais, ils restent amis. Deux commerçants voisins hébergent leur nièce Oi Lin (Tang Wei) et Madame Chiang s’est mise dans la tête qu’elle pourrait épouser Loy. Seulement voilà, Oi Lin a un petit ami Xu (Andy On), petite frappe qui purge une courte peine de prison pour agression. Loy et Oi Lin sont prévenus des intentions maritales des parents.
Ivy Ho concocte une comédie douce-amère sur la solitude d’un homme qui ne veut plus avancer. Il est coincé dans cette rue d’Hennessy n’arrive même plus à dire à une jeune fille qu’il pourrait l’aimer. Loy est sans doute un faible, en comparaison de sa mère, c’est certain. Elle contrôle tout : elle dirige son magasin d’une main de fer, elle voudrait que Ching se débarrasse de son petit chien, elle oblige sa sœur à faire à manger pour tout le monde. Et elle a le pouvoir sur son fils. Une scène à ce titre est formidable. Madame Chiang est persuadé que Ching a une aventure avec sa sœur. Elle en fait une attaque. A l’hôpital où Loy lui donne la béquée, Ching arrive. Elle se cache sous le drap. Il pense qu’il lui en veut toujours. Mais non, elle refuse qu’il la voie sans maquillage, à nu, faible.
Loy est faible comparé à Xu. Andy On apparait tout en muscle face à Oi Lin, toute frêle. Il sort de prison et les deux jeunes amoureux se retrouvent. Mais le travail de séduction en sourdine de Loy a eu un effet sur Oi Lin. Ils ne couchent pas ensemble mais vont voir des expos, boire un café, se promener (on se promène beaucoup dans Crossing Hennessy, sans pour autant toujours bavarder – une des forces du film). Xu est jaloux, maladivement. Il décide de casser la gueule de Loy qui ne se défend pas beaucoup, mais une simple phrase va faire comprendre à Xu que Oi Lin lui est perdue, qu’elle a traversée la rue pour être avec Loy.
Ivy Ho filme avec délicatesse et subtilité les rapports entre les personnages. Elle évite l’écueil du lyrisme (peu de musique) comme elle ne tombe pas dans le piège du romantisme béat. Ce genre de film est très rare à Hong Kong, on se croirait dans un film indépendant américain réussi, mettons un film de Woody Allen où la mère juive aurait été remplacée par Madame Chiang. Les interprètes sont pour beaucoup dans la réussite de Crossing Hennessy. Je ne pensais plus que Jacky Cheung, comme Danny Lee d’ailleurs, pouvaient être sobres. Derek Tsang fait une courte apparition en médecin, Ekin Cheng en dentiste et Maggie Siu en officier de mariage. Et les deux actrices Paw Hee-ching, en mère abusive, et Mimi Chu, en tante désabusée, sont formidables.
Crossing Hennessy (月滿軒尼詩, Hong Kong, 2010) Un film de Ivy Ho avec Jacky Cheung, Tang Wei, Paw Hee-ching, Maggie Cheung Ho-yee, Andy On, Danny Lee, Mimi Chu, Lowell Lo, Gill Mohindepaul Singh, Kwok Fung, Margaret Cheung, Lam Wai, Wu Man-fei, Derek Tsang, Ekin Cheng, Maggie Siu.
sur la photo : Jacky Cheung et Mimi Chu.






















