jeudi 19 décembre 2013
Sorties à Hong Kong (décembre 2013) Firestorm
samedi 9 novembre 2013
Three against the world
lundi 7 octobre 2013
Blind detective
lundi 29 juillet 2013
Don't fool me
Don't fool me (中環英雄, Hong Kong, 1991) Un film de Herman Yau avec Andy Lau, Tony Leung Chiu-wai, Teresa Mo, Fennie Yuen, Michael Chan, Shing Fui-on, Anthony Wong, Charine Chan, Wong Yat-san, Jeffrey Lam, Chow Mei-yan, Lee Hoi-sang, Wong Chi-keung, Bruce Law.
jeudi 4 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) Blind detective
mercredi 12 juin 2013
Sorties à Hong Kong (juin 2013) Switch
mercredi 8 mai 2013
Sortie en France d'Une vie simple d'Ann Hui
samedi 6 avril 2013
Nos années sauvages
jeudi 14 mars 2013
Cold war
lundi 26 novembre 2012
The Conman
jeudi 8 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
samedi 7 juillet 2012
Une vie simple
dimanche 25 mars 2012
Cat and mouse

Tout le monde s’ennuie à la cour de l’empereur. Et en premier lieu, le sabreur Zhan (Andy Lau), bras droit du juge impérial Bao (Anthony Wong). Aucune plainte, aucun procès, aucun jugement. Et pourtant, Zhan a bien quelques soupçons sur des magistrats corrompus. Le seul acte qu’il a le droit de faire est de découper avec son sabre la peau du rhinocéros apporté par une vieille femme à moitié folle. L’ennui va pousser Zhan à prendre quelques jours de repos. Incognito, il découvre qu’il se fait brocarder par un homme Chan (Wong Yat-fei) qui se vante d’exploits jamais accomplis contre lui. Frère Bai (Cecilia Cheung) lui rabat le claquet, sous le regard intrigué de Zhan, qui se demande qui est cet homme.
Bai n’est bien sûr pas un homme puisque c’est la belle Cecilia Cheung qui le joue. Mais elle est, sans habileté, déguisée avec une fine moustache et un brin de barbe, histoire de parodier certains wu xia pian où les actrices se faisaient passer pour des hommes (L’Hirondelle d’or par exemple). Variation de Robin des Bois, Bai est à la tête d’une bande de joyeux lurons, appelée les Cinq Souris, dans laquelle on reconnait Chapman To et Lam Tze-chung, inventeurs d’armes plus redoutables les unes que les autres. Cat and mouse joue sur les anachronismes : les deux hommes fabriquent un bazooka, Bai salue les gens comme un rappeur. La bande est engagée par Pang (Ng Yuet), un homme riche mais corrompu, pour supprimer Bao qui risque de mettre le nez dans ses affaires.
Si Bai est la souris, Zhan est le chat. Par un malheureux concours de circonstance, il se retrouve à devoir être le gardien du gros chat de l’impératrice, une amie proche de Pang. Un jeu du chat et de la souris va s’engager entre eux deux. Cela ravit les deux personnages qui vont avoir un peu d’action et devoir choisir leur camp. Bai doit supprimer le patron de Zhan mais elle succombe au charme du sabreur. Seulement voilà, il a été fiancé à la Hua (Li Bing-bing), la sœur adoptive du prince royal (Guo Dong-ling). Or, ce dernier complote contre l’empereur (Cheung Tat-ming). Les complots s’accumulent, les histoires d’amour se compliquent. Zhan réussit grâce à son charme à retourner la situation et à mettre de son côté les bande des Cinq Souris et là, il découvre que Bai est une femme.
Cat and mouse provoque parfois le sourire. Cheung Tat-ming, dans son rôle d’empereur, est dans un registre de grand naïf qui ne se rend jamais compte que tout le monde abuse de sa gentillesse, surtout l’impératrice parfaite en sale chipie. Chapman To et Lam Tze-chung explorent le burlesque des gags visuels. Leur comique est balourd : grimaces et voix forte devant les ratages qu’ils causent dans leurs actions et leurs inventions. Le personnage d’Anthony Wong repose sur la parodie du vieux sage, il caresse sa longue barbe et s’exprime comme dans un film classique, en articulant en exagérant beaucoup. L’acteur joue sur la lenteur en total contre-courant des autres interprètes, ce qui augmente sa puissance comique. C’est toujours agréable de rire mais tout cela semble avoir déjà été fait des dizaines de fois. Comme à la cour, on s'ennuie un peu. Sinon, je n’oublie pas de préciser que Cecilia Cheung se bat au sabre. Là, ce sont de bons moments.
Cat and Mouse (老鼠愛上貓, Hong Kong, 2003) Un film de Gordon Chan avec Cecilia Cheung, Andy Lau, Anthony Wong, Cheung Tat-ming, Li Bing-bing, Ng Yuet, Wong Yat-fei, Ronnie Cheung, Chapman To, Lam Tze-chung, Xie Jia-qi, Miao Hai-zhong, Cheung Wing-hong, Cui Lin, Gao Lei, Wen Yang, Cheung Kwok-yan, Guo Dong-lin.
vendredi 9 mars 2012
Sorties à Hong Kong (mars 2012)
mercredi 29 février 2012
Shaolin

lundi 2 janvier 2012
Tricky brains

Wong Jing n’a pas découvert Stephen Chow, mais il lui a permis de s’exprimer pleinement, d’une certaine manière, le cinéaste l’a sublimé dans ce début des années 1990. Tricky brains est l’exemple le plus typique du mode comique de l’acteur où le scénario n’a plus aucune importance et où seuls les gags comptent. C’en est d’ailleurs fascinant. C’était une période bénie pour Stephen Chow qui est devenu le roi du box office en 1990 (et cela a duré cinq ans). Il jouait dans cette période dans près d’une dizaine de films par an, dont aucun n’est vraiment bon, mais cela le poussera à expérimenter beaucoup et à l’encourager à passer à la réalisation, à moins tourner, à se faire rare depuis dix ans (seulement trois films en incluant Shaolin soccer).
Le scénario est très simple : Jing Koo (Stephen Chow) est un détective privé embauché par Macky (Waise Lee) pour mettre au point un piège. La fiancée de Macky, la belle Lucy Ching (Rosamund Kwan) travaille incognito dans l’entreprise de son père M. Ching (Baau Hon-lam), un riche homme d’affaires. Un simple employé de la boite, Chi Man-kit (Andy Lau), qui ignore tout d’elle, cherche à la séduire et elle répond à ses timides avances, sous l’œil de Banana (Chingmy Yau), la meilleure amie de Lucy. Jing Koo doit se faire passer pour le frère de Kit, disparu depuis des années, et va s’incruster dans leur appartement, où Kit habite avec son père Yan Chi (Ng Man-tat). La stratégie de déstabilisation peut commencer. L’important dans Tricky brains n’est pas ce qui arrivera aux personnages (qu’on se rassure, le couple sera réuni et s’aimera), mais les gags des acteurs.
Les toilettes. Dans la séquence d’ouverture, Shing Fui-on s’assoit sur des toilettes et Stephen Chow l’enferme dans une cage pour qu’il y soit prisonnier, puis, les toilettes partent dans une galerie marchande où les clients se moquent de Shing Fui-on. Dans l’entreprise de Ching, Stephen Chow est envoyé aux chiottes par un collègue (interprété par Wong Jing). Sur la porte, il est écrit Ladies (il ne semble pas parler anglais), et Wong Jing affirme que ce sont des toilettes pour hommes. Ce dernier fait le pari avec ses collègues que Koo ressortira des toilettes tabassé par Liu Fan, une actrice au physique corpulent présentée comme peu commode. Stephen Chow s’en sortira en se faisant passer pour mort ( !) et humilera Wong Jing tandis que son père « adoptif » récupérera l’argent des paris.
Les vêtements. Les habits déchirés, c’est toujours rigolo. Andy Lau et Ng Man-tat auront leurs chemises mises en lambeaux dans une boite de nuit quand ils se battent contre un gros balaise. Stephen Chow arrive, pour son premier jour de travail, dans le costume du God of gambling, sur le son de la musique du film. Plus tard, toujours dans ce costume chic mais porté de travers à la manière d’un moine, il chantera un air d’opéra avec Andy Lau et Ng Man-tat au lieu de se parler comme tout le monde (l’un des moments les plus drôles). Ng Man-tat et Stephen Chow font de la gym tonique en survet fluo flashy. L’un des gags récurrents est aussi qu’aucun des deux ne supportent d’entendre le mot « père » et sont pris d’un tic qui fait onduler leur corps. Stephen Chow ira en boite de nuit en combinaison moulante où est écrit I Am Married. Avec Andy Lau, il fait un combat de vêtement et doivent retirer leur slip (dix ans avant le défi défilé de Zoolander). Et finalement, Ng Man-tat sera déguisé en bonne femme.
L’ambivalence sexuelle. Plusieurs fois dans le film, le personnage de Stephen Chow se présente comme gay, sans que cela soit vraiment justifié, mais c’est un des ressorts comiques récurrents de ses films de cette époque. Il tente de faire rire avec le Sida qu’il affirme avoir et qui est censé dégoûter les gens autour de lui, notamment Chingmy Yau avec qui il pourrait avoir une aventure. Stephen Chow achète des pilules de sensualité pour la refourguer à Andy Lau qui a bien du mal à dire à Rosamund Kwan qu’il l’aime. Tout cela se passe dans un cinéma où Andy Lau veut embrasser tout le monde et ploter les filles autour de lui. Finalement, les deux hommes s’embrasseront sur la bouche. Il y a encore de nombreux autres gags (la langue de Stephen Chow, les jeux de mots, les acteurs hurlent régulièrement, l’humiliation des personnages) qui donnent un film très lourd, souvent hilarant et typique du style primitif pas encore dompté de Stephen Chow.
Tricky brains (整蠱專家, Hong Kong, 1991) Un film de Wong Jing avec Stephen Chow, Andy Lau, Rosamund Kwan, Chingmy Yau, Ng Man-tat, Waise Lee, Wong Jing, Baau Hon-lam, John Ching Tung, Chan Man-na, Shing Fui-on, Yu Miu-lin, Liu Fan, Charlie Cho, Jo Jo Ngan, Benz Kong, Bill Lung.
mardi 6 décembre 2011
Infernal affairs III

lundi 17 octobre 2011
Lee Rock + Lee Rock II

En quatre heures et deux parties (chaque segment est sorti à un moi de distance en septembre et octobre 1991), Lee Rock retrace la vie de son personnage éponyme depuis 1949 (année où Mao Tsé-toung accède au pouvoir) et le milieu des années 1970. Lee Rock (Andy Lau) est un jeune flic en début de flic. On découvre sa formation (dix ans plus tard Infernal affairs montrera le même genre de scènes, les futurs flics qui s’entrainent en short blanc torse nu, comme si rien n’avait changé). Lee Rock sait à peine lire et écrire mais il est engagé. C’est un gars plutôt gentil. Il est amoureux de Rose, une jeune fille (Chingmy Yau), qui doit cacher sa liaison à ses parents.
Cet amour est fondamental pour la suite du récit. Rose va disparaitre du jour au lendemain. Un incendie détruit la plupart des maisons de misère du quartier dans lequel sa famille habite. Le film met le doigt sur la pauvreté du Hong Kong de cette fin des années 1940, sur les mauvaises conditions de vie et sur la répression par les forces coloniales de ceux qui voudraient aider cette population (la manifestation des communistes). Rose aurait brulé dans l’incendie, mais son corps n’a jamais été retrouvé (contrairement à ceux de ses parents), mais pour Lee Rock, c’est suffisant pour ne plus avoir autant d’espoir dans l’avenir.
Jusqu’à présent, il était honnête mais il va rentrer dans le système. Lors des rondes, il avait remarqué que ses collègues taxaient les commerçants du quartier pour qu’ils puissent conserver leur petit étal. Lee Rock refuse de prendre le moindre pot de vin, mieux il oblige Lardo (Ng Man-tat) le marchand de beignets à accepter son argent. Les deux hommes vont bientôt devenir proches et amis. Lardo défend Lee Rock un jour où il agressé par des membres des triades. Son autre allié sera l’Oncle (Kwan Hoi-san), le chef de police du district dans lequel il bosse. L’Oncle lui fera comprendre que tout n’est pas blanc ni noir mais que pour tenir un quartier aussi bigarré, il faut parfois savoir contourner la stricte loi.
Qui dit alliés, dit ennemis. Celui contre lequel il va devoir se battre pendant vingt ans est le chef de la police de Hong Kong. Non pas qu’au fur et à mesure que Lee Rock accepte les règles de corruption intrinsèques à tout flic, son chef cherche à supprimer les pots de vin, mais au contraire parce que Ngan Tung (Paul Chun) veut régner en maître absolu sur la colonie et tirer le plus d’argent possible. La lutte de pouvoir durera tout le film. Les coups bas, les tentatives d’intimidation, les dossiers compromettants, tout va y passer. Chacun aura son moment de gloire, chacun aura sa période de placard. Mais ce qui est intéressant dans les deux Lee Rock est le calme de la mise en scène dans cette bataille de pouvoir. Une mise en scène de velours pour des hommes de fer.
Et les femmes dans tout ça ? J’ai déjà parlé de Rose, disparue au milieu du premier film. Elle revient pour lancer le deuxième film. Elle est désormais maman d’un garçon de sept ans qui est le fils de Lee Rock. Des années plus tard, Yin, le fils, sera interprété par Aaron Kwok et deviendra l’un des officiers chargés de la lutte contre la corruption de la police. Il s’est engagé dans cette branche de la police par haine pour son père qui a abandonné sa mère. Lee Rock s’est marié, après un jeu du chat et de la souris comique, avec Grace (Cheung Man), la fille d’un chef des triades. Elle était très arrogante lors de leur première rencontre, elle deviendra une mère de famille exemplaire et une épouse aimante. Ce récit linéaire est admirablement tenu, comme l’était celui du Parrain de Hong Kong de Poon Man-kit sorti tout juste six mois auparavant et qui montre la corruption du côté des triades.
Lee Rock (五億探長雷洛傳(雷老虎), Hong Kong, 1991) Un film de Lawrence Ah Mon avec Andy Lau, Cheung Man, Chingmy Yau, Ng Man-tat, Paul Chun, Kwan Hoi-san, Michael Chan, Tam Sin-hung, James Tien, Jimmy Lung, Victor Hon, Lee Siu-kei, Eddy Ko, Wong Yat-fei, Jamie Luk.
Lee Rock II (五億探長雷洛傳II之父子情仇, Hong Kong, 1991) Un film de Lawrence Ah Mon avec Andy Lau, Cheung Man, Chingmy Yau, Aaron Kwok, Ng Man-tat, Paul Chun, Kwan Hoi-san, Michael Chan, James Tien, Victor Hon, Cheung Tat-ming, Hung Yan-yan.


















