jeudi 27 mars 2014
Sorties à Hong Kong (mars 2014) The Second coming
jeudi 28 novembre 2013
Sorties à Hong Kong (novembre 2013) The Constable
mardi 12 novembre 2013
Tales from the dark 1
jeudi 11 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) Tales from the dark 1
mardi 19 juin 2012
Shogun and little kitchen
vendredi 11 mai 2012
I love Hong Kong 2012 + All's well end's well 2012
vendredi 20 janvier 2012
Sorties à Hong Kong (janvier 2012)
I Love Hong Kong 2012 (2012我愛HK喜上加囍, Hong Kong, 2012)
Un film de Wilson Chin avec William So, Zhang Xin-yu, 6 Wing, Natalie Meng, Maggie Siu, Teresa Mo, Denise Ho, Bosco Wong, Lam Yan-tung, Samantha Ko, Eric Tsang, Osman Hung, Christine Kuo, Wu Yao-ming, Stanley Fung, Siu Yam-yam, Mak Cheung-ching, Yuen Siu-cheung, Hui Siu-hung, Jin Gang, Tats Lau, Mimi Chu, Michelle Lo, Eddie Pang, Otto Wong, Eric Tse. 100 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 20 janvier 2012.
mardi 1 juin 2010
Crossing Hennessy
Hennessy Road est une rue commerçante de New Kowloon et tous les matins, Loy (Jacky Cheung) a bien du mal à se lever pour aller travailler au magasin d’électroménager que tient sa mère, Madame Chiang (Paw Hee-ching). Loy dort à poing fermé quand le réveil sonne, toujours trop fort et le surprend dans ses rêves où il est avec son père décédé (Lowell Lo, que l’on n’avait pas vu depuis longtemps) qui lui prodigue de bons conseils pour sa vie de nonchalant velléitaire. Ces courtes scènes de rêves où l’image est déformée et flottante ponctue le film, scènes immédiatement suivies d’un réveil brutal de Loy apportant un soupçon de comédie.
Loy vit avec sa tante (Mimi Chu) qui lui prépare de bons petits plats même quand il n’a pas d’appétit, même quand il n’a pas envie de manger. La tante prépare aussi la cuisine pour tout le personnel du magasin de Madame Chaing, sa sœur. Dans cette boutique où les clients ne sont pas nombreux, surtout pendant l’heure de la pause déjeuner, l’Oncle Ching (Danny Lee) vient souvent rendre visite à Madame Chiang. Ils sont amants platoniques et elle est jalouse de Jo Jo, le petit chien qui accompagne dans tous ses gestes Ching. Elle pense qu’il se préoccupe plus du toutou, qui mange à même son bol, que d’elle. Ce qui a le don de la mettre dans une des colères noires.
Loy est célibataire. Ou plutôt, malgré ses quarante ans bien sonnés, il ne s’est toujours pas remis de la rupture d’avec Mina Siu (Maggie Cheung Ho-yee, pas celle de Wong Kar-wai), qui est devenue photographe et dont les affaires marchent bien. Mais, ils restent amis. Deux commerçants voisins hébergent leur nièce Oi Lin (Tang Wei) et Madame Chiang s’est mise dans la tête qu’elle pourrait épouser Loy. Seulement voilà, Oi Lin a un petit ami Xu (Andy On), petite frappe qui purge une courte peine de prison pour agression. Loy et Oi Lin sont prévenus des intentions maritales des parents.
Ivy Ho concocte une comédie douce-amère sur la solitude d’un homme qui ne veut plus avancer. Il est coincé dans cette rue d’Hennessy n’arrive même plus à dire à une jeune fille qu’il pourrait l’aimer. Loy est sans doute un faible, en comparaison de sa mère, c’est certain. Elle contrôle tout : elle dirige son magasin d’une main de fer, elle voudrait que Ching se débarrasse de son petit chien, elle oblige sa sœur à faire à manger pour tout le monde. Et elle a le pouvoir sur son fils. Une scène à ce titre est formidable. Madame Chiang est persuadé que Ching a une aventure avec sa sœur. Elle en fait une attaque. A l’hôpital où Loy lui donne la béquée, Ching arrive. Elle se cache sous le drap. Il pense qu’il lui en veut toujours. Mais non, elle refuse qu’il la voie sans maquillage, à nu, faible.
Loy est faible comparé à Xu. Andy On apparait tout en muscle face à Oi Lin, toute frêle. Il sort de prison et les deux jeunes amoureux se retrouvent. Mais le travail de séduction en sourdine de Loy a eu un effet sur Oi Lin. Ils ne couchent pas ensemble mais vont voir des expos, boire un café, se promener (on se promène beaucoup dans Crossing Hennessy, sans pour autant toujours bavarder – une des forces du film). Xu est jaloux, maladivement. Il décide de casser la gueule de Loy qui ne se défend pas beaucoup, mais une simple phrase va faire comprendre à Xu que Oi Lin lui est perdue, qu’elle a traversée la rue pour être avec Loy.
Ivy Ho filme avec délicatesse et subtilité les rapports entre les personnages. Elle évite l’écueil du lyrisme (peu de musique) comme elle ne tombe pas dans le piège du romantisme béat. Ce genre de film est très rare à Hong Kong, on se croirait dans un film indépendant américain réussi, mettons un film de Woody Allen où la mère juive aurait été remplacée par Madame Chiang. Les interprètes sont pour beaucoup dans la réussite de Crossing Hennessy. Je ne pensais plus que Jacky Cheung, comme Danny Lee d’ailleurs, pouvaient être sobres. Derek Tsang fait une courte apparition en médecin, Ekin Cheng en dentiste et Maggie Siu en officier de mariage. Et les deux actrices Paw Hee-ching, en mère abusive, et Mimi Chu, en tante désabusée, sont formidables.
Crossing Hennessy (月滿軒尼詩, Hong Kong, 2010) Un film de Ivy Ho avec Jacky Cheung, Tang Wei, Paw Hee-ching, Maggie Cheung Ho-yee, Andy On, Danny Lee, Mimi Chu, Lowell Lo, Gill Mohindepaul Singh, Kwok Fung, Margaret Cheung, Lam Wai, Wu Man-fei, Derek Tsang, Ekin Cheng, Maggie Siu.
sur la photo : Jacky Cheung et Mimi Chu.
mercredi 7 avril 2010
72 tenants of prosperity
-->
jeudi 1 avril 2010
Sorties à Hong Kong (avril 2010)


jeudi 18 mars 2010
Sorties à Hong Kong (mars 2010)
-->
lundi 25 janvier 2010
La Rose noire
La Rose noire est une version des aventures de Black Rose, une sorte de fantômette cantonaise qui allait rendre la justice en justaucorps noir avec son masque. Le cinéma de Hong Kong aime cette figure du héros justicier, du Robin des bois moderne qui venge la veuve et l’orphelin sans que l’on sache qui il est. Tout l’enjeu de La Rose noire de Jeff Lau est là. Tous les personnages parlent de Black Rose mais on a beau la voir constamment sur l’écran, personne à la fin du film ne saura qui elle est vraiment.
Butterfly (Maggie Siu dans un de ses premiers rôles bien avant sa rencontre avec le cinéma de Johnnie To) écrit des contes pour enfants. Son amie Kuen (Teresa Mo) lui propose d’écrire un scénario pour adultes, mais Butterfly est l’innocence même, elle se fait harceler régulièrement par les jeunes du quartier. L’officier Liu (Tony Leung Ka-fai) vient à sa rescousse d’autant qu’il en pince pour elle. Mais c’est alors que Butterfly et Kuen s’engouffrent dans une histoire qui va les dépasser. Elles assistent à un meurtre entre membres des triades. Pour se disculper, elles laissent traîner une feuille qui indique que la Rose Noire est l’auteur de ces meurtres Or la police recueille les empreintes de Kuen. Elle est recherchée par la police.
Mais la Rose Noire semble exister et veut faire dire la réalité. Elle kidnappe Butterfly. Tandis que Kuen est fait prisonnière par le chef de triade. Or la Rose Noire vit dans le passé. Et ce sont deux femmes qui incarnent cette idée de l’héroïne masquée. Piu-hung (Fung Bo-bo) et Yim-fan (Wong Wan-si) s’habillent comme dans les années 1960 et semblent complètement folles. Elles sont tour à tour mère ou fille, elles sont persuadées d’être la Rose Noire et que l’officier Liu les a abandonnées il y a vingt ans. Elles veulent donc se marier avec lui.
La Rose noire est un modèle de non-sens qui frise souvent avec l’absurde le plus pur. Le cinéma de Stephen Chow est ouvertement cité. Il serait bien difficile de raconter ce qui se passe dans le film au bout d’une demi-heure. Régulièrement, le récit est coupé par des chansons anciennes interprétées par les personnages. Teresa Mo cherche toujours à s’évader d’une geôle où la porte est ouverte et dont le gardien est stupide. Mais c’est surtout Tony Leung Ka-fai qui éblouit. L’acteur modifie sa voix et la transforme en un son nasal étonnant. Les références au cinéma de Hong Kong des années 1960 est très présent, Piu-hung regarde d’ailleurs à la télévision un extrait du Black Rose de 1965. Et le final se permet un combat avec la technique de la paume de Buddha chère à Stephen Chow dans Crazy kung-fu, séquence où le même thème musical est joué. Mais à la fin, on ne sait pas encore qui de toutes ces femmes est la Rose Noire.
La Rose noire (92 Legendary la Rose noire, 92黑玫瑰对黑玫瑰, Hong Kong, 1992) Un film de Jeff Lau avec Tony Leung Ka-fai, Teresa Mo, Maggie Siu, Fung Bo-bo, Wong Wan-si, Teddy Yip.
vendredi 8 janvier 2010
PTU
Entre The Mission et PTU, quatre ans se sont écoulés où Johnnie To, avec Wai Ka-fai, s’est entièrement consacré à la comédie sous toutes ses formes pour encore mieux parvenir au niveau d’indépendance qu’il recherchait avec la Milkyway Image. Son retour au polar en solo se fait par la voie expérimentale. PTU est filmé en nocturne dans les rues désertes, le récit est ramassé sur quelques heures, le tout tourné avec les acteurs de sa boîte de production. Le scénario est un modèle de précision qui ne révèle tous ses ressorts qu’au dernier moment.
Dans un restaurant, Saï (Lam Suet, pour une fois personnage central du film autour duquel va tourner toute l’histoire) vient prendre son repas lors d’une patrouille. Là, se trouve la bande de Cato, une petite frappe. Cato et ses hommes s’assoient à une table vide mais sous laquelle coule des gouttes du ventilateur défectueux. Cato demande au restaurateur une autre table. Ils virent un jeune homme timide qui s’installe ailleurs. Puis, Saï s’installe à la table de Cato qui change à nouveau de table virant une nouvelle fois le jeune homme. Puis Saï est appelé au téléphone et s’en va, non sans avoir passablement énervé Cato avec qui il a discuté quelques minutes. Ses amis l’ont laissé seul. Le jeune homme en profite pour lui planter un long couteau dans le dos qui le transperce.
Tout commence comme dans un film de triades classique. L’éternelle chasse entre le voleur et le flic. Le système va s’enrayer quand les hommes de Cato se mettent à poursuivre Saï dans les rues vides. Saï veut les prendre à rebours et gagner la partie, mais il tombe dans un escalier et s’évanouit. Les petites frappes en profitent. Quand il se réveille, son visage est tuméfié et en sang, et surtout, il a perdu son révolver. C’est alors que les autres personnages entrent en scène. Le Sergent Ho (Simon Yam), membre du PTU (Police Tactical Unit) et ses collègues rencontrent Saï. Ils vont l’aider à retrouver son révolver. On retrouve le corps de Cato et l’inspecteur Cheng (Ruby Wong), femme flic en costumes d’homme commence à se demander ce qu’il se passe. Elle va chercher à trouver une vérité alors que personne ne lui dit rien.
Puis en vrac dans PTU : un enfant en vélo, un jeune homme avec des sacs qui téléphone d’une cabine public, un téléphone portable dans un sac en plastic, des mecs à poil dans des cages en fer, deux parrains aux surnoms invraisemblables (le Hibou et Boule de nerfs, en VF), un Wong Ting-lam impérial. Et bien entendu, la mise en scène de Johnnie To dans la nuit est très efficace, notamment son travail sur la lumière et sur son absence. Les rues sont blafardes, la lumière bleutée ou glauque avec des percées lumineuses extrêmement blanches. L’enfer de Saï semble ne jamais finir d’autant que le temps est dilué. Le film est court (80 minutes comme une série B américaine), le récit s’étale sur cinq heures pleines de creux (les attentes, les déambulations) et les pleins (les fusillades). On ne parle pas beaucoup sauf pour dire les choses essentielles. On se croirait dans un Tourneur. En revanche, la violence est bien plus présente que dans The Mission et la surprise est moindre que ce dernier film.
PTU (Hong Kong, 2003) Un film de Johnnie To avec Simon Yam, Lam Suet, Maggie Siu, Ruby Wong, Raymond Wong Ho-yin, Eddy Ko, Wong Tin-lam, Lo Hoi-pang, Kenneth Cheung.










