jeudi 9 janvier 2014
Le Petit revenant
lundi 6 janvier 2014
The Royal Scoundrel
lundi 7 octobre 2013
Blind detective
samedi 31 août 2013
The Bare-footed kid
mardi 9 juillet 2013
Drug war
jeudi 4 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) Blind detective
jeudi 18 avril 2013
Sorties à Hong Kong (avril 2013) Drug war
vendredi 4 janvier 2013
Beyond hypothermia
lundi 10 septembre 2012
Motorway
mercredi 18 juillet 2012
Sortie en France de La Vie sans principe
lundi 9 juillet 2012
Lifeline
jeudi 12 avril 2012
Romancing in thin air

dimanche 4 mars 2012
La Vie sans principe

jeudi 9 février 2012
Sorties à Hong Kong (février 2012)
jeudi 20 octobre 2011
Sorties à Hong Kong (octobre 2011)
mardi 30 août 2011
Punished
Tandis que Johnnie To et Wai Ka-fai tournent leurs films à l’attention du public chinois (Don’t go breaking my heart, comédie romantique sortie fin mars et Life without principle, sélectionné à Venise 2011 pour To en solo), la compagnie Milkyway Image continue d’exister et de filmer ses petites polars que l’on connait. Law Wing-cheong, fidèle assistant réalisateur de Johnnie To tente de prolonger l’image de marque du producteur avec un film de vengeance.
L’homme qui cherche à se venger est Monsieur Wong (Anthony Wong), homme d’affaires un peu tyrannique avec sa famille. La mère de ses deux enfants et décédée et il s’est remariée avec Maggie Cheung Ho-yee (on ne saura jamais le prénom de sa deuxième épouse). C’est une épouse dévouée (c’est sans doute pour cela qu’on ne l’appelle pas, elle vient directement) qui essaye de bien s’entendre avec les enfants de Wong. Soit le plus jeune qui doit rentrer au lycée. Le père voudrait qu’il devienne médecin, l’ado veut être musicien.
Le nœud central de la famille est Daisy (Janice Man), l’adolescente rebelle qui contredit tout le monde, qui n’écoute aucun conseil et qui rêve de partir voir un lac salé en Bolivie. Ses lubies rendent fou son père qui continue pourtant de lui donner de l’argent. Elle fonce dans sa voiture de sport pour semer Amy (Candy Lo) ou Chor (Richie Ren), les deux employés de Monsieur Wong engagés pour surveiller sa fille. Le jour de l’anniversaire de la femme de Wong, Daisy disparait. Plus tard, un coup de téléphone demandera 50 millions de HK$ de rançon.
Très tôt dans Punished, on apprend que Daisy est morte. Cette révélation initiale où Chor et Wong déterre son cadavre et la découvre un sac de plastic sur la tête va emmener la vengeance. Wong demande à Chor de retrouver les coupables et, à la manière de Rashomon, chaque complice que Chor parvient à attraper raconte sa vision de l’histoire, donne son point de vue sur l’enlèvement et place une pièce du puzzle. L’idée de ce récit en flash-backs est de ménager un suspense à grands coups de rebondissements. Chaque complice donne le nom d’une autre personne que Chor va devoir retrouver.
Tandis que les recherches de Chor se poursuivent, souvent avec violence et deux ou trois gentils effets gore, Wong commence à culpabiliser. Il avait d’abord cru que sa fille avait feint son enlèvement. Il force un de ses employés à faire un sale boulot (chasser des pauvres d’un terrain sur lequel Wong veut construire un supermarché) puis décide d’y renoncer, mais l’employé trop fier continue sa bataille et décède. Puis enfin, l’affrontement avec son fils au sujet de ses choix de vie future. Ce changement de comportement, bien que magnifié par Anthony Wong, alourdit un peu Punished et ne lui donne pas le statut de grand film de la Milkyway.
Punished (報應, Hong Kong, 2011) Un film de Law Wing-cheong avec Anthony Wong, Richie Ren, Maggie Cheung Ho-yee, Janice Man, Lam Li, Candy Lo, Charlie Cho, Jun Kung.
mardi 7 juin 2011
Don't go breaking my heart

Après deux ans d’absence et un Vengeance franchement pas très enthousiasmant, Johnnie To revient avec une bonne grosse comédie romantique à faire pleurer tous ceux qui voudront bien croire aux histoires d’amour romanesques entre Daniel Wu, Louis Koo et Gao Yuan-yuan. Pendant les presque deux heures du film, sur une période de trois ans de récit, les deux hommes vont chercher à gagner les faveurs de la femme. Don’t go breaking my heart est écrit par Wai Ka-fai et le film rappelle Needing you (pour les rapports superficiels au sein d’une entreprise) et Turn left turn right (pour les rendez-vous manqués entre les personnages).
Soit deux grands immeubles de bureau aux vitres très larges. Chacun donne sur l’autre avec un vis-à-vis imprenable. D’un côté, la boîte où bosse Cheng Zixin (Gao Yuan-yuan), en face celle de Cheung Shen-ran (Louis Koo). Ils ne se connaissent pas encore mais Shen-ran l’a aperçue dans le bus qui l’a conduit au bureau. Elle en est sortie précipitamment après avoir rencontré son ex accompagné de sa femme enceinte. Shen-ran a compris qu’elle est célibataire et, de loin, la voit s’affairer toute stressée avec ses dossiers. A l’aide de post-its de différentes couleurs, il dessine sur sa vitre un smiley pour lui remonter le moral.
Juste avant qu’elle ne rentre dans son bureau, Zixin a tenté de traverser la rue. Hagarde, elle a manqué de se faire écraser plusieurs fois par des voitures. C’est Fang Qihong (Daniel Wu) qui la protège et ramasse ses dossiers éparpillés sur le bitume. Qihong porte une grosse barbe, est un peu dépenaillé et ressemble à un clochard. Il boit comme un trou, du whisky de préférence. Zixin va d’ailleurs lui en apporter de ses réserves, histoire d’oublier son ex qui en buvait aussi. Et un soir, après le travail, Qihong emmène Zixin chez le coiffeur, chez le tailleur et lui donne un look plus jeune. Elle apprend qu’il est architecte mais que la masse de travail l’a fait plonger dans l’alcoolisme et que l’alcoolisme l’a empêché de travailler.
Chacun voit dans ces rencontres un espoir de changer de vie. Shen-ran est un dragueur impénitent et il donne rendez-vous à Zixin, mais une autre femme qui travaille en dessous prend le rendez-vous pour elle. Deux rendez-vous à deux filles dans deux lieux différents, c’est guère gérable. D’autant que Zixin a donné aussi rendez-vous à Qihong qui s’est remis à dessiner avec sa nouvelle mascotte, le crapaud de l’ex. Finalement, ces gens qui ne se connaissaient que de vue ne pourrons jamais se rencontrer. Et là, tout s’arrête. La crise de 2008 est là. La boite de Shen-ran ferme. Personne ne se verra plus pendant trois ans.
Il restera plus d’une heure à nos trois personnages pour qu’ils puissent se retrouver, le tout sous l’œil complice de John (Lam Suet), le collègue de Zixin, qui va être le témoin de cette histoire d’amour à trois. Shan-ren est embauché dans la boîte de Zixin et Qihong a repris du poil de la bête (mais sans oublier de raser sa barbe) et son cabinet d’architecte occupe désormais les anciens bureaux de Shan-ren. Le petit manège des post-its reprend, les deux hommes cherchent à s’attribuer les faveurs de la belle. Les fans des polars de Johnnie To seront bien déçus par cette romance fleur-bleue destinée avant tout aux spectateurs chinois et à son gros marché. C’est d’ailleurs pour cette raison que les plupart des dialogues sont en mandarin (sauf ceux de Louis Koo et Lam Suet). La dernière partie se transporte à Suzhou dans la famille de Zixin. Certes le récit est bien tenu, on sourit un peu au déboires amoureux du trio, mais c’est un peu creux.
Don’t go breaking my heart (單身男女, Hong Kong – Chine, 2010) Un film de Johnnie To et Wai Ka-fai avec Louis Koo, Gao Yuan-yuan, Daniel Wu, Lam Suet, Larisa, JJ Jia, Terence Yin, Selena Li.


















