samedi 31 mai 2014
Les Associés
mardi 18 mars 2014
Moonlight express
jeudi 1 août 2013
Who’s the woman who’s the man
vendredi 12 avril 2013
Les Cendres du temps
samedi 6 avril 2013
Nos années sauvages
mercredi 14 novembre 2012
Histoires de fantômes chinois 2
vendredi 20 juillet 2012
Aces go places V : Terracota hit
samedi 26 novembre 2011
Anna Magdalena

vendredi 21 octobre 2011
Arrest the restless

Hong Kong, 1966, le sergent chez Lam (Charles Heung) a été muté par son vieil meilleur ennemi, le sergent Ngan Tung (Paul Chun, qui reprend ici son rôle dans Lee Rock de policier corrompu et en collusion avec les puissants). Lam a été puni après une opération qui n’a pas très bien tourné et il est chargé de gérer la brigade de répression des délinquants juvéniles. Lam est un bon agent mais incorruptible. Chez lui, sa femme lui mène la vie dure. Parce qu’il ne se laisse pas corrompre, il n’amène chez lui que sa maigre paie, ce qui fait somme toute assez peu. Le couple vit dans un modeste appartement et ne participe guère à la vie mondaine, contrairement à Ngan Tung.
Qui sont ces jeunes délinquants ? Teddy (Leslie Cheung, il avait tout de même 36 ans) est le chef de bande charismatique et qui fait régner l’ordre dans la boite de nuit à la mode. Petits trafics de drogue, un peu de proxénétisme et de menus larcins. Teddy passe son temps à draguer les filles et a une attention toute particulière pour Siu Man (Vivian Chow, elle avait 25 ans). Teddy fait son coq devant tous ses amis pour séduire Siu Man, il montre qu’il est le plus fort, celui qui en impose le plus, celui qui fait tourner la boite. De plus, il est ami avec le chanteur du groupe de rock qui jour tous les soirs. Bref, il fait illusion et Siu Man, après un Coca et une baston, lui tombe dans les bras.
Teddy réussit à inviter Siu Man chez lui mais là, c’est une autre chanson. Il vit avec sa mère (Deannie Yip, qui a seulement dans la vraie vie neuf ans de plus que Leslie Cheung ; mais ça fonctionne bien malgré tout). C’est une femme totalement immature qui n’a jamais le sou. Elle passe son temps à jouer et à mettre au prêteur sur gages tout ce qu’elle voit trainer. Teddy voulait mettre de la musique, sa mère a vendu le poste de radio. Il doit s’occuper d’elle et l’argent qu’il a gagné de ses larcins va directement dans le porte-monnaie de cette mère indigne. C’est un personnage pitoyable mais il fournit les rares moments comiques du film.
Le tournant dramatique d’Arrest the restless commence avec l’arrivée de Sam Chow (Eddie Ng) qui est l’antithèse de Teddy. Sam Chow est un fils de riche, en l’occurrence son père est l’un des dignitaires de Hong Kong. Sam Chow se considère comme impuni et, avec sa bande, il sait que, quoi qu’il fasse, il ne sera jamais arrêté. De toute façon, pour les chefs de la police, le seul coupable sera encore et toujours Teddy. Sam Chow viole une jeune femme, mais Lam doit le libérer sous la pression du pouvoir. Puis, il tue une amie de Siu Man et défigure cette dernière. Là encore, la police accuse Teddy, pourtant innocent. Le sergent Lam va tout faire pour la vérité surgisse.
Tout comme Lee Rock sorti tout juste un an auparavant, Arrest the restless analyse la corruption qui régnait à cette époque dans la police de Hong Kong. C’est un film sur la lutte des classes qui démontre que l’injustice est du côté des nantis. Leslie Cheung, éternel adolescent avec son visage poupin, est excellent dans son rôle. En quelques regards, il parvient à montrer tout le désespoir d’une jeunesse sacrifiée. Le film n’est pas dépourvu de clichés. La bande à Sam Chow est très caricaturale, ils sont tous cruels, décérébrés et inconscients de leurs actes. Ils sont trop chargés, tout comme les édiles. Mais la mise en scène est très enlevée, la reconstitution des années 1960 crédible sans qu’elle soit trop appuyée.
Arrest the restless (藍江傳之反飛組風雲, Hong Kong, 1992) Un film de Lawrence Ah Mon avec Leslie Cheung, Charles Heung, Vivian Chow, Deannie Yip, Paul Chun, Eddie Ng, Guy Lai, Fruit Chan, Ricky Ho, Lam King-kong, Law Yiu-hung, Alex To.
vendredi 30 septembre 2011
Okinawa rendez-vous

jeudi 19 mai 2011
Happy together

samedi 2 avril 2011
Double tap

mardi 4 janvier 2011
It's a wonderful life

It’s a wonderful life commence avec quelques vues de décorations de Noël tandis qu’une version cantonaise de la chanson Noël blanc est en fond sonore. Pour rentrer immédiatement dans le vif du sujet, le film présente les personnages grâce à une prière de la mère de famille qui souhaite que chacun de ses quatre enfants réussisse dans la vie mais surtout en amour. On est en terrain très connu, balisé même. On sait exactement où les personnages vont aller et, parce qu’on est dans une comédie du Nouvel An Lunaire, on sait qu’à la fin, tout ira bien.
Clifton Ko reprend la distribution de son All’s well end’s well (ou presque) et leur donne presque les même personnages. Le père (Walter Tso) et la mère (Lee Heung-kam) sont donc là comme observateurs de la vie amoureuse de leur progéniture. Le grand-père (qui surnomme son fils Foon) est interprété par Kwan Tak-hing qui n’est dans le film sans doute que parce qu’il incarna Wong Fei-hung au cinéma durant des décennies et que Il était une fois en Chine est encore à la mode. Le vieil acteur fera quelques figures de kung-fu pour faire un clin d’œil au spectateur.
Raymond Wong Bak-ming est Kau Fu, le fils aîné. Cadre supérieur, il est marié et a une fillette. Lors de ses réunions de travail, il se sent toujours obligé de trinquer avec les clients et il rentre souvent soûl le soir à la maison ce qui agace sa femme (Petrina Fung) qui le vire du domicile conjugale. Son épouse tient un restaurant japonais. L’un des meilleurs gags du film consiste à ce qu’elle fasse la leçon à ses employées en leur demandant de sourire beaucoup et de remercier encore plus, comme les Japonaises. Elle veut montrer l’exemple mais c’est son mari qui est le client et elle est fort impolie.
Parce que Raymond Wong Bak-ming est le producteur du film, il se donne le plus grand rôle et celui qui est censé le plus émouvoir. Il accable l’épouse d’un peu tous les maux dans une misogynie habituelle dans la comédie. Il a été chassé de la maison mais elle s’est tout de suite remise avec son avocat engagé pour le divorce. La fillette vit mal la séparation et elle est odieuse avec les nounous. C’est alors que Kau Fu a l’idée de se déguiser en femme pour faire la nounou. Il parviendra, grâce à sa perspicacité, à montrer que l’avocat n’est qu’un affreux coureur de jupons.
Le deuxième fils Kau Kwai (Tony Leung Ka-fai) est bègue. Il a beaucoup de mal à s’exprimer avec des mots mais il possède un grand talent pour dessiner. Il exprime donc son amour pour Mademoiselle Ho (Anita Yuen), l’une des professeurs de son petit frère Kau Kei (William Chu) grâce aux mangas. Enfin, Kau Ann (Teresa Mo) revient de France avec un de ses amis Roberto (Leslie Cheung), sorte de personnage Bohème. Ils n’ont pas compris qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Depuis son départ pour la France, Ann semble avoir bien changée. Son amour d’enfance Chung (Lau Ching-wan) espère pourvoir l’épouser mais elle ne l’aime pas.
Tout le film sera une suite de sketchs où les personnages devront conquérir ceux qu’ils aiment, leur ouvrir les yeux pour qu’ils se rendent compte qu’ils sont gentils. Il n’y aura rien de neuf de ce point de vue. Les bandes dessinées qu’écrit Kwai sont imaginées par lui avec tous les membres de sa famille et les décors utilisés (des dinosaures qui bougent à peine, Jurassic Park venait de sortir) sont ridicules. Le film parvient à faire sourire très épisodiquement. Certes, ces comédies du Nouvel An Lunaire sont toujours fédératrices et gentilles, It’s a wonderful life prouve aussi qu’elles peuvent être niaises.
It’s a wonderful life (大富之家, Hong Kong, 1994) Un film de Clifton Ko avec Raymond Wong Kak-ming, Leslie Cheung, Teresa Mo, Anita Yuen, Tony Leung Ka-fai, Fung Bo-bo, Carol Cheng, Lau Ching-wan, Kwan Tak-hing, Lee Heung-kam, William Chu, Walter Tso.
jeudi 9 décembre 2010
Rouge

Hong Kong, 1934, Fleur (Anita Mui) une courtisane très réputée est admirée de tous les hommes qui paient des sommes folles pour ne toucher qu’un bout de sa peau. Fleur fascine un de ses clients, Chan Chen-pang (Leslie Cheung) qui vient tous les jours pour passer un long moment en sa compagnie. Elle constate bien qu’il veut la séduire, résiste d’abord, puis tombe amoureuse de lui. Ils veulent se marier mais leur conditions sociales sont très opposées, Chan vient d’une famille très riche et ses parents voient d’un mauvais œil qu’il puisse épouser une prostituée.
Hong Kong, 1987. Yuen (Alex Man) travaille dans un journal. Il voit surgir Fleur dans les locaux de son travail, elle porte une de ses belles robes fleuries. Elle veut passer une petite annonce pour retrouver Chan. Yuen a beau fermer la porte du bureau, elle passe quand même. Puis dehors, elle le retrouve. Il comprend qu’elle est un fantôme et décide de l’inviter chez lui. Cela ne ravit pas Chu (Emily Chu), sa petite amie qui croit d’abord qu’il a ramené sa maîtresse. Ils doivent se rendre compte que Fleur est bel et bien un fantôme qui cherche à retrouver son amant.
Fleur constate que tout a changé, que les lieux qu’elle connaissait n’existe plus. La maison de plaisir où elle travaillait est devenue une crèche pour bambins. Tout a changé sauf elle qui croit encore en son amour éternel par delà la mort. Fleur et Chan se sont donné la mort quand les parents du jeune homme se sont mis en travers de leur liaison. Ils se sont suicidés pour se retrouver dans un monde où rien ne pourra les arrêter. Yuen et Chu vont aider Fleur dans sa quête.
Le passage entre les deux époques permet de faire le point sur le romantisme tel que l’envisage Stanley Kwan. Celui de Fleur est exacerbé, il va par delà la vie et ne souffre d’aucun compromis. Fleur se demande pourquoi Chan ne vient pas au rendez-vous. Elle se désespère de sa situation. Elle se rendra compte de ce qui est réellement arrivé en 1934. La vie de couple en 1987 est plus libre. Fleur s’étonne que Yuen et Chu ne soient pas mariés alors qu’ils se fréquentent depuis quatre ans. D’autant que l’amour terrestre de Fleur et Chan n’a duré que quelques jours. Mais c’était une autre époque.
Rouge est aussi marqué par son époque, par son duo de stars, Leslie Cheung et Anita Mui, très amis dans la vie, duo aujourd’hui disparu. Le film est un peu démodé bien qu’extrêmement bien conçu. La partie enquête sur Chan est un peu poussive, sa résolution ne vise qu’à démontrer que le passé était supérieur au présent. Le film tient à l’interprétation magistrale d’Anita Mui qui joue tout en douceur son rôle où la violence des sentiments contraste avec son calme. Rouge est un mélodrame flamboyant qui gagna toute une flopée de récompenses aux 8ème Hong Kong Film Awards.
Rouge (胭脂扣, Hong Kong, 1987) Un film de Stanley Kwan avec Anita Mui, Leslie Cheung, Alex Man, Emily Chu, Patrick Tse, Irene Wan, Lau Kar-wing, Kara Hui.
mercredi 13 octobre 2010
Shanghai Grand

Le Shanghai des années 1930 a toujours fasciné Tsui Hark qui a su décrire l’atmosphère de la ville pendant cette période de crise que fût l’occupation par les étrangers de la ville chinoise. Shanghai Grand n’est, officiellement, qu’une production du cinéaste. Il a confié la réalisation du film à Poon Man-kit pour ce qui est le chant du cygne de la compagnie Film Workshop avant que Tsui Hark ne parte travailler pour Hollywood et que la société n’interrompe ses activités.
Trois personnages, trois chapitres annoncés dans un carton comme à l’époque du cinéma muet. Poon Man-kit jouera souvent sur cette imagerie en coloriant ses images d’un filtre sépia. C’est avec beaucoup de luxe que la ville de Shanghai est reconstituée même si les scènes en extérieur sont rares. Cela coûte moins cher de tourner en studio. On aperçoit une affiche d’Autant en emporte le vent, ce qui permet de dater précisément l’époque (fin des années 1930) et ce film, Fung Ching-ching va le voir tous les jours.
Ding Lik (Andy Lau) sait que Ching-ching se rend souvent au cinéma et fait tout ce qu’il peut pour la rencontrer. Ils viennent de deux mondes différents. Lik est un petit commerçant sans envergure qui se fait martyrisé par un petit chef local. Mais il est amoureux de Ching-ching et cherche à la voir. Elle est la fille unique d’un des pontes de la ville, une sorte de parrain à qui on ne peut rien refuser. Mais il va bien falloir lui trouver un mari. Lik est dans la liste des candidats.
Sa rencontre avec Hui Man-keung (Leslie Cheung) se fait par hasard. Shanghai Grand commence avec lui dans une scène d’une grande violence où lui et ses compagnons taïwanais sont torturés sur un bateau. Hui parvient à s’échapper. A bout de course, Lik le recueille et un concours de circonstances leur permet de rentrer dans le clan de Fung. Lik va pouvoir grimper les échelons et parvenir à son rêve de mariage avec la fille du parrain. Mais évidemment, tous ses beaux plans de carrière vont être contrecarrés par la réalité.
Le film, divisé en trois chapitres de longueurs inégales, propose le point de vue de chacun des trois personnages. Après l’ascension sociale de Ding Lik, c’est le passé de Ching-ching et la parcours de Hui avant sa rencontre avec Lik qui est évoqué. Chaque flashback offre un élément du puzzle qui permet de recomposer une histoire morcelée. Shanghai Grand devient plus qu’un simple film de triades mais une grande tragédie amoureuse où la femme sépare les hommes.
Shanghai Grand (新上海灘, Hong Kong, 1996) Un film de Poon Man-kit avec Andy Lau, Leslie Cheung, Ning Jing, Amanda Lee, Almen Wong, Wu Hsing-guo, Lau Shun.
mardi 29 juin 2010
The Banquet






