May we chat (微交少女, Hong Kong, 2014) Un film de Philip Yung avec Irene Wan, Kabby
Hui, Peter Mak, Rainky Wai, Heidi Li, Derek Kwok, Fung Chih-chiang, Dominic Ho,
Yu Yu, Danny Poon, Au Cheuk-man, Wong Hin-chung, Chan Lai-wan. 100 minutes. Classé
Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 19 juin 2014.
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jeudi 19 juin 2014
samedi 3 mai 2014
Robotrix
Ce
genre de petits films est souvent amusant. Robotrix
est un cas rare de film de science fiction érotique. On peut dire que le film
porte donc bien son titre, avec ce X si bien placé en fin de titre. Les robots du
film ont apparence humaine et, commodément, ils sont joués par des acteurs.
Pour bien différencier les scientifiques de leurs créations, les robots sont
habillés de vêtements vaguement futuristes, couleurs métaliques, découpes en
triangle ou carré, ils portent des lunettes de soleil. La pointe de la
technologie.
Résumons
rapidement le film : lors d’un salon de robotique, le fils d’un émir arabe
est enlevé. Le ravisseur, un affreux japonais transfère son cerveau dans un
robot (Billy Chow), tout de cuir vêtu qui va demander une rançon. Les policiers
de Hong Kong sont sur les dents. Linda (Chikako Aoyama), la petite amie de Chou
(David Wu) sont sur l’enquête quand Linda est tuée par le robot. La
scientifique Sara (Hui Hui-daan) et son assistante Anna (Amy Yip), par ailleurs
elle-même un droïde, va redonner vie à Linda. Elle est désormais Eve R27.
Robotrix est d’abord érotique. Le méchant robot japonais a
une grosse libido puisqu’il est possédé par le cerveau malade de son créateur.
On le voit pilonner mécaniquement plusieurs jeunes femmes avec tant de force
qu’elles en meurent. Les policiers l’attirent d’ailleurs pour son priapisme
dans un bordel. D’autres personnages ont des scènes érotiques plus douces, Chou
et Linda dans l’intimité de leur chambre. Ou en début de film sur un mode
grotesque, le fils de l’émir qui a une demi-douzaine de jeunes femmes dénudées
dans un bain.
Les
actrices du film sont toutes pourvues d’une énorme poitrine et le récit entend
bien les montrer régulièrement dans le plus simple appareil, ce qui est plutôt
rare dans un film érotique de Hong Kong, même classé Catégorie III. C’est
l’actrice japonaise Chikako Aoyama qui offre le plus grand nombre de scènes. Les
personnages masculins sont tous obsédés sexuels, notamment les policiers mâles.
Ils s’agglutinent pour mater dans le bordel la plastique de l’appât qu’ils ont
installé. Le flic « Puppy » (Kwai Chung) avec son physique de gros
rustre est le plus obsédé.
Robotrix est aussi une comédie d’action. Chou ignore que sa
fiancée Linda est devenue un robot ce qui réserve quelques quiproquos bon
enfants. Rien de bien fin ni de spirituel de ce point de vue. Du côté de l’a
ction pure, le film cherche dans la surenchère violente et brutale avec les
coups monstrueux que porte le robot (il défonce le thorax de ses victimes). Le
sang gicle hors du corps de ses adversaires. Explosions à gogo, courses
poursuites et court-circuit dans les fils avec des effets spéciaux bricolés. Un
authentique nanar Catégorie III.
Robotrix
(女機械人, Hong Kong, 1991) Un film de Jamie Luk
avec Chikako Aoyama, Amy Yip, David Wu, Hui Hiu-dan, Billy Chow, Kwai Chung, Wu
Fung, Stuart Ong, Lam Chung, Lee Hin-ming, Ken Goodman, David Ho.
jeudi 10 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) The Midnight after
The Midnight after (那夜凌晨,我坐上了旺角開往大埔的紅 Van, Hong Kong,
2014) Un film de Fruit Chan avec Wong Yau-nam, Janice Man, Chui Tien-you, Kara
Hui, Simon Yam, Sam Lee, Lee Sheung-ching, Lam Suet, Vincci Cheuk, Cherry Ngan,
Kelvin Chan, Fiona Sit, Endy Chow, Jan Curious, Mike Orange, Kitty Trouble,
Waiting Soul, Les Hunter, Yiu Yuet-ming, Melodee Mak. 120 minutes. Classé
Catégorie III. Sortie à Hong Kong le 10 avril 2014.
jeudi 3 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) Naked ambition 3D
Naked ambition 3D (3D 豪情, Hong Kong, 2014) Un film de Lee Kung-lok
avec Chapman To, Akiho Yoshizawa, Josie Ho, Hatano Yui, Sora Aoi, Yuki Mako, Derek
Tsang, Louis Koo, Sandra Ng, Charlene Choi, Wong Jing, Candy Yuen. 107 minutes.
Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong le 3 avril 2014.
jeudi 6 mars 2014
Sorties à Hong Kong (mars 2014) The Skeleton road
The Skeleton road (屍骸之路, Hong Kong , 2014) Un film de Chan Ta-nin avec Szeto Fat-ching. 95
minutes. Classé
Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 6 mars 2014.
jeudi 13 février 2014
Rigor Mortis
2442.
C’est le numéro de l’appartement, situé au 24ème étage d’un immeuble d’un
quartier populaire, dans lequel se rend Chin Shiu-ho (Chin Siu-ho, qui garde
son propre nom) pour se suicider après un traumatisme familial. Le jovial
gardien de l’immeuble, frère Yin (Lo Hoi-pang), fier de son uniforme lui enlève
le cadenas de la grille, lui ouvre la porte et allume de l’encens. Il s’est à
peine installé depuis cinq minutes que Chin installe une corde pour se pendre,
repensant aux dernières images de sa femme et de son fils décédés.
C’est
sans compter sur Yau (Anthony Chan) qui surgit dans l’appartement armé d’un
couteau et tranche la corde. Yau habite à côté et a une tenue pas
possible : des tongs aux pieds, un caleçon et un vieux marcel étiré sous
une robe de chambre. Anthony Chan, qu’on n’avait pas vu dans un film depuis
vingt ans, porte toujours ses lunettes rondes mais cette fois, son air n’est
plus celui d’un ahuri. Yau est le sauveur de Chin. Non pas que l’empêcher de se
pendre le sauve mais il lui permet de ne pas se faire posséder par deux sœurs
jumelles devenues des fantômes démoniaques.
Car Rigor Mortis est d’abord et avant tout
un film de fantômes chinois et, on le verra plus tard, de vampire dans une
lecture post-moderne et pleine d’effets spéciaux des Mr.
Vampire. D’ailleurs les acteurs Chin Siu-ho, Anthony Chan, Richard Ng
et Chung Faat étaient dans l’un ou l’autre des Mr. Vampire et Lo Hoi-pang était, dans les années 1980, un habitué
des comédies de fantômes. Ce qui étonne aussi est que Juno Mak, qui signe ici
son premier film, veuille travailler avec des acteurs de jadis, des vieux de la
vieille (et souvent connus pour leur cabotinage) pour ressusciter le genre.
Alors que
se passe-t-il dans ce film de fantômes ? Pendant de nombreuses minutes,
rien n’est expliqué mais des images hallucinées ouvrent le film. Trois corps
gisent dans un amas de cendres et des particules enflammées volètent au milieu
d’un immeuble gris. Les images sont léchées et les dialogues sont rares. Cette
scène d’ouverture reste mystérieuse jusqu’au finale où tout sera finalement
expliqué. Mais on comprend assez vite que pas grand-chose ne tourne rond dans
ce 24ème étage dont on ne sortira jamais.
Des
fantômes donc, deux jumelles entourées de fils de sang qui agressent Chin, le
personnage qui découvre tout cet univers surnaturel en même temps que le
spectateur. Elles veulent son corps comme son âme. Elles sont particulièrement
violentes et puissantes. Yau, avec l’aide de Gau (Chung Faat), un moine taoïste
va pratiquer les rituels pour se débarrasser de ces deux créatures démoniaques.
Les deux jumelles ont la capacité de défier les lois de la gravitation, elles
rampent au plafond et sur les murs, volent et disparaissent à l’envi. Les
victimes des fantômes sont alors entourées d’une légère fumée noire et
deviennent aussi fortes que les démons.
Tout
aussi mystérieux, cette femme au regard désespéré (Kara Hui) et son jeune
garçon aux cheveux blonds qui rentre sans rien demander dans l’appartement de
Chin puis dans celui de Madame Mui (Pau Hei-ching) et son époux Tung (Richard
Ng). Ce dernier meurt dans une chute d’escalier. Mui et Gau vont chercher à le
ressusciter suscitant les tentations de deux jumelles de s’emparer de son
corps. Rigor Mortis, comme souvent
les films horrifiques cantonais, ne fait pas vraiment peur mais il intrigue
dans sa volonté de renouveler le genre tout en lui rendant hommage, dans sa
capacité à maintenir durablement un suspense et dans sa propension à offrir de
belles images fantomatiques.
Rigor
mortis (殭屍, Hong Kong, 2013) Un film de Juno Mak avec Chin Siu-ho, Anthony
Chan, Kara Hui, Pau Hei-ching, Lo Hoi-pang, Richard Ng, Chung Faat, Billy Lau.
samedi 11 janvier 2014
SDU : Sex Duties Unit
SDU,
ça veut dire d’abord et avant tout Special Duties Unit, soit les forces
d’intervention de la police de Hong Kong, ici incarnées par leur chef Michael
Fitzgerald Wong, dans un court caméo, qui critique vertement quatre de ses
hommes membre de la B-Team. En ouverture de SDU : Sex Duties Unit, on découvre cette équipe de réserve
appelée pour mettre fin à une prise d’otage dans une banque. Le braqueur est
Lam Suet (autre cameo, le film en aura beaucoup) et il n’a comme arme qu’un
pauvre pistolet factice que l’otage parvient à faire tomber. En gros, la B-Team
est composée d’incompétents.
Leur
chef est Keung (Chapman To) et ses hommes sont Ka-ho (Matt Chow), Josh (Shawn
Yue) et la « Crevette » (Derek Tsang), surnommé ainsi parce que lors
d’une intervention, montrée avec humour dans un flash-back où les personnages
sont représentés par des playmobils, s’était affalé de peur comme une crevette.
Que faire ce week-end où ils sont libres ? Une solution s’impose à Ka-ho,
se faire un week-end entièrement consacré au sexe. En tant que policier, ils ne
peuvent pas aller voir des prostituées à Hong Kong. Direction Macao.
Première
étape : trouver des accessoires pour mieux bander. Ka-ho et Keung, les
deux plus obsédés sexuels, se chargent de les acheter (joli cameo de Hui
Siu-hung en pharmacien qui préconise de ne pas acheter le spray
« viagra » qui semble trop violent, les deux hommes se ruent dessus).
Deuxième étape : acheter les billets pour le meilleur bordel. C’est
Crevette et Josh qui s’en chargent. Ce dernier n’est pas très enthousiaste à
l’idée d’aller à Macao (ça leur est en principe interdit en tant que flics).
Crevette n’est pas chaud non plus. Homo dans le placard, il n’ose pas dire à
ses trois collègues qu’il veut un homme et non une femme.
La
« Sex War » commence et le titre du film SDU : Sex Duties Unit prend alors tout son sens. Chacun a ses
goûts et chacun veut en profiter au maximum. Ka-ho aime les grosses poitrines
mais les filles portent des coussinets dans leur soutien-gorge. Keung ne veut
qu’une bonne fellation. Crevette n’acceptera qu’un massage sans sexe puisqu’il
ne rêve que de garçons. Et enfin, Josh, avec sa chemise fermée jusqu’au col,
reste coincé tout comme la jeune Lily, immigrée chinoise, avec qui il
sympathise. Les filles apparaissent seins nus donnant dans l’érotisme très
soft. Les quatre garçons se déshabillent aussi un. Le film est classé Catégorie
III plus pour les dialogues crus que pour les scènes de nudité.
Evidemment,
toute cette ambiance sexuelle dans le bordel ne pouvait pas continuer ainsi et
les quatre collègues doivent interrompre leur « Sex War » avec
l’arrivée de la police de Macao venue faire un contrôle d’identité. Le scénario
est tiré d’une nouvelle de Pang Ho-cheung, également producteur du film où on
retrouve tous ses acteurs fétiches, outre Chapman To et Derek Tsang,
l’inénarrable Jim Chim en proxénète peroxydé (il est hilarant). On pense
évidemment à la recherche sexuelle de Men
suddenly in black, sauf que les épouses seraient ici remplacées par la
police qui cherche à arrêter les quatre hommes qu’ils confondent avec des
membres de triade.
L’humour
du film est percutant lorsqu’il s’attèle à la trivialité avec l’érection
continue de la Crevette (il s’est aspergé du spray) qui doit sans cesse se
masturber, avec la maquerelle (Siu Yam-yam) du bordel gay ou avec les
contrastes des caractères des différents personnages. Le mélange avec l’émotion
est un peu moins convaincant. Ka-ho est confronté avec son passé (son père
regrette de ne plus le voir), Keung rencontre son ex épouse et Josh tombe
amoureux de la jeune chinoise. On passe souvent d’un personnage à un autre avec
une certaine mollesse. Cependant, il ne faut pas bouder le plaisir de rire de
très bon cœur.
SDU:
Sex Duties Unit (飛虎出征, Hong Kong, 2013) Un film de Gary Mak avec Chapman To, Shawn Yue,
Matt Chow, Derek Tsang, Lau On-kei, Dada Chan, Jim Chim, Siu Yam-yam, Simon
Loui, Lam Suet, June Lam, Michael Wong, Jim Chim, Hui Siu-hung, Philip Keung,
Ken Lo.
mardi 10 décembre 2013
Tales from the dark 2
Après
Tales from
the dark 1, les fantômes reviennent hanter les vivants dans Tales from the dark 2. Trois courtes
histoires réalisées par trois cinéastes. Gordon Chan se charge de la première
partie, la moins aboutie et la moins inspirée. Hong (Lam Ka-tung) et Ching
(Fala Chen) forment un couple aisé dont la routine va être brisée par la
jalousie de Ching. Cette dernière espionne le téléphone de son mari. Il s’en
aperçoit, demande des explications. Elle lui demande à son tour pourquoi il est
resté en contact avec son ex. Elle crie et casse des objets provoquant le
départ de Hong.
Assistante
médicale, Ching perd le sommeil depuis le départ de son homme. Sa collègue et
son patron comprennent que ça ne va pas. Insomniaque, elle se goinfre de
somnifères mais ne parvient pas à dormir jusqu’à l’achat d’un oreiller parfumé
qui l’emmène dans un monde de rêves (filmée dans un flou vaporeux) où Hong
s’avère plus amoureux d’elle que jamais. Pour Ching, c’est le début d’une
plongée dans un univers de songes érotiques (nombreuses scènes de lit) qu’elle
va préférer à sa vie éveillée. Les scènes oniriques alternent avec des
révélations sur Hong, donnant des explications plutôt que rester dans un
suspense haletant.
Hide and seek (cache-cache) joue au contraire sur le schéma classique
mettant en scène des jeunes gens qui partent s’amuser tous ensemble et qui vont
être confrontés à une bande de fantômes qui va chercher à les décimer. Huit
amis, âgés d’environ vingt ans, décident de visiter leur ancienne école qui
doit être démolie dans quelques jours. Le bâtiment est vétuste, les livres
trainent sur le sol, l’obscurité est accentuée par l’absence d’électricité. Ils
décident de jouer à un jeu qu’ils jugent innocent : chasser les fantômes.
Ils tirent au sort qui jouera au fantôme et qui sera le chasseur.
Ils
ont beau avoir été prévenus du danger par un vieil homme qui semble habiter là,
qui les a suppliés de partir avant la nuit, les huit amis continuent leur jeu.
Ils ne remarquent pas une peinture murale où des écoliers sont dessinés, ils
auraient dû, car ces écoliers sont des fantômes qui viennent chasser les huit
amis dirigés par un professeur disparu depuis longtemps. Le film joue à fond la
carte de la pénombre, du personnage qui surgit, des bruits suspects pour faire
sursauter le spectateur. Rien de bien nouveau dans le domaine de l’effroi mais
c’est efficace et plutôt amusant.
Le
dernier film, Black umbrella tourné
par Teddy Robin avec lui-même dans le premier rôle est le plus mystérieux, donc
le plus intéressant. Teddy Robin, costumes trois pièces, cravate et grosses
lunettes, se promène à Hong Kong avec un parapluie noir à la main qui lui sert
de canne. A chaque coin de rue, il aide les gens à ne pas mourir. Ici, une
vieille femme qui traverse trop vite une rue, là un chauffeur qui est menacé par
un voleur, plus loin un joueur qui se fait bastonner par un membre des triades.
Enfin, il rencontre une jeune femme (Aliza Mo) qui se promène seule dans les
rues désertées de Hong Kong.
Ces
rencontres, au fur et à mesure du récit, semblent de moins en moins dues au
hasard, comme si l’homme au parapluie noir avait prévu d’être là, comme si
c’était son destin. Il s’adresse toujours aux personnes sauvées avec un petit
proverbe puis repart plus loin. Les 25 minutes de Black umbrella composent le meilleur de Tales from the dark 2, notamment son finale où aucune réelle
explication sur l’origine et la finalité de l’homme au parapluie noire. Le film
de Teddy Robin ne fait pas à proprement peur mais il laisse dans une perplexité
sourde et un plaisir de spectateur qu’aucun des autres courts-métrages des deux
films ne procuraient à ce niveau.
Tales
from the dark 2 (李碧華鬼魅系列-奇幻夜, Hong Kong, 2013) Un film de Gordon Chan, Lawrence
Ah Mon et Teddy Robin. 1. Pillow
avec avec Fala Chen, Lam Ka-tung, Tony Ho, Joman Chiang. 2. Hide and seek avec Chan FatKuk, Sham
Ka-ki, Kiki Tam, Pam Cheung, Ronny Yuen, Tong Kit-leung, Yatho Wong, Jaqueline
Chan, Eric Leung, Lai Hon-chi, Lam Suk-ching. 3. Black umbrella avec Teddy Robin, Aliza Mo , Kelvin Kwan, Cheung
Kwok-keung, Vincent Wan, Lana Wong, Yick Tin-hung, Ho Ka-wah, Law Chi-sing.
jeudi 24 octobre 2013
Sorties à Hong Kong (octobre 2013) Rigor Mortis
Rigor mortis (殭屍, Hong Kong, 2013) Un film de Juno Mak
avec Chin Siu-ho, Anthony Chan, Kara Hui, Pau Hei-ching, Lo Hoi-pang, Richard
Ng, Chung Faat, Billy Lau. 101 minutes. Classé
Catégorie IIB & Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 24 octobre 2013.
jeudi 29 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Hardcore comedy
Hardcore
comedy (重口味, Hong Kong, 2013)
Un film d’Andy Lo, Henri Wong et Chong Siu-wing
avec Kelvin Kwan, Michelle Wai, William Chan, Dada Chan, Terence Tsui, Oscar
Leung, Christine Kuo, Siu Yam-yam, Suen Kai-kwan, Judy Tsang, Cheung Laap-gei, Timothy
Cheng. 92 minutes. Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 29 août 2013.
jeudi 8 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Tales from the dark 2
Tales
from the dark 2 (李碧華鬼魅系列-奇幻夜, Hong Kong, 2013)
Un film de Teddy
Robin, Gordon Chan et Lawrence Ah Mon avec Fala Chen, Lam Ka-tung, Teddy Robin,
Mo Qiwen, Chan Yiu-wing, Sham Ka-ki, Lai
Hon-chi, Vincent Wan, Kelvin Kwan, Cheung Kwok-keung, Siu Yam-yam. 90 minutes.
Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 8 août 2013.
jeudi 25 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) SDU: Sex Duties Unit
SDU: Sex
Duties Unit (飛虎出征, Hong Kong, 2013)
Un film de Gary Mak avec Chapman To, Shawn Yue,
Matt Chow, Derek Tsang, Lau On-kei, Dada Chan, Jim Chim, Siu Yam-yam, Simon
Loui, Lam Suet, June Lam. 95 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong
Kong : 25 juillet 2013.
dimanche 9 juin 2013
Casino
Interviewé
par la télévision, Giant Wan (Simon Yam) raconte son parcours de parrain des
triades de Macao. Il s’adresse directement au spectateur, regard caméra, créant
ainsi une proximité et une confiance. La journaliste semble avoir tiré le bon
client avec cet homme souriant, bon vivant et joueur impénitent. Avec son pote
Liu (Alex Fong Chung-sun), Wan passe son temps dans les tripots à essayer de
gagner aux cartes dans les casinos, à défier les arnaqueurs de rue en misant
sur la bonne carte et à ne pas croiser la route de l’incorruptible inspecteur
To (Kent Cheng) qui sermonne tous ceux qui viendraient mettre le trouble dans
sa juridiction. Et de temps en temps, il chante en boîte de nuit la chanson des
Il était une fois en Chine, très
belle scène. Casino se déroule en
1991, huit ans avant la rétrocession de Macao à la Chine. La différence entre
Hong Kong et Macao, ce sont donc ces casinos qui sont autorisés et le portugais
qui remplace l’anglais.
Comme
dans tout film de triades qui se respecte, les affrontements entre les clans
constituent le socle du récit. Ici, en l’occurrence, Lo Ping (Frankie Ng) qui
aimerait s’accaparer le marché de Wan. Le film montre les manigances de Lo Ping
dans sa lutte du pouvoir, les combats entre clans avec coups brutaux et sang
qui gicle (d’où l’une des raisons du classement Catégorie III) et les habituels
scories sur les valeurs des membres des triades. Lo Ping est à l’opposé de Wan,
c’est un homme très sympathique, charismatique et sain qui ne boit pas d’alcool
ni ne fume. L’inspecteur To en viendrait presque à faire son éloge. En tout,
dit le film, comparé aux autres parrains, Wan est un héros des temps modernes.
C’était la mode de valoriser les triades à l’époque ou, plutôt, de fantasmer
sur leur mode de vie. Le film nage régulièrement dans les pires clichés sur le
milieu. Qui plus est Casino présente
sous un mode volontairement plaisant son duo d’acteurs.
C’est
justement le duo Simon Yam/Alex Fong Chung-sun qui mène le récit. Si le premier
est aujourd’hui, grâce aux films de Johnnie To, très connu, le deuxième reste
encore bien inconnu malgré sa centaine de films où il incarne souvent des
seconds rôles. L’intérêt majeur de Casino
est dans le rapport entre Wan et Liu que l’on peut qualifier de passionnel.
Comme dans bon nombre de films de triades, les deux hommes se considèrent comme
deux frères et se sont sans aucun doute connus dès l’enfance. Liu, physiquement
plus grand que Wan et à la voix bien plus grave, n’a pas le même
caractère : fumeur, irascible et volontiers violent, il représente
cependant l’archétype de l’homme de main qui n’hésite à donner du coup de poing
pour son patron quand un adversaire les menace ou les arnaque. Leur réussite et
leur amitié sont représentées par un jeton de casino, le premier gagné par Liu,
à la valeur sentimentale. Symboliquement, les deux hommes sont les deux faces
d’une même pièce.
Mais
Liu est plus qu’un homme de main, le film laisse transparaitre une relation de
couple, quasi amoureuse entre les deux hommes. Au beau milieu du film, on apprend
que Wan est marié et sa femme va bientôt accoucher. Mais Wan semble n’en avoir
rien à foutre et quand elle va à la maternité, il ne s’intéresse ni à elle ni
au bébé. Passée cette scène arrivée comme un cheveu sur la soupe, l’épouse
disparait. Rarement deux personnages ne s’intéresseront aussi peu aux femmes
que dans Casino. En revanche, Liu
tombe subitement malade, du sang coule de son nez, là Wan prend soin de lui, va
le voir à l’hôpital, l’aide à se rétablir et passe tout son temps avec lui. Si
l’on ajoute à cela des regards langoureux filmés au ralenti entre les deux
hommes, des caresses sur le visage de Liu de la part de Wan dans la scène
finale, on peut considérer que le vrai couple d’amoureux est bien Wan et Liu.
C’était peut-être cela le véritable sujet de l’interview de la journaliste,
prétexte à ce double portrait.
Casino
(濠江風雲,
Hong Kong, 1998) Un film de Billy Tang avec Simon Yam, Alex Fong Chung-sun, Kent
Cheng, Kenix Kwok, Frankie Ng, Moses Chan, Michael Lam, Raven Choi, John Ching,
Ada Choi, Michael Chan, Ben Ng, Teresa Ha, Tommy Law, Ng Ting-yip.
lundi 3 juin 2013
Gigolo and whore
Jeune
chinoise tout juste débarquée de sa campagne à Hong Kong, Hung (Carina Lau) est
timide, prude et naïve. Elle veut retrouver sa cousine Kiki (Angile Leung),
venue elle aussi des années auparavant pour se faire héberger et elle se rend
compte qu'elle est devenue une « animatrice de bar ». Elle met un peu de temps
à comprendre ce que ça veut dire d'autant que cela heurte son éducation
continentale. Le spectateur a vite compris car ce film s'appelle Gigolo and whore et en l'occurrence, le
gigolo est Sam (Simon Yam), l'homme le plus demandé à Hong Kong, comme le dit
un homme en début de film. Sam se joint à Kiki dans le bar et c'est là qu'il
rencontre Hung et qu'il va la prendre sous son aile.
Hung
s'étonne de tout : qu'un verre de vin coûte si cher, qu'on puisse parler de
sexe si franchement, qu'on ait pu lui voler ses valises qu'elle avait laissées
dehors. Mais aussi découvre les belles technologies du moment, c'est à dire de
1991, le caméscope ou le CD. Elle finit par comprendre que Sam vend son corps
pour de l'argent. La scène est d’ailleurs plutôt amusante, comme toute la
première moitié du film, puisque Hung, par maladresse, a allumé le caméscope et
voit Sam en train de coucher avec une femme. Sam espère que Hung pourra trouver
du boulot dans le bar où il bosse mais là encore la terrible maladresse dont
elle fait preuve ne lui permet pas de faire simple barmaid. Une idée jaillit
alors, Hung, en attendant de trouver un vrai boulot, va faire l’escort girl
quelques temps. Hung lui affirme que cela est dangereux, qu’une fois ce boulot
commencé, il est difficile d’en sortir.
La
transformation de Hung peut commencer : la gentille pucelle va devenir une
superbe bimbo. D’abord son look. Sam, en expert de la gent féminine, va lui
choisir sa robe, ses chaussures et, bien entendu, son soutien-gorge devant la
vendeuse médusée de son habileté à les ouvrir d’un simple contact de son doigt.
Puis, direction salon de coiffure et maquillages. Il continue par des exercices
de souplesse car ça peut servir. Viennent les cours de cantonais. Ensuite, Sam
lui apprend à simuler l’orgasme et à imiter les petits couinements de plaisir.
Tout cela est sur le mode de la comédie légère et parodie les enseignements des
maitres d’arts martiaux à son disciple. Mais la plus importante recommandation
est de ne jamais tomber amoureuse de son client. La référence à Pretty woman est non seulement évidente
mais littéralement citée dans les dialogues.
Malgré
son titre bien racoleur et son classement en Catégorie III, Gigolo and whore est une comédie
romantique bien sage. Peu de scènes érotiques pour égayer les yeux. Comme on
s’en doute un peu, Sam va tomber amoureux de Hung, et réciproquement. Tout cela
va se compliquer avec une mission que Hung accepte. Elle est engagée pour
distraire Dickson Lee (Alex Fong Shung-sun), jeune millionnaire éploré depuis
que sa femme est décédée. Elle va se prendre d’affection pour Dickson qui tombe
amoureux d’elle. Le film fait semblant de se demander qui elle va choisir entre
le gigolo et le millionnaire. Ce sont essentiellement les trois acteurs
principaux, Simon Yam, Carina Lau et Alex Fong Chung-sun, sans oublier Angile
Leung en pimbêche rigolote, qui font passer cette comédie romantique plus sucrée
qu’acidulée.
Gigolo
and whore (雞鴨戀, Hong Kong, 1991) Un film de Terry Tong avec Simon Yam, Carina Lau,
Alex Fong Chung-sun, Angile Leung, Yiu Chi-wan.
lundi 14 janvier 2013
The H.K. triad
Quand
Wong Jing réalise ou produit un film ayant pour cadre les triades, il est
toujours difficile de savoir s’il glorifie volontairement ou par maladresse ces
organisations mafieuses. Ainsi, The H.K.
triad commence dans une salle de conférence de la police de Hong Kong où
des officiers en costumes cravate attendent non sans impatience l’allocution
que va leur faire Ho (Lau Ching-wan) au sujet de ce milieu dont il a longtemps
fait partie. Avec des yeux pétillants de curiosité, ils écoutent le vieillard
parler de cette période que le film de Clarence Ford va reconstituer avec
beaucoup de luxe et pas mal d’académisme. De 1999, Ho se remémore ses débuts en
1959. C’est parti pour un long flash-back narrant sa vie, ses méfaits et ses
amours.
Ho
présente son ami Lok (Francis Ng). Ils se connaissent depuis l’enfance, ils se
considèrent comme des frères, illustrant ainsi cette notion de loyauté chère
aux membres des triades. Oisifs, ils passent leur temps à glander dans les
quartiers mal famés peuplés de prostituées et de joueurs impénitents sur fond
de musique de jazz. C’est justement dans un club clandestin de paris qu’ils
rencontrent Ying (Diana Pang) dont l’esprit revêche séduit particulièrement Ho.
Il en tombera immédiatement amoureux, viendra la voir souvent et pariera aux
dés pas mal d’argent. Elle fait mine de ne pas s’intéresser à lui. Maitre Bo (Lee
Siu-kei), le tenancier du tripot ne voit pas forcément d’un œil ces deux gars plus
occupés à frimer devant les filles qu’à jouer leur argent.
Les
deux amis sont protégés par l’oncle Mon (Spencer Lam), vieux briscard du
quartier qui les a pris en sympathie. Ho et Lok s’amusent comme des gamins, se
chamaillent et rient devant l’agitation ambiante. Inconscients du danger, ils
ébauchent leur première arnaque en truquant les résultats du tiercé. Tandis que
Lok parie de l’argent auprès d’un mafieux, Ho trafique le transistor qui
retransmet les résultats. Mal leu en pris car Lok se fait sérieusement tabasser
par le chef de gang spolié. Ho va vite voir Ying pour qu’elle appelle Maitre Bo
en renfort. Une grosse baston s’ensuit mise en scène très mollement qui se
termine par le tranchage de la tête du mafieux à la hache. On rigole pas dans
les triades. Le spectateur rigole un peu devant ce spectacle franchement grotesque.
Et c’est pas fini.
C’est
ainsi qu’ils seront intégrés dans les triades. Ils prêtent serment à Bo. Puis,
Lok décide de s’engager dans la police et quitte le milieu. Ce qu’ils ignorent
(alors que nous, spectateurs, on a compris) c’est que Bo est un fou furieux.
Amateurs de jeunes femmes vierges, il décide de mettre le grappin sur Fei-fei
(Athena Chu) qu’il veut dépuceler. Lok en est tombé amoureux. Comme Ying, elle
feint l’indifférence. A cela, il faut ajouter que Ho n’est pas insensible à son
charme et parvient à coucher avec elle. Cela rend maitre Bo furibard qui décide
de torturer Lok, accusé de l’avoir violée. Avec une lame chauffée dans un
brasier, élément indispensable de chaque parrain, il émascule le pauvre homme.
Ho, venu le défendre, est obligé de mordre une braise. Les deux amis sont bien
mal en point mais ruminent leur vengeance.
Les
années passent ainsi. Ho dans les triades et Lok dans la police. Chacun gravit
peu à peu les échelons. Ils se marient respectivement avec Ying et Fei-fei,
cette dernière est éprouvant par l’impuissance sexuelle de son mari et décide
de prendre pour amant Piggy (Michael Tse), l’assistant de Lok qui est devenu
chef de la police. Ho assassine Bo et devient parrain à la place du parrain.
Puis, le reste de The H. K. triad se
complait dans la description de comportements violents qui lui vaut son
classement Catégorie III. Tous les personnages se disputent pour des histoires
de coucheries sans intérêt. Le récit de Ho était censé montrer aux policiers le
fonctionnement des triades afin de mieux pouvoir lutter contre elles. A la
place, ils ont dû, comme nous, écouter des secrets d’alcôve ridicules.
The
H.K. triad (O記三合會檔案, Hong Kong, 1999) Un film de Clarence Fok avec
Lau Ching-wan, Francis Ng, Athena Chu, Diana Pang, Michael Tse,
Patrick Tam, Lee Siu-kei, Frankie Ng, Spencer Lam, Benny Wong, Lee Wai-chu.
samedi 22 décembre 2012
Vulgaria
En tant que producteur de cinéma, To Wai-cheung
(Chapman To) a été invité à discuter de son métier devant des étudiants de
cinéma. C’est leur professeur, M. Cheng (Lawrence Cheng) qui se charge de
diriger cette conférence. Petites lunettes rondes, tenue terne, assis sagement
sur son fauteuil To n’est pas un producteur flamboyant et ne paie pas de mine.
Dès qu’il ouvre la bouche, son personnage de gentil garçon choque toute l’assemblée
et Cheng en premier lieu. To Wai-cheung cause de la possibilité de montrer des
poils pubiens dans les films. Tout spectateur hongkongais sait que c’est
interdit mais le pré-générique avait avertit que les spectateurs sensibles qu’il
leur restait 10 secondes pour fuir devant Vulgaria.
Après You shoot
I shoot et AV, c’est la
troisième incartade de Pang Ho-cheung dans le milieu du cinéma avec le récit d’un
tournage, en l’occurrence le film que To tente de produire dans une industrie
en crise. To n’est pas un producteur qui a réussi. Au contraire, il est
toujours à la recherche de financement pour ses films. Il vante ainsi le
placement de produits auprès des étudiants et commence le récit de son film.
Cela a beau être son point de vue, To Wai-cheung ne se donne pas forcément le
beau rôle, dans un exercice quasi masochiste de dénigrement. Le scénario qu’il
présente aux dirigeants médusés d’une compagnie d’assurance pour avoir leur
aide financière est tout simplement d’une bêtise rare, incohérent et médiocre
mais évidemment hilarant, à la fois dans les mimiques de Chapman To qui porte
le film et dans ses dialogues.
C’est tout le processus d’un film que Vulgaria raconte. De sa conception même
à sa promotion, c’est autant pour To un parcours du combattant. Il faut trouver
de l’argent. Avec son ami Liu Wing-shing (Simon Loui) l’amène en Chine pour
rencontrer Frère Tyrannosaure (Ronald Cheng) et son comparse (Lam Suet), deux
crétins finis totalement dégénérés qui mange des plats aux noms poétiques mais
dont les ingrédients sont des rats, tortues ou chats. Forcé de manger ses
victuailles avec dégoût, To Wai-cheung n’est pas au bout de ses surprises quand
on lui propose de coucher avec la « petite amie » de Tyrannosaure, en
l’occurrence une mule coiffée d’un superbe ruban rouge. Les étudiants n’en
croient pas leurs oreilles, Pang Ho-cheung s’amuse beaucoup à mettre en scène
ce qui d’habitude est interdit où on sent à chaque réplique plus tordue et
scabreuse l’un que l’autre le plaisir des quatre comédiens.
Puis, le producteur devra trouver des interprètes pour
son film qui devra être le remake de Confession
of a courtisan, un film érotique des années 1970. Il va rencontrer la star
du film à refaire, Shaw Yum-yum, dans son propre rôle. Bien entendu, en 40 ans,
son corps a changé, elle a les cheveux gris, mais c’est surtout son visage,
carré et massif qui étonne le plus. Elle accepte de tourner, son corps sera
remplacé par celui d’une jeune actrice avec un fond vert. Ensuite, convaincre l’acteur
Hayama Hiro (lui aussi dans son propre rôle) de faire un autre porno, bien que,
comme le dit une journaliste lors d’une conférence de presse, son image soit
très négative en ce moment. Hiro ne veut pas entendre parler de porno mais a
cruellement besoin d’argent, finalement le sujet profond de Vulgaria.
Et To Wai-cheung continue le récit fort peu héroïque
de sa production. Le film devra s’appeler Confession
of two courtisans, ce qui est très logique. Il parvient à convaincre
Blackie Tak (Matt Chow) de réaliser le film. Pang Ho-cheung souligne la crise
du cinéma à Hong Kong avec ce personnage que l’on découvre dans un tout autre
métier dans une des scènes les plus drôles. Il a ouvert chez lui une salle de gambling d’un genre nouveau, où Tak
prévient les clients qu’ils doivent partir avant d’éveiller les soupçons de
leur moitié, où les mamans peuvent faire garder les enfants pendant qu’elles
jouent au mahjong. Quand la police manque de les prendre en flag’, Blackie Tak affirme
qu’il était en train de tourner un film : il avait installé une caméra. Le
tournage peut maintenant commencer non sans s’être assuré le soutien du
rédacteur en chef de Playboy HK (Vincent Kok). Si cette histoire de tournage
est aussi plaisante et aussi drôle, c’est que miraculeusement, Pang Ho-cheung
parvient à la rendre très caricaturale avec ses personnages hauts en couleurs
tout en montrant que tout ceci n’est sans doute pas très loin de la vérité.
Comme souvent dans son cinéma, le protagoniste est un
grand solitaire bien que très entouré. To Wai-cheung est un producteur raté et
son mariage est aussi un échec. Son épouse (Crystal Tin) refuse de lui laisser
sa fille tant qu’il n’a pas payé la pension. Son assistante Quin Lau (Fiona
Sit) un peu écervelée et ne pratiquant pas très bien le cantonais le poursuit
en justice persuadée qu’il l’a harcelée sexuellement. Elle sera défendue par
une avocate féroce (Miriam Yeung). To trouvera du réconfort auprès de Tsui
Ka-yan (Dada Chn), surnommée dans le milieu « popping candy » - le
bonbon qui pétille – pour son habileté à faire pétiller les bonbons dans sa
bouche. Ce motif amoureux n’est pas aussi réussi que la confession sur le
tournage bien que tout aussi pitoyable. On sent que Pang Ho-cheung un peu
obligé de passer par ce récit amoureux moins inspiré que les morceaux d’immense
vulgarité salutaire en cette période de bon goût aseptisé.
Vulgaria (低俗喜劇, Hong
Kong, 2012) Un film de Pang Ho-cheung avec Chapman To, Dada Chan,
Ronald Cheng, Fiona Sit, Crystal Tin, Siu Yam-yam, Matt Chow, Hayama Hiro, Jim
Chim, Lawrence Chou, Mak Ling-ling, Vincent Kok, Simon Loui, Lam Suet, Lawrence
Cheng, Miriam Yeung, Nora Miao, Jimmy Wan, Huang Lu, Ray Pang, Fanny Lee, Au
Hin-wai.
jeudi 15 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
Triad
(紮職, Hong Kong, 2012)
Un film de Daniel Chan avec William
Chan, Michelle Wai, Irene Wan, Derek Tsang, Patrick Tam Yiu-man, Suet Lee, Edward
Chui, Michael Chan, Deep Ng, Kathy Yuen, Lam Lei, Lo Hoi-pang, Carlos Chan, Carl
Ng, Dominic Ho. 90 minutes. Classé Catégorie III. Sorties à Hong Kong : 15
novembre 2012.
mardi 25 septembre 2012
Lan Yu
Avec
Happy together de Wong Kar-wai,
multi-primé, Lan Yu était alors l’un
des rares films sino-hongkongais à ne pas présenter l’homosexualité comme un
sujet de société. Stanley Kwan, habitué aux romances compliquées, se concentre
sur l’histoire d’amour entre Chen Handong (Hu Jun) et Lan Yu (Liu Ye), d’âge
différent. Lan Yu est étudiant en architecture quand il rencontre Handong,
homme d’affaires. Ce dernier fait, avec ses collègues et son patron un billard.
D’habitude, c’est Liu Zheng (Liu Hua-tong), ce patron quinquagénaire, qui
profite contre une belle somme d’argent des avantages de l’étudiant. Handong se
dit qu’il pourrait essayer. Les deux hommes se retrouvent et font,
maladroitement, l’amour. Le lendemain matin, Lan Yu se fait payer et Handong
lui donne son numéro de téléphone.
Des
semaines plus tard, ils se rencontrent par hasard. Le papier sur lequel était
inscrit le téléphone est passé à la machine à laver. Mais pas le billet,
précise avec malice Lan Yu. Avec un grand sourire, Handong lui propose de dîner
avec lui et plus si affinités. Leur aventure amoureuse se poursuit. C’est
ensuite la visite d’une maison cossue en banlieue et la proposition de
s’installer ensemble. Ce qu’ils font. Lan Yu poursuit ses études et va
manifester lors du printemps chinois de la place Tian An Men. Affolé, Handong
traverse la ville pour le ramener, prévenu que l’armée va intervenir. Au diable
les considérations politiques, ce qui compte c’est l’amour. Les événements de
1989 sont à peine évoqués, le nom de la place jamais prononcés, mais on
comprend de quoi il s’agit. A l’image, on voit quelques manifestants se presser
puis la rue vide.
Tout
dans Lan Yu passe par l’ellipse.
Handong décide de se marier pour avoir une normalité qui est la règle en Chine,
pour se conformer aux standards. On n’en verra que les préparatifs, la future
mariée en robe blanche, la mère de Handong qui règle les derniers préparatifs.
Et c’est tout. Dans la séquence suivante, on apprendra par les dialogues qu’il
a divorcé et que plusieurs années se sont écoulées sans que les deux hommes ne
se voient, mais l’histoire d’amour va reprendre. Lan Yu est pourtant plusieurs
fois mis à rude épreuve quand il rentre chez eux avant l’heure prévue et que
son amant a invité un jeune gars musclé qui déambule en maillot de bain dans
les couloirs. C’est toujours Handong qui menace le couple et Lan Yu qui le
quitte. Ça sera toujours Handong qui cherchera la réconciliation. Les deux
amoureux ont beau discuter de leur situation, rien ne se résout dans la
simplicité. La seule chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est qu’ils
s’aiment. Les années passent, la Chine change, leur passion demeure.
Comme
souvent dans les films de Stanley Kwan, les discussions prennent le dessus sur
l’action. L’idée géniale du film est d’enfermer les deux personnages dans cette
maison qui est leur refuge face aux adversités extérieures ; la politique,
le mariage, l’accusation d’escroquerie que subit Handong. Le cinéaste se
concentre sur leur histoire d’amour et n’en sortira pas. Les plans sont truffés
de miroir où leur intimité est démultipliée, où elle peut s’épanouir. Les corps
sont nus (ce qui valut au film d’être classé Catégorie III à Hong Kong) et
leurs sentiments sont à fleur de peau. Logiquement, après plusieurs ruptures, Lan Yu se termine dans un drame aussi
abrupt que poignant.
Lan
Yu (藍宇, Hong
Kong – Chine, 2001) Un film de Stanley Kwan avec Hu Jun, Liu Ye, CoCo Su Jin, Zhang
Yong-ning, Li Hua-tong, Lo Fong, Li Shuang, Zhao Min-fen, Zhang Fan, Chow Ngai,
Zhang Shaohua.
jeudi 20 septembre 2012
Sorties à Hong Kong (septembre 2012)
Due
West: our sex journey (一路向西, Hong Kong, 2012)
Un film de Mark Wu
avec Justin Cheung, Mark Wu, Gregor
Wong, Jessica, Wylien Chiu, Celia Kwok, Mo Qiwen, Eva Li, Angelina Cheung,
Daniella Wang, Tin Kai-man, Ng Lai-chu, Tony Ho. 118 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 20
septembre 2012.
jeudi 13 septembre 2012
Sorties à Hong Kong (septembre 2012)
Naked human nature (赤裸人性, Hong Kong, 2012)
Un film en trois parties de Anastasia Tsang, Ches
Yim, Lee Siu-lung, Ling Nip avec Kitty Lai, Chun Yin, Louise Wong. 72 minutes. Classé
Catégorie III. Sortie à Hong
Kong : 13 septembre 2012.
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