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jeudi 19 juin 2014

Sorties à Hong Kong (juin 2014) May we chat


May we chat (微交少女, Hong Kong, 2014) Un film de Philip Yung avec Irene Wan, Kabby Hui, Peter Mak, Rainky Wai, Heidi Li, Derek Kwok, Fung Chih-chiang, Dominic Ho, Yu Yu, Danny Poon, Au Cheuk-man, Wong Hin-chung, Chan Lai-wan. 100 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 19 juin 2014.

samedi 3 mai 2014

Robotrix


Ce genre de petits films est souvent amusant. Robotrix est un cas rare de film de science fiction érotique. On peut dire que le film porte donc bien son titre, avec ce X si bien placé en fin de titre. Les robots du film ont apparence humaine et, commodément, ils sont joués par des acteurs. Pour bien différencier les scientifiques de leurs créations, les robots sont habillés de vêtements vaguement futuristes, couleurs métaliques, découpes en triangle ou carré, ils portent des lunettes de soleil. La pointe de la technologie.

Résumons rapidement le film : lors d’un salon de robotique, le fils d’un émir arabe est enlevé. Le ravisseur, un affreux japonais transfère son cerveau dans un robot (Billy Chow), tout de cuir vêtu qui va demander une rançon. Les policiers de Hong Kong sont sur les dents. Linda (Chikako Aoyama), la petite amie de Chou (David Wu) sont sur l’enquête quand Linda est tuée par le robot. La scientifique Sara (Hui Hui-daan) et son assistante Anna (Amy Yip), par ailleurs elle-même un droïde, va redonner vie à Linda. Elle est désormais Eve R27.

Robotrix est d’abord érotique. Le méchant robot japonais a une grosse libido puisqu’il est possédé par le cerveau malade de son créateur. On le voit pilonner mécaniquement plusieurs jeunes femmes avec tant de force qu’elles en meurent. Les policiers l’attirent d’ailleurs pour son priapisme dans un bordel. D’autres personnages ont des scènes érotiques plus douces, Chou et Linda dans l’intimité de leur chambre. Ou en début de film sur un mode grotesque, le fils de l’émir qui a une demi-douzaine de jeunes femmes dénudées dans un bain.

Les actrices du film sont toutes pourvues d’une énorme poitrine et le récit entend bien les montrer régulièrement dans le plus simple appareil, ce qui est plutôt rare dans un film érotique de Hong Kong, même classé Catégorie III. C’est l’actrice japonaise Chikako Aoyama qui offre le plus grand nombre de scènes. Les personnages masculins sont tous obsédés sexuels, notamment les policiers mâles. Ils s’agglutinent pour mater dans le bordel la plastique de l’appât qu’ils ont installé. Le flic « Puppy » (Kwai Chung) avec son physique de gros rustre est le plus obsédé.

Robotrix est aussi une comédie d’action. Chou ignore que sa fiancée Linda est devenue un robot ce qui réserve quelques quiproquos bon enfants. Rien de bien fin ni de spirituel de ce point de vue. Du côté de l’a ction pure, le film cherche dans la surenchère violente et brutale avec les coups monstrueux que porte le robot (il défonce le thorax de ses victimes). Le sang gicle hors du corps de ses adversaires. Explosions à gogo, courses poursuites et court-circuit dans les fils avec des effets spéciaux bricolés. Un authentique nanar Catégorie III.

Robotrix (女機械人, Hong Kong, 1991) Un film de Jamie Luk avec Chikako Aoyama, Amy Yip, David Wu, Hui Hiu-dan, Billy Chow, Kwai Chung, Wu Fung, Stuart Ong, Lam Chung, Lee Hin-ming, Ken Goodman, David Ho.

jeudi 10 avril 2014

Sorties à Hong Kong (avril 2014) The Midnight after


The Midnight after (那夜凌晨,我坐上了旺角開往大埔的紅 Van, Hong Kong, 2014) Un film de Fruit Chan avec Wong Yau-nam, Janice Man, Chui Tien-you, Kara Hui, Simon Yam, Sam Lee, Lee Sheung-ching, Lam Suet, Vincci Cheuk, Cherry Ngan, Kelvin Chan, Fiona Sit, Endy Chow, Jan Curious, Mike Orange, Kitty Trouble, Waiting Soul, Les Hunter, Yiu Yuet-ming, Melodee Mak. 120 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong le 10 avril 2014.

jeudi 3 avril 2014

Sorties à Hong Kong (avril 2014) Naked ambition 3D


Naked ambition 3D (3D 豪情, Hong Kong, 2014) Un film de Lee Kung-lok avec Chapman To, Akiho Yoshizawa, Josie Ho, Hatano Yui, Sora Aoi, Yuki Mako, Derek Tsang, Louis Koo, Sandra Ng, Charlene Choi, Wong Jing, Candy Yuen. 107 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong le 3 avril 2014.

jeudi 6 mars 2014

Sorties à Hong Kong (mars 2014) The Skeleton road


The Skeleton road (屍骸之路, Hong Kong, 2014) Un film de Chan Ta-nin avec Szeto Fat-ching. 95 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 6 mars 2014.

jeudi 13 février 2014

Rigor Mortis


2442. C’est le numéro de l’appartement, situé au 24ème étage d’un immeuble d’un quartier populaire, dans lequel se rend Chin Shiu-ho (Chin Siu-ho, qui garde son propre nom) pour se suicider après un traumatisme familial. Le jovial gardien de l’immeuble, frère Yin (Lo Hoi-pang), fier de son uniforme lui enlève le cadenas de la grille, lui ouvre la porte et allume de l’encens. Il s’est à peine installé depuis cinq minutes que Chin installe une corde pour se pendre, repensant aux dernières images de sa femme et de son fils décédés.

C’est sans compter sur Yau (Anthony Chan) qui surgit dans l’appartement armé d’un couteau et tranche la corde. Yau habite à côté et a une tenue pas possible : des tongs aux pieds, un caleçon et un vieux marcel étiré sous une robe de chambre. Anthony Chan, qu’on n’avait pas vu dans un film depuis vingt ans, porte toujours ses lunettes rondes mais cette fois, son air n’est plus celui d’un ahuri. Yau est le sauveur de Chin. Non pas que l’empêcher de se pendre le sauve mais il lui permet de ne pas se faire posséder par deux sœurs jumelles devenues des fantômes démoniaques.

Car Rigor Mortis est d’abord et avant tout un film de fantômes chinois et, on le verra plus tard, de vampire dans une lecture post-moderne et pleine d’effets spéciaux des Mr. Vampire. D’ailleurs les acteurs Chin Siu-ho, Anthony Chan, Richard Ng et Chung Faat étaient dans l’un ou l’autre des Mr. Vampire et Lo Hoi-pang était, dans les années 1980, un habitué des comédies de fantômes. Ce qui étonne aussi est que Juno Mak, qui signe ici son premier film, veuille travailler avec des acteurs de jadis, des vieux de la vieille (et souvent connus pour leur cabotinage) pour ressusciter le genre.

Alors que se passe-t-il dans ce film de fantômes ? Pendant de nombreuses minutes, rien n’est expliqué mais des images hallucinées ouvrent le film. Trois corps gisent dans un amas de cendres et des particules enflammées volètent au milieu d’un immeuble gris. Les images sont léchées et les dialogues sont rares. Cette scène d’ouverture reste mystérieuse jusqu’au finale où tout sera finalement expliqué. Mais on comprend assez vite que pas grand-chose ne tourne rond dans ce 24ème étage dont on ne sortira jamais.

Des fantômes donc, deux jumelles entourées de fils de sang qui agressent Chin, le personnage qui découvre tout cet univers surnaturel en même temps que le spectateur. Elles veulent son corps comme son âme. Elles sont particulièrement violentes et puissantes. Yau, avec l’aide de Gau (Chung Faat), un moine taoïste va pratiquer les rituels pour se débarrasser de ces deux créatures démoniaques. Les deux jumelles ont la capacité de défier les lois de la gravitation, elles rampent au plafond et sur les murs, volent et disparaissent à l’envi. Les victimes des fantômes sont alors entourées d’une légère fumée noire et deviennent aussi fortes que les démons.

Tout aussi mystérieux, cette femme au regard désespéré (Kara Hui) et son jeune garçon aux cheveux blonds qui rentre sans rien demander dans l’appartement de Chin puis dans celui de Madame Mui (Pau Hei-ching) et son époux Tung (Richard Ng). Ce dernier meurt dans une chute d’escalier. Mui et Gau vont chercher à le ressusciter suscitant les tentations de deux jumelles de s’emparer de son corps. Rigor Mortis, comme souvent les films horrifiques cantonais, ne fait pas vraiment peur mais il intrigue dans sa volonté de renouveler le genre tout en lui rendant hommage, dans sa capacité à maintenir durablement un suspense et dans sa propension à offrir de belles images fantomatiques.

Rigor mortis (殭屍, Hong Kong, 2013) Un film de Juno Mak avec Chin Siu-ho, Anthony Chan, Kara Hui, Pau Hei-ching, Lo Hoi-pang, Richard Ng, Chung Faat, Billy Lau.

samedi 11 janvier 2014

SDU : Sex Duties Unit


SDU, ça veut dire d’abord et avant tout Special Duties Unit, soit les forces d’intervention de la police de Hong Kong, ici incarnées par leur chef Michael Fitzgerald Wong, dans un court caméo, qui critique vertement quatre de ses hommes membre de la B-Team. En ouverture de SDU : Sex Duties Unit, on découvre cette équipe de réserve appelée pour mettre fin à une prise d’otage dans une banque. Le braqueur est Lam Suet (autre cameo, le film en aura beaucoup) et il n’a comme arme qu’un pauvre pistolet factice que l’otage parvient à faire tomber. En gros, la B-Team est composée d’incompétents.

Leur chef est Keung (Chapman To) et ses hommes sont Ka-ho (Matt Chow), Josh (Shawn Yue) et la « Crevette » (Derek Tsang), surnommé ainsi parce que lors d’une intervention, montrée avec humour dans un flash-back où les personnages sont représentés par des playmobils, s’était affalé de peur comme une crevette. Que faire ce week-end où ils sont libres ? Une solution s’impose à Ka-ho, se faire un week-end entièrement consacré au sexe. En tant que policier, ils ne peuvent pas aller voir des prostituées à Hong Kong. Direction Macao.

Première étape : trouver des accessoires pour mieux bander. Ka-ho et Keung, les deux plus obsédés sexuels, se chargent de les acheter (joli cameo de Hui Siu-hung en pharmacien qui préconise de ne pas acheter le spray « viagra » qui semble trop violent, les deux hommes se ruent dessus). Deuxième étape : acheter les billets pour le meilleur bordel. C’est Crevette et Josh qui s’en chargent. Ce dernier n’est pas très enthousiaste à l’idée d’aller à Macao (ça leur est en principe interdit en tant que flics). Crevette n’est pas chaud non plus. Homo dans le placard, il n’ose pas dire à ses trois collègues qu’il veut un homme et non une femme.

La « Sex War » commence et le titre du film SDU : Sex Duties Unit prend alors tout son sens. Chacun a ses goûts et chacun veut en profiter au maximum. Ka-ho aime les grosses poitrines mais les filles portent des coussinets dans leur soutien-gorge. Keung ne veut qu’une bonne fellation. Crevette n’acceptera qu’un massage sans sexe puisqu’il ne rêve que de garçons. Et enfin, Josh, avec sa chemise fermée jusqu’au col, reste coincé tout comme la jeune Lily, immigrée chinoise, avec qui il sympathise. Les filles apparaissent seins nus donnant dans l’érotisme très soft. Les quatre garçons se déshabillent aussi un. Le film est classé Catégorie III plus pour les dialogues crus que pour les scènes de nudité.

Evidemment, toute cette ambiance sexuelle dans le bordel ne pouvait pas continuer ainsi et les quatre collègues doivent interrompre leur « Sex War » avec l’arrivée de la police de Macao venue faire un contrôle d’identité. Le scénario est tiré d’une nouvelle de Pang Ho-cheung, également producteur du film où on retrouve tous ses acteurs fétiches, outre Chapman To et Derek Tsang, l’inénarrable Jim Chim en proxénète peroxydé (il est hilarant). On pense évidemment à la recherche sexuelle de Men suddenly in black, sauf que les épouses seraient ici remplacées par la police qui cherche à arrêter les quatre hommes qu’ils confondent avec des membres de triade.

L’humour du film est percutant lorsqu’il s’attèle à la trivialité avec l’érection continue de la Crevette (il s’est aspergé du spray) qui doit sans cesse se masturber, avec la maquerelle (Siu Yam-yam) du bordel gay ou avec les contrastes des caractères des différents personnages. Le mélange avec l’émotion est un peu moins convaincant. Ka-ho est confronté avec son passé (son père regrette de ne plus le voir), Keung rencontre son ex épouse et Josh tombe amoureux de la jeune chinoise. On passe souvent d’un personnage à un autre avec une certaine mollesse. Cependant, il ne faut pas bouder le plaisir de rire de très bon cœur.

SDU: Sex Duties Unit (飛虎出征, Hong Kong, 2013) Un film de Gary Mak avec Chapman To, Shawn Yue, Matt Chow, Derek Tsang, Lau On-kei, Dada Chan, Jim Chim, Siu Yam-yam, Simon Loui, Lam Suet, June Lam, Michael Wong, Jim Chim, Hui Siu-hung, Philip Keung, Ken Lo.

mardi 10 décembre 2013

Tales from the dark 2


Après Tales from the dark 1, les fantômes reviennent hanter les vivants dans Tales from the dark 2. Trois courtes histoires réalisées par trois cinéastes. Gordon Chan se charge de la première partie, la moins aboutie et la moins inspirée. Hong (Lam Ka-tung) et Ching (Fala Chen) forment un couple aisé dont la routine va être brisée par la jalousie de Ching. Cette dernière espionne le téléphone de son mari. Il s’en aperçoit, demande des explications. Elle lui demande à son tour pourquoi il est resté en contact avec son ex. Elle crie et casse des objets provoquant le départ de Hong.

Assistante médicale, Ching perd le sommeil depuis le départ de son homme. Sa collègue et son patron comprennent que ça ne va pas. Insomniaque, elle se goinfre de somnifères mais ne parvient pas à dormir jusqu’à l’achat d’un oreiller parfumé qui l’emmène dans un monde de rêves (filmée dans un flou vaporeux) où Hong s’avère plus amoureux d’elle que jamais. Pour Ching, c’est le début d’une plongée dans un univers de songes érotiques (nombreuses scènes de lit) qu’elle va préférer à sa vie éveillée. Les scènes oniriques alternent avec des révélations sur Hong, donnant des explications plutôt que rester dans un suspense haletant.

Hide and seek (cache-cache) joue au contraire sur le schéma classique mettant en scène des jeunes gens qui partent s’amuser tous ensemble et qui vont être confrontés à une bande de fantômes qui va chercher à les décimer. Huit amis, âgés d’environ vingt ans, décident de visiter leur ancienne école qui doit être démolie dans quelques jours. Le bâtiment est vétuste, les livres trainent sur le sol, l’obscurité est accentuée par l’absence d’électricité. Ils décident de jouer à un jeu qu’ils jugent innocent : chasser les fantômes. Ils tirent au sort qui jouera au fantôme et qui sera le chasseur.

Ils ont beau avoir été prévenus du danger par un vieil homme qui semble habiter là, qui les a suppliés de partir avant la nuit, les huit amis continuent leur jeu. Ils ne remarquent pas une peinture murale où des écoliers sont dessinés, ils auraient dû, car ces écoliers sont des fantômes qui viennent chasser les huit amis dirigés par un professeur disparu depuis longtemps. Le film joue à fond la carte de la pénombre, du personnage qui surgit, des bruits suspects pour faire sursauter le spectateur. Rien de bien nouveau dans le domaine de l’effroi mais c’est efficace et plutôt amusant.

Le dernier film, Black umbrella tourné par Teddy Robin avec lui-même dans le premier rôle est le plus mystérieux, donc le plus intéressant. Teddy Robin, costumes trois pièces, cravate et grosses lunettes, se promène à Hong Kong avec un parapluie noir à la main qui lui sert de canne. A chaque coin de rue, il aide les gens à ne pas mourir. Ici, une vieille femme qui traverse trop vite une rue, là un chauffeur qui est menacé par un voleur, plus loin un joueur qui se fait bastonner par un membre des triades. Enfin, il rencontre une jeune femme (Aliza Mo) qui se promène seule dans les rues désertées de Hong Kong.

Ces rencontres, au fur et à mesure du récit, semblent de moins en moins dues au hasard, comme si l’homme au parapluie noir avait prévu d’être là, comme si c’était son destin. Il s’adresse toujours aux personnes sauvées avec un petit proverbe puis repart plus loin. Les 25 minutes de Black umbrella composent le meilleur de Tales from the dark 2, notamment son finale où aucune réelle explication sur l’origine et la finalité de l’homme au parapluie noire. Le film de Teddy Robin ne fait pas à proprement peur mais il laisse dans une perplexité sourde et un plaisir de spectateur qu’aucun des autres courts-métrages des deux films ne procuraient à ce niveau.

Tales from the dark 2 (李碧華鬼魅系列-奇幻夜, Hong Kong, 2013) Un film de Gordon Chan, Lawrence Ah Mon et Teddy Robin. 1. Pillow avec avec Fala Chen, Lam Ka-tung, Tony Ho, Joman Chiang. 2. Hide and seek avec Chan FatKuk, Sham Ka-ki, Kiki Tam, Pam Cheung, Ronny Yuen, Tong Kit-leung, Yatho Wong, Jaqueline Chan, Eric Leung, Lai Hon-chi, Lam Suk-ching. 3. Black umbrella avec Teddy Robin, Aliza Mo, Kelvin Kwan, Cheung Kwok-keung, Vincent Wan, Lana Wong, Yick Tin-hung, Ho Ka-wah, Law Chi-sing.

jeudi 24 octobre 2013

Sorties à Hong Kong (octobre 2013) Rigor Mortis


Rigor mortis (殭屍, Hong Kong, 2013) Un film de Juno Mak avec Chin Siu-ho, Anthony Chan, Kara Hui, Pau Hei-ching, Lo Hoi-pang, Richard Ng, Chung Faat, Billy Lau. 101 minutes. Classé Catégorie IIB & Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 24 octobre 2013.

jeudi 29 août 2013

Sorties à Hong Kong (août 2013) Hardcore comedy


Hardcore comedy (重口味, Hong Kong, 2013)
Un film d’Andy Lo, Henri Wong et Chong Siu-wing avec Kelvin Kwan, Michelle Wai, William Chan, Dada Chan, Terence Tsui, Oscar Leung, Christine Kuo, Siu Yam-yam, Suen Kai-kwan, Judy Tsang, Cheung Laap-gei, Timothy Cheng. 92 minutes. Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 29 août 2013.

jeudi 8 août 2013

Sorties à Hong Kong (août 2013) Tales from the dark 2


Tales from the dark 2 (李碧華鬼魅系列-奇幻夜, Hong Kong, 2013)
Un film de Teddy Robin, Gordon Chan et Lawrence Ah Mon avec Fala Chen, Lam Ka-tung, Teddy Robin,  Mo Qiwen, Chan Yiu-wing, Sham Ka-ki, Lai Hon-chi, Vincent Wan, Kelvin Kwan, Cheung Kwok-keung, Siu Yam-yam. 90 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 8 août 2013.

jeudi 25 juillet 2013

Sorties à Hong Kong (juillet 2013) SDU: Sex Duties Unit

SDU: Sex Duties Unit (飛虎出征, Hong Kong, 2013)
Un film de Gary Mak avec Chapman To, Shawn Yue, Matt Chow, Derek Tsang, Lau On-kei, Dada Chan, Jim Chim, Siu Yam-yam, Simon Loui, Lam Suet, June Lam. 95 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 25 juillet 2013.

dimanche 9 juin 2013

Casino


Interviewé par la télévision, Giant Wan (Simon Yam) raconte son parcours de parrain des triades de Macao. Il s’adresse directement au spectateur, regard caméra, créant ainsi une proximité et une confiance. La journaliste semble avoir tiré le bon client avec cet homme souriant, bon vivant et joueur impénitent. Avec son pote Liu (Alex Fong Chung-sun), Wan passe son temps dans les tripots à essayer de gagner aux cartes dans les casinos, à défier les arnaqueurs de rue en misant sur la bonne carte et à ne pas croiser la route de l’incorruptible inspecteur To (Kent Cheng) qui sermonne tous ceux qui viendraient mettre le trouble dans sa juridiction. Et de temps en temps, il chante en boîte de nuit la chanson des Il était une fois en Chine, très belle scène. Casino se déroule en 1991, huit ans avant la rétrocession de Macao à la Chine. La différence entre Hong Kong et Macao, ce sont donc ces casinos qui sont autorisés et le portugais qui remplace l’anglais.

Comme dans tout film de triades qui se respecte, les affrontements entre les clans constituent le socle du récit. Ici, en l’occurrence, Lo Ping (Frankie Ng) qui aimerait s’accaparer le marché de Wan. Le film montre les manigances de Lo Ping dans sa lutte du pouvoir, les combats entre clans avec coups brutaux et sang qui gicle (d’où l’une des raisons du classement Catégorie III) et les habituels scories sur les valeurs des membres des triades. Lo Ping est à l’opposé de Wan, c’est un homme très sympathique, charismatique et sain qui ne boit pas d’alcool ni ne fume. L’inspecteur To en viendrait presque à faire son éloge. En tout, dit le film, comparé aux autres parrains, Wan est un héros des temps modernes. C’était la mode de valoriser les triades à l’époque ou, plutôt, de fantasmer sur leur mode de vie. Le film nage régulièrement dans les pires clichés sur le milieu. Qui plus est Casino présente sous un mode volontairement plaisant son duo d’acteurs.

C’est justement le duo Simon Yam/Alex Fong Chung-sun qui mène le récit. Si le premier est aujourd’hui, grâce aux films de Johnnie To, très connu, le deuxième reste encore bien inconnu malgré sa centaine de films où il incarne souvent des seconds rôles. L’intérêt majeur de Casino est dans le rapport entre Wan et Liu que l’on peut qualifier de passionnel. Comme dans bon nombre de films de triades, les deux hommes se considèrent comme deux frères et se sont sans aucun doute connus dès l’enfance. Liu, physiquement plus grand que Wan et à la voix bien plus grave, n’a pas le même caractère : fumeur, irascible et volontiers violent, il représente cependant l’archétype de l’homme de main qui n’hésite à donner du coup de poing pour son patron quand un adversaire les menace ou les arnaque. Leur réussite et leur amitié sont représentées par un jeton de casino, le premier gagné par Liu, à la valeur sentimentale. Symboliquement, les deux hommes sont les deux faces d’une même pièce.

Mais Liu est plus qu’un homme de main, le film laisse transparaitre une relation de couple, quasi amoureuse entre les deux hommes. Au beau milieu du film, on apprend que Wan est marié et sa femme va bientôt accoucher. Mais Wan semble n’en avoir rien à foutre et quand elle va à la maternité, il ne s’intéresse ni à elle ni au bébé. Passée cette scène arrivée comme un cheveu sur la soupe, l’épouse disparait. Rarement deux personnages ne s’intéresseront aussi peu aux femmes que dans Casino. En revanche, Liu tombe subitement malade, du sang coule de son nez, là Wan prend soin de lui, va le voir à l’hôpital, l’aide à se rétablir et passe tout son temps avec lui. Si l’on ajoute à cela des regards langoureux filmés au ralenti entre les deux hommes, des caresses sur le visage de Liu de la part de Wan dans la scène finale, on peut considérer que le vrai couple d’amoureux est bien Wan et Liu. C’était peut-être cela le véritable sujet de l’interview de la journaliste, prétexte à ce double portrait.

Casino (濠江風雲, Hong Kong, 1998) Un film de Billy Tang avec Simon Yam, Alex Fong Chung-sun, Kent Cheng, Kenix Kwok, Frankie Ng, Moses Chan, Michael Lam, Raven Choi, John Ching, Ada Choi, Michael Chan, Ben Ng, Teresa Ha, Tommy Law, Ng Ting-yip.

lundi 3 juin 2013

Gigolo and whore


Jeune chinoise tout juste débarquée de sa campagne à Hong Kong, Hung (Carina Lau) est timide, prude et naïve. Elle veut retrouver sa cousine Kiki (Angile Leung), venue elle aussi des années auparavant pour se faire héberger et elle se rend compte qu'elle est devenue une « animatrice de bar ». Elle met un peu de temps à comprendre ce que ça veut dire d'autant que cela heurte son éducation continentale. Le spectateur a vite compris car ce film s'appelle Gigolo and whore et en l'occurrence, le gigolo est Sam (Simon Yam), l'homme le plus demandé à Hong Kong, comme le dit un homme en début de film. Sam se joint à Kiki dans le bar et c'est là qu'il rencontre Hung et qu'il va la prendre sous son aile.

Hung s'étonne de tout : qu'un verre de vin coûte si cher, qu'on puisse parler de sexe si franchement, qu'on ait pu lui voler ses valises qu'elle avait laissées dehors. Mais aussi découvre les belles technologies du moment, c'est à dire de 1991, le caméscope ou le CD. Elle finit par comprendre que Sam vend son corps pour de l'argent. La scène est d’ailleurs plutôt amusante, comme toute la première moitié du film, puisque Hung, par maladresse, a allumé le caméscope et voit Sam en train de coucher avec une femme. Sam espère que Hung pourra trouver du boulot dans le bar où il bosse mais là encore la terrible maladresse dont elle fait preuve ne lui permet pas de faire simple barmaid. Une idée jaillit alors, Hung, en attendant de trouver un vrai boulot, va faire l’escort girl quelques temps. Hung lui affirme que cela est dangereux, qu’une fois ce boulot commencé, il est difficile d’en sortir.

La transformation de Hung peut commencer : la gentille pucelle va devenir une superbe bimbo. D’abord son look. Sam, en expert de la gent féminine, va lui choisir sa robe, ses chaussures et, bien entendu, son soutien-gorge devant la vendeuse médusée de son habileté à les ouvrir d’un simple contact de son doigt. Puis, direction salon de coiffure et maquillages. Il continue par des exercices de souplesse car ça peut servir. Viennent les cours de cantonais. Ensuite, Sam lui apprend à simuler l’orgasme et à imiter les petits couinements de plaisir. Tout cela est sur le mode de la comédie légère et parodie les enseignements des maitres d’arts martiaux à son disciple. Mais la plus importante recommandation est de ne jamais tomber amoureuse de son client. La référence à Pretty woman est non seulement évidente mais littéralement citée dans les dialogues.

Malgré son titre bien racoleur et son classement en Catégorie III, Gigolo and whore est une comédie romantique bien sage. Peu de scènes érotiques pour égayer les yeux. Comme on s’en doute un peu, Sam va tomber amoureux de Hung, et réciproquement. Tout cela va se compliquer avec une mission que Hung accepte. Elle est engagée pour distraire Dickson Lee (Alex Fong Shung-sun), jeune millionnaire éploré depuis que sa femme est décédée. Elle va se prendre d’affection pour Dickson qui tombe amoureux d’elle. Le film fait semblant de se demander qui elle va choisir entre le gigolo et le millionnaire. Ce sont essentiellement les trois acteurs principaux, Simon Yam, Carina Lau et Alex Fong Chung-sun, sans oublier Angile Leung en pimbêche rigolote, qui font passer cette comédie romantique plus sucrée qu’acidulée.

Gigolo and whore (雞鴨戀, Hong Kong, 1991) Un film de Terry Tong avec Simon Yam, Carina Lau, Alex Fong Chung-sun, Angile Leung, Yiu Chi-wan.

lundi 14 janvier 2013

The H.K. triad


Quand Wong Jing réalise ou produit un film ayant pour cadre les triades, il est toujours difficile de savoir s’il glorifie volontairement ou par maladresse ces organisations mafieuses. Ainsi, The H.K. triad commence dans une salle de conférence de la police de Hong Kong où des officiers en costumes cravate attendent non sans impatience l’allocution que va leur faire Ho (Lau Ching-wan) au sujet de ce milieu dont il a longtemps fait partie. Avec des yeux pétillants de curiosité, ils écoutent le vieillard parler de cette période que le film de Clarence Ford va reconstituer avec beaucoup de luxe et pas mal d’académisme. De 1999, Ho se remémore ses débuts en 1959. C’est parti pour un long flash-back narrant sa vie, ses méfaits et ses amours.

Ho présente son ami Lok (Francis Ng). Ils se connaissent depuis l’enfance, ils se considèrent comme des frères, illustrant ainsi cette notion de loyauté chère aux membres des triades. Oisifs, ils passent leur temps à glander dans les quartiers mal famés peuplés de prostituées et de joueurs impénitents sur fond de musique de jazz. C’est justement dans un club clandestin de paris qu’ils rencontrent Ying (Diana Pang) dont l’esprit revêche séduit particulièrement Ho. Il en tombera immédiatement amoureux, viendra la voir souvent et pariera aux dés pas mal d’argent. Elle fait mine de ne pas s’intéresser à lui. Maitre Bo (Lee Siu-kei), le tenancier du tripot ne voit pas forcément d’un œil ces deux gars plus occupés à frimer devant les filles qu’à jouer leur argent.

Les deux amis sont protégés par l’oncle Mon (Spencer Lam), vieux briscard du quartier qui les a pris en sympathie. Ho et Lok s’amusent comme des gamins, se chamaillent et rient devant l’agitation ambiante. Inconscients du danger, ils ébauchent leur première arnaque en truquant les résultats du tiercé. Tandis que Lok parie de l’argent auprès d’un mafieux, Ho trafique le transistor qui retransmet les résultats. Mal leu en pris car Lok se fait sérieusement tabasser par le chef de gang spolié. Ho va vite voir Ying pour qu’elle appelle Maitre Bo en renfort. Une grosse baston s’ensuit mise en scène très mollement qui se termine par le tranchage de la tête du mafieux à la hache. On rigole pas dans les triades. Le spectateur rigole un peu devant ce spectacle franchement grotesque. Et c’est pas fini.

C’est ainsi qu’ils seront intégrés dans les triades. Ils prêtent serment à Bo. Puis, Lok décide de s’engager dans la police et quitte le milieu. Ce qu’ils ignorent (alors que nous, spectateurs, on a compris) c’est que Bo est un fou furieux. Amateurs de jeunes femmes vierges, il décide de mettre le grappin sur Fei-fei (Athena Chu) qu’il veut dépuceler. Lok en est tombé amoureux. Comme Ying, elle feint l’indifférence. A cela, il faut ajouter que Ho n’est pas insensible à son charme et parvient à coucher avec elle. Cela rend maitre Bo furibard qui décide de torturer Lok, accusé de l’avoir violée. Avec une lame chauffée dans un brasier, élément indispensable de chaque parrain, il émascule le pauvre homme. Ho, venu le défendre, est obligé de mordre une braise. Les deux amis sont bien mal en point mais ruminent leur vengeance.

Les années passent ainsi. Ho dans les triades et Lok dans la police. Chacun gravit peu à peu les échelons. Ils se marient respectivement avec Ying et Fei-fei, cette dernière est éprouvant par l’impuissance sexuelle de son mari et décide de prendre pour amant Piggy (Michael Tse), l’assistant de Lok qui est devenu chef de la police. Ho assassine Bo et devient parrain à la place du parrain. Puis, le reste de The H. K. triad se complait dans la description de comportements violents qui lui vaut son classement Catégorie III. Tous les personnages se disputent pour des histoires de coucheries sans intérêt. Le récit de Ho était censé montrer aux policiers le fonctionnement des triades afin de mieux pouvoir lutter contre elles. A la place, ils ont dû, comme nous, écouter des secrets d’alcôve ridicules.

The H.K. triad (O記三合會檔案, Hong Kong, 1999) Un film de Clarence Fok avec Lau Ching-wan, Francis Ng, Athena Chu, Diana Pang, Michael Tse, Patrick Tam, Lee Siu-kei, Frankie Ng, Spencer Lam, Benny Wong, Lee Wai-chu.

samedi 22 décembre 2012

Vulgaria


En tant que producteur de cinéma, To Wai-cheung (Chapman To) a été invité à discuter de son métier devant des étudiants de cinéma. C’est leur professeur, M. Cheng (Lawrence Cheng) qui se charge de diriger cette conférence. Petites lunettes rondes, tenue terne, assis sagement sur son fauteuil To n’est pas un producteur flamboyant et ne paie pas de mine. Dès qu’il ouvre la bouche, son personnage de gentil garçon choque toute l’assemblée et Cheng en premier lieu. To Wai-cheung cause de la possibilité de montrer des poils pubiens dans les films. Tout spectateur hongkongais sait que c’est interdit mais le pré-générique avait avertit que les spectateurs sensibles qu’il leur restait 10 secondes pour fuir devant Vulgaria.

Après You shoot I shoot et AV, c’est la troisième incartade de Pang Ho-cheung dans le milieu du cinéma avec le récit d’un tournage, en l’occurrence le film que To tente de produire dans une industrie en crise. To n’est pas un producteur qui a réussi. Au contraire, il est toujours à la recherche de financement pour ses films. Il vante ainsi le placement de produits auprès des étudiants et commence le récit de son film. Cela a beau être son point de vue, To Wai-cheung ne se donne pas forcément le beau rôle, dans un exercice quasi masochiste de dénigrement. Le scénario qu’il présente aux dirigeants médusés d’une compagnie d’assurance pour avoir leur aide financière est tout simplement d’une bêtise rare, incohérent et médiocre mais évidemment hilarant, à la fois dans les mimiques de Chapman To qui porte le film et dans ses dialogues.

C’est tout le processus d’un film que Vulgaria raconte. De sa conception même à sa promotion, c’est autant pour To un parcours du combattant. Il faut trouver de l’argent. Avec son ami Liu Wing-shing (Simon Loui) l’amène en Chine pour rencontrer Frère Tyrannosaure (Ronald Cheng) et son comparse (Lam Suet), deux crétins finis totalement dégénérés qui mange des plats aux noms poétiques mais dont les ingrédients sont des rats, tortues ou chats. Forcé de manger ses victuailles avec dégoût, To Wai-cheung n’est pas au bout de ses surprises quand on lui propose de coucher avec la « petite amie » de Tyrannosaure, en l’occurrence une mule coiffée d’un superbe ruban rouge. Les étudiants n’en croient pas leurs oreilles, Pang Ho-cheung s’amuse beaucoup à mettre en scène ce qui d’habitude est interdit où on sent à chaque réplique plus tordue et scabreuse l’un que l’autre le plaisir des quatre comédiens.

Puis, le producteur devra trouver des interprètes pour son film qui devra être le remake de Confession of a courtisan, un film érotique des années 1970. Il va rencontrer la star du film à refaire, Shaw Yum-yum, dans son propre rôle. Bien entendu, en 40 ans, son corps a changé, elle a les cheveux gris, mais c’est surtout son visage, carré et massif qui étonne le plus. Elle accepte de tourner, son corps sera remplacé par celui d’une jeune actrice avec un fond vert. Ensuite, convaincre l’acteur Hayama Hiro (lui aussi dans son propre rôle) de faire un autre porno, bien que, comme le dit une journaliste lors d’une conférence de presse, son image soit très négative en ce moment. Hiro ne veut pas entendre parler de porno mais a cruellement besoin d’argent, finalement le sujet profond de Vulgaria.

Et To Wai-cheung continue le récit fort peu héroïque de sa production. Le film devra s’appeler Confession of two courtisans, ce qui est très logique. Il parvient à convaincre Blackie Tak (Matt Chow) de réaliser le film. Pang Ho-cheung souligne la crise du cinéma à Hong Kong avec ce personnage que l’on découvre dans un tout autre métier dans une des scènes les plus drôles. Il a ouvert chez lui une salle de gambling d’un genre nouveau, où Tak prévient les clients qu’ils doivent partir avant d’éveiller les soupçons de leur moitié, où les mamans peuvent faire garder les enfants pendant qu’elles jouent au mahjong. Quand la police manque de les prendre en flag’, Blackie Tak affirme qu’il était en train de tourner un film : il avait installé une caméra. Le tournage peut maintenant commencer non sans s’être assuré le soutien du rédacteur en chef de Playboy HK (Vincent Kok). Si cette histoire de tournage est aussi plaisante et aussi drôle, c’est que miraculeusement, Pang Ho-cheung parvient à la rendre très caricaturale avec ses personnages hauts en couleurs tout en montrant que tout ceci n’est sans doute pas très loin de la vérité.

Comme souvent dans son cinéma, le protagoniste est un grand solitaire bien que très entouré. To Wai-cheung est un producteur raté et son mariage est aussi un échec. Son épouse (Crystal Tin) refuse de lui laisser sa fille tant qu’il n’a pas payé la pension. Son assistante Quin Lau (Fiona Sit) un peu écervelée et ne pratiquant pas très bien le cantonais le poursuit en justice persuadée qu’il l’a harcelée sexuellement. Elle sera défendue par une avocate féroce (Miriam Yeung). To trouvera du réconfort auprès de Tsui Ka-yan (Dada Chn), surnommée dans le milieu « popping candy » - le bonbon qui pétille – pour son habileté à faire pétiller les bonbons dans sa bouche. Ce motif amoureux n’est pas aussi réussi que la confession sur le tournage bien que tout aussi pitoyable. On sent que Pang Ho-cheung un peu obligé de passer par ce récit amoureux moins inspiré que les morceaux d’immense vulgarité salutaire en cette période de bon goût aseptisé.

Vulgaria (低俗喜劇, Hong Kong, 2012) Un film de Pang Ho-cheung avec Chapman To, Dada Chan, Ronald Cheng, Fiona Sit, Crystal Tin, Siu Yam-yam, Matt Chow, Hayama Hiro, Jim Chim, Lawrence Chou, Mak Ling-ling, Vincent Kok, Simon Loui, Lam Suet, Lawrence Cheng, Miriam Yeung, Nora Miao, Jimmy Wan, Huang Lu, Ray Pang, Fanny Lee, Au Hin-wai.

jeudi 15 novembre 2012

Sorties à Hong Kong (novembre 2012)


Triad (紮職, Hong Kong, 2012) 
Un film de Daniel Chan avec William Chan, Michelle Wai, Irene Wan, Derek Tsang, Patrick Tam Yiu-man, Suet Lee, Edward Chui, Michael Chan, Deep Ng, Kathy Yuen, Lam Lei, Lo Hoi-pang, Carlos Chan, Carl Ng, Dominic Ho. 90 minutes. Classé Catégorie III. Sorties à Hong Kong : 15 novembre 2012.

mardi 25 septembre 2012

Lan Yu




Avec Happy together de Wong Kar-wai, multi-primé, Lan Yu était alors l’un des rares films sino-hongkongais à ne pas présenter l’homosexualité comme un sujet de société. Stanley Kwan, habitué aux romances compliquées, se concentre sur l’histoire d’amour entre Chen Handong (Hu Jun) et Lan Yu (Liu Ye), d’âge différent. Lan Yu est étudiant en architecture quand il rencontre Handong, homme d’affaires. Ce dernier fait, avec ses collègues et son patron un billard. D’habitude, c’est Liu Zheng (Liu Hua-tong), ce patron quinquagénaire, qui profite contre une belle somme d’argent des avantages de l’étudiant. Handong se dit qu’il pourrait essayer. Les deux hommes se retrouvent et font, maladroitement, l’amour. Le lendemain matin, Lan Yu se fait payer et Handong lui donne son numéro de téléphone.

Des semaines plus tard, ils se rencontrent par hasard. Le papier sur lequel était inscrit le téléphone est passé à la machine à laver. Mais pas le billet, précise avec malice Lan Yu. Avec un grand sourire, Handong lui propose de dîner avec lui et plus si affinités. Leur aventure amoureuse se poursuit. C’est ensuite la visite d’une maison cossue en banlieue et la proposition de s’installer ensemble. Ce qu’ils font. Lan Yu poursuit ses études et va manifester lors du printemps chinois de la place Tian An Men. Affolé, Handong traverse la ville pour le ramener, prévenu que l’armée va intervenir. Au diable les considérations politiques, ce qui compte c’est l’amour. Les événements de 1989 sont à peine évoqués, le nom de la place jamais prononcés, mais on comprend de quoi il s’agit. A l’image, on voit quelques manifestants se presser puis la rue vide.

Tout dans Lan Yu passe par l’ellipse. Handong décide de se marier pour avoir une normalité qui est la règle en Chine, pour se conformer aux standards. On n’en verra que les préparatifs, la future mariée en robe blanche, la mère de Handong qui règle les derniers préparatifs. Et c’est tout. Dans la séquence suivante, on apprendra par les dialogues qu’il a divorcé et que plusieurs années se sont écoulées sans que les deux hommes ne se voient, mais l’histoire d’amour va reprendre. Lan Yu est pourtant plusieurs fois mis à rude épreuve quand il rentre chez eux avant l’heure prévue et que son amant a invité un jeune gars musclé qui déambule en maillot de bain dans les couloirs. C’est toujours Handong qui menace le couple et Lan Yu qui le quitte. Ça sera toujours Handong qui cherchera la réconciliation. Les deux amoureux ont beau discuter de leur situation, rien ne se résout dans la simplicité. La seule chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est qu’ils s’aiment. Les années passent, la Chine change, leur passion demeure.

Comme souvent dans les films de Stanley Kwan, les discussions prennent le dessus sur l’action. L’idée géniale du film est d’enfermer les deux personnages dans cette maison qui est leur refuge face aux adversités extérieures ; la politique, le mariage, l’accusation d’escroquerie que subit Handong. Le cinéaste se concentre sur leur histoire d’amour et n’en sortira pas. Les plans sont truffés de miroir où leur intimité est démultipliée, où elle peut s’épanouir. Les corps sont nus (ce qui valut au film d’être classé Catégorie III à Hong Kong) et leurs sentiments sont à fleur de peau. Logiquement, après plusieurs ruptures, Lan Yu se termine dans un drame aussi abrupt que poignant.

Lan Yu (藍宇, Hong Kong – Chine, 2001) Un film de Stanley Kwan avec Hu Jun, Liu Ye, CoCo Su Jin, Zhang Yong-ning, Li Hua-tong, Lo Fong, Li Shuang, Zhao Min-fen, Zhang Fan, Chow Ngai, Zhang Shaohua.

jeudi 20 septembre 2012

Sorties à Hong Kong (septembre 2012)


Due West: our sex journey (一路向西, Hong Kong, 2012) 
Un film de Mark Wu avec  Justin Cheung, Mark Wu, Gregor Wong, Jessica, Wylien Chiu, Celia Kwok, Mo Qiwen, Eva Li, Angelina Cheung, Daniella Wang, Tin Kai-man, Ng Lai-chu, Tony Ho. 118 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 20 septembre 2012.

jeudi 13 septembre 2012

Sorties à Hong Kong (septembre 2012)


Naked human nature (赤裸人性, Hong Kong, 2012) 
Un film en trois parties de Anastasia Tsang, Ches Yim, Lee Siu-lung, Ling Nip avec Kitty Lai, Chun Yin, Louise Wong. 72 minutes. Classé Catégorie III. Sortie à Hong Kong : 13 septembre 2012.