mercredi 31 juillet 2013
The Tricky master
vendredi 26 juillet 2013
Triad story
jeudi 18 juillet 2013
The Top bet
dimanche 14 juillet 2013
Dragon fight
mercredi 10 juillet 2013
Thunder cops II
samedi 6 juillet 2013
Faithfully yours
mercredi 3 juillet 2013
The Last conflict
mardi 2 juillet 2013
Curry and Pepper
dimanche 30 juin 2013
Legend of the Dragon
samedi 22 juin 2013
Love is love
dimanche 5 mai 2013
Journey to the West : Conquering the demons
jeudi 7 février 2013
Sorties à Hong Kong (février 2013) Journey to the West: Conquering the demons
jeudi 2 août 2012
When fortune smiles
lundi 2 janvier 2012
Tricky brains

Wong Jing n’a pas découvert Stephen Chow, mais il lui a permis de s’exprimer pleinement, d’une certaine manière, le cinéaste l’a sublimé dans ce début des années 1990. Tricky brains est l’exemple le plus typique du mode comique de l’acteur où le scénario n’a plus aucune importance et où seuls les gags comptent. C’en est d’ailleurs fascinant. C’était une période bénie pour Stephen Chow qui est devenu le roi du box office en 1990 (et cela a duré cinq ans). Il jouait dans cette période dans près d’une dizaine de films par an, dont aucun n’est vraiment bon, mais cela le poussera à expérimenter beaucoup et à l’encourager à passer à la réalisation, à moins tourner, à se faire rare depuis dix ans (seulement trois films en incluant Shaolin soccer).
Le scénario est très simple : Jing Koo (Stephen Chow) est un détective privé embauché par Macky (Waise Lee) pour mettre au point un piège. La fiancée de Macky, la belle Lucy Ching (Rosamund Kwan) travaille incognito dans l’entreprise de son père M. Ching (Baau Hon-lam), un riche homme d’affaires. Un simple employé de la boite, Chi Man-kit (Andy Lau), qui ignore tout d’elle, cherche à la séduire et elle répond à ses timides avances, sous l’œil de Banana (Chingmy Yau), la meilleure amie de Lucy. Jing Koo doit se faire passer pour le frère de Kit, disparu depuis des années, et va s’incruster dans leur appartement, où Kit habite avec son père Yan Chi (Ng Man-tat). La stratégie de déstabilisation peut commencer. L’important dans Tricky brains n’est pas ce qui arrivera aux personnages (qu’on se rassure, le couple sera réuni et s’aimera), mais les gags des acteurs.
Les toilettes. Dans la séquence d’ouverture, Shing Fui-on s’assoit sur des toilettes et Stephen Chow l’enferme dans une cage pour qu’il y soit prisonnier, puis, les toilettes partent dans une galerie marchande où les clients se moquent de Shing Fui-on. Dans l’entreprise de Ching, Stephen Chow est envoyé aux chiottes par un collègue (interprété par Wong Jing). Sur la porte, il est écrit Ladies (il ne semble pas parler anglais), et Wong Jing affirme que ce sont des toilettes pour hommes. Ce dernier fait le pari avec ses collègues que Koo ressortira des toilettes tabassé par Liu Fan, une actrice au physique corpulent présentée comme peu commode. Stephen Chow s’en sortira en se faisant passer pour mort ( !) et humilera Wong Jing tandis que son père « adoptif » récupérera l’argent des paris.
Les vêtements. Les habits déchirés, c’est toujours rigolo. Andy Lau et Ng Man-tat auront leurs chemises mises en lambeaux dans une boite de nuit quand ils se battent contre un gros balaise. Stephen Chow arrive, pour son premier jour de travail, dans le costume du God of gambling, sur le son de la musique du film. Plus tard, toujours dans ce costume chic mais porté de travers à la manière d’un moine, il chantera un air d’opéra avec Andy Lau et Ng Man-tat au lieu de se parler comme tout le monde (l’un des moments les plus drôles). Ng Man-tat et Stephen Chow font de la gym tonique en survet fluo flashy. L’un des gags récurrents est aussi qu’aucun des deux ne supportent d’entendre le mot « père » et sont pris d’un tic qui fait onduler leur corps. Stephen Chow ira en boite de nuit en combinaison moulante où est écrit I Am Married. Avec Andy Lau, il fait un combat de vêtement et doivent retirer leur slip (dix ans avant le défi défilé de Zoolander). Et finalement, Ng Man-tat sera déguisé en bonne femme.
L’ambivalence sexuelle. Plusieurs fois dans le film, le personnage de Stephen Chow se présente comme gay, sans que cela soit vraiment justifié, mais c’est un des ressorts comiques récurrents de ses films de cette époque. Il tente de faire rire avec le Sida qu’il affirme avoir et qui est censé dégoûter les gens autour de lui, notamment Chingmy Yau avec qui il pourrait avoir une aventure. Stephen Chow achète des pilules de sensualité pour la refourguer à Andy Lau qui a bien du mal à dire à Rosamund Kwan qu’il l’aime. Tout cela se passe dans un cinéma où Andy Lau veut embrasser tout le monde et ploter les filles autour de lui. Finalement, les deux hommes s’embrasseront sur la bouche. Il y a encore de nombreux autres gags (la langue de Stephen Chow, les jeux de mots, les acteurs hurlent régulièrement, l’humiliation des personnages) qui donnent un film très lourd, souvent hilarant et typique du style primitif pas encore dompté de Stephen Chow.
Tricky brains (整蠱專家, Hong Kong, 1991) Un film de Wong Jing avec Stephen Chow, Andy Lau, Rosamund Kwan, Chingmy Yau, Ng Man-tat, Waise Lee, Wong Jing, Baau Hon-lam, John Ching Tung, Chan Man-na, Shing Fui-on, Yu Miu-lin, Liu Fan, Charlie Cho, Jo Jo Ngan, Benz Kong, Bill Lung.
lundi 8 août 2011
Sleazy dizzy
Pour son avant dernier film, Chu Yuan, l’ancien grand cinéaste phare de la Show Brothers, tourne une comédie policière avec Chen Kuan-tai (acteur de la Shaw lui aussi) qui fait équipe avec Stephen Chow. Avant de faire équipe, le duo de Sleazy dizzy va devoir se rencontrer. Cela se fera dans l’appartement de Lin (Sibelle Hu) qui est agressée dans la rue par quatre hommes en costumes. Chen (Chen Kuan-tai) vient la secourir. Il est devenu amnésique après une opération policière ratée où il s’apprêtait à arrêter un ponte des triades. Elle le fait monter chez elle. Tandis qu’elle s’apprête à prendre une douche, Xing (Stephen Chow) pénètre dans l’appartement de la jeune femme pour la cambrioler.
Tout le film va tenir sur ce trio de personnages qui ne se connaissaient pas et qui vont devoir lutter contre les ennemis tapis derrière leurs fonctions. En l’occurrence, le premier à vouloir se débarrasser d’eux est Li (Alex Fong Chung-sun), un homme d’affaires que connait très bien Lin. Il faut dire qu’il y a 50 millions de HK$ en jeu, somme rondelette que Chen a caché avant de devenir amnésique. Le deuxième ennemi est une femme, elle mettra plus de temps à se révéler. Chen trouve son nom et son adresse dans une de ses poches. Il est persuadé qu’elle est son épouse, en fait c’est une tueuse à gages vietnamienne. C’est lors d’une discussion pleine de sous entendus (et aussi un peu de racisme primaire) qu’on apprend qu’elle est là pour abattre Chen.
Sleazy dizzy est typique de ces films policiers des années 1980 où la corruption règne en maîtresse absolue. Thème rebattue mais qui devait encore faire illusion à cette époque de grande peur avant la rétrocession. Le récit est construit sur un mode bien connu du coup de théâtre mais il est très facile de deviner qui est le grand patron qui donne ses ordres à Li et à la tueuse vietnamienne. Enfin, Stephen Chow dans ses premiers films ne s’est pas encore affirmé totalement. Son humour tel que je l’aime pointe à quelques moments, surtout dans les scènes qu’il partage avec Chen Kuan-tai, comme celle où il tente de braquer une voiture et qu’il le rejoint dans la rue en peignoir et que le policier qui les surprend les prend pour un couple gay qui se dispute. Certes, Stephen Chow fait parfois le show, il fait sourire, mais le film reste assez peu intéressant.
Sleazy dizzy (小偷亞星), Hong Kong, 1990) Un film de Chu Yuan avec Stephen Chow, Chen Kuan-tai, Sibelle Hu, Alex Fong Chung-sun, Josephine Koo, Kenneth Tsang, Ricky Ho.
lundi 28 mars 2011
Royal tramp II

Royal tramp II est sorti moins de deux mois après Royal tramp et cette suite commence là où s’arrêtait le premier film. Quelques changements d’acteurs ont eu lieu et en premier lieu, Ng Man-tat qui n’est plus dans cet épisode. Il est remplacé dans son rôle de soufre douleur favori de Stephen Chow par Nat Chan, ce qui n’est pas aussi agréable, parce qu’il faut quand même bien le dire, s’il y a bien un acteur pas drôle, c’est Nat Chan. Et il sera là pendant tout le film à jouer son rôle de traitre qui passe d’un camp à un autre. On lui attribue une maîtresse, en l’occurrence Sandra Ng, la sœur idiote de Wai Siu-bo (Stephen Chow).
Nouveau film, nouveaux ennemis. La secte du Dragon Divin envoie un des prêtresses Long Er (Brigitte Lin) pourvue de pouvoir surnaturelles et illimités protéger Wu Ying-xiong (Ken Tong) fils de Wu San-gui (Paul Chun) qui doit établir une alliance avec l’empereur pour finir leurs querelles, ce que la secte n’accepte pas. La Manchote a envoyé Li Ke (Michelle Reis) protéger Wei Siu-bo. Le fils Wu doit épouser Kim Ning (Chingmy Yau), la sœur de l’empereur, mais celle-ci est tombée enceinte de Wai Siu-bo, bien qu’ils ne soient pas du même rang. Cette grossesse doit rester secrète et Kim Ning n’est pas au courant des intentions maritales de son frère.
Mais Wu San-gui ne veut pas de la paix qui règne actuellement sur le pays. D’ailleurs, le film fait bien ressortir cette idée que tout le monde en veut à l’empereur alors qu’il est souligné qu’il a amené la paix et la prospérité en Chine. Quand Wei Siu-bo demande pour à chaque ennemi pourquoi il veut éliminer Kangxi, chacun réponde qu’il n’a plus de raison particulière si ce n’est parce qu’il est l’empereur. Les ennemis d’hier vont devoir devenir alliés. Ainsi Long Er est empoisonnée par Wu san-gui et son allié Feng (Yen Shi-kwan), qui a presque la même tête qu’Elvis Tsui dans le premier Royal Tramp. Un seul moyen pour guérir : faire l’amour avec un homme alors que pour conserver sa force martiale, elle doit rester vierge.
Plus encore que le premier épisode, Royal tramp II ne semble parler que de sexe. On en parle, on ne le montre pas. Au bout d’un moment, Wei Siu-bo se retrouve avec quatre épouses et une concubine (la sœur de l’empereur) ce qui est censé être drôle puisqu’elle est d’un rang largement supérieur aux autres femmes. Le comique réside uniquement dans les rapports que Wei Siu-bo entretient avec les femmes, d’autant qu’il est considéré comme un homme laid et sans attrait particulier, mais que ça langue bien pendue lui offre beaucoup de charme. L’humour n’est pas aussi varié si ce n’est une jolie scène où un grand nombre de personnes se trouvent coincées dans un palanquin.
Ce sont les chorégraphies de Ching Siu-tung qui sont plus intéressantes et plus nombreuses. C’est même à se demander s’il n’a pas pris les rennes du film tant son style est présent. Comme dans un classique de la Shaw Brothers, ce sont les personnages féminins qui se battent le plus. Brigitte Lin se bat contre la Manchote puis contre Feng et ses six condisciples, appelés les puceaux, qui sont dirigés par lui par un fil que Feng plante dans leurs cous. Royal tramp II est un peu plus crétin que la première partie, mais le film a été produit si rapidement qu’on ne peut guère le reprocher à Wong Jing ou à Stephen Chow.
Royal Tramp II (鹿鼎記II神龍教, Hong Kong, 1992) Un film de Wong Jing avec Stephen Chow, Brigitte Lin, Chingmy Yau, Michelle Reis, Nat Chan, Damian Lau, Deric Wan, Ken Tong, Paul Chun, Sandra Ng, Fennie Yuen, Vivian Chan, Yen Shi-kwan, Helen Ma.
dimanche 27 mars 2011
Royal tramp

Un jeune empereur inexpérimentée, une impératrice douairière et un premier ministre qui aimerait prendre tous les pouvoirs. Les deux Royal tramp utilisent un schéma très connu, celui des guerres de succession entre les empires Qing et Ming. L’idée de Wong Jing est de donner à Stephen Chow le personnage de Wai Siu-bo, ce saltimbanque qui vit de ville en ville proposer son spectacle de chansonnier en échange d’un repas ou de quelques pièces. Wai Siu-bo coiffé d’un masque de tigre amuse un jour les clients d’une auberge et parle de Chan Kan-man (Damian Lau), le chef de la secte Ciel et Terre, partisan du retour à l’ancienne dynastie.
L’empereur actuel est Kangxi (Deric Wan), jeune et innocent que Chan Kan-man veut éliminer. Son ministre est Ao Bai (Elvis Tsui) qui maitrise les arts martiaux à la perfection. Il est invincible et ne supporte pas la moindre contestation. Immédiatement, avec son rire sardonique, Ao Bai est désigné comme le super méchant qui arrive tout seul à détruire toute une armée d’ennemis. Kangxi en a peur mais il entend assoir son pouvoir et réunit dans une auberge de plaisir les sept chefs de l’empire. C’est l’eunuque impérial Hoi Ta-fu (Ng Man-tat) qui organise cette rencontre, l’un des rares en qui l’empereur a encore confiance
C’est précisément dans cette auberge que Wai Siu-bo raconte son histoire et c’est aussi dans cette auberge que Chan Kan-man vient pour tuer l’empereur. Les soldats, mis au courant, cherche à arrêter le chef rebelle. Celui-ci blessé va être aidé par Wai Siu-bo, qui n’en voulait pas tant mais dont le bon fond est prêt à fournir de l’aide à toute personne blessée. Chan Kan-man est persuadé que Wai Siu-bo est un de ses partisans. Il lui confie une mission : devenir un serviteur de l’empereur et s’infiltrer à la cour pour récupérer un livre. Au jeu des chaises musicales, Wai Siu-bo perd puisque les membres de la secte Ciel et Terre connaissent le danger. On lui tatoue un message sous le pied.
Direction le palais. La file d’attente est trop longue pour l’embauche des serviteurs. Wai Siu-bo se met dans l’autre queue qui est celle des futurs eunuques. Il est illettré et l’ignorait. Il réussit à échapper à la castration. Il rencontre vite l’eunuque impérial qui va engager Wai Siu-bo pour protéger l’empereur. Wai Siu-bo n’a qu’une envie, prendre le livre et vite partir du palais. Il va naturellement dans la bibliothèque et y rencontre l’empereur et sa jeune sœur, Kim Ning (Chingmy Yau) tout en ignorant qui ils sont tous les deux. Il en est d’autant plus insolent mais cela leur plait. Wai Siu-bo obtient une promotion et Kim Ning commence à en tomber amoureuse.
L’humour de Royal tramp est constitué d’éléments disparates. Le premier est le comique de situation. Wai Siu-bo se retrouve dans des situations qu’il ne maitrise pas et dans lesquelles il va s’empêtrer de manière burlesque tout en trouvant le moyen de s’en sortir. Stephen Chow n’hésite jamais à rendre ridicule son personnage mais également ceux de Ng Man-tat et de Nat Chan qui joue un conseiller de l’empereur qui trahit tout le monde l’un après l’autre. Le film se veut une critique des aléas de la politique, où le saltimbanque, malgré ses mensonges et sa veulerie, devient le conseiller de Kangxi et gravit les échelons un à un.
Le reste de l’humour est essentiellement constitué de jeux de mots que les sous-titres ont un peu de mal à traduire et d’allusions sexuelles. C’est l’humour habituel de Wong Jing avec ses blagues en dessous de la ceinture comme lors de la visite de Wai Siu-bo aux appartements de l’eunuque impérial qui conserve de nombreux pénis dans du formol. On s’y tire aussi beaucoup les tétons, les personnages rient à gorge déployée. Ceci est l’œuvre de Wong Jing qui laisse à Ching Siu-tung le soin de réaliser les combats où les adversaires défient, comme à son habitude, les lois de la gravitation. Royal tramp est un film roboratif. Sans doute trop.
Royal tramp (鹿鼎記, Hong Kong, 1992) Un film de Wong Jing avec Stephen Chow, Cheung Man, Ng Man-tat, Sandra Ng, Chingmy Yau, Damian Lau, Nat Chan, Fennie Yuen, Deric Wan, Elvis Tsui, Vivian Chan, Brigitte Lin, Dion Lam.
mercredi 23 février 2011
God of gamblers Part III : Back to Shanghai

Toutes les franchises qui ont un grand succès ont un grand nombre de suite et God of gamblers, création de Wong Jing, en est l’un des meilleurs exemples. Personnellement, je ne comprends toujours pas les règles du poker ou du black jack, mais dans God of gamblers Part III : Back to Shanghai, le jeu n’a plus beaucoup d’importance. Stephen Chow et Ng Man-tat sont là pour amuser, divertir et faire rire les spectateurs. Le film y réussit parfois et on se prend, avec le recul, à voir certains gags des films réalisés par Stephen Chow dans une version ici brutes, non taillés.
Dans cette variation, Sing, le Saint des joueurs (Stephen Chow) a acquis une telle force de concentration qu’il parvient à faire ses déplacer les objets et à pratiquer l’hypnose. Seulement voilà, ses ennemis ont également acquis un tel pouvoir et sont capables de voyager dans le temps. Sing se retrouve avec Fook (Ng Man-tat) à Shanghai en 1937. Ils atterrissent au beau milieu d’un champ où Sing tombe immédiatement amoureux d’une jolie jeune femme habillée de blanc qui se promène sur son cheval. Il l’appelle mais elle ne répond pas, il l’a suit et découvre qu’il n’est pas du tout à Hong Kong et encore moins en 1991.
Débarqués en ville, les deux compères qui ne comprennent pas bien ce qu’il leur arrive, rencontrent Yu-san (Gong Li) qui se trouve être la jeune fille au cheval. C’est la fille du maire de Shanghai. Ils rencontrent aussi Ding Lik (Ray Lui) qui passe du rôle de Parrain de Hong Kong à celui de parrain de Shanghai. Il tient une maison de jeux dans la concession française et une méchante japonaise – évidemment – (Wong Wang-si) veut s’accaparer de sa boîte. On reconnait ici les emprunts aux classiques du cinéma anti-japonais. La Japonaise se fait aider dans ses basses besognes par Tai Kun (John Ching), lui aussi venu du futur et qui a la force mentale de deviner à l’avance les cartes gagnantes. Les parties, sensées être les morceaux de bravoure du film, sont tout de même un peu molles, surtout la finale.
A vrai dire, l’essentiel du scénario consiste à la romance entre Sing et Yu-san. Yu-san ne le reconnait pas et pour cause, c’est sa sœur jumelle retardée Yu-mong qu’il a vue. Sing ne s’en aperçoit pas tout de suite ce qui crée de nombreux quiproquos. Mais il y en a tellement qu’au bout d’un moment, on s’en moque un peu. A cette romance, il faut ajouter celle de Fook avec Spring (Sandra Ng), qui plait à notre cher moustachu malgré sa rudesse d’esprit. Tous les deux vont tenter de faire en sorte que Sing et Yu-san s’unit, mais le temps fait son œuvre et Sing devra retourner dans le présent pour une nouvelle aventure de God of gamblers.
God of gamblers Part III : Back to Shanghai (賭俠II上海灘賭聖, Hong Kong, 1991) Un film de Wong Jing avec Stephen Chow, Ng Man-tat, Gong Li, Ray Lui, Charles Hung, Sandra Ng, Cheung Man, John Ching, Tien feng, Peter Chan, Yeung Jing-jing, Barry Wong, Wong Wang-si.













