dimanche 29 juin 2014
Aberdeen
jeudi 19 juin 2014
Sorties à Hong Kong (juin 2013) Z storm
jeudi 3 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) Naked ambition 3D
samedi 11 janvier 2014
SDU : Sex Duties Unit
jeudi 25 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) SDU: Sex Duties Unit
lundi 10 décembre 2012
The Bullet vanishes
jeudi 6 décembre 2012
Sorties à Hong Kong (décembre 2012)
jeudi 15 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
vendredi 2 novembre 2012
Sorties à Hong Kong (novembre 2012)
jeudi 13 septembre 2012
Sorties à Hong Kong (septembre 2012)
samedi 1 septembre 2012
Love in the buff
jeudi 2 août 2012
Sorties à Hong Kong (août 2012)
jeudi 29 mars 2012
Sorties à Hong Kong (mars 2012)
mardi 28 juin 2011
Lover's discourse

Lover’s discourse est l’un des plus beaux films sortis ces six derniers mois. Derek Tsang fait ses premiers pas de réalisateur en compagnie de Jimmy Wan sous l’œil bienveillant de Pang Ho-cheung, producteur de cette comédie romantique mais finalement fort peu à l’eau de rose. Derek Tsang s’était exercé dans les films de Pang Ho-cheung en tant qu’acteur notamment dans AV, Jimmy Wan a scénarisé trois films du cinéaste aux styles très différents, Isabella, Exodus et Dream home. Le film semble adopter la forme d’un film à sketches, il sera finalement un film choral.
Le film est lancé par Ray (Eason Chan) qui fend la foule un soir. Il téléphone pour savoir où est son interlocutrice se trouve. Filmé de dos, il avance, se retourne parfois et finalement trouve Lee (Karena Lam). Elle était à deux pas de lui. Ils se connaissent depuis des années, on ne saura pas bien ce qui les unissait. Ils vont se promener, boire quelques verres, ils se rappellent quelques souvenirs. Et au bout d’un moment, ils ne savent plus quoi se dire. Cela se traduit dans le film par un plan séquence fixe où les deux acteurs expriment avec leurs regards gênés, leurs mimiques et leurs passé cinématographiques toute la difficulté qu’ils ont de rester stoïques plutôt que de s’embrasser.
On abandonne Ray et Lee pour découvrir une laverie tenue par Gi (Kay Tse), jeune femme dont les lunettes de vue mangent le visage. Elle bade en attendant son fidèle client Lai (Eddie Peng), joli garçon un peu timide à qui elle demande chaque fois le nom et le téléphone. Dans l’arrière-boutique, elle garde tous les objets qu’il oublie dans ses poches. Et Ray semble amoureuse de lui. Elle s’imagine avec lui dans un vieux film de vampires ou dans une variation des Hauts de Hurlevent. Mais c’est le double en mannequin de magasin qui lui donne la réplique. Elle n’arrivera jamais à lui dire qu’elle l’aime d’autant qu’elle comprend qu’il n’est pas célibataire et qu’il a un ami.
La troisième partie se consacre à Po (Jacky Heung), d’abord dans sa jeunesse puis à l’âge adulte. Dans sa jeunesse, Po est ami avec Lai (ados, ils sont interprétés respectivement par William Chan et Carlos Chan). Régulièrement, il va chez son pote pour regarder le foot. Il se rend compte que le père (Eric Tsang) a une liaison et trompe sa femme (Kit Chan). Po, qui est amoureux de la mère lui révèle la liaison en espérant qu’elle le remerciera en sortant avec lui. Mais cela ne se produit pas. Adulte, Po remarque Lai dans un magasin, c’est ce qui lui rappelle ces souvenirs où il a brisé un couple. L’adultère continuera de l’obséder quand Lee, la copine de Ray, est persuadée que son mec a une liaison avec Kay (Kay Tse). Après des discussions en tchat, ils décident de les suivre pour les espionner.
Ce qui frappe dans Lover’s discourse est le silence qui parcoure tout le film. Les romances du cinéma cantonais sont très bavardes. Derek Tsang et Jimmy Wan s’emploie au contraire à faire de l’absence de dialogues explicatifs sur les rapports amoureux un atout. Tout passe des regards (Lee et Ray se taisent et leurs yeux fixent le vide) ou des non-regards (Gi détourne son regard de Lai filmé souvent de dos). Ces silences sont soutenus par une belle musique mélancolique de Peter Kam. Les chaussures ont une importance cruciale. La pantoufle de la mère de Lai que Po met discrètement sous la table à manger faisant comprendre qu’il est amoureux d’elle et non du fils comme on pouvait le croire. La paire d’escarpins de Lee qui laisse croire qu’elle a une aventure. Sans oublier, le nombre de discussions en marchant que font les personnages. La maîtrise des deux cinéastes est, pour un premier film, notable. Ils ne tombent jamais dans les clichés et offrent une émotion diffuse d’une immense tristesse sur la vie des couples. C’est très prometteur.
Lover’s discourse (戀人絮語, Hong Kong, 2010) Un film de Derek Tsang et Jimmy Wan avec Karena Lam, Eason Chan, Mavis Fan, Eddie Peng, Kay Tse, Jacky Heung, William Chan, Eric Tsang, Carlos Chan, Kit Chan.
jeudi 6 janvier 2011
Sorties à Hong Kong (janvier 2011)
Un film de Derek Tsang et Jimmy Wan avec Karena Lam, Eason Chan, Mavis Fan, Eddie Peng, Kay Tse, Jacky Heung, William Chan, Eric Tsang, Carlos Chan, Kit Chan. 117 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie : 6 janvier 2011.







The Road less traveled (一路有你)
Un film de Derek Chiu avec Louis Koo, Karen Mok, Eva Huang, Yin Xiaotian, Zhang Yi, Chen Xibei. Catégorie IIA. Sortie : 6 janvier 2011.




dimanche 19 décembre 2010
Girl$

L’univers de la prostitution évolue. Girl$ décrit le parcours de quatre jeunes femmes de Hong Kong qui utilisent l’Internet pour se vendre. C’est un moyen simple avec MSN, iPhone ou sur des sites pour se faire connaitre et encourager des clients à venir. Les quatre personnages féminins ne sont pas des prostituées à proprement parler, elles ont leurs propres raisons pour aller chercher des rendez-vous tarifés, pour parler avec euphémisme de leurs cas.
Icy (Michelle) vit avec son petit ami Chun (Kenneth Tsang) qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo. Un soir, l’ordinateur tombe en panne. Lin décide de lui en payer un neuf. Lui, n’est au courant de rien. Gucci (Venus Wong) a 16 ans et veut monnayer sa virginité pour se payer un sac à la mode. Lin (Una Lin), qui débarque de Taïwan, a besoin d’argent et va tomber amoureuse d’un de ses clients réguliers. Ronnie (Bonnie Xian) est une jeune femme riche qui trouve excitant de se vendre même si elle n’accepte jamais d’argent des clients.
Elles vont se rencontrer sur des forums et vont tenter de devenir amies. Elles vont se conseiller pour éviter les pervers, les hommes dangereux et le Sida. D’autant qu’un serial killer traîne dans les rues. Elles vont se montrer solidaires quand l’une d’elles est filmée à son insu et retrouver l’homme qui a commis cet acte pour se protéger lui-même. Elles vont aussi se jalouser parfois, les filles ne comprennent pas pourquoi Ronnie se prostitue. Elles vont souvent se disputer. Le scénario les fait cependant se rencontrer avec un peu trop de facilité et il est difficile de comprendre pourquoi Ronnie, la petite fille riche, ne donne pas de l’argent à Gucci au lieu de le dépenser pour ses clients.
Le film est classé Catégorie III pour ses quelques scènes de nudité. Mais pratiquement tout consiste en des dialogues entre les personnages. La caméra est souvent à l’épaule pour donner un sentiment de vitalité. La mise en scène de Kenneth Bi est alerte mais il ne semble rien dire de bien neuf sur cette génération de la communication immédiate, sur la violation de la vie privée et sur la jeunesse qui connait tout du sexe sans jamais l’avoir pratiquer. On pense parfois à certains films de Pang Ho-cheung sur la sexualité, mais Kenneth Bi ne parvient pas à être aussi profond.
Girl$ (囡囡, Hong Kong, 2010) Un film de Kenneth Bi avec Michelle, Bonnie Xian, Una Lin, Venus Wong, Deep Ng, Derek Tsang, Karson Lok, Eric Tse.
mercredi 3 novembre 2010
Dream home

jeudi 2 septembre 2010
Sorties à Hong Kong (septembre 2010)
lundi 23 août 2010
Once a gangster
Une nouvelle parodie d’Infernal affairs, mais pour une fois, une bonne sans l’ombre de Wong Jing. Une parodie faite avec intelligence qui emprunte également à Election et à The Triad zone de Dante Lam pour, en fin de compte, produire quelque chose de neuf. Il était temps. Il faut dire que Felix Chong était le scénariste des Infernal affairs. Mais parodier ne suffit pas, il faut trouver les acteurs adéquats. Et le retour de Jordan Chan dans le personnage de cet homme des triades qui ne veut pas devenir le chef est une superbe idée.
Once a gangster commence par la genèse du groupe. Kerosene (Alex Fong Sun-fong), grande gueule, chemises bariolées et lunettes fumées se prépare en faisant entrer un groupe de nouveau dans le clan. Ils sont tous en slip et doivent faire allégeance au chef, Monsieur Tsa (Samuel Kwok). L’un d’eux se démarque. C’est le frêle Roasted Prok (Derek Tsang qui joue ce personnage jeune). Il veut rentrer dans la triade pour ne pas avoir à payer l’impôt quand il ouvrira un restaurant. C’est un excellent cuisinier. Le film avance dans le temps par ellipse. Kerosene est devenu chef du clan. Roasted Pork est devenu son bras droit, c’est désormais Jordan Chan qui l’incarne.
Quand le temps de règne de Kerosene est passé et qu’une nouvelle élection arrive, Roasted Pork semble l’homme tout désigné pour assumer le poste. Seulement voilà, il possède un bon nombre de restaurants à Hong Kong. Il envisage d’en ouvrir au Japon où il pourrait même s’installer d’autant qu’il espère que ses deux enfants y feront leurs études plus tard. Il n’était rentré que pour ouvrir ses restaurants et sûrement pas pour prendre la tête de la triade. Et sa femme, Nancy (Michelle Ye) veut qu’il se retire, elle l’exige même. Et ça tombe bien parce que d’autres veulent la place du chef.
A commencer par Scissors (Conroy Chan) que tout le traite comme un idiot. Et il l’est. Son bras droit est Yan (Wilfred Lau), bras dans le plâtre et qui fait du morse. Là, Once a gangster parodie Infernal affairs pour le meilleur du rire puisque tout le monde semble avoir compris que Yan est une taupe de la police. Sauf lui et Scissors. Ainsi, on le voit appeler l’inspecteur juste à côté des autres qui entendent tout et qui changent les plans. Yan se trompe parfois de bras quand il met son plâtre mais Scissors ne pige rien parce qu’il confond sa droite et sa gauche.
Et puis il y a Candice Yu. Enorme ! Lady Pearl apparaît au détour quand les élections approchent. C’est la seule femme au milieu de tous ces hommes des triades et elle compte bien faire entendre sa voix. Son fils est en prison depuis vingt ans et doit sortir justement ce jour-là et elle demande à ce qu’il soit le nouveau parrain. Swallow (Ekin Cheng) sort de geôle avec tous ses hommes derrière mais il n’a qu’une idée, devenir étudiant en économie et compte bien passer un diplôme. On le voit, à part le retardé mental, personne ne veut devenir chef en remplacement de Kerosene.
Jusqu’à alors, Once a gangster était déjà un film plaisant, superbement photographié, avec des moments d’humour bien sentis, mais il prend dès lors un virage burlesque en retournant tous les clichés élaborés dans les films de triades cités plus haut. Il s’agit maintenant de retrouver le sceptre qui donnera à son possesseur le titre de chef. Et la police s’en mêle avec un inspecteur qui ressemble à Andy Lau (Geoffrey Wong) qui est un peu dépassé. Les acteurs s’amusent comme des fous, et le spectateur par la même occasion, à jouer des idiots, des veules et surtout à mentir tout le temps et à tout le monde. Un grand plaisir pur et simple.
Once a gangster (飛砂風中轉, Hong Kong, 2010) Un film de Felix Chong avec Jordan Chan, Michelle Ye, Candice Yu, Alex Fong Sun-fong, Conroy Chan, Ekin Cheng, Wilfred Lau, Cheng Sze-kwan, Samuel Kwok, Ben Yuen, Nan Pong, Derek Tsang, Wong Yaun-nam, Geoffrey Wong.














