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jeudi 17 avril 2014

Sorties à Hong Kong (avril 2014) Iceman 3D


Iceman 3D (3D急凍奇俠, Chine – Hong Kong, 2014) Un film de Law Wing-cheong avec Donnie Yen, Wang Bao-qiang, Eva Huang, Daniel Wu, Bai Baihe, Simon Yam, Benny Chan. 103 minutes. Classé catégorie IIB. Sortie à Hong Kong le 17 avril 2014.

jeudi 30 janvier 2014

Sorties à Hong Kong (janvier 2014) Golden Chickensss


Golden Chickensss (金雞 SSS, Hong Kong, 2014) Un film de Matt Chow avec Sandra Ng, Louis Koo, Michelle Chen, Nick Cheung, Tony Leung Ka-fai, Donnie Yen, Anthony Wong, Dayo Wong, Shawn Yue, Alex To, Eason Chan, Ronald Cheng, William So, Chapman To, Wyman Wong, Edison Chen, Lo Hoi-pang, Chin Ka-lok, Cheung King-hin, Eddie Cheung, Jim Chim. 99 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 30 janvier 2014.

Sorties à Hong Kong (janvier 2014) The Monkey King


The Monkey King (西遊記之大鬧天宮, Hong Kong – Chine – Etats-Unis, 2014) Un film de Soi Cheang avec Donnie Yen, Aaron Kwok, Joe Chen, Chow Yun-fat, Peter Ho, Monica Mok, Faye Wong, Kelly Chan, Gigi Leung, Eddie Cheung, Hai Yi-tian, Cecilia Cheung, Liu Ye, Fan Siu-wong, Liu Hua, Calvin Cheng, Law Chung-him, Xia Zi-tong, Li Jing, Cathy Leung, Irene Wong, Eileen Zhang. Sortie à Hong Kong : 30 janvier 2014.

vendredi 18 octobre 2013

Sorties à Hong Kong (octobre 2013) Special ID


Special ID (特殊身份, Hong Kong – Chine, 2013) Un film de Clarence Ford avec Donnie Yen,    Andy On, Jing Tian, Zhang Han-yu, Yang Kun, Qi Daji, Ngai Sing, Pau Hei-ching, Frankie Ng, Ronald Cheng, Ying Zhi-gang, Ken Lo. 98 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 18 octobre 2013.

mercredi 3 juillet 2013

The Last conflict

Téléfilm produit et diffusé par la chaîne TVB en 1988, The Last conflict marque non seulement les débuts en tant que réalisateur de Raymond Lee (avant qu'il ne rentre à la Film Workshop de Tsui Hark pour tourner les Swordsman et L'Auberge du Dragon) mais aussi ceux de Stephen Chow, Donnie Yen et Franic Ng. Les trois acteurs débutants n'avaient jusqu'à présent tourné que pour la télévision ou des troisièmes rôles pour le cinéma à l'exception notable de Donnie Yen qui a commis le nanar de Yuen Woo-ping, Mismatched couples. Il faut bien débuter un jour.

L'ouverture du film montre en détail une filature effectuée par Kang (Stephen Chow, un policier débutant (on le reconnaît à la gentillesse de ses méthodes et à sa coupe en brosse) qui fait équipe avec Pao (Lau Kong) qui doit partir à la retraite le mois suivant. Pao forme ce jeune, qui transpire devant la difficulté de sa mission, à garder son calme. Il fait figure de père de substitution lui prodiguant conseils et affection. En revanche, la mère de Kang (Angela Yu) est une source de problèmes : elle ne cesse de jouer aux jeux et d'accumuler les dettes que son fils rembourse contraint forcé. Et surtout, elle le culpabilise et le maintien dans un statut de gamin.

Pao a une charmante fille, Eva (Nadia Chan), infirmière qui va veiller sur son père quand celui-ci sera blessé lors d'une course poursuite. On donne à Kang un nouvel équipier, Dickson Kwan (Donnie Yen), flic d'Interpol, qui vient lutter à Hong Kong contre Tong (Francis Ng), le méchant de service, tout en grimace et en sarcasme. Dickson tombe amoureux d'Eva et réciproquement. Dickson n'est pas très bien vu par la police locale d'autant qu'il porte un chapeau de cow-boy pour bien montrer qu'il est Américain avec des méthodes à l'américaine. Au fil du scénario, il se met hors des règles et est recherché par les flics. La mère de Kang, pour toucher la récompense, dénonce ce pauvre Dickson.

Le résultat final de The Last conflict est peu convaincant. D'abord, le téléfilm souffre d'une durée trop importante (114 minutes) avec des scènes de poursuite interminables. Ensuite, on remarque que les personnages sont très caricaturaux mais que Francis Ng a déjà trouvé sa manière de jouer les ordures comme Donnie Yen fait preuve d'une remarquable souplesse dans ses combats. Seul Stephen Chow, qui se destinait aux personnages de gentils flics à ses débuts, semble à côté de ses pompes. L'un des personnages du film lui rétorque à un moment : « Tu est amusant quand tu es en colère ». On ne saurait mieux définir le style de l'acteur dans ses films suivants.

The Last conflict (刑警本色, Hong Kong, 1988) Un téléfilm de Raymond Lee avec Stephen Chow, Donnie Yen, Francis Ng, Lau Kong, Nadia Chan, Angela Yu


jeudi 21 février 2013

Sorties à Hong Kong (février 2013) Together


Together (在一起, Hong Kong, 2013)
Un film de Clarence Fok avec Donnie Yen, AngelaBaby, Kai Ko, Michelle Chen, Bosco Wong, Mak Cheung-ching, Chrissie Chau. 84 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 21 février 2013.

jeudi 26 juillet 2012

Sorties à Hong Kong (juillet 2012)


Wu Dang (大武當之天地密碼, Chine – Hong Kong, 2012) 
Un film de Patrick Leung avec Yang Mi, Fan Siu-wong, Chiu Man-cheuk, Dennis To, Xu Jiao, Pau Hei-ching, Wang Xiao, Donnie Yen, Shaun Tam, Henry Fong. 100 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 26 juillet 2012.


vendredi 11 mai 2012

I love Hong Kong 2012 + All's well end's well 2012


Sandra Ng, Crystal Tin et Donnie Yen dans All's well end's well 2012

Teresa Mo et Eric Tsang dans I love Hong Kong 2012

Une guerre terrible se déroule sur les écrans depuis trois ans entre Eric Tsang et Raymond Wong Pak-ming. Les deux vétérans de la comédie cantonaise sortent chacun un film pour le Nouvel An Lunaire. D’un côté, la franchise All’s well end’s well créée en 1992 par Clifton Ko et que Raymond Wong a relancé en 2009 avec Louis Koo et Sandra Ng comme interprètes principaux. De l’autre côté, la Shaw Brothers qui joue sur le sentiment d’union populaire avec des titres évocateurs : 72 tenants of prosperity et I love Hong Kong, le premier film rappelant un classique ultra connu. La compagnie pour son retour a fait appel à Eric Tsang, personne central, acteur célèbre pour figurer le hongkongais moyen.

Au casting de All’s well end’s well 2012, Sandra Ng, qui revient après avoir été partenaire d’Eric Tsang dans I love Hong Kong. Autour d’elle, on trouve Donnie Yen (qui rempile) dans le rôle d’un guitariste sur le retour avec une coiffure pas possible. Sandra Ng est elle-même une ancienne vedette de cantopop et fournit d’ailleurs dans une scène de flash-back en duo avec Crystal Tin la seule scène vraiment hilarante. Autre souci capillaire pour Louis Koo, ouvrier en bâtiment (il bosse avec Lam Suet), homme modeste qui rencontre un jour Kelly Chan, photographe de mode qui souhaite le prendre en photo, il passera pratiquement tout le film torse nu, à montrer ses muscles et sa bonne mine en tant qu’atout charme. La beauté n’est pas ce qui caractérise Chapman To qui drague une jeune femme aveugle, Lynn Hung, car comme on le sait, la beauté intérieure est bien plus importante. Chapman To, dans un grand élan romantique, va créer tout un monde autour d’elle, fait de sensations. Enfin, Raymond Wong Pak-ming doit se réconcilier avec sa fille et aider sa nièce a hérité d’une forte somme d’argent. Sa vie amoureuse est inexistante et sa femme crée un site internet qui permet à tous les personnages de se rencontrer.

Dans I love Hong Kong 2012, Eric Tsang accueille Teresa Mo qui fût la belle sœur dans le premier All’s well end’s well. Les deux acteurs se connaissent très bien, ils ont été des partenaires parfaits dans Men suddenly in black. C’est d’abord une histoire de famille. Autour du père incarné par Stanley Fung, présentateur météo vétéran, on retrouve ses enfants turbulents. L’aînée est Teresa Mo, mariée à Eric Tsang qui tente de rallumer la flemme de son couple. Une scène de séduction figure dans les meilleurs moments du film, Eric Tsang se déguise en différents super héros (Batman, Captain America, Spider-man) face à Teresa Mo en combinaison à la Beyoncé. La seconde est Denise Ho, cheveux courts en garçon manqué et fiancée à Bosco Wong (la vedette en devenir de la Shaw Brothers), vendeur en magasin qui lui est très efféminé (cela rappelle le comique du personnage de Louis Koo dans All’s well end’s well 2011). Tout le monde est très réticent de cette union. Le troisième fils est 6 Wing amoureux d’une jeune femme (Zhang Xin-yu). Mais William So, le patron de Stanley Fung, ne l’entend pas de cette oreille et se réserve cette femme timide.

Les deux films jouent sur le même registre : divers couples pas forcément bien assortis qui se rencontrent, s’aiment mais ne se le disent pas ouvertement, se disputent gentiment pour se réconcilier sur fond de guimauve. La formule est celle des comédies du Nouvel An Lunaire, il faut les accepter quand on regarde ces films. Cette année, c’est I love Hong Kong 2012 qui emporte la manche. Le souci de All's well ends well 2012 est que le finale est insupportablement sirupeux, sombrant dans une mièvrerie indigeste. Le film souffre d’une longueur (2 heures) incompréhensible. Cette année les gags ne sont pas meilleurs que l’an dernier, bien au contraire. Les situations restent anecdotiques. Les personnages hauts en couleurs sont dans I love Hong Kong 2012 notamment Evergreen Mak, dans le rôle du frère de Stanley Fung, a priori largué mais finalement plein de bon sens. Et puis William So, tout en paillettes entourés de ses gardes du corps habillés ultra kitsch et bien ridicules. C’est sans doute pour cela que I love Hong Kong 2012 est moins mauvais : parce que Eric Tsang n’a jamais eu peur du ridicule. Rendez-vous l’an prochain.

All's well ends well 2012 (八星報喜, Hong Kong – Chine, 2012) Un film de Chan Hing-kai et Janet Chun avec Donnie Yen, Sandra Ng, Raymond Wong Pak-ming, Yang Mi, Kelly Chan, Louis Koo, Chapman To, Joey Yung, Yan Ni, Lynn Hung, Karena Ng, Jeremy Liu, Lam Suet, Ronald Cheng, Vincent Kok, Crystal Tin, Matt Chow, 6 Wing, Maria Cordero,

I Love Hong Kong 2012 (2012我愛HK喜上加囍, Hong Kong, 2012) Un film de Wilson Chin et Chung Shu-kai avec Eric Tsang, William So, Bosco Wong, Zhang Xin-yu, 6 Wing, Natalie Meng, Maggie Siu, Teresa Mo, Denise Ho, Lam Yan-tung, Samantha Ko, Osman Hung, Christine Kuo, Wu Yao-ming, Stanley Fung, Siu Yam-yam, Mak Cheung-ching, Yuen Siu-cheung, Hui Siu-hung, Jin Gang, Tats Lau, Mimi Chu, Michelle Lo, Eddie Pang, Otto Wong, Eric Tse.

vendredi 20 janvier 2012

Sorties à Hong Kong (janvier 2012)

All's well ends well 2012 (八星報喜, Hong Kong, 2012)

Un film de Chan Hing-kai avec Donnie Yen, Sandra Ng, Raymond Wong Pak-ming, Yang Mi, Kelly Chan, Louis Koo, Chapman To, Joey Yung, Yan Ni, Hung Doi-lam, Karena Ng, Jeremy Liu, Lam Suet. 118 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 20 janvier 2012.


dimanche 6 novembre 2011

The Lost Bladesman


Il était logique que Donnie Yen ait sa version de l’histoire des trois royaumes. En tant que plus grosse star actuelle de Hong Kong et de Chine (puisque ses films sont aujourd’hui conçus pour pouvoir être présentés au public continental), il ne pouvait pas manquer un concept qui a réussi à John Woo avec ses deux Red Cliff et à Andy Lau avec Les Trois royaumes, la résurrection du Dragon de Daniel Lee (que je n’ai pas vu d’ailleurs). Voici donc The Lost bladesman tourné par Alan Mak et Felix Chong, essentiellement connu pour avoir travaillé avec Andrew Lau pour la trilogie Infernal affairs.
Donnie Yen est le général Guan Yu, un homme courageux et passionné comme dit de lui Cao Cao (Jiang Wen), le premier ministre de l’empereur (Wang Bo-chieh). Cao Cao gouverne seul l’empire car le jeune souverain ne sent pas encore prêt. Mais les guerres entre les trois royaumes font rage. Cao Cao souhaite faire de Guan Yu son allié pour combattre Yan Liang (Chin Siu-ho), son principal rival. Mais le général préfère rejoindre son maître, Liu Bei (Alex Fong Chung-sun) et partir avec la belle Qilan (Betty Sun), promise à Liu Bei mais dont Guan Yu est tombé amoureux il y a de cela des années. Jamais il ne lui a dit mais elle l’a compris et n’est pas insensible au charme de son garde du corps.
Le voyage commence mais Cao Cao fait partir ses pigeons voyageurs à ses mercenaires et décide de tuer Guan Yu, malgré ses promesses de le laisser libre. Le film après une longue introduction prend la forme d’un road-movie où tous les quarts d’heures Guan Yu se bat contre un des mercenaires. L’impression de répétition se fait assez vite sentir, la construction du récit est assez lâche et sans ossature. D’un côté, Donnie Yen (qui a dirigé les scènes de combat) rencontre son ennemi, se bat dans une chorégraphie souvent dynamique et plus réaliste que d’habitude. Je veux dire par là que personne ne vole, ne se déplace ; les combats sont une tradition à la Liu Chia-liang. D’un autre côté, les sentiments amoureux mais interdits entre Guan Yu et Qilan se développent. Cet amour ne se concrétisera pas et de toute façon, il faut savoir garder sa pudeur pour le public.
Ce qui intéresse plus est l’affrontement entre Cao Cao et Guan Yu. Cet affrontement est double. Dans les personnages, Cao Cao a un profond respect pour son adversaire. C’est même de l’admiration tant Guan Yu fait preuve de loyauté, jusqu’à l’aberration d’ailleurs. Guan Yu ne comprend rien à la politique, c’est un soldat avant tout, dont le seul destin est de se battre pour son souverain. The Lost Bladesman commence par l’enterrement de Guan Yu que son bourreau a pourtant voulu rendre exceptionnel. Car Guan Yu était un héros. Il a toujours agi de manière héroïque et c’est cela que Cao Cao admirait. Le deuxième affrontement est entre les acteurs. Jiang Wen vole toutes les scènes qu’il partage avec Donnie Yen qui, parce qu’il joue un personnage univoque, joue de manière très statique. Jiang Wen campe un personnage retords et ambivalent. Son jeu est très fort puisqu’il offre de l’humanité à cet homme machiavélique de politicien. Mais peu importe, on sait tous pourquoi on regardera ce film : pour l’agilité de Donnie Yen. Mais pendant combien de temps réussira-t-il à nous intéresser ? Va-t-il se renouveler ? La suite au prochain numéro.
The Lost bladesman (關雲長, Hong Kong – Chine, 2011) Un film de Alan Mak et Felix Chong avec Donnie Yen, Jiang Wen, Chin Siu-ho, Betty Sun Li, Andy On, Wang Bo-chieh, Alex Fong Chung-sun, Zhao Ke, Li Zong-han, Nie Yuan, Wang Xuebing, Chen Hong, Hei Zi, Yu Ai-lei, Shao Bing, Dong Yong, Zhou Bo.

mardi 11 octobre 2011

Wu xia


D’abord filmer le calme d’une journée de l’été 1917. Une vie tranquille dans un petit village isolé. Liu Jinxi (Donnie Yen) travaille dans une papeterie ; il est marié et a deux jeunes enfants. On découvre cette vie simple et de labeur, les techniques pour fabriquer le papier, la vie paysanne, sur un mode quasi documentaire. Yu (Tang Wei), la timide épouse prépare les repas, s’occupe des enfants. Tout le monde semble épanoui. Ça ne va pas durer bien longtemps, nous somme dans un film qui s’appelle Wu xia (sabre et épée) dont la star est Donnie Yen, le roi du film d’action. Ensuite filmer le chaos.

Les fauteurs de troubles sont deux hommes qui viennent braquer un commerce du village. Ils commandent du vin, plusieurs verres du vin local. Ils font la fine bouche et demandent l’argent de la caisse. Jinxi est justement dans le magasin, tapi derrière le comptoir, il attend que quelque chose se passe. Les deux malfrats vont taper sur le commerçant et son serveur, ils les menacent pour avoir l’argent qui ne doit pas couler à flots. Jinxi intervient, un peu mollement, il s’agrippe à l’un des marauds et ne le lâche plus. Sa méthode marche tant et si bien qu’il parvient à les battre. L’un d’eux se cogne la tête contre un meuble, auparavant il aura, dans sa maladresse, coupé l’oreille de son comparse, ce dernier recevra un sale coup de poing sur cette oreille et se noiera dans la rivière.

L’enquête sera menée par le détective Xu Baiju (Takeshi Kaneshiro), homme lettré, vêtu de blanc, portant chapeau et lunettes cerclées. En cela, il s’oppose d’abord physiquement à Jinxi qui est tout en habits noirs et n’a qu’une éducation primaire. Les deux hommes contrastent également dans leur comportement, Baiju est constamment fébrile dans ses investigations. C’est d’ailleurs l’un des moments les plus divertissants du film. Le limier recompose tout le combat entre Jinxi et les deux malfrats, il refait par rapport au récit et à ce que l’on a vu auparavant, ce qui a réellement pu se dérouler. On revoir donc entièrement l’action, avec Baiju qui entre dans le champ, qui corrige la mise en scène initiale. Tout cela est à la fois très sophistiqué (et évoque l’idée hitchcokienne du point de vue) et jouissif.

En recréant ce qui a pu se passer, en analysant la scène du crime et donc en devenant metteur en scène, Baiju estime que Jinxi n’est pas le simple bon père de famille qu’il affirme être. Il est persuadé qu’il est Tang Long, le fils du chef des 72 Démons, c'est-à-dire un groupe d’hommes qui s’est mis hors la loi et dirigé par l’impitoyable Grand Maitre (Jimmy Wang Yu). Wu Xia est donc l’histoire d’un homme qui voulait refaire sa vie et qui rencontre un homme qui veut lui faire payer son passé criminel. Ça rappelle bien entendu A history of violence mais avec un supplément de karma, de destin et de fatalité. Ce qui pousse Baiju à révéler en Jinxi le monstre qu’il était n’est pas tant sa soif de justice aveugle qu’à exorciser ses propres démons, son propre passé et la mort qu’il doit combattre tous les jours.

A trop vouloir que la vérité soit annoncée, Baiju va transformer ce village paisible en enfer sur terre. Le père de Jinxi veut aussi que le destin s’accomplisse. Jimmy Wang Yu pour son grand retour s’offre un combat face à Donnie Yen, en hommage au mythe du sabreur manchot. Wu xia comporte peu de scène d’arts martiaux. Au centre du film, Donnie Yen, mains nues, affrontera Kara Hui armée de deux poignards. Les trois combats (le premier étant celui dans le magasin en début de film) sont mis en scène avec précision par Donnie Yen sur une musique rock dominée par des riffs de guitare électrique. Ils offrent un bon contrepoint à la psychologie appuyée de Peter Chan qui donne l’un des meilleurs films de Hong Kong de l’année et peut-être son meilleur film tout simplement.

Wu Xia (武術, Hong Kong – Chine, 2011) Un film de Peter Chan Ho-sun avec Donnie Yen, Takeshi Kaneshiro, Tang Wei, Zheng Wei, Li Jiamin, Jimmy Wang Yu, Ethan Ruan, Kara Hui, Chun Hyn, Jiang Wu, Li Xiao-ran, Wan To-shing.

mercredi 7 septembre 2011

Mismatched couples


Pour bien comprendre le concept de Mismatched couples, il faut imaginer ce qui a pu se dire lors d’une réunion de la CCC (Cinema City & films Company), compagnie qui a produit ce film. Ils ont du se dire que les films de kung-fu au milieu des années 1980, ça ne marchait plus tellement. Le précédent film de Yuen Woo-ping Drunken tai-chi n’avait pas très bien marché mais que dedans un jeune acteur faisait ses débuts et qu’il était très bien. En revanche, ce qui marche aujourd’hui (en 1985 donc), c’est le hip-hop. Et ce qui défrise les jeunes, c’est la danse bizarre et urbaine que pratiquent les fans de hip hop : le smurf (ou le break dance). Le résultat est là. Yuen Woo-ping filme Donnie Yen comme dans un film de kung-fu mais il fait du smurf.

Idée géniale n’est-ce pas ? Mismatched couples débute donc par le réveil de Eddie (Donnie Yen) qui se fait au son de la musique hip hop, mais attention, on connait le son hip hop west coast ou east coast, mais le son HK, c’est différent. Il consiste à quelques notes de clavier et une batterie électronique (sans doute issue du même clavier Bontempi). Eddie se met à danser dans son lit dès que la douce mélodie commence, il enfile ses vêtements, met ses chaussures en bougeant au rythme effréné du morceau. Puis, toujours au son de hip hop, il joue avec une voiture téléguidée et enchaine les mouvements de souplesse tout en arborant un large sourire. Voilà donc les débuts de Donnie Yen 25 ans avant ses Ip Man. Il faut débuter dans la vie pour ensuite pouvoir espérer devenir l’acteur le plus bankable du cinéma cantonais. Il est tellement passionné par cet art nouveau, qu’il va rejoindre d’autres jeunes habillés en fluo et se faire des battles de break dance. Aujourd’hui, toutes ces scènes sont ridicules et mal fichues.

C’est lors d’une de ces battles que Eddie rencontre Mini (Yuen Woo-ping), un pauvre marchant qui se fait voler tout ce qu’il a à vendre. Pris de pitié et par ce qu’il a très bon cœur, Eddie le ramène chez lui. En l’occurrence, Eddie habite avec sa sœur qui tient un restaurant. Ah Ying (Wong Wan-si) est célibataire et surveille de près son frérot censé être lycéen. Elle accepte de l’embaucher et va se rendre compte qu’elle n’est pas insensible à son charme. Mini est très maladroit et rate donc tout ce qu’il fait, là sont les seuls moments de comédie drôles où l’on arrive à sourire au premier degré devant les catastrophes que provoque Mini. Quant à Eddie, il va avoir une romance avec la jeune et jolie Anna (Kamiyama Anna), là encore histoire placée sous le coup de la maladresse. Comme il faut bien faire durer le film jusqu’aà une durée commerciale, les deux couples vont se disputer pour mieux se retrouver. Et d’autres personnages vont venir leur chercher quelques noises. Tout le film est tellement pauvre en rebondissements scénaristiques, en chorégraphie (le break dance, ça craint vraiment) et dans l’interprétation (Donnie Yen est encore mal dégrossi, Yuen Woo-ping est un mauvais acteur, les actrices n’ont rien à défendre), Mismatched couples est quasiment un nanar.

Mismatched couples (情逢敵手, Hong Kong, 1985) Un film de Yuen Woo-ping avec Donnie Yen, Yuen Woo-ping, Wong Wan-si, Kamiyama Anna, Dick Wei, May Lo, Brandy Yuen, Mandy Chan, To Wai-wo, Yip Ha-lei, Kenny Perez.

jeudi 28 juillet 2011

Sorties à Hong Kong (juillet 2011)

Wu Xia (武術, Hong Kong – Chine, 2011)

Un film de Peter Chan Ho-sun avec Donnie Yen, Takeshi Kaneshiro, Tang Wei, Zheng Wei, Li Jiamin, Jimmy Wang Yu, Ethan Ruan, Kara Hui, Chun Hyn, Jiang Wu, Li Xiao-ran, Wan To-shing. 115 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 28 juillet 2011.






samedi 11 juin 2011

Seven swords

Sans doute faut-il commencer par se rappeler la déception de beaucoup de critiques à l’époque de la sortie du film. Seven swords était annoncé comme durant quatre heures, il aurait été question d’une série de films, Tsui Hark aurait été contraint de charcuter son film contre son gré, entre autres choses. C’est une habitude de vouloir comparer ce qui est devant les yeux avec ce qui n’existe pas, confronter les attentes du spectateur avec un film fini et complet qui, en l’occurrence, fait tout de même 140 minutes. La critique attendait un grand film de Tsui Hark, or Seven swords est tellement bourré de défauts que les journalistes ont cherché les responsables : les producteurs bien sûr, certainement pas le cinéaste. Pour rappel, Tsui Hark a réalisé juste avant Seven swords, ses deux plus mauvais films, Legend of Zu (que certains s’amusent encore à défendre) et Black Mask 2. En comparaison, Seven swords est très grand mais il n’est pas un chef d’œuvre.

Tsui Hark n’est jamais plus à l’aise que dans le film en costumes, ici au 16ème siècle, dans un tournant du pouvoir où une dynastie renverse l’autre et cherche à imprimer sa marque. Le nouvel empereur a interdit la pratique des arts martiaux. Tout contrevenant sera passible de la peine de mort. Le général Ravage (Sun Hong-lei) va, contre de l’argent, décapiter les pratiquants. Son armée est féroce et sauvage, toute en armures de métal et de peaux de bêtes. Les soldats, couverts de peinture noire, manient des armes tranchantes auxquels les villageois ne résistent pas longtemps. C’est plus qu’un carnage, c’est un génocide. La première séquence est superbe mêlant la grisaille des décors et des soldats avec le sang des villageois. Un seul parviendra à s’échapper, Fu (Liu Chia-liang) qui rencontrera sur son chemin une jeune fille Yuanyin (Charlie Young) qui l’amènera à son village.

Fu a beau prévenir Liu (Jason Pai Piao), le chef du village, du danger de Ravage, on se méfie de lui, on va le tenir prisonnier puisqu’un homme l’accuse de l’avoir torturé vingt ans plus tôt, on le voit comme un traitre. Il parvient à convaincre ses gardiens Zhibang (Lu Yi), Yuanyin et Fang (Zhang Jingchu), la fille de Liu et l’institutrice du village de le libérer pour qu’il aille prévenir ses amis. La nuit, ils le libèrent et partent avec lui (sauf Fang qui reste) et partent en haute montagne trouver Ciel Céleste, un ermite rempli de sagesse. Le gris plein de boue du village, ses habitants véhéments habillés de haillon, laissent la place à l’immensité des pentes enneigées pleines de calme et de sérennité.

L’équipe des sept sabreurs va pouvoir être formée. Ciel Céleste remet à Yuanyin et à Zhibang un sabre chacun, même s’ils n’ont pas l’habitude de manier ces instruments. Fu accepte de combattre à nouveau mais refusera toujours de tuer un seul homme. Deux nouveaux personnages se joignent Mulang (Duncan Lai) et Xin (Tai Li-wu). Leurs rôles seront un peu ingrats puisqu’on ne les voit presque jamais. Yunchong (Leon Lai) sort de sa retraite mais hésite à s’engager car Liu a tué autrefois son père. Il a cependant promis de ne pas se venger. Enfin, Chu (Donnie Yen), personnage énigmatique et quasi mutique est le dernier sabreur à composer cette ligue de défenseurs du village.

Sept mercenaires même aguerris contre une armée violente qui ne fait pas de quartier. Voilà le programme de Seven swords. Par provocation, Fu va rencontrer Ravage pour négocier sa rédition. Bien entendu, Ravage lui rit au nez jusqu’à ce que les sept sabreurs démantèlent son id d’aigle et tuent trois cents de ses soldats. La séquence est plaisante, chaque sabreur manipule son arme avec dextérité et les soldats figurants ne résistent pas longtemps à l’attaque surprise. La mise en scène est plus posée qu’à l’habitude, les chorégraphies des combats n’ont pas la sauvagerie de The Blade mais plutôt celles des Il était une fois en Chine, avec ses coups portés et ses répliques attendues dans la tradition des scènes de combat mises en place par Liu Chia-liang qui est à l’œuvre ici. Comme dans la scène finale, où – comme on s’y attend – Ravage est le dernier combattant, la musique répétitive et superficielle gâche un peu l’atmosphère.

Tout Seven swords n’est pas composé de scènes de bataille, on en sortirait épuisés. De temps en temps, les personnages se reposent. Le problème est alors que le scénario se fait particulièrement faible. Les personnages féminins sont peu développés. Fu a fait libérer Perle de Jade (Kim Soo-yeon), prisonnière de Ravage qu’il avait choisie pour être sa concubine. Elle est coréenne et ne parle pas chinois, elle sera accusée de trahison, mais Chu, personnage également coréen, va la prendre sous son aile. Le jeu de l’actrice est souvent outrée, peu convaincant. Les actes du personnage ne servent qu’à créer une romance mièvre. Non seulement le rythme du film est ralenti mais en plus, le personnage de Perle de Jade est uniquement soumise au désir des hommes. Seule Fang se démarque en sauvant les enfants du carnage et en renonçant, provisoirement, à la compagnie de Zhibang. Mais elle n’est jamais une femme d’action et conserve son rôle de nourrice en prenant soin des mômes. Le film agit sur le spectateur qui connait Tsui Hark avec un effet Madeleine. On est en terrain connu, on apprécie certains moments qui rappellent de bons souvenirs, mais on se dit que malgré toutes les qualités, Seven swords n’est pas aussi bon qu’on le souhaiterait.

Seven swords (七剑, Hong Kong – Chine – Corée, 2005) Un film de Tsui Hark avec Liu Chia-liang, Leon Lai, Donnie Yen, Charlie Young, Lu Yi, Sun Hong-lei, Kim Soo-yeon, Duncan Lai, Tai Li-wu, Chi Kuan-chun, Jason Pai Piao, Zhang Jingchu, Michael Wong, Chen Jia-jia.

vendredi 27 mai 2011

All's well end's well 2011



Comme tous les ans, je regarde le nouvel épisode de All’s well end’s well. Ça fait vingt ans que Raymond Wong Bak-ming capitalise sur cette franchise. Le concept est toujours similaire, le scénario prévisible et la fin connue d’avance, mais je les regarde quand même. L’intérêt du film est l’affiche qu’il propose. Louis Koo, OK, Sandra Ng est absente cette année, Donnie Yen qui sort un peu de ses rôles de justiciers en costumes traditionnels. Les deux acteurs se retrouvent après Flash point (pas de confrontation de poitrine virile cette fois). Non, All’s well end’s well 2011 marque le retour de Cecilia Cheung après cinq ans d’absence – entre autres.
Cecilia Cheung est Claire, une secrétaire un peu godiche en comparaison avec les autres employées de la boite de cosmétiques où elle travaille. Ses collègues (que des femmes dans cette entreprise) sont toutes interprétées par de jeunes actrices qui essaient de se faire une place dans l’industrie du cinéma de Hong Kong. Claire va devoir travailler avec Master Sammy (Louis Koo), animateur de télé qui donne des conseils de maquillage. Pour mieux vendre son savoir, il se fait passer pour un homo. Louis Koo joue son personnage de manière efféminée mais parvient à ne pas sombrer dans une caricature méprisante. Sammy a été débauché par Dream (Yan Ni), l’épouse de Chan (Raymond Wong Bak-min) à qui il a offert cette boite.
Sammy va faire appel à Arnold Cheng (Donnie Yen). Il y a quelque chose d’assez savoureux à voir la star actuelle du cinéma d’action jouer un vendeur de produits de beauté. D’ailleurs, les scènes où il maquille les femmes qui viennent à son magasin sont filmées comme s’il pratiquait un art martial. Une séquence parodie Ip Man, il fallait s’y attendre. Question cœur, Arnold Cheng est célibataire. Il est amoureux depuis toujours de Mona (Carina Lau), une femme espiègle qui aime lui réserver des surprises. La famille d’Arnold n’est composée que de femmes (caméos de Nancy Sit dans le rôle de sa mère et de Lee Hung-kam dans celui de la grand-mère, cette dernière jouait dans le premier All’s well end’s well). Or quand il prévient qu’il va venir dîner un soir avec quelqu’un, elles sont étonnées et déçues que ce soit Sammy. Elles pensent qu’Arnold est gay. Cela ramène aussi avec certains gags du film originel où Leslie Cheung et Theresa Mo passaient pour des homos.
Le scénario habituel de la franchise peut donc s’amorcer sur les disputes entre les couples. Sammy aimerait que Claire sorte avec le milliardaire Smoothie (Chapman To), alors qu’on sait bien que Claire et Sammy vont tomber amoureux. Dans le même temps, Victoria (Lynn Xiong), l’ex de Smoothie voudrait le récupérer. Chan ne pense qu’à offrir des cadeaux couteux à Dream. Sammy va lui conseiller d’être lui-même et de faire un effort sur son physique. Raymond Wong apparait avec des cheveux sales, affublés d’une prothèse dentaire et d’un gros ventre. Il va faire de la gym et devenir un homme neuf, mais sa tête d'ahuri n'engendre toujours pas plus le rire. Mona et Arnold vont apprendre à se connaitre à nouveau (caméo de Wilson Yip qui a fait la fortune de Donnie Yen). Le film, de manière assez hypocrite, fait l’apologie de la beauté du cœur mais ne vante que la beauté physique.
Les deux cinéastes Chan Hing-kai et Janet Chun sont des habitués de ces sujets de société où les hommes sont plongés dans un univers de femmes. La Brassière plongeait Lau Ching-wan et Louis Koo dans l’univers de la lingerie, Mighty baby (avec les mêmes acteurs), dans celui des accessoires pour bébés. Mais tout cela est produit dans un esprit bien conformiste digne d’un magazine féminin qu’on lirait chez le dentiste. Alors forcément, le film fait rire un peu (surtout le duo Donnie Yen Louis Koo) et tente d’émouvoir avec Cecilia Cheung mais il manque beaucoup de folie, d’autant qu’on n’a du mal à s’émouvoir des affects amoureux de ces gens riches (il faut voir les immenses baraques dans lesquels ils vivent). Il y a vingt ans, la franchise parlait de gens un peu fou fou mais de condition modeste. En 2011, le récit parle de haute bourgeoisie avec en prime un grand nombre de placements de produits. Il parait que la série va s’arrêter, on verra bien à la prochaine vague de comédies du Nouvel An Lunaire.
All’s well end’s well 2011 (至強囍事, Hong Kong, 2011) Un film de Chan Hing-kai et Janet Chun avec Donnie Yen, Carina Lau, Louis Koo, Cecilia Cheung, Raymond Wong Bak-ming, Yan Ni, Chapman To, Lynn Xiong, AngelaBaby, Margie Tsang, Marie Zhuge, Wang Yuan-yuan, Pau Hei-ching, Nancy Sit, Lee Heung-kam, A Duo, Stephy Tang, Xie Nan, JJ Jia, Maggie Li, Wilson Yip.

jeudi 28 avril 2011

Sorties à Hong Kong (avril 2011)


The Lost bladesman (關雲長, Hong Kong - Chine, 2011)
Un film de Alan Mak et Felix Chong avec Donnie Yen, Jiang Wen, Chin Siu-ho, Betty Sun Li, Andy On, Wang Bo-chieh, Alex Fong Chung-sun, Zhao Ke, Li Zong-han, Nie Yuan, Wang Xuebing, Chen Hong, Hei Zi, Yu Ai-lei, Shao Bing, Dong Yong, Zhou Bo. 109 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 28 avril 2011.

mercredi 2 février 2011

Sorties à Hong Kong (février 2011)


La saison des comédies du Nouvel An Lunaire commence aujourd'hui. La franchise All's well end's well s'enrichit d'un nouvel opus. Enfin, s'enrichir est peut-être un grand mot si ce n'est pour le compte en banque de Raymond Wong qui participe encore et toujours à l'aventure. Sandra Ng est absente cette année mais elle est dans les deux autres comédies qui sortent cette semaine. All's well end's well 2011 marque le retour de Cecilia Cheung au cinéma après un bébé et le scandale Edison Chen. Il était temps. J'espère qu'elle trouvera d'autres films dans lesquels jouer.
All’s well end’s well 2011 (至強囍事 2011)
Un film de Chang Hing-kai et Janet Chun avec Donnie Yen, Carina Lau, Louis Koo, Lynn Hung, Raymond Wong Pak-ming, Yan Ni, AngelaBaby, Chapman To, Cecilia Cheung, Margie Tsang, Marie Zhuge, Wang Yuan-yuan, Pau Hei-ching, Nancy Sit, Lee Heung-kam, A Duo, Stephy Tang, Xie Nan, JJ Jia, Maggie Li. 103 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie : 2 février 2011.





vendredi 24 décembre 2010

Legend of the fist, The Return of Chen Zhen


Bruce Lee dans La Fureur de vaincre, Jet Li dans Fist of legend et aujourd’hui Donnie Yen dans Legend of the fist The Return of Chen Zhen. Chen Zhen, le héros chinois qui défiait les étrangers venus occuper son pays ne serait pas mort à la fin des deux films cités plus haut. Donnie Yen et Andrew Lau ont l’idée de la faire vivre. Legend of the fist n’est pas un remake mais une suite, une digression et l’acteur a comme ambition, maintenant qu’il est la seule super star du cinéma d’arts martiaux à Hong Kong, de se hisser à la hauteur de ces deux sommets du cinéma cantonais.

Chen Zhen n’est pas mort en se sacrifiant pour la liberté, il n’est pas mort sous les balles des ennemis de la Chine. Non, Chen Zhen (Donnie Yen) est parti combattre en France l’armée allemande en 1917. Libérer un peuple est toujours la mission de Chen Zhen. Quand il doit rentrer à Shanghai, il prend l’identité d’un de ses camarades morts au combat et est bien décidé à mettre des bâtons dans les roues des envahisseurs japonais. Un nouveau Japonais, grand spécialiste des arts martiaux, entend prendre l’hégémonie. C’est Chikaraishi (Kohota Tuy), le nouveau maître du combat à affronter. Dans le film, il sera signalé plus tard que Chan Zhen a éliminé son père que l’on voit dans une courte scène incarné par Kurata Yasuaki, autre sommet du film de kung-fu de la Shaw Brothers.

Chen Zhen se fait embaucher par Liu Yutian (Anthony Wong) qui tient une boîte de nuit, le Casablanca. Il est toujours étonnant de remarquer que dans ces films en costumes des années 1920-1930, la boite de nuit est forcément le centre du monde. Il faut dire que Legend of the fist lorgne beaucoup du côté de Big brother. Liu, habillé en habit traditionnel, sympathise avec Chen Zhen, qui porte des vêtements occidentaux pour ne pas attirer l’attention sur lui. Chen Zhen va, quant à lui, découvrir la belle et charmante Kiki (Shu Qi), la chanteuse vedette du Casablanca. Elle est peut-être la maitresse de Liu, mais rien n’est certain. Elle semble libre et passe du temps avec Chen Zhen.

Pendant que les Chinois tentent d’organiser la résistance, les Japonais décident d’éliminer tous ceux qui se mettent sur leur passage. Une liste de personnes à tuer existe. La police, dirigée par l’inspecteur gaffeur Huang (Huang Bo), l’un des rares personnages comiques du film, se montre bien incapable d’empêcher les assassinats. Chen Zhen et ses camarades ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Grâce à son sens aigu de l’observation, notre héros va comprendre que le Casablanca est l’un des centres de décision des tueurs. Une des danseuses du Casablanca reçoit des ordres direct de Kiki, qui s’avère être une Japonaise.

Legend of the fist n’est de toute façon qu’une ode à la gloire de Donnie Yen. On le voit de tous les plans, il occupe le terrain et les autres interprètes n’ont que quelques os à ronger. Anthony Wong flotte sur le film de sa bonhommie, Shu Qi fait des sourires, joue parfaitement bien la fille ivre mais son personnage est un peu ingrat. Personne n’est aussi fort que Donnie Yen qui en fait beaucoup pour donner une aura à Chen Zhen, à lui donner un air à la fois cool quand il travaille dans la boite de nuit (sourire complice, petit geste de l’index) et fort (il est la star numéro un du cinéma kung-fu). On ne peut pas s’empêcher, devant tant de sérieux, de rigoler quand il revêt un masque à la Kato pour devenir super héros masqué, quand il pousse ses petits cris à la Bruce Lee ou quand il se met torse nu pour le combat final.

Certes, les acrobaties chorégraphiées par Donnie Yen sont réussies. Elles sont brillantes et les combats sont vifs et clairs. Tout cela occupe une bonne partie du film. Il ne reste à Andrew Lau qu’à mettre en scène le reste, tout ce qui concerne l’avancée de la partie suspense. Là, on est dans la grande confusion et le déjà-vu. Je vais finir par me demander ce qu’est devenu l’homme qui a fait les Infernal affairs. Sans doute, ai-je déjà la réponse avec le remarquable Once a gangster réalisé par Felix Chong, le scénariste de la trilogie. Ce qui m’embête le plus dans Legend of the fist est, comme dans Ip Man 2, ce nationalisme opportuniste et manichéen qui donne un goût amer au film. Il n'y avait pas de quoi ressusciter Chen Zhen pour ça.

Legend of the fist. Return of Chen Zhen (精武風雲.陳真, Hong Kong, 2010) Un film d’Andrew Lau avec Donnie Yen, Shu Qi, Huang Bo, Zhou Yang, Huo Siyan, Anthony Wong, Chen Jia-jia, Kohata Ryu, Shi Feng, Shawn Yue, Kurata Yasuaki.

jeudi 23 septembre 2010

Sorties à Hong Kong (septembre 2010)

Legend of the fist. Return of Chen Zhen (精武風雲.陳真)

Un film d’Andrew Lau avec Donnie Yen, Shu Qi, Huang Bo, Zhou Yang, Huo Siyan, Anthony Wong, Chen Jia-jia, Kohata Ryu, Shi Feng, Shawn Yue, Kurata Yasuaki. 103 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 23 septembre 2010.





dimanche 25 juillet 2010

La 14ème lame



Donnie Yen depuis quelques films ne se voit plus qu’en super héros dans des films en costumes. Entre Bodyguards et assassins et Ip Man 2, voici 14 blades où Donnie devra sauver pas moins que l’Empire dans son ensemble. L’acteur apparait au fil des films de plus en plus bodybuildé, filmé en gros plan sans sourire avec l’air sérieux de l’homme conscient de son statut d’unique star actuelle du cinéma d’action. Donnie Yen a quatorze lames à son service mais en a-t-il besoin encore ? Donnie Yen est un costaud, un homme qui peut se battre qu’avec ses mains, comme en son temps Sammo Hung dont il semble être l’héritier le plus légitime en termes d’art martial.

C’est d’ailleurs par le personnage de Sammo Hung que débute 14 blades, dans un court rôle, celui du Prince Qing, l’oncle de l’Empereur. Comme souvent, l’Empire est gouverné par l’eunuque impérial (Law Kar-ying) qui veut s’emparer du pouvoir, en l’occurrence en s’accaparant du seau impérial. L’Empereur ne pense de toute façon pas à gouverner, on le montre en train de batifoler avec des filles. L’eunuque fomente donc un coup d’état en voulant éliminer quelques personnes qu’il accuse d’être des traitres. Pour cela, il demande aux Jinyiwei, des soldats entraînés à tuer, de partir en chasse. Très obéissants, ces tueurs exécutent leurs basses œuvres.

A la tête des Jinyiwei, Qinglong (Donnie Yen) comprend l’enjeu du coup de force de l’eunuque. Et quand l’eunuque comprend que Qinglong a compris, il va accuser ce dernier d’être un traitre et éliminer tous les autres Jinyiwei. Qinglong devra fuir la capitale impériale après une belle bataille. Il parvient à s’échapper grâce à Jiao Zhong (Wu Ma), un notable important qui prétend marier sa fille Qiao Hua (Zhao Wei). Qinglong est caché dans le palanquin. On comprend très vite qu’il va tomber amoureux d’elle et inversement. Qinglong est à la fois un homme sauvage et un tendre.

Sur leur chemin, ils vont rencontrer quelques ennemis et d’autres amis. Les ennemis devenus amis sont la bande de voleurs appelés les Aigles du Ciel et qui sont menés par un homme qui se surnomme le Juge (Wu Chun), coiffé de dreadlocks et habillé avec un gilet qui montre son nombril. L’ennemie implacable est Tuo Tuo (Kate Tsui) qui, armée de son fouet composé de métal, veut tuer Qinglong. Elle le suit partout et parvient à le retrouver quelles que soient ses cachettes et déguisement. Et pour une fois, le combat final, et donc majeur, sera entre Kate Tsui et Donnie Yen. Le tout filmé avec beaucoup d’effets numériques qui permettent aux acteurs de voler dans tous les sens et de lancer des sabres destructeurs.

14 blades traîne son scénario sur près de deux heures. On sait que Donnie Yen et Zhao Wei forment désormais un couple à l’écran comme à la ville. Daniel Lee filme donc les deux amoureux avec tendresse et calme. Qinglong et Qiao Hua se baignent ensemble, apprennent à se connaitre. Elle est en difficulté, il la sauve. Il lui achète des habits. Tout cela est très romantique parfois ridicule quand ils montent à cheval sur une douce musique avec un chromo de soleil couchant rougeoyant. Mais, on peut comprendre que Donnie Yen ait eu envie de donner un film d’amour à sa copine. Personnellement, les films de vacances ne m'intéressent pas beaucoup.

La 14ème lame (14 blades, 錦衣衛, Hong Kong – Chine, 2010) Un film de Daniel Lee avec Donnie Yen, Vicki Zhao Wei, Wu Chun, Kate Tsui, Qi Yuwu, Chen Kuan-tai, Fung Hak-on, Hui Chen-zhi, Sammo Hung, Damian Lau, Law Kar-ying, Wu Ma, Xu Xiang-dong.