vendredi 15 novembre 2013
Badges of fury
samedi 21 septembre 2013
Nouveautés BlurayDisc chez Metropolitan HK Vidéo
dimanche 14 juillet 2013
Dragon fight
vendredi 28 juin 2013
Sorties à Hong Kong (juin 2013) Badges of fury
lundi 19 novembre 2012
Swordsman 2 + Swordsman 3
lundi 5 novembre 2012
Dr. Wai
samedi 8 septembre 2012
Le Sorcier et le serpent blanc
lundi 30 avril 2012
Dragon Gate, la légende des sabres volants
jeudi 22 décembre 2011
Sorties à Hong Kong (décembre 2011)
jeudi 29 septembre 2011
Sorties à Hong Kong (septembre 2011)
lundi 26 septembre 2011
Fist of legend

Il était logique qu’après Wong Fei-hung (cinq fois quand même) et Fong Sai-yuk, Jet Li endosse le costume de Chen Zhen. Personne n’avait semble-t-il osé depuis la mort de Bruce Lee reprendre son personnage de La Fureur de vaincre. La lignée dans laquelle se place l’acteur est donc claire et on retrouve la même avec Donnie Yen aujourd’hui qui reprend le rôle dans Legend of the fist. Chaque décennie a son héros mais Fist of legend de Gordon Chan et chorégraphié par Yuen Woo-ping ne se veut pas un film aussi politique que le Bruce Lee, à peine peut-on y lire un message sur l’angoisse de la rétrocession.
Toujours situé dans cette période de colonisation de la Chine, Chen Zhen (Jet Li) est parti faire ses études au Japon où règne le racisme anti-chinois. Habilement le film montre quelques rares Japonais pacifiques qui manifestent et distribuent des tracts conte la guerre qui se prépare. Mais Chen Zhen est houspillé par les disciples de l’école de karaté du Dragon Noir dans la salle de classe. Le jeune étudiant garde son flegme devant l’excitation des disciples et donne ainsi le ton des chorégraphies mises en scène. La caméra restera souvent fixe et ce sont les adversaires de Chan Zhen qui se déplaceront dans le cadre pour se battre. Chen Zhen bouge peu, ses gestes sont précis, ils montrent sa sagesse et sa maîtrise parfaite des arts martiaux. Il est un rempart face à l’agitation.
Le maître de son école de kung-fu vient de mourir, Chen Zhen rentre en Chine. Son école se trouve au beau milieu d’une concession anglaise, le racisme ordinaire règne, ses condisciples sont harcelés par les Japonais. Mais contrairement à Bruce Lee, Chen Zhen ne troquera son bel uniforme d’étudiant (costume sombre, chaussures occidentales) contre des vêtements traditionnels chinois. Chen Zhen sera constamment en exil. Dès son arrivée, le pousse-pousse lui parle en japonais, puis dans l’école Jingwu Mun, Ting-en (Chin Siu-ho) son frère adoptif et nouveau chef du lieu voit son arrivée d’un mauvais œil. D’autant que Chen Zhen fascine les autres élèves par les techniques importées du Japon. Il va aussi étonner tout les monde, surtout l’intendant (Paul Chun) quand il fait déterrer la dépouille du maître parce qu’il est persuadé qu’il a été empoisonné.
C’est évidemment un complot ourdi par les Japonais et notamment le général Fujita (Billy Chow), monstre de cruauté et de brutalité qui entend montrer la suprématie des arts martiaux de son pays. La scène de la pancarte, célèbre dans La Fureur de vaincre, est ici transformée lors d’un défi. Il est écrit sur cette pancarte que Fujita brandit « la honte de l’Asie orientale » en parlant des Chinois. Chen Zhen la brisera d’un coup de pied. Voilà son ennemi, ce général profondément raciste qui va tenter d’emprisonner Chen Zhen en l’accusant d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Ce sera la jeune et jolie Mitsuko (Nakayama Shinobu), rencontrée au Japon qui viendra le disculper. Le jeune couple d’amoureux est alors doublement considéré comme traitre.
Ils vont devoir quitter la ville, plus personne ne veut les accueillir, vivre de presque rien dans une cabane, Chen Zhen abandonne son rôle de héros dans l’école Jingwu Mun. Le film n’a pas forcément le trait fin sur ce rejet complet mais parvient à donner des raisons plausibles à chacun. La liaison de Chen Zhen avec Mitsuko est opposée avec celle de Ting-en et une jeune prostituée qu’il entretient depuis deux ans en secret. Une jeune Japonaise honnête et fidèle vaut-elle moins qu’une fille de basse vertu. C’est un des enjeux du film qui stigmatise le racisme rampant d’où qu’il vienne. Un autre personnage japonais positif apparait, celui de l’oncle de Mitsuko. Fumio (Kurata Yasuaki, vétéran de la Shaw Brothers) est un expert en arts martiaux, un homme qui sait reconnaitre le génie du combat de Chen Zhen. Son affrontement (pour la forme) entre les deux films en plein air, sous les feuilles tombantes des érables puis le combat (pour le fond) violent entre Chen Zhen et Fujita sont sublimes.
Fist of legend (精武英雄, Hong Kong, 1994) Un film de Gordon Chan avec Jet Li, Chin Siu-ho, Nakayama Shinobu, Paul Chun, Billy Chow, Yuen Cheung-yan, Kurata Yasuaki, Ada Choi, Jackson Lau, Tam Suk-mooi.
dimanche 6 mars 2011
The Hitman

Un tueur à gages anonyme élimine des gens riches sur lesquels la justice est inefficace. Il se fait appeler « l’ange exterminateur » et l’un de ses particularités et de ne pas se faire payer. The Hitman s’ouvre sur la mise en place de l’exécution de Tsukamoto, un homme d’affaires japonais montré comme un obsédé sexuel qui aime par-dessus tout violer les jeunes femmes vierges. Le hitman est masqué, il s’introduit dans le building où se trouvent les bureaux de Tsukamoto, tire sur les caméras de surveillance pour ne pas être filmé. Face au Japonais, il se voit menacer de représailles s’il est tué. Une prime de 100 millions de dollars est prévue en cas d’assassinat. Sans un mot, le hitman tue Tsukamoto.
Le fils de Tsukamoto (Sato Keiji) met immédiatement en place un conseil de guerre pour venger son père et annonce que la prime sera offerte à la personne qui découvrira qui est le tueur masqué et invisible. Ngor alias Crocodile (Eric Tsang) croit à sa chance décrocher le gros lot. Ngor est une grande gueule mais c’est un petit escroc qui rate à peu près tout ce qu’il entreprend. Régulièrement, sa fille Gigi (Gigi Leung) qui fait des études de droit pour devenir avocate de venir lui payer ses cautions quand il se fait prendre par la police. L’avocat de Tsukamoto reçoit tous les candidats à la prime. C’est là qu’il rencontre Fu (Jet Li) venu lui aussi pour empocher l’argent.
Fu est un jeune immigré chinois débarqué à Hong Kong et qui vit, avec des compatriotes, dans un taudis. Il est tueur à gages à la recherche du moindre cachet. Il porte de vieux vêtements qui sentent pas bon. Il reprise son pantalon usé jusqu’à la corde. Il est surtout très radin, il économise le moindre centime et refuse de dépenser quoi que ce soit, y compris pour la bouffe. Toute cette radinerie tend vers l’humour comme si Fu ne rendait pas compte de son défaut. On le voit ainsi manger à côté d’un Indien qui lui propose un bout de poulet dont Fu s’empare sans partager alors que ce dernier offre au pauvre Indien une minuscule portion d’omelettes. Fu le radin et Ngor le tocard font faire affaire ensemble.
Le duo est l’attraction majeure de The Hitman. Il fonctionne sur le registre inépuisable du buddy movie où les deux héros sont très mal assortis mais parviennent à surmonter les épreuves qui se trouvent sur leur chemin. Fu va s’incruster chez Ngor qui voit cela d’un mauvais œil. Et quand Gigi passe à l’appartement, Fu ne semble pas insensible à son charme, ce qui rend Ngor encore plus en colère d’autant qu’elle est fiancée à un de ses collègues avocats. Mais en attendant, il faut que Fu ressemble à un vrai tueur à gages : direction le tailleur avec une séquence classique d’essayage de costumes où Fu est habillé comme Chow Yun-fat dans Le Syndicat du crime ou comme Jean Réno dans Léon.
Au bout d’un moment, il faut bien que le scénario revienne à cette histoire de tueur à gages. Je n’ai pas encore parlé d’un personnage important du film, celui de l’inspecteur Chan (Simon Yam) qui a été mis au courant de la prime et qui soupçonne Fu d’être le hitman vengeur et bénévole. Il va donc augmenter la surveillance sur le duo. Jusqu’à la révélation finale, on ne saura pas qui est le tueur. Mais à vrai dire, ça n’est pas très important puisque la valeur de The Hitman vient de l’irrésistible duo comique entre Jet Li et Eric Tsang. De la même manière, l’affrontement final entre le fils Tsukamoto et le duo n’apporte aucune nouveauté.
The Hitman (殺手之王, Hong Kong, 1998) Un film de Stephen Tung avec Jet Li, Eric Tsang, Gigi Leung, Simon Yam, Yip Kwong-kim, Timmy Ho, Frankie Ng, John Ching, Paul Rapovski, Sato Keiji, Hidari Meiken, Isuzu Nokoto, Sahara Kenji.
mercredi 29 septembre 2010
Ocean heaven

Une main glisse doucement sur l’eau. Cette main, c’est celle de Wang (Jet Li), un père veuf qui a amené son grand fiston Dafu (Wen Zhang) faire du bateau sur la mère. Le fils a un petit geste de la main gauche et un regard droit. On comprend immédiatement qu’il est autiste. Tous les deux ont le sourire, la mer est calme, il fait beau. Wang prend une corde, s’attache les pieds, puis ceux de son fils et lie le tout à un poids. Puis, ils se jettent dans l’eau pour mourir.
Le plan suivant de Ocean heaven montre le père et le fils marchant pour rentrer chez eux. La voisine, Madame Chai (Zhu Yuanyuan) devait garder la maison pendant leurs prétendues vacances. Une lettre d’explication l’attendait. Mais, elle ne l’a jamais lue. Elle s’étonne de leur odeur. Elle veut les aider, mais Wang, avec délicatesse parvient à ce qu’elle s’en aille, et va faire à manger comme si de rien n’était. Sans doute Madame Chai n’est pas insensible à la force de caractère de Wang dont elle dit qu’il est le meilleur père qu’elle n’a jamais rencontré. Dafu reprend ses petites habitudes comme si ce suicide avorté n’avait jamais eu lieu.
Wang a décidé de se consacrer entièrement à son fils. Il travaille au nettoyage d’un parc aquatique. Il vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer et cherche une nouvelle place pour son fils. Mais le fils n’est pas autonome. Il faut l’aider pour chaque chose. Le soir, Wang lui enlève son t-shirt pour dormir et le borde comme un enfant. Il faut tout lui apprendre : à se faire à manger, à prendre le bus et à sortir à la bonne station. Et comme, il veut aussi lui trouver un boulot, c’est encore plus difficile. C’est la quête d’un centre pour autiste qui est au centre des préoccupations du père. Il est difficile d’accueillir un jeune adulte, mais il saura trouver un hospice pour lui. Là, sans doute existe-t-il une trop grande idéalisation. Tout le monde est un peu trop gentil, personne ne se moque jamais de Dafu.
Dafu est dans son monde, isolé et serein. Il vit avec ses petites manies, comme mettre un chien en peluche sur la télé, que Wang déplace chaque jour sur le canapé. Il aime surtout nager dans le grand aquarium du parc aquatique. Et le patron de Wang pense que sa nage pourrait faire une grande attraction pour le public. Mais, il faut y renoncer le jour où Dafu manque de se noyer à cause d’une faute d’inattention de son père. Au parc, Dafu va faire la connaissance de Lingling (Kwai Lunmei), une belle femme qui fait des attractions foraines et qui va lui faire découvrir une part de rêve. On imagine un moment qu’une idylle pourrait naître entre eux, mais le film évite cet écueil et l’évoque à peine.
Xue Xiaolu réalise avec Ocean heaven un premier remarquable. Jet Li dans un de ses tous premiers rôles dramatique s’avère très juste et n’en fait pas trop. Pas de grimace à la Jackie Chan. Il a trouvé le bon ton et est au diapason des autres acteurs qui déploient une finesse de jeu pour un sujet aussi casse gueule. La manière dont est montré l’autisme est sans misérabilisme. Bien au contraire, il est fait preuve d’un sens de l’humour salutaire. Tout est filmé avec un grand calme, y compris les scènes où Wang a perdu Dafu. Qui plus est, le film est éclairé par Christopher Doyle et la musique est de Joe Hisaichi. Une petite brochette de stars pour un joli petit film. Pour Jet Li, qui affirme avoir renoncer aux films de kung-fu, c’est un nouveau départ qui s’amorce bien.
Ocean heaven (海洋天堂, Chine, 2010) Un film de Xue Xiaolu avec Jet Li, Kwai Lunmei, Wen Zhang, Sik Siu-Lung, Cao Bing-kun, Ma Zihan, Zhu Yuanyuan, Chen Rui.
dimanche 19 septembre 2010
Agent spécial (My father is a hero)

La femme et le fils de Kung Wai (Jet Li) ignorent tout de sa vie. Clope au bec, dans un quartier populaire de Pékin, Wai attend un homme qui va faire une livraison de faux papiers. L’affaire ne se passe pas comme prévu et Wai enferme le chef de la bande dans un sac en toile, grimpe sur son vélo et fonce jusqu’au stade pour aller regarder son fils Kung Ku (Xia Miao) à un concours d’arts martiaux. Le fils attend la venue de son père qui met du temps à arriver et qui manque presque la finale où son fils joue. D’autant, que les autres méchants le poursuivent et il doit se battre dans les coulisses.
Le petit Ku vénère son père même s’il se doute que ses activités ont quelque chose de spécial et de pas franchement légales. Il aime passer du temps avec lui et la raison pour laquelle il voulait absolument gagner ce concours d’arts martiaux est que le gagnant a droit à une photo de famille. Ce qui est exceptionnel compte tenu de la pauvreté de la famille. La mère est malade et tout l’argent passe dans les médicaments. Ku va aussi, avec un de ses amis, lui ramasser des fourmis pour en faire des décoctions. Mais, un jour Wai est arrêté par la police et ses camarades de classe commencent à le harceler et à se moquer de ce « fils de criminel ».
Wai est arrêté mais on découvre qu’il est flic et que ses missions est d’infiltrer le milieu. Et justement, son supérieur lui annonce qu’il va partir à Hong Kong pour surveiller un réseau de contrebande d’antiquités. Pour cela, il va s’évader de prison avec un vrai petit gangster, Darkie (Blacky Ko). Wai ne veut pas, sa femme va de plus en plus mal. Il doute que son jeune fils puisse s’occuper seul de sa mère. Mais un ordre est un ordre. Darkie va prendre en sympathie Wai quand il comprend qu’il abandonne sa famille et le faire rencontrer Po (Yu Rongguang).
Po va embarquer Darkie et Wai dans un cambriolage de bijouterie qui ne se passera pas comme prévu. La police intervient, Wai tient un homme en otage et c’est l’inspectrice Fong (Anita Mui) qui prend la place de l’otage. Une course poursuite s’engage et Fong se trouve en mauvaise posture. Or, Wai la sauve et Fong commence à s’interroger sur ce voleur qui ne veut pas abattre un flic. Elle enquête sur lui, se rend en Chine et rencontre Kun Ku et sa mère dont la maladie s’est aggravée. Elle décède et Fong, prise de sympathie, emmène l’enfant avec elle à Hong Kong.
Fong ne va pas tarder à découvrir la vérité. Elle va s’attacher à la fois au petit et à son père. L’enfant va découvrir que son père est effectivement un héros. Mais le méchant Po va comprendre également qu’il est un flic infiltré et prend en otage Ku. Dans une scène tendue par l’émotion, le père va parvenir à simuler la mort de son fils avec comme objectif de ne pas griller sa position d’agent infiltré. Puis, Darkie va comprendre que Po est beaucoup trop violent et brutal et va aider Wai à sauver Ku.
Pour apprécier My father is a hero, il ne faut s’embarrasser des excès de scénario qui sont nombreux. Po parvient toujours à trouver ses ennemis comme s’il avait un sixième sens. Comme souvent dans les films d’action de Hong Kong, le méchant est borderline, ignoble et n’a aucun sens de la mesure, d’autant que Yu Rongguang porte un costume de super bad guy, gants blancs, lunettes de soleil et rire sardonique. Jet Li cherchait avec ce film à faire progresser son personnage de flic au cœur pur. L’émotion doit gagner le spectateur avec les scènes familiales déchirantes. Le mélodrame est convenu mais fonctionne grâce à Anita Mui dans son rôle de flic d’abord intransigeante puis amoureuse de son ennemi, et grâce au duo Jet Li – Xia Miao que l’on sent complice bien qu’invraisemblable, notamment dans la séquence ou Jet Li doit désamorcer les bombes aidé par le fils.
Agent spécial (My father is a hero, 給爸爸的信, Hong Kong, 1995) Un film de Corey Yuen avec Jet Li, Anita Mui, Xia Miao, Blacky Ko, Yu Rongguang, Damian Lau, Ngai Sing, Bonnie Fu, Ken Lo, Yu Naam-naam, Corey Yuen, Henry Fong.
lundi 30 août 2010
The Defender
Les cheveux en brosse, un joli costume, le dos bien droit, Jet Li prend sa carrière en main dans The Defender dont il est l’initiateur et le producteur. Après une longue période Tsui Hark et Wong Fei-hung, l’acteur s’émancipe et retrouve Corey Yuen pour un film contemporain. Hui Ching-yeung est un soldat d’élite qui quitte sa Chine natale pour venir protéger, à Hong Kong, l’épouse d’un industriel qui peut se permettre de payer ce genre de service.
Michelle Yeung (Christy Cheung), la femme en question, a été témoin d’attentats et doit recevoir une protection serrée. Les autres témoins ont été assassinés et la police est sur ses gardes. Le mari de Michelle reste à Pékin pour ses affaires. Ching arrive dans son uniforme de soldat et impose immédiatement ses règles extrêmement strictes qui ne vont pas plaire à Michelle. Elle va tout faire pour tenter de ses libérer de ce qu’elle considère comme une prison.
Ching installe des caméras de surveillance dans toute la maison et bien entendu dans la chambre, juste au dessus du lit. Elle va chercher une casserole pour casser la caméra. Chaque soir, le rituel est inchangeable et Ching vient contrôler si une bombe n’est pas cachée sous le lit. Michelle est d’abord en colère et appelle son mari pour se plaindre de la dureté du garde du corps. Elle en voudrait un autre. La mission ne doit durer qu’une semaine jusqu’au procès, mais le suspect principal se déclare malade et Ching doit rester encore quelques semaines.
Puis, l’habitude arrive. Ching et Michelle vivent ensemble toute la journée, et le mari de cette dernière n’envisage toujours pas de venir. Petit à petit, ils s’apprivoisent, ils se jaugent, ils commencent enfin à s’apprécier et à se découvrir. Michelle n’est pas qu’une enfant gâtée par son mari et Ching n’est pas l’homme rustre qu’elle croyait. Il prend soin d’elle et ils commencent à tomber amoureux l’un de l’autre. Ainsi, quand le mari vient fêter l’anniversaire, il comprend que sa femme est passée à un autre homme.
The Defender n’est pas une romance. L’histoire d’amour est de toute façon cousue de fil blanc. C’est avant tout un film d’action où deux scènes se démarquent. La première se situe dans une galerie marchande où Michelle se rend. Les gangsters veulent la flinguer. Ils sont nombreux et ont plein de flingues, ça tire de partout et le but du jeu pour Ching et Michelle est d’esquiver toutes ces balles. La deuxième a lieu dans la vaste maison de Michelle. Le frère d’un des gangsters a été tué dans cette fusillade et il cherche à se venger. Corey Yuen introduit dans cette bataille finale un élément qui en change les données. Ching ouvre le gaz et personne ne peut tirer une balle sans faire tout exploser puis plonge les pièces dans le noir.
L’autre élément marquant du film est le personnage de Kent Cheng, un flic grassouillet qui passe son temps à jouer au turf. Il parie aussi pour son collègue mais ce que ce dernier apprendra est qu’il n’a jamais misé un dollar de l’autre policier sur un pari et qu’il gardait tout pour lui, pour payer ses dettes. Kent Cheng avec sa bonne bouille (aujourd’hui ce genre de personnage est joué par Lam Suet) incarne le flic râleur mais sympathique, le père de famille débordé et l’ami loyal. Dans The Defender, Kent Cheng apporte également de l’humour tant ses méthodes divergent d’avec celles de Jet Li. C’est somme toute la recette des bonnes comédies d’action romantiques, tel que Jackie Chan les a développées, qui est reprise ici par Corey Yuen et Jet Li, avec une réussite non négligeable.
The Defender (The Bodyguard from Beijing, 中南海保鑣, Hong Kong, 1994) Un film de Corey Yuen avec Jet Li, Christy Chung, Kent Cheng, Ngai Sing, Joey Leung, Ng Wai-kwok, William Chu.
dimanche 29 août 2010
Filmographie : Jet Li

Badges of fury (不二神探, 2013) Un film de Wang Zhiming. Sortie à Hong Kong le 28 juin 2013.










