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vendredi 15 novembre 2013

Badges of fury


La carrière de Jet Li s’est considérablement ralentie depuis quelques années. Une comédie dramatique sociale (Ocean heaven), une participation aux Expendables de Sylvester Stallone et deux films en costumes de plus ou moins bonne fortune (Le Sorcier et le serpent blanc et Dragon Gate). Pour rester présent auprès des publics, ici à la fois hongkongais et chinois du continent, Jet Li se lance avec Badges of fury dans la comédie policière avec gros effets spéciaux, scènes d’action musclée et longs mouvements scénaristiques romantiques.

Pour approcher le public, cette super-production entoure Jet Li (qui a comme personnage Huang Fei-hong : gros rappels musicaux à Il était une fois en Chine, bien entendu) d’un jeune acteur Wen Zhang (qui partageait l’affiche d’Ocean heaven). Tous deux sont des policiers. Wang Bu-er et Huang ne s’entendent pas, ils ont un contentieux en commun mais doivent travailler ensemble dans une filature. Huang est cuistot et Wang Bu-er danseur écossais. L’opération est supervisée par Angela (Michele Chen), leur supérieure hiérarchique.

La filature tourne rapidement à la catastrophe (le décor est entièrement détruit) parce que les deux hommes ne cessent de s’envoyer des insultes dans leurs micros cachés et que Wang Bu-er pense avoir découvert un suspect dans une autre affaire irrésolue de crimes en séries. Trois hommes sont morts mystérieusement en affichant un très large sourire. C’est autour de cette enquête que les deux policiers, qui se détestent, vont devoir travailler ensemble. La piste les mène vers deux femmes que les victimes connaissaient pour avoir été leurs fiancés.

Liu Jin-shui (Liu Shi-shi) est une actrice célèbre qui rêve du grand amour mais espère que l’homme de sa vie ne s’arrêtera pas à son image de star du cinéma. Sa sœur Dai Yi-yi (Liu Yan) a également été la fiancée de ces trois hommes après leur rupture avec Jin-shui. Il faut dire que ses attraits physiques sont impressionnants, elle apparait constamment dans des tenues sexy avec des bustiers échancrés. Dai Yi-yi est filmée comme une bombe sexuelle à laquelle aucun homme ne peut résister. Wang Bu-er est comme le loup de Tex Avery, langue pendante, devant elle.

Le comique du film renvoie à celui des grosses comédies de Wong Jing (je pense par exemple à Nicky Larson) avec des effets visuels (le corps de Wang Bu-er semble élastique, sa grande et fine taille y est pour beaucoup à côté du corps pataud de Jet Li) et sonores (chaque gag est appuyé par un jingle). Le film s’apparente, surtout dans sa première partie, à un cartoon, comme le faisait Stephen Chow dans sa période faste. Il faut ajouter à cela de nombreuses courtes apparitions de star (Leung Kar-yan, Lam Suet, Lam Tze-chung, le gros de Shaolin soccer), pas mal de blagues triviales et d’humour potache ainsi que de nombreuses références cinématographiques.

On sent l’envie de Jet Li de revenir à un cinéma qu’il a raté dans les années 1990, ce genre de comédie où les moments comiques alternent avec la romance légère et les longues scènes d’action, dirigées ici par Corey Yuen. L’acteur est un peu en retrait, subit les effets spéciaux (une plongée numérique dans les escaliers) et cède souvent la place à Wen Zhang pour les combats au corps à corps (et il se débrouille très bien). Comme le faisait Jackie Chan quand il tournait New police story il y a dix ans de cela, Jet Li adoube cette nouvelle génération d’acteur d’action du cinéma chinois.

Badges of fury (不二神探, Hong Kong – Chine, 2013) Un film de Wang Zhiming avec Jet Li, Wen Zhang, Liu Shi-shi, Michelle Chen, Liu Yan, Wu Jing, Leung Kar-yan, Tong Da-wei, Michael Tse, Stephy Tang, Huang Xiao-ming, Kevin Cheng, Raymond Lam, Alex Fong Lik-sun, Ma Yi-li, Feng Dan-ying.

samedi 21 septembre 2013

Nouveautés BlurayDisc chez Metropolitan HK Vidéo


Il n’est pas trop tard pour signaler la sortie chez Metropolitan Film & Video la sortie pendant l’été de quelques films en DVD et BluRay. Tout d’abord, c’était en août, l’édition du Grand magicien de Derek Yee, film en costumes avec Tony Leung Chiu-xai et Lau Ching-wan ayant pour cadre la magie au début du 20ème siècle. Sans atteindre la réussite de certains de ses films antérieurs, Derek Yee séduit grâce au charme de Tony Leung Chiu-wai et de l’actrice Zhou Xun (nommé comme meilleure actrice pour ce rôle au Hong Kong Film Awards 2012). Le film a également reçu les HK Film Awards pour les meilleurs décors, costumes.



Depuis quelques mois, Metropolitan HK Video ressort en BluRay ses classiques disponibles jusque là uniquement en DVD. Depuis mi-septembre, les aficionados peuvent redécouvrir les trois premiers épisodes de Il était une fois en Chine de Tsui Hark (soit Il était une fois en Chine, La Secte du Lotus blanc et Le Tournoi du lion). Le coffret est accompagné du documentaire Il était une fois Wong Fei-hung, déjà présent sur les dvd. Mais l’essentiel est de pouvoir voir, revoir et faire découvrir Jet Li et Tsui Hark dans le sommet de leurs œuvres.

dimanche 14 juillet 2013

Dragon fight


Pour sa première incartade sur le sol américain (le film est entièrement tourné à San Francisco), Jet Li doit d’abord faire preuve de ses facultés de combat. Dragon fight s’ouvre sur une démonstration publique d’arts martiaux, en costumes chinois traditionnels où, avec son acolyte Tiger Wong (Dick Wei), Jimmy Lee (Jet Li) enchaine quelques mouvements devant un public conquis. Les deux hommes viennent de Chine continentale et, au moment du départ pour Pékin, Tiger décide de rester aux Etats-Unis. Voyant son ami s’enfuir dans l’aéroport, Jimmy tente de le convaincre de prendre l’avion. En vain. Tiger est contrôlé par un policier, il se défend à coups de tatanes et le policier meurt. Seulement voilà, auparavant, Jimmy avait donné son portefeuille à Tiger et désormais, c’est lui qui est suspecté. De plus, il a raté l’avion et se retrouve seul en Californie, sans argent, sans ami et la police à ses trousses.

Deux destins parallèles se mettent en place. Tiger devient le garde du corps de Marco (Henry Fong), un parrain de la mafia. Constatant le calme de sa nouvelle recrue, il en fait vite son tueur à gages. La police, omniprésente dans la séquence d’ouverture, ne montrera plus le bout de son nez. Jimmy erre dans la ville et tombe sur Andy (Stephen Chow), l’un de ses fans venu à la démonstration d’arts martiaux. Andy recueille Jimmy et l’assure qu’il aura vite un passeport. En attendant, il se fait engager par l’oncle Man (Go Wang) qui tient une petite épicerie (référence à La Fureur du dragon). La route des deux amis ne se croise pas mais chaque parcours est comparé. Jimmy devient un honnête homme accusé à tort d’un meurtre. Tiger devient le pantin du parrain, un homme cruel, vulgaire et qui trompe ouvertement son épouse (Nina Li). La caricature des triades est d’une très grande lourdeur, avec limousines rutilantes, beaux costumes et sbires nerveux.

La femme justement. Dans ce film totalement masculin, seule Nina Li l’incarne. C’est d’abord Stephen Chow dans un rôle d’obsédé sexuel qui la drague de son camion, torse nu et lunettes noires sur le nez. Face à ce personnage immature, qui d’ailleurs mettra en péril la vie de Jimmy et de l’oncle Man en voulant vendre de la drogue volée à Marco, Nina Li préfère Jimmy. La relation restera strictement platonique. Jimmy joue un rôle de redresseur de tort : libérer à la fois son ancien ami Tiger, devenu son premier ennemi, et la belle Nina Li du joug de l’affreux Marco. Le film est constamment prévisible, troué de béances scénaristiques qui irritent très vite et de combats assez plats. Cette première tentative de percer aux Etats-Unis est un grand échec, tout à fais comparable à celle qu’il fait juste après avec Tsui Hark dans The Master. Et c’est tant mieux car cela lui a permis de faire à Hong Kong la saga Il était une fois en Chine.

Dragon fight (龍在天涯, Hong Kong, 1989) Un film de Billy Tang avec Jet Li, Dick Wei, Nina Li, Stephen Chow, Henry Fong, Go Wang, Mark Williams

vendredi 28 juin 2013

Sorties à Hong Kong (juin 2013) Badges of fury


Badges of fury (不二神探, Hong Kong – Chine, 2013) 
Un film de Wang Zhiming avec Jet Li, Wen Zhang, Liu Shi-shi, Michelle Chen, Liu Yan, Wu Jing, Leung Kar-yan, Tong Da-wei, Michael Tse, Stephy Tang, Huang Xiao-ming, Kevin Cheng, Raymond Lam, Alex Fong Lik-sun, Ma Yi-li, Feng Dan-ying. 98 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 28 juin 2013.

lundi 19 novembre 2012

Swordsman 2 + Swordsman 3


L’éminent sabreur Chung Ling-wu (Jet Li) et son condisciple (Michelle Reis) qu’il surnomme « le gamin » ont décidé d’abandonner les arts martiaux et de se retirer loin des querelles claniques. Guerres de pouvoir mais aussi guerres ethniques. D’un côté les Miaos et de l’autre les Han. Et au milieu de cette année 1594, des Japonais menés par Waise Lee qui débarquent pour devenir pirates et décident de soutenir la farouche Invincible Asia (Brigitte Lin) de l’ethnie Miao. Dans une bataille, elle rencontre Chung (lui est Han). Elle, perchée sur le sommet d’un arbre, volant sur les sommets avec un masque pour dissimuler son visage. Sa voix est masculine, comme les démons d’Histoires de fantômes chinois, une habitude pour désigner les super méchants de ses films.

Les deux personnages féminins de Swordsman 2 questionnent la question du genre sous deux modes opposés. Asia ne sait pas qui est Chung et ce qu’il vient faire ici. Par un concours de circonstance, Chung va être amené à la rencontrer à nouveau, persuadé qu’elle est attaquée par des ennemis, il l’embarque avec lui, volant jusqu’à une colline pour admirer la lune. Elle ne parle pas pour ne pas dévoiler sa voix et ne pas révéler qu’elle est Invincible Asia. Ce qui les unit est l’alcool qu’ils boivent au goulot de la gourde. La romance entre Chung et Asia est forcément tragique puisqu’ils sont ennemis et quand il comprendra qu’elle est sa vraie nature, il la combattra. D’autant, que par erreur il couchera avec Xi-xi, la favorite d’Asia.

Quant au « gamin », elle vit au milieu des hommes depuis toujours, s’habille comme eux, se comporte comme eux en artiste martial. Amoureuse de Chung, elle voudra se vêtir en femme sous les moqueries des compagnons d’armes de Chung. Elle veut se maquiller mais ils ont, par mégarde, remplacer son rouge à lèvres par du piment. Son personnage est avant tout comique. Elle est aussi l’archétype du disciple fidèle mais maladroit qui manque de tout faire échouer à cause des sentiments qui l’animent. C’est un personnage sensible qui se soucie des autres, tout l’inverse d’Asia, froide et calculatrice. Ceci étant, cette confusion des genres, mélange d’androgynie et d’homosexualité refoulée rappelle les classiques du wu xia pian où les hommes étaient joués par des femmes.

Le parchemin du Canon du tournesol, comme dans Swordsman, est au centre de toutes les batailles. Asia l’a utilisé pour acquérir cette grande force et a emprisonné son frère Yam Wo-hang (Yen Shi-kwan) en plantant dans ses rotules de crocs. La mission de Chung sera de le délivrer. C’est la fille de Yam, Ying-ying (Rosamund Kwan), un personnage un peu fâlot, qui se charge de lui fournir des mercenaires. La botte secrète d’Asia est la technique des aiguilles volantes qu’elle lance à ses adversaires pour les enlacer. Les aiguilles pénètrent dans la chair, les fils qui y sont accrochés enserrent les proies. Une fois Yam libéré, il veut posséder le Canon du tournesol et aspire les forces vives de ses adversaires.


Swordsman 3 commence avec les scènes finales de Swordsman 2, une grande bataille dans les quartiers généraux d’Asia. Celle-ci est vaincue mais le Canon du tournesol est encore l’objet de toutes les convoitises. Cette fois d’Espagnols guidés sur les lieux par Koo Cheung-fung (Yu Rong-guang) et ses deux bras droits. Mais des Japonais mené par un samouraï, Raizô, sont aussi à sa recherche. Chacun a un navire qui harponnera l’autre, livrera bataille à grands coups de canons avec un avantage certain pour la bâteau japonais qui peut se transformer en sous-marin. Avec force maquettes, les batailles navales sont un peu minables et terriblement statiques. C’est une grande déception et parfois d’un ennui total.

Koo Cheung-fung fait ressurgir Invincible Asia (encore et toujours Brigitte Lin). Cette dernière apparait d’abord sous le visage de l’acteur Lau Shun, en vieillard aux longs cheveux blancs, qui retirera son masque. Le masque et le déguisement sera l’une des forces du récit. Asia veut reprendre sa place de démon maître du monde et décide de chasser tous ceux qui se font passer pour elle. D’abord le chef d’une secte paganiste. Puis Neige (Joey Wong) une pirate qui pratique la technique des aiguilles volantes. Neige est l’ancienne concubine d’Asia et se fait passer pour elle. Masque également pour elle avec sa favorite qui se révélera un ninja à la solde de Raizô, ce dernier apparaissant toujours masqué et dont la combinaison de samouraï enferme un corps inhabituel. Puis, finalement Asia se déguisera en prostituée, finira par porter l’uniforme de Raizô.

Ce qui est à retenir de cette trilogie des Swordsman, malgré quelques beaux moments, c’est son caractère bancal avec des récits abrupts qui partent dans les sens sans cohérence, des combats gore mais mous sans la beauté formelle à laquelle Ching Siu-tung avait habitué le spectateur et un érotisme de pacotille. Ces beaux moments, c’est la fuite dans les bois entre Asia et Chung, les larmes de Neige sur son bateau, pour une fois des moments de calme.Sans doute Tsui Hark, producteur et scénariste, était allé trop vite en besogne et ne cherchant qu’à faire des films pour gagner de l’argent, avec une production faible, en oubliant l’éblouissement du spectacle.

Swordsman 2 (笑傲江湖II東方不敗, Hong Kong, 1992) Un film de Ching Siu-tung avec  Brigitte Lin, Jet Li, Rosamund Kwan, Michelle Reis, Waise Lee, Candice Yu, Fennie Yuen, Lau Shun, Yen Shi-kwan, Chin Ka-lok.

Swordsman 3 : The East is red (東方不敗風雲再起, Hong Kong, 1992) Un film de Ching Siu-tung et Raymond Lee avec Brigitte Lin, Joey Wong, Jean Wang, Yu Rong-guang, Lau Shun, Eddy Ko, Lee Ka-ting, Kingdom Yuen, Yen Shi-kwan.

lundi 5 novembre 2012

Dr. Wai


Il existe deux versions de Dr. Wai, l’une parlée en cantonais destinée au public de Hong Kong, l’autre en mandarin pour le public chinois. Evoquons d’abord la première. Le Dr. Wai (Jet Li) et son fidèle assistant Shing (Takeshi Kaneshiro) errent dans le désert depuis trois jours sans une seule goutte d’eau quand ils tombent sur un énorme char en forme de taureau tiré par des centaines d’hommes. Le char est conduit par un savant, M. Lo (Johnnie Kong) devenu ivre de son pouvoir. La machine s’emballe et commence à écraser les ouvriers qui la tirent. Wai saute sur les rochers, attrape des cordes et immobilise le taureau qui se renverse. Lo est furieux mais on lui jette des pierres.

Fin du rêve. Shing se réveille en sursaut dans son bureau. Son travail comme celui de Chow (Jet Li) est d’écrire des histoires. Or l’inspiration de Chow s’est tarie depuis que Monica (Rosamund Kwan) a demandé le divorce. Tout va mal dans leur couple et une conciliation doit avoir lieu avec leurs avocats. Les papiers du divorce n’attendent qu’à être signés. Pour les producteurs du film, réunir Rosamund Kwan et Jet Li est l’occasion de miser sur le couple de la première trilogie d’Il était une fois en Chine et de donner au spectateur la garantie d’une comédie d’action mêlée de romance. Dans  la partie contemporaine, Jet Li incarne un personnage falot, terne, s’habillant en gris. Il clamera pendant tout le film qu’il est responsable de l’échec du mariage mais refuse l’idée de divorcer.

Dans la partie aventure située dans les années 1930, Wai est un héros bondissant prêt à en découdre avec tous ses ennemis et les Japonais en premier. Enervé d’être quitté par sa femme, Chow prend la plume pour décrire Monica en tant que personnage néfaste. Elle sera Cammy une Japonaise aussi belle que vénéneuse. Dans un laboratoire secret, justement situé à la même adresse que le lieu où ils doivent se rencontrer pour le divorce, on découvre Cammy dans une longue robe noire armée d’un fouet qui dirige des opérations pour créer un gaz mortel. A un autre moment, c’est au tour de Shing et Yvonne (Charlie Young) de reprendre l’écriture en décrivant Cammy, certes comme une femme fatale, mais amoureuse de Wai. Finalement, Monica participera aussi à la rédaction du livre.

Chaque personnage contemporain aura son rôle dans le récit d’aventure au gré des humeurs de celui qui écrit. Law Kar-ying, personnage de gribouille devient le rédacteur en chef d’un journal qui résiste aux Japonais. Yvonne est alors Yan-yan, sa fille, et tombera amoureuse de Shing. Lo, patron de Chai, est le savant fou qui aide Cammy. Le récit ainsi mise en abyme rappelle la narration du Magnifique de Philippe de Broca où Jean-Paul Belmondo à la vie amoureuse compliquée se voyait comme un espion spécialiste de la gent féminine, laissant le récit divaguer au gré de son humeur du jour. L’imbrication du récit de Dr. Wai est parfaitement bien menée.

Les aventures quant à elles sont dans l’esprit des Indiana Jones avec de nombreux ennemis tous vicieux et épouvantables, des trahisons, des animaux dangereux (ici un rat géant) et un temple secret caché sous la muraille de Chine. Wai est chargé d'une mission, pur MacGuffin scénaritique : il doit retrouver un parchemin disparu depuis des lustres et une boite aux pouvoirs aussi magiques que dangereux. De plus, l’humour est constamment présent, un comique à la Jackie Chan (Jet Li bastonne avec un parapluie un adversaire, Wai et Shing se déguise grossièrement en femmes, après des ninjas Wai doit combattre des sumotoris).

La version en mandarin de Dr. Wai ne reprend pas la partie contemporaine. Une voix off narre les aventures de son père. Pour palier le manque de cette partie, d’autres moments sont ajoutés : une scène de bain entre Rosamund Kwan et Jet Li pour faire un peu d’érotisme, la maladresse du personnage de Takeshi Kaneshiro est accentuée (il se retrouve coincé sous un berger allemand à l’ambassade du Japon), le personnage de rédacteur en chef est plus présent (une belle scène où il circule pour faire la typo du journal comme un artiste martial) et d’autres scènes encore. Dans cette version, l’histoire romantique entre Cammy et Wai est mise en avant laissant de côté celle entre Shing et Yan-yan. Sinon, toutes les scènes d’action sont les mêmes. Pour ma part, je préfère la version de Hong Kong pour son travail narratif plus élaboré.

Dr. Wai (The Scripture with no words, 冒險王, Hong Kong, 1996) Un film de Ching Siu-tung avec Jet Li, Rosamund Kwan, Takeshi Kaneshiro, Charlie Young, Law Kar-ying, Ngai Sing, Billy Chow, Johnnie Kong, Liu Tie-lian.

samedi 8 septembre 2012

Le Sorcier et le serpent blanc


Ce sont deux sœurs serpents, nées sous le signe du démon. Serpent blanc (Eva Hung) jette son dévolu sur Xu Xian, un jeune cueilleur d’herbes (Raymond Lam) qui traverse leur territoire. Cet homme tombe à l’eau et elle va le secourir de la noyade et l’embrasse sous l’eau. Elle échange de cette manière un peu de son essence vitale, liant leur destin à jamais. Sa sœur, Serpent vert (Charlene Choi) lui avait fait peur en prenant la forme totale d’un serpent géant. Sinon, la plupart du temps, on les découvre mutante avec la queue qui se balance de branches en branches, rampant pour se déplacer, avec le buste dénudé en écailles, mais qui n’en montre pas trop. Vilain et franchement ridicule. Les deux sœurs sont de caractère opposé, Serpent vert étant taquin, espiègle et ne faisant pas confiance aux humains. Serpent blanc est une indécrottable romantique.

On le sait, les histoires d’amour entre humain et démon sont vouées à l’échec. D’autant plus qu’un abbé taoïste rode dans le coin. Le Sorcier et le serpent blanc démarrait sur le personnage de l’abbé Fahai (Jet Li) et de son fidèle assistant Nengren, un jeune moine (Wen Zhang) encore inexpérimenté qui chassait une femme démon des neiges. Dès l’ouverture, le ton est donné : beaucoup d’effets spéciaux grandiloquents. Intransigeant, l’abbé cherche à éliminer les deux serpents qui rodent en ville pour la fête des lanternes. Xu Xian ne reconnait pas Serpent blanc. Avec la complicité de Serpent vert, elle va réitérer la scène initiale pour qu’il tombe amoureux d’elle. Et le stratagème fonctionne. Xu Xian et Serpent blanc s’aiment désormais d’amour et d’herbes fraiches, puisqu’en tant que cueilleur, il est très pauvre.

Seulement voilà, lors de cette fête, un vampire se pavanait en gondole et le moinillon en voulant le chasser a été contaminé. Serpent vert était parvenu à retenir Nengren, dans l’une des rares scènes comiques réussies du film, où elle testait sa maladresse en cherchant à la séduire. Le film, une fois Nengren transformé en démon (oreilles en pointes, dents de vampires et griffes à la place des doigts) va tout simplement évacuer ce personnage et celui de Serpent vert pour ne se concentrer que sur Xu Xian et Serpent blanc. Les deux récits sont trop semblables pour apporter des contradictions scénaristiques, à moins que ce ne soit que de la paresse. Or ce vampire a contaminé beaucoup d’innocents que Xu Xian s’évertue à soigner. Ainsi, l’abbé Fahai retrouve la piste des deux amoureux et les pourchasse.

Xu Xian ignore tout de la nature de Serpent blanc, jusqu’à ce que Fahai l’oblige à montrer sa forme d’origine. Blessée, elle doit être soignée et une souris (oui, il ya des animaux qui parlent parce que ça doit être mignon et que les enfants doivent sans doute adorer ça, il y a aussi un lapin et une tortue qui causent) conseille à Xu Xian d’aller chercher une herbe magique dans la pagode où l’abbé avait fait prisonnier la plupart des démons qu’il a pu chasser. Evidemment, la plupart des démons sont libérés et l’apocalypse pointe le bout de son nez. C’est le début d’une longue bataille entre Serpent blanc et l’abbé. Et franchement, on avait connu Ching Siu-tung en meilleur forme, mais depuis dix ans, depuis l'épouvantable Hero de Zhang Yimou (dont il signait les chorégraphies) et l'atroce Naked weapon, Ching Siu-tung n'est plus que l'ombre de lui-même. Pour tout dire, Le Sorcier et le serpent blanc est très éloigné de Green snake de Tsui Hark, pourtant pas un chef d’œuvre mais qui avait un charme indéniable.

Le film est avant tout une romance entre deux personnages que tout oppose. Jamais ils n’auraient du s’aimer. Le lyrisme se transforme en mièvrerie : les deux scènes de baiser sous l’eau sont jolies mais vite leur amour passe en mode soap opera avec regard langoureux tellement appuyé qu’on dirait des veaux. Quant aus effets spéciaux qui occupent bien 80% des plans, ils jouent dans la surenchère. Fahai est attaqué par une femme démon qui a l’apparence d’un renard blanc : dix renards attaqueront, puis dix femmes sexy qui sortiront d’un bambou (là aussi un certain public avide de jolies filles est visé). Les deux sœurs se battent à l’épée contre l’abbé, une nuée de sabres seront lancés à son encontre. Plus tard, c’est un ras de marée qui envahit la pagode, et finalement, tout explosera. Aucun charme ne se dégage de ces scènes en numérique. C’était déjà ce qui plombait Legend of Zu, Wu Ji et dans une moindre mesure Green snake. Tant que les producteurs penseront que les décors numériques remplacent les émotions des acteurs, ces films seront irregardables et sans saveur.

Le Sorcier et le serpent blanc (The Sorcerer and the White Snake, 白蛇傳, Chine – Hong Kong, 2011) Un film de Ching Siu-tung avec Jet Li, Eva Huang, Raymond Lam, Charlene Choi, Vivian Hsu, Law Kar-ying, Kwok Sin-nae, Wen Zhang, Song Wenjia et les voix de Jiang Wu, Miriam Yeung, Chapman To, Lam Suet.

lundi 30 avril 2012

Dragon Gate, la légende des sabres volants



Pour son premier film en 3D, Tsui Hark s’est appuyé sur des bases connues de tous. Dès le générique d’ouverture de Dragon Gate, la légende des sabres volants, on reconnait la musique déjà présente dès Dragon Inn de King Hu et que Tsui Hark avait reprise pour son Auberge du dragon en 1992. Evidemment, le titre du film indiquait bien vers où le spectateur va et comme toujours vers l’eunuque impérial qui, dans sa soif de pouvoir absolu, élimine ses ennemis au sein du pouvoir. Du haut de sa balustrade, il condamne sans appel ceux qui avaient osé critiquer sa politique. Quand en plus cet eunuque, forcément apprêté, forcément très caricatural est incarné par Gordon Liu et que c’est Jet Li, qui n’avait pas tourné avec Tsui Hark depuis Dr. Wong en Amérique, qui vient rétablir la justice et botter le train de Gordon Liu, on se dit qu’il y a des chances que le spectacle soit beau.

Zhao (Jet Li) combat la corruption au sein du pouvoir et ce dernier va chercher à éliminer ce redresseur de tort. Un autre eunuque, Yu Huatian (Aloys Chen), par ailleurs favori de l’impératrice part à la chasse de Zhao. Puis, c’est toute une foule de personnages qui vont se donner rendez-vous dans l’auberge du Dragon au beau milieu du désert. Une servante qui s’est échappée du palais, porteuse d’un secret et enceinte (Mavis Fan) sera sauvé de la brutalité de Yu par une experte en arts martiaux. Jade (Zhou Xun) se fait d’abord passer pour Zhao car ils se connaissent, leur vie a un passé commun. Jade va protéger la servante apeurée et on apprendra qu’elle connait tous les recoins de l’auberge puisqu’elle ouvre une trappe qui permet de se cacher dans une grotte. De là, Jade pourra espionner les autres, c'est-à-dire à la fois les aubergistes et les clients.

En fait de clients, ce sont des mercenaires ou des soldats qui occupent la place. On rencontre une bande de Mongoles tatoués et costauds menés par une chef tatouée (Kwai Lun-mei). Face à eux, des hommes de Yu Huatian dirigés par Tan Luzi (Sheng Jian) et Ma Jinliang (Fan Siu-wong) et son œil de verre, tous deux d’habiles sabreurs. Entre les deux, un couple Gu Shaotang (Li Yuchun) et Wing Blade (Aloys Chen), le sosie de Yu Huatian, qui va servir justement à semer le trouble – et accessoirement à fournir au film son unique personnage comique. Il faut s’accrocher pour suivre tous les personnages nombreux et qui parfois se dédoublent. Les femmes sont les personnages les plus forts, comme souvent dans son cinéma. Tsui Hark organise un scénario à la densité qui rappelle celle de Zu les guerriers de la montagne magique. Cette idée de confusion est plaisante parce qu’elle rappelle de bons souvenirs quand le cinéaste n’avait pas peur de la profusion, d’aller loin le montage effréné, les plans biscornus et les effets spéciaux grandiloquents. Au programme de Dragon Gate, la légende des sabres volants, on trouve beaucoup de combats virevoltants entre tous les personnages. C’est dire si chaque spectateur aura à boire et à manger.

Comme il y a trente ans avec Zu, les effets spéciaux sont au cœur du cinéma de Tsui Hark. La 3D sert à faire voler tous les lames, sabres et autres objets contendants à travers l’écran, vers le visage du spectateur (vertu désormais classique de la 3D) ou à l’inverse en caméra subjective. Effectivement les sabres volent, le titre anglais ne ment pas. C’est la variété qui est jouissive plus que l’abondance. Cela sonne parfois comme un gadget mais peut aussi donner de belles choses comme ce vol de corbeaux qui forme un nuage puis qui foncent sur Jade et la servante. Il est en revanche plus compliqué d’être convaincu par la tempête de sable qui s’abat sur l’auberge avec un étage qui se détache en tournant dans le ciel tandis que Jet Li et Aloys Chen se battent. Comme dans DetectiveDee, Tsui Hark prend un malin plaisir à détruire son décor, ici moins imposant, il ne s’agit que d’un simple bâtiment de pierre et de sable. Il s’amuse beaucoup mais il manque quelque chose au film, une scène d’anthologie digne du strip tease de L’Auberge du dragon par exemple. Il manque quelques moments de calme entre les sommets de l’action, histoire de se reposer quelques minutes avant l’explosion visuelle.

Dragon Gate, la légende des sabres volants (Flying swords of Dragon Gate, 龍門飛甲, Hong Kong – Chine, 2011) Un film de Tsui Hark avec Jet Li, Zhou Xun, Aloys Chen, Kwai Lun-mei, Mavis Fan, Fan Siu-wong, Li Yuchun, Du Yi-hengn, Dillon Wu, Zhang Xin-yu, Sheng Jian, Gordon Liu, Sun Jian-Kui.

jeudi 22 décembre 2011

Sorties à Hong Kong (décembre 2011)

The Flying swords of Dragon Gate (龍門飛甲, Hong Kong – Chine, 2011)
Un film de Tsui Hark avec Jet Li, Zhou Xun, Chen Kun, Kwai Lun-mei, Mavis Fan, Fan Siu-wong, Li Yuchun, Du Yi-hengn, Dillon Wu, Zhang Xin-yu, Sheng Jian, Gordon Liu, Sun Jian-Kui. 122 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 22 décembre 2011.

jeudi 29 septembre 2011

Sorties à Hong Kong (septembre 2011)


The Sorcerer and the White Snake (白蛇傳, Chine – Hong Kong, 2011)
Un film de Ching Siu-tung avec Jet Li, Eva Huang, Raymond Lam, Charlene Choi, Vivian Hsu, Jiang Wu, Miriam Yeung, Chapman To, Lam Suet, Law Kar-ying, Kwok Sin-nae, Wen Zhang, Song Wenjia. 102 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie à Hong Kong : 29 septembre 2011.



lundi 26 septembre 2011

Fist of legend


Il était logique qu’après Wong Fei-hung (cinq fois quand même) et Fong Sai-yuk, Jet Li endosse le costume de Chen Zhen. Personne n’avait semble-t-il osé depuis la mort de Bruce Lee reprendre son personnage de La Fureur de vaincre. La lignée dans laquelle se place l’acteur est donc claire et on retrouve la même avec Donnie Yen aujourd’hui qui reprend le rôle dans Legend of the fist. Chaque décennie a son héros mais Fist of legend de Gordon Chan et chorégraphié par Yuen Woo-ping ne se veut pas un film aussi politique que le Bruce Lee, à peine peut-on y lire un message sur l’angoisse de la rétrocession.

Toujours situé dans cette période de colonisation de la Chine, Chen Zhen (Jet Li) est parti faire ses études au Japon où règne le racisme anti-chinois. Habilement le film montre quelques rares Japonais pacifiques qui manifestent et distribuent des tracts conte la guerre qui se prépare. Mais Chen Zhen est houspillé par les disciples de l’école de karaté du Dragon Noir dans la salle de classe. Le jeune étudiant garde son flegme devant l’excitation des disciples et donne ainsi le ton des chorégraphies mises en scène. La caméra restera souvent fixe et ce sont les adversaires de Chan Zhen qui se déplaceront dans le cadre pour se battre. Chen Zhen bouge peu, ses gestes sont précis, ils montrent sa sagesse et sa maîtrise parfaite des arts martiaux. Il est un rempart face à l’agitation.

Le maître de son école de kung-fu vient de mourir, Chen Zhen rentre en Chine. Son école se trouve au beau milieu d’une concession anglaise, le racisme ordinaire règne, ses condisciples sont harcelés par les Japonais. Mais contrairement à Bruce Lee, Chen Zhen ne troquera son bel uniforme d’étudiant (costume sombre, chaussures occidentales) contre des vêtements traditionnels chinois. Chen Zhen sera constamment en exil. Dès son arrivée, le pousse-pousse lui parle en japonais, puis dans l’école Jingwu Mun, Ting-en (Chin Siu-ho) son frère adoptif et nouveau chef du lieu voit son arrivée d’un mauvais œil. D’autant que Chen Zhen fascine les autres élèves par les techniques importées du Japon. Il va aussi étonner tout les monde, surtout l’intendant (Paul Chun) quand il fait déterrer la dépouille du maître parce qu’il est persuadé qu’il a été empoisonné.

C’est évidemment un complot ourdi par les Japonais et notamment le général Fujita (Billy Chow), monstre de cruauté et de brutalité qui entend montrer la suprématie des arts martiaux de son pays. La scène de la pancarte, célèbre dans La Fureur de vaincre, est ici transformée lors d’un défi. Il est écrit sur cette pancarte que Fujita brandit « la honte de l’Asie orientale » en parlant des Chinois. Chen Zhen la brisera d’un coup de pied. Voilà son ennemi, ce général profondément raciste qui va tenter d’emprisonner Chen Zhen en l’accusant d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Ce sera la jeune et jolie Mitsuko (Nakayama Shinobu), rencontrée au Japon qui viendra le disculper. Le jeune couple d’amoureux est alors doublement considéré comme traitre.

Ils vont devoir quitter la ville, plus personne ne veut les accueillir, vivre de presque rien dans une cabane, Chen Zhen abandonne son rôle de héros dans l’école Jingwu Mun. Le film n’a pas forcément le trait fin sur ce rejet complet mais parvient à donner des raisons plausibles à chacun. La liaison de Chen Zhen avec Mitsuko est opposée avec celle de Ting-en et une jeune prostituée qu’il entretient depuis deux ans en secret. Une jeune Japonaise honnête et fidèle vaut-elle moins qu’une fille de basse vertu. C’est un des enjeux du film qui stigmatise le racisme rampant d’où qu’il vienne. Un autre personnage japonais positif apparait, celui de l’oncle de Mitsuko. Fumio (Kurata Yasuaki, vétéran de la Shaw Brothers) est un expert en arts martiaux, un homme qui sait reconnaitre le génie du combat de Chen Zhen. Son affrontement (pour la forme) entre les deux films en plein air, sous les feuilles tombantes des érables puis le combat (pour le fond) violent entre Chen Zhen et Fujita sont sublimes.

Fist of legend (精武英雄, Hong Kong, 1994) Un film de Gordon Chan avec Jet Li, Chin Siu-ho, Nakayama Shinobu, Paul Chun, Billy Chow, Yuen Cheung-yan, Kurata Yasuaki, Ada Choi, Jackson Lau, Tam Suk-mooi.

dimanche 6 mars 2011

The Hitman


Un tueur à gages anonyme élimine des gens riches sur lesquels la justice est inefficace. Il se fait appeler « l’ange exterminateur » et l’un de ses particularités et de ne pas se faire payer. The Hitman s’ouvre sur la mise en place de l’exécution de Tsukamoto, un homme d’affaires japonais montré comme un obsédé sexuel qui aime par-dessus tout violer les jeunes femmes vierges. Le hitman est masqué, il s’introduit dans le building où se trouvent les bureaux de Tsukamoto, tire sur les caméras de surveillance pour ne pas être filmé. Face au Japonais, il se voit menacer de représailles s’il est tué. Une prime de 100 millions de dollars est prévue en cas d’assassinat. Sans un mot, le hitman tue Tsukamoto.

Le fils de Tsukamoto (Sato Keiji) met immédiatement en place un conseil de guerre pour venger son père et annonce que la prime sera offerte à la personne qui découvrira qui est le tueur masqué et invisible. Ngor alias Crocodile (Eric Tsang) croit à sa chance décrocher le gros lot. Ngor est une grande gueule mais c’est un petit escroc qui rate à peu près tout ce qu’il entreprend. Régulièrement, sa fille Gigi (Gigi Leung) qui fait des études de droit pour devenir avocate de venir lui payer ses cautions quand il se fait prendre par la police. L’avocat de Tsukamoto reçoit tous les candidats à la prime. C’est là qu’il rencontre Fu (Jet Li) venu lui aussi pour empocher l’argent.

Fu est un jeune immigré chinois débarqué à Hong Kong et qui vit, avec des compatriotes, dans un taudis. Il est tueur à gages à la recherche du moindre cachet. Il porte de vieux vêtements qui sentent pas bon. Il reprise son pantalon usé jusqu’à la corde. Il est surtout très radin, il économise le moindre centime et refuse de dépenser quoi que ce soit, y compris pour la bouffe. Toute cette radinerie tend vers l’humour comme si Fu ne rendait pas compte de son défaut. On le voit ainsi manger à côté d’un Indien qui lui propose un bout de poulet dont Fu s’empare sans partager alors que ce dernier offre au pauvre Indien une minuscule portion d’omelettes. Fu le radin et Ngor le tocard font faire affaire ensemble.

Le duo est l’attraction majeure de The Hitman. Il fonctionne sur le registre inépuisable du buddy movie où les deux héros sont très mal assortis mais parviennent à surmonter les épreuves qui se trouvent sur leur chemin. Fu va s’incruster chez Ngor qui voit cela d’un mauvais œil. Et quand Gigi passe à l’appartement, Fu ne semble pas insensible à son charme, ce qui rend Ngor encore plus en colère d’autant qu’elle est fiancée à un de ses collègues avocats. Mais en attendant, il faut que Fu ressemble à un vrai tueur à gages : direction le tailleur avec une séquence classique d’essayage de costumes où Fu est habillé comme Chow Yun-fat dans Le Syndicat du crime ou comme Jean Réno dans Léon.

Au bout d’un moment, il faut bien que le scénario revienne à cette histoire de tueur à gages. Je n’ai pas encore parlé d’un personnage important du film, celui de l’inspecteur Chan (Simon Yam) qui a été mis au courant de la prime et qui soupçonne Fu d’être le hitman vengeur et bénévole. Il va donc augmenter la surveillance sur le duo. Jusqu’à la révélation finale, on ne saura pas qui est le tueur. Mais à vrai dire, ça n’est pas très important puisque la valeur de The Hitman vient de l’irrésistible duo comique entre Jet Li et Eric Tsang. De la même manière, l’affrontement final entre le fils Tsukamoto et le duo n’apporte aucune nouveauté.

The Hitman (殺手之王, Hong Kong, 1998) Un film de Stephen Tung avec Jet Li, Eric Tsang, Gigi Leung, Simon Yam, Yip Kwong-kim, Timmy Ho, Frankie Ng, John Ching, Paul Rapovski, Sato Keiji, Hidari Meiken, Isuzu Nokoto, Sahara Kenji.

mercredi 29 septembre 2010

Ocean heaven


Une main glisse doucement sur l’eau. Cette main, c’est celle de Wang (Jet Li), un père veuf qui a amené son grand fiston Dafu (Wen Zhang) faire du bateau sur la mère. Le fils a un petit geste de la main gauche et un regard droit. On comprend immédiatement qu’il est autiste. Tous les deux ont le sourire, la mer est calme, il fait beau. Wang prend une corde, s’attache les pieds, puis ceux de son fils et lie le tout à un poids. Puis, ils se jettent dans l’eau pour mourir.

Le plan suivant de Ocean heaven montre le père et le fils marchant pour rentrer chez eux. La voisine, Madame Chai (Zhu Yuanyuan) devait garder la maison pendant leurs prétendues vacances. Une lettre d’explication l’attendait. Mais, elle ne l’a jamais lue. Elle s’étonne de leur odeur. Elle veut les aider, mais Wang, avec délicatesse parvient à ce qu’elle s’en aille, et va faire à manger comme si de rien n’était. Sans doute Madame Chai n’est pas insensible à la force de caractère de Wang dont elle dit qu’il est le meilleur père qu’elle n’a jamais rencontré. Dafu reprend ses petites habitudes comme si ce suicide avorté n’avait jamais eu lieu.

Wang a décidé de se consacrer entièrement à son fils. Il travaille au nettoyage d’un parc aquatique. Il vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer et cherche une nouvelle place pour son fils. Mais le fils n’est pas autonome. Il faut l’aider pour chaque chose. Le soir, Wang lui enlève son t-shirt pour dormir et le borde comme un enfant. Il faut tout lui apprendre : à se faire à manger, à prendre le bus et à sortir à la bonne station. Et comme, il veut aussi lui trouver un boulot, c’est encore plus difficile. C’est la quête d’un centre pour autiste qui est au centre des préoccupations du père. Il est difficile d’accueillir un jeune adulte, mais il saura trouver un hospice pour lui. Là, sans doute existe-t-il une trop grande idéalisation. Tout le monde est un peu trop gentil, personne ne se moque jamais de Dafu.

Dafu est dans son monde, isolé et serein. Il vit avec ses petites manies, comme mettre un chien en peluche sur la télé, que Wang déplace chaque jour sur le canapé. Il aime surtout nager dans le grand aquarium du parc aquatique. Et le patron de Wang pense que sa nage pourrait faire une grande attraction pour le public. Mais, il faut y renoncer le jour où Dafu manque de se noyer à cause d’une faute d’inattention de son père. Au parc, Dafu va faire la connaissance de Lingling (Kwai Lunmei), une belle femme qui fait des attractions foraines et qui va lui faire découvrir une part de rêve. On imagine un moment qu’une idylle pourrait naître entre eux, mais le film évite cet écueil et l’évoque à peine.

Xue Xiaolu réalise avec Ocean heaven un premier remarquable. Jet Li dans un de ses tous premiers rôles dramatique s’avère très juste et n’en fait pas trop. Pas de grimace à la Jackie Chan. Il a trouvé le bon ton et est au diapason des autres acteurs qui déploient une finesse de jeu pour un sujet aussi casse gueule. La manière dont est montré l’autisme est sans misérabilisme. Bien au contraire, il est fait preuve d’un sens de l’humour salutaire. Tout est filmé avec un grand calme, y compris les scènes où Wang a perdu Dafu. Qui plus est, le film est éclairé par Christopher Doyle et la musique est de Joe Hisaichi. Une petite brochette de stars pour un joli petit film. Pour Jet Li, qui affirme avoir renoncer aux films de kung-fu, c’est un nouveau départ qui s’amorce bien.

Ocean heaven (海洋天堂, Chine, 2010) Un film de Xue Xiaolu avec Jet Li, Kwai Lunmei, Wen Zhang, Sik Siu-Lung, Cao Bing-kun, Ma Zihan, Zhu Yuanyuan, Chen Rui.

dimanche 19 septembre 2010

Agent spécial (My father is a hero)


La femme et le fils de Kung Wai (Jet Li) ignorent tout de sa vie. Clope au bec, dans un quartier populaire de Pékin, Wai attend un homme qui va faire une livraison de faux papiers. L’affaire ne se passe pas comme prévu et Wai enferme le chef de la bande dans un sac en toile, grimpe sur son vélo et fonce jusqu’au stade pour aller regarder son fils Kung Ku (Xia Miao) à un concours d’arts martiaux. Le fils attend la venue de son père qui met du temps à arriver et qui manque presque la finale où son fils joue. D’autant, que les autres méchants le poursuivent et il doit se battre dans les coulisses.

Le petit Ku vénère son père même s’il se doute que ses activités ont quelque chose de spécial et de pas franchement légales. Il aime passer du temps avec lui et la raison pour laquelle il voulait absolument gagner ce concours d’arts martiaux est que le gagnant a droit à une photo de famille. Ce qui est exceptionnel compte tenu de la pauvreté de la famille. La mère est malade et tout l’argent passe dans les médicaments. Ku va aussi, avec un de ses amis, lui ramasser des fourmis pour en faire des décoctions. Mais, un jour Wai est arrêté par la police et ses camarades de classe commencent à le harceler et à se moquer de ce « fils de criminel ».

Wai est arrêté mais on découvre qu’il est flic et que ses missions est d’infiltrer le milieu. Et justement, son supérieur lui annonce qu’il va partir à Hong Kong pour surveiller un réseau de contrebande d’antiquités. Pour cela, il va s’évader de prison avec un vrai petit gangster, Darkie (Blacky Ko). Wai ne veut pas, sa femme va de plus en plus mal. Il doute que son jeune fils puisse s’occuper seul de sa mère. Mais un ordre est un ordre. Darkie va prendre en sympathie Wai quand il comprend qu’il abandonne sa famille et le faire rencontrer Po (Yu Rongguang).

Po va embarquer Darkie et Wai dans un cambriolage de bijouterie qui ne se passera pas comme prévu. La police intervient, Wai tient un homme en otage et c’est l’inspectrice Fong (Anita Mui) qui prend la place de l’otage. Une course poursuite s’engage et Fong se trouve en mauvaise posture. Or, Wai la sauve et Fong commence à s’interroger sur ce voleur qui ne veut pas abattre un flic. Elle enquête sur lui, se rend en Chine et rencontre Kun Ku et sa mère dont la maladie s’est aggravée. Elle décède et Fong, prise de sympathie, emmène l’enfant avec elle à Hong Kong.

Fong ne va pas tarder à découvrir la vérité. Elle va s’attacher à la fois au petit et à son père. L’enfant va découvrir que son père est effectivement un héros. Mais le méchant Po va comprendre également qu’il est un flic infiltré et prend en otage Ku. Dans une scène tendue par l’émotion, le père va parvenir à simuler la mort de son fils avec comme objectif de ne pas griller sa position d’agent infiltré. Puis, Darkie va comprendre que Po est beaucoup trop violent et brutal et va aider Wai à sauver Ku.

Pour apprécier My father is a hero, il ne faut s’embarrasser des excès de scénario qui sont nombreux. Po parvient toujours à trouver ses ennemis comme s’il avait un sixième sens. Comme souvent dans les films d’action de Hong Kong, le méchant est borderline, ignoble et n’a aucun sens de la mesure, d’autant que Yu Rongguang porte un costume de super bad guy, gants blancs, lunettes de soleil et rire sardonique. Jet Li cherchait avec ce film à faire progresser son personnage de flic au cœur pur. L’émotion doit gagner le spectateur avec les scènes familiales déchirantes. Le mélodrame est convenu mais fonctionne grâce à Anita Mui dans son rôle de flic d’abord intransigeante puis amoureuse de son ennemi, et grâce au duo Jet Li – Xia Miao que l’on sent complice bien qu’invraisemblable, notamment dans la séquence ou Jet Li doit désamorcer les bombes aidé par le fils.

Agent spécial (My father is a hero, 給爸爸的信, Hong Kong, 1995) Un film de Corey Yuen avec Jet Li, Anita Mui, Xia Miao, Blacky Ko, Yu Rongguang, Damian Lau, Ngai Sing, Bonnie Fu, Ken Lo, Yu Naam-naam, Corey Yuen, Henry Fong.

lundi 30 août 2010

The Defender


Les cheveux en brosse, un joli costume, le dos bien droit, Jet Li prend sa carrière en main dans The Defender dont il est l’initiateur et le producteur. Après une longue période Tsui Hark et Wong Fei-hung, l’acteur s’émancipe et retrouve Corey Yuen pour un film contemporain. Hui Ching-yeung est un soldat d’élite qui quitte sa Chine natale pour venir protéger, à Hong Kong, l’épouse d’un industriel qui peut se permettre de payer ce genre de service.


Michelle Yeung (Christy Cheung), la femme en question, a été témoin d’attentats et doit recevoir une protection serrée. Les autres témoins ont été assassinés et la police est sur ses gardes. Le mari de Michelle reste à Pékin pour ses affaires. Ching arrive dans son uniforme de soldat et impose immédiatement ses règles extrêmement strictes qui ne vont pas plaire à Michelle. Elle va tout faire pour tenter de ses libérer de ce qu’elle considère comme une prison.


Ching installe des caméras de surveillance dans toute la maison et bien entendu dans la chambre, juste au dessus du lit. Elle va chercher une casserole pour casser la caméra. Chaque soir, le rituel est inchangeable et Ching vient contrôler si une bombe n’est pas cachée sous le lit. Michelle est d’abord en colère et appelle son mari pour se plaindre de la dureté du garde du corps. Elle en voudrait un autre. La mission ne doit durer qu’une semaine jusqu’au procès, mais le suspect principal se déclare malade et Ching doit rester encore quelques semaines.


Puis, l’habitude arrive. Ching et Michelle vivent ensemble toute la journée, et le mari de cette dernière n’envisage toujours pas de venir. Petit à petit, ils s’apprivoisent, ils se jaugent, ils commencent enfin à s’apprécier et à se découvrir. Michelle n’est pas qu’une enfant gâtée par son mari et Ching n’est pas l’homme rustre qu’elle croyait. Il prend soin d’elle et ils commencent à tomber amoureux l’un de l’autre. Ainsi, quand le mari vient fêter l’anniversaire, il comprend que sa femme est passée à un autre homme.


The Defender n’est pas une romance. L’histoire d’amour est de toute façon cousue de fil blanc. C’est avant tout un film d’action où deux scènes se démarquent. La première se situe dans une galerie marchande où Michelle se rend. Les gangsters veulent la flinguer. Ils sont nombreux et ont plein de flingues, ça tire de partout et le but du jeu pour Ching et Michelle est d’esquiver toutes ces balles. La deuxième a lieu dans la vaste maison de Michelle. Le frère d’un des gangsters a été tué dans cette fusillade et il cherche à se venger. Corey Yuen introduit dans cette bataille finale un élément qui en change les données. Ching ouvre le gaz et personne ne peut tirer une balle sans faire tout exploser puis plonge les pièces dans le noir.


L’autre élément marquant du film est le personnage de Kent Cheng, un flic grassouillet qui passe son temps à jouer au turf. Il parie aussi pour son collègue mais ce que ce dernier apprendra est qu’il n’a jamais misé un dollar de l’autre policier sur un pari et qu’il gardait tout pour lui, pour payer ses dettes. Kent Cheng avec sa bonne bouille (aujourd’hui ce genre de personnage est joué par Lam Suet) incarne le flic râleur mais sympathique, le père de famille débordé et l’ami loyal. Dans The Defender, Kent Cheng apporte également de l’humour tant ses méthodes divergent d’avec celles de Jet Li. C’est somme toute la recette des bonnes comédies d’action romantiques, tel que Jackie Chan les a développées, qui est reprise ici par Corey Yuen et Jet Li, avec une réussite non négligeable.


The Defender (The Bodyguard from Beijing, 中南海保鑣, Hong Kong, 1994) Un film de Corey Yuen avec Jet Li, Christy Chung, Kent Cheng, Ngai Sing, Joey Leung, Ng Wai-kwok, William Chu.

dimanche 29 août 2010

Filmographie : Jet Li


Jet Li
李連杰

Le Temple de Shaolin (Shaolin temple, 少林寺) Un film de Cheung Yam-yim. Sortie à Hong Kong le 21 janvier 1982.
Les Héritiers de Shaolin (Kids from Shaolin, 少林小子) Un film de Cheung Yam-yim. Sortie à Hong Kong le 26 janvier 1984.
Les Arts martiaux de Shaolin (Martial arts of Shaolin, 南北少林) Un film de Liu Chia-liang. Sortie à Hong Kong le 1er février 1986.
Born to defence (中華英雄) Un film de Jet Li. Sortie à Hong Kong le 16 février 1988.
Dragon fight (龍在天涯) Un film de Billy Tang. Sortie à Hong Kong le 1er septembre 1989.
Il était une fois en Chine (Once upon a time in China, 黄飞鸿) Un film de Tsui Hark. Sortie à Hong Kong le 15 août 1991.
Il était une fois en Chine : la secte du lotus blanc (Once upon a time in China II, 飞鸿 II:男儿当自) Un film de Tsui Hark. Sortie à Hong Kong le 16 avril 1992.
The Master (黃飛鴻'92 之龍行天下) Un film de Tsui Hark. Sortie à Hong Kong le 28 mai 1992.
Swordsman II (笑傲江湖 II东方不败) Un film de Ching Siu-tung. Sortie à Hong Kong le 26 juin 1992.
Il était une fois en Chine : le tournoi du lion (Once upon a time in China III, 飞鸿 III狮王争霸) Un film de Tsui Hark. Sortie à Hong Kong le 11 février 1993
Claws of steel (Last hero in China, 飞鸿之铁鸡斗蜈) Un film de Wong Jing. Sortie à Hong Kong le 1er avril 1993.
Fong Sai Yuk (功夫皇帝方世玉) Un film de Corey Yuen. Sortie à Hong Kong le 4 mars 1993.
Fong Sai Yuk II (方世玉 II) Un film de Corey Yuen. Sortie à Hong Kong le 30 juillet 1993.
The Tai-chi master (太極張三豐) Un film de Yuen Woo-ping. Sortie à Hong Kong le 2 décembre 1993.
Evil cult (Kung fu cult master, 倚天屠龍記之魔教教主) Un film de Wong Jing. Sortie à Hong Kong le 18 décembre 1993.
La Légende du Dragon rouge (The New legend of Shaolin, 洪熙官) Un film de Wong Jing. Sortie à Hong Kong le 3 mars 1994.
The Defender (The Bodyguard from Beijing, 中南海保鑣) Un film de Corey Yuen. Sortie à Hong Kong le 28 juillet 1994.
Fist of legend (精武英雄) Un film de Gordon Chan. Sortie à Hong Kong le 22 décembre 1994.
My father is a hero (給爸爸的信) Un film de Corey Yuen. Sortie à Hong Kong le 2 mars 1995.
Meltdown terreur à Hong Kong (High risk, 鼠膽龍威) Un film de Wong Jing. Sortie à Hong Kong le 12 juillet 1995.
Dr. Wai (The Scripture with no words, 冒險王) Un film de Ching Siu-tung. Sortie à Hong Kong le 14 mars 1996.
Black Mask (黑俠, 1996) Un film de Daniel Lee. Sortie à Hong Kong le 9 novembre 1996.
Dr. Wong en Amérique (Once upon a time in China and America, 飞鸿之西域雄师, 1997) Un film de Sammo Hung. Sortie à Hong Kong le 1er février 1997.
Hitman (殺手之王) Un film de Stephen Tung. Sortie à Hong Kong le 3 avril 1998.
L’Arme fatale 4 (Lethal weapon 4, Etats-Unis) Un film de Richard Donner. Sortie à Hong Kong le 1er août 1998.
Roméo doit mourir (Romeo must die, Etats-Unis) Un film d’Andrzej Bartkowiak. Sortie à Hong Kong le 20 avril 2000.
Le Baiser mortel du dragon (Kiss of the dragon, France – Etats-Unis) Un film de Chris Nahon. Sortie à Hong Kong le 2 août 2001.
The One (Etats-Unis) Un film de James Wong. Sortie à Hong Kong le 8 novembre 2001.
Hero (英雄) Un film de Zhang Yimou. Sortie à Hong Kong le 19 décembre 2002.
En sursis (Cradle 2 the grave, Etats-Unis) Un film d’Andrzej Bartkowiak. Sortie à Hong Kong le 20 mars 2003.
Danny the dog (France – Etats-Unis) Un film de Louis Leterrier. Sortie à Hong Kong le 12 mai 2005.
Le Maître d’armes (Fearless, 霍元甲) Un film de Ronny Yu. Sortie à Hong Kong le 26 janvier 2006.
Rogue l’ultime affrontement (War, Etats-Unis) Un film de Philip G. Atwell. Sortie à Hong Kong le 13 septembre 2007.
Les Seigneurs de la guerre (The Warlords, 投名狀) Un film de Peter Chan. Sortie à Hong Kong le 13 décembre 2007.
Le Royaume interdit (The Forbidden kingdom, Etats-Unis – Chine) Un film de Rob Minkoff. Sortie à Hong Kong le 19 avril 2008.
La Momie la tombe de l’empereur dragon (Etats-Unis – Chine, 2008) Un film de Rob Cohen. Sortie à Hong Kong le 31 juillet 2008.
The Founding of a Republic (建國大業, Chine) Un film de Han Sanping et Huang Jianxin. Sortie à Hong Kong le 16 septembre 2009.
Ocean heaven (海洋天堂, Chine) Un film de Xue Xiaolu. Sortie à Hong Kong le 24 juin 2010.
The Expendables (Etats-Unis) Un film de Sylvester Stallone. Sortie à Hong Kong le 26 août 2010.
Le Sorcier et le serpent blanc (The Sorcerer and the White Snake, 白蛇傳說, 2011) Un film de Ching Siu-tung. Sortie à Hong Kong le 29 septembre 2011.
Dragon Gate, la légende des sabres volants (龍門飛甲, 2011) Un film de Tsui Hark. Sortie à Hong Kong le 22 décembre 2011.
Badges of fury (不二神探, 2013) Un film de Wang Zhiming. Sortie à Hong Kong le 28 juin 2013.