samedi 21 juin 2014
That demon within
jeudi 17 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) That demon within
vendredi 3 janvier 2014
Unbeatable
jeudi 15 août 2013
Sorties à Hong Kong (août 2013) Unbeatable
dimanche 17 juin 2012
The Viral factor
samedi 21 janvier 2012
Sorties à Hong Kong (janvier 2012)
dimanche 18 septembre 2011
Beast cops

Parmi le grand nombre de films qui traitent des rapports entre les triades et la police, Beast cops est l’un des plus intéressants. L’époque était aux Young and dangerous produits par Wong Jing avec cette idée que passé la rétrocession, tout changerait pour l’inconnu le plus total. Avec Wong Jing, c’est surtout la démagogie la plus totale et une valorisation des « frères » des triades. La réplique est venue de cinéastes estimables, Johnnie To ou Dante Lam pour ce film écrit et co-réalisé par Gordon Chan.
Le film s’ouvre sur frère Tung (Anthony Wong), un joueur compulsif et en conséquence un homme qui perd tout son argent aux jeux. Il cherche à taxer Big Brother (Roy Cheung), le patron de la boîte, il veut continuer à jouer. L’alcool coule à flots et les putes se font acheter des verres hors de prix. Le système est bien rodé et Tung est à fond dedans. Seulement voilà, Tung est flic, honnête mais qui fréquente des lieux qu’il ne devrait pas. Il n’a jamais été acheté mais il connait Big Brother depuis toujours (on saura à la fin où ils se sont rencontrés).
Tung bosse essentiellement avec Sam (Sam Lee), un grand maigrichon avec qui il va souvent au bar de Big Brother. Sam est un séducteur né malgré son physique particulier. Les deux gars sont colocataires d’un appartement miteux, mal rangé dans un quartier populaire. Ils vont devoir héberger Michael Cheung (Michael Wong), leur nouveau supérieur hiérarchique qui est surnommé « killer king », car il n’hésite jamais à tirer pour se défendre, y compris sur des collègues pris en otage pour ensuite abattre le malfrat. C’est un dur, c’est surtout Michael Wong qui sort, à la Van Damme, des phrases en anglais dans ses dialogues. L’acteur n’a jamais été très bon mais il est ici parfait dans son état d’hébétude devant l’univers de Tung et Sam. Il s’installe dans le taudis des deux hommes, bien malgré lui.
Un événement va se produire et il va changer la donne dans la vie somme toute tranquille de ces flics. Big Brother doit quitter le pays, avec le soutien de Tung, après la mort d’un malfrat. Il laisse son karaoké à Tai (Arthur Wong) et à Wa (Patrick Tam), ses fidèles bras droits. Wa en veut plus, toujours plus et commence à se voir chef à la place du chef. Il se met à surveiller Yoyo (Kathy Chow), la fiancée de Big Brother. Pendant l’absence de son mec, elle a découvert Cheung et ils flirtent ensemble. Le secret n’est pas bien gardé, Cheung commence à prendre l’habitude de venir au cabaret de Big Brother, tout comme Tung et Sam.
Mais les moments d’action sont très brefs (si ce n’est dans le final), c’est ce qui séduit. Plus encore, tout est dans un flottement comme si les personnages ne pouvaient de se résoudre à être des flics qui luttent contre les triades. Comme chez Johnnie To à partir de The Mission, les moments de creux, les discussions, l’attente et les verres que l’on boit sont plus importants que l’action et les coups de feu. L’appartement des trois flics et la boite de Big Brother sont les lieux uniques du film. Les personnages naviguent entre les deux lieux et finissent presque par ne plus enquêter sur quoi que ce soit, jusqu’à ce que Wa devienne trop menaçant. On voit aussi les personnages s’adresser directement à la caméra pour parler d’eux. Tout cela transforme Beast cops en une comédie plaisante alors que le titre laisse penser à un film d’action pur et dur.
Beast cops (野獸刑警, Hong Kong, 1998) Un film de Dante Lam et Gordon Chan avec Anthony Wong, Michael Wong, Roy Cheung, Kathy Chow, Sam Lee, Patrick Tam, Stephanie Che, Kam Kong, Arthur Wong, Michael Lui, Daisy Woo, Terence Tsui, Sung Boon-chung.
lundi 2 mai 2011
The Stool pigeon en dvd et bluray

Il est bien de le signaler : Wild Side après des mois d’abstinence (sauf en VOD) revient proposer quelques films de Hong Kong. Bien entendu, l’événement de ce printemps est la sortie en salles de Detective Dee de Tsui Hark (plus de 170000 spectateurs à l’heure où j’écris ces lignes, c’est bon). Mais aussi trois films en DVD et BluRay. Le premier Triple tap de Derek Yee, retitré Shooters, est un peu dispensable, en tout cas bien inférieur à Double tap qu’ils auraient pu sortir en bonus. Le deuxième est le splendide Dream home de Pang Ho-cheung, le meilleur film hongkongais de l’année 2010. Le troisième est The Stool pigeon de Dante Lam, rebaptisé cette fois The Insider (ont-ils vraiment besoin de mettre un titre anglais pour remplacer un titre anglais ?). The Stool pigeon a reçu le Hong Kong Film Award du meilleur acteur en primant Nicholas Tse. J’espère que Wild Side, comme d’autres sociétés d’éditions, vont continuer à sortir quelques films récents de Hong Kong. Il y en a quelques uns, je peux en témoigner.
mardi 14 décembre 2010
The Stool pigeon

Filmographie : Dante Lam

Unbeatable (激戰, 2013) Sortie à Hong Kong : 15 août 2013.
That demon within (魔警, 2014) Sortie à Hong Kong : 17 avril 2014.
dimanche 14 novembre 2010
Hit team

Mon intérêt pour les films de Dante Lam me pousse à aller voir certains de ses premiers films. Il occupe aujourd’hui dans l’industrie du cinéma de Hong Kong une place de choix depuis quelques mois. Il semble se spécialiser dans le polar sophistiqué profitant de l’absence de Johnnie To depuis deux ans. Dante Lam n’arrête pas de tourner après ses mésaventures (involontaires) consécutives au scandale d’Edison Chen. Il a du retourner Sniper et affronter un échec programmé.
Hit team a été un succès. Son scénario repose sur un des vieux ressorts du polar, soit l’affrontement entre deux équipes de police. D’un côté, l’équipe de Chau (Daniel Wu) composé de BJ (Poon Chit-yuen), Jane (Jo Koo) et Sam (Samuel Pang). C’est une escouade d’intervention, mais ils sont très unis. De l’autre côté, Don (Alex To) et les membres de la DSU parmi lesquels Ho (Chin Kar-lok), flic infiltré, qui, à la suite d’une fusillade dans laquelle il est pris pour cible, se retrouve grièvement blessé. Il vit désormais sur un fauteuil roulant et a du mal à payer ses soins.
Ces collègues décident, menés par Don, d’aller chercher de l’argent là où il se trouve. C'est-à-dire dans les banques clandestines des triades. Cela part d’un sentiment noble mais la méthode n’est guère légale. Don et sa bande ne veulent pas faire de mal. Ils se procurent des armes et les moyens d’entrer dans cette banque. L’assaut doit être rapide pour juste prendre les petites coupures. Mais tout ne se passe pas comme prévu et Don abat les gangsters. Les mafieux à qui ils vont s’attaquer ne sont pas des tendres. Brother Joe (Joe Lee) cherche à se venger, il comprend très vite que ce sont des flics qui ont fait le coup. Chau s’en rend vite compte aussi.
La guerre des polices n’a rien à voir avec un affrontement de puissance. C’est de morale qu’il s’agit. Chacun va faire valoir la sienne. Don trouve immoral que l’on n’aide pas Ho et tout à fait moral que l’on pique aux mafieux. Chau comprend les motivations de Don mais n’y adhère pas. C’est dans ces nuances que se forge la différence narrative de Hit team. C’est un récit au premier degré, sans humour, d’une grande noirceur mais terriblement affaibli par une musique bas de gamme.
Le film est également encombré du passé tourmenté de Chau et de son angoisse de ne pas savoir. A vrai dire, ces scènes au bord de l’eau, ne sont là que pour montrer Daniel Wu torse nu. Une concession à son cortège de fans. Justement, le film est très masculin. Les femmes sont très absentes si ce n’est Jane, qui de toute façon se comporte en homme. Aucun de ces hommes d’action n’a de femme. Mais, contrairement à Heat team, Hit team n’entame pas encore le virage de l’homoérotisme qui fait le charme des comédies d’action de Dante Lam.
Hit team (重装警察, Hong Kong, 2001) Un film de Dante Lam avec Daniel Wu, Alex To, Ruby Wong, Jo Koo, Samuel Pang, Chin Kar-lok, Joe Lee, Poon Chit-yuen, Allan Mo, Wong Wai-fai, Cheung Shui-chit, Clarence Cheung, Monica Lo, Michael Lui, Joe Ma, Olivia Fu.
jeudi 26 août 2010
Sorties à Hong Kong (août 2010)
Un film de Dante Lam avec Nick Cheung, Nicholas Tse, Liu Kai-chi, Kwai Lunmei, Miao Pu, Lu Yi, Sherman Chung. 112 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 26 août 2010.
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-->All about love (得閒炒飯)
Un film d’Ann Hui avec Sandra Ng, Vivian Chow, William Chan, Eddie Cheung, Jo Kuk, Joey Meng. 105 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 26 août 2010.
mercredi 28 juillet 2010
Fire of conscience
Dante Lam offre avec Fire of conscience l’une des plus belles scènes d’ouverture filmé dans un polar depuis celle d’Overheard d’Alan Mak et Felix Chong. En caméra subjective, en noir et blanc, comme un plan séquence, différentes scènes défilent. Comme figés, les personnes sur l’image sont engagés dans des moments violents qui annoncent sur le mode du flash-back le début du récit. Dans le métro, des flics se font tirer dessus à bout portant par un homme qui porte une casquette. Une réunion au sommet à lieu à la Police pour montrer toute la drogue qu’ils ont démantelé d’un trafic. Une femme nue est au lit avec un homme. Dans un bar, un homme vole un portable. Dans la rue, l’inspecteur Kee (Richie Ren) va à son rendez-vous. La musique appuie le suspense.
Enfin, tout passe à la couleur. Des couleurs très vives qui contrastent avec le noir et blanc patiné. Et tout va très vite. Celui qui avait volé le portable s’enfuit du restaurant. Immédiatement poursuivi par le flic qui vient d’être dérobé. Kee s’engage dans la course. La caméra est débridée. Un camion surgit et renverse l’autre flic qui dit à Kee ce qu’il lui est arrivé. Cette ouverture est un morceau de bravoure d’une grande force qui amène les premiers éléments de Fire of conscience sans qu’on ne le comprenne tout à fait. Mais, tout est donné dès les cinq premières minutes. Dante Lam maîtrise son film avec brio.
Il faut maintenant présenter Manfred (Leon Lai), un flic qui sera l’opposé de Kee. Ce dernier poste un costume cravate, de jolies lunettes, a une femme superbe. Manfred porte une barbe mal taillée, s’habille avec les premières fringues qu’il trouve et semble vivre dans sa voiture. Il cherche encore le meurtrier de sa femme. Il est toujours flanqué de Cheung-on (Liu Kai-chi), un flic nerveux que l’on découvre complètement saoul. Les deux hommes que tout oppose vont devoir travailler ensemble. D’abord, pour retrouver le portable volé et ensuite pour résoudre une histoire de trafic de drogue. Les indices s’accumulent et surtout une évidence. Kee semble impliqué dans ce trafic puisque régulièrement les flics sont pris de court quand ils planquent.
Après quelques moments plus classiques, Dante Lam met en scène dans un restaurant une séquence magnifique où des armes doivent être vendues. Le port d’armes à feu est interdit à Hong Kong, de cela découle un grand trafic. Tous les personnages sont dans la pièce. Le tueur au chapeau, Manfred et une de ses collègues, un Chinois venu faire l’appât et les hommes de Kee. Les trafiquants d’armes arrivent. Tout devient une question de regard, de cachette. Ne pas se faire voir mais bien tout observer. Ne pas se faire remarquer mais agir au bon moment. Les téléphones sonnent. On avertit les malfrats de la présence des flics. La caméra tourne autour des personnages, la musique s’intensifie jusqu’à l’action et à un gunfight d’une très grande tenue. Une séquence d’anthologie.
Seulement voilà, des séquences comme celle-ci, il n’y en a finalement peu. Le vrai souci avec Fire of conscience demeure l’application avec laquelle Dante Lam développe la psychologie des personnages. Et le film en regorge. Chacun a ses raisons, ses motivations et cela devient parfois confus et convenu. Les acteurs sont pourtant admirablement dirigés mais le cinéaste décide de prendre la voie inverse de celle de Johnnie To (aucune psychologie, des personnages miroirs du spectateur) ou Andrew Lau (des personnages archétypaux mais peu nombreux). Le final montrera l’affrontement entre Kee et Manfred au milieu de la Fête du Dragon. Le film reprend un peu du poil de la bête.
Fire of conscience (火龍, Hong Kong, 2010) Un film de Dante Lam avec Leon Lai, Richie Ren, Wang Baoqiang, Vivian Hsu, Liu Kai-chi, Michelle Ye, Wilfred Lau, Charles Ying, Vanessa Yeung, Chen Kuan-tai, Tang Yan, Tan Kai, Yue Xiaojun.
jeudi 1 avril 2010
Sorties à Hong Kong (avril 2010)












