jeudi 17 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) Iceman 3D
jeudi 10 avril 2014
Sorties à Hong Kong (avril 2014) The Midnight after
jeudi 16 janvier 2014
Sorties à Hong Kong (janvier 2014) Control
jeudi 2 janvier 2014
Sorties à Hong Kong (janvier 2014) As the light goes out
jeudi 28 novembre 2013
Sorties à Hong Kong (novembre 2013) The Constable
mardi 12 novembre 2013
Tales from the dark 1
mardi 5 novembre 2013
Une balle dans la tête
jeudi 11 juillet 2013
Sorties à Hong Kong (juillet 2013) Tales from the dark 1
dimanche 9 juin 2013
Casino
lundi 3 juin 2013
Gigolo and whore
jeudi 4 octobre 2012
Sorties à Hong Kong (octobre 2012)
jeudi 6 septembre 2012
Sorties à Hong Kong (septembre 2012)
mardi 22 mai 2012
Once upon a time a hero in China
mardi 17 avril 2012
Rose Rose I love you

jeudi 15 mars 2012
Sorties à Hong Kong (mars 2012)
Nightfall (大追捕, Hong Kong, 2011)
Un film de Roy Chow avec Simon Yam, Nick Cheung, Kay Tse, Janice Man, Michael Wong, Tian Zhuang-zhuang, Dou Xiao, Ang Lee, Candice Yu, Cheung Kwok-keung, Felix Lok, Hung Cheuk-lap, Ngan Cheuk-ling, Gordon Liu, Kung Shek-leung, Ken Lo. 107 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie à Hong Kong : 15 mars 2012.
dimanche 30 octobre 2011
The Suspect

mardi 25 octobre 2011
Full contact

Ce qui frappe dès le début de Full contact, c’est sa vulgarité. Mais le dit l’expression critique facile « c’est voulu ». Oui, Ringo Lam a choisi de montrer des personnages bêtes et méchants habillés dans des couleurs qui ne s’accordent, il a choisi de les filmer en grand angle et en gros plan, il a choisi de les rendre totalement amoraux et inconséquents. Et d’une certaine manière, Full contact rappelle les premiers films de Wai Ka-fai conçus quelques années plus tard pour la Milkyway (Too many ways to be N°1 est le prototype parfait).
D’ailleurs, Ringo Lam présente d’abord les affreux du film, la bande de cambrioleurs de Judge (Simon Yam), un homo tellement raffiné qu’il en est kitsch. Son mignon lui fait les ongles, le peigne, l’habille avec des tenues extravagantes. Chemises à jabot vertes ou violettes, des vestes improbables. Sa petite mèche sur le front, son regard narquois et ses pauses féminines en font pourtant un redoutable salaud qui n’hésite jamais à flinguer n’importe qui à la moindre occasion. Il est accompagné d’un couple, Ngang (Bonnie Fu) et Psycho (Frankie Chan). Lui est le costaud bagarreur, elle est l’hystérique nymphomane de service qui montre sa culotte à tout vent. Une fine équipe.
Sam Sei (Anthony Wong, constamment dans le sur-jeu jouissif) n’arrive pas à payer ses dettes. Il fait appel à son vieil ami Gou Fei (Chow Yun-fat), un videur de boites de nuit à qui on ne la raconte pas. Lui aussi a le poing facile. Il sort avec une gentille fille Mona (Ann Bridgewater), le seul personnage calme de tout le film, le seul auquel on peut éventuellement s’identifier s’il elle n’était pas aussi manipulable. Bref, le scénario se lance et tient dans les phrases suivantes : Judge va faire un gros coup en Thaïlande avec sa bande, Gou Fei et Sam Sei. Mais Judge décide de tuer Gou Fei qui passe pour mort. Gou Fei va chercher à se venger.
La vengeance est un film qui se mange à grands coups de flingues pour Ringo Lam. Et il n’ira pas avec le dos de la cuillère. Le braquage en Thaïlande en faisant déjà beaucoup, Judge flingue sur une maison où Gou Fei s’était réfugié. Toute la famille y passe, puis quelques grenades font flamber le tout, Gou Fei parvient à sauver une la fille et le chiot. Guérir, panser ses blessures, recouvrir des forces, apprendre à nouveau à tirer malgré sa blessure à la main droite. Quelques doigts ont été arrachés et on pense forcément au sabreur manchot, Ringo Lam place son film dans la lignée de ces films où le héros solitaire va prendre sa revanche. Et la revanche, la vengeance sera sanglante, on s’en doute. Jusqu’à la toute fin, ça va crever dans la bidoche, ça va exploser les viscères, ça va juter de l’hémoglobine.
Ce que parvient à produire Full contact est pourtant remarquable. En décomplexant son film de toute morale telle qu’on l’entend communément (seuls Gou Fei et Mona en gardent encore quelques relents), Ringo Lam crée un monde qui n’a plus rien à voir avec la réalité. La noirceur du monde décrit est radicalement opposée aux couleurs criardes des vêtements, le rire crétin et aigu de Ngang contraste avec la voix doucereuse et hypocrite de Judge (qui passe son temps à admirer les yeux de Gou Fei), l’angoisse de Sam Sei détonne face au calme de Gou Fei, quelle que soit la situation. Ce monde sans douceur, tout en brutalité, n’est qu’un monde de cinéma dans toute sa cohérence, qui plus est illustré par la musique en riffs de guitare composée par Teddy Robin. On en sort épuisé et ravi de savoir que ce genre de film existe.
Full contact (俠盜高飛, Hong Kong, 1992) Un film de Ringo Lam avec Chow Yun-fat, Simon Yam, Anthony Wong, Ann Bridgewater, Bonnie Fu, Frankie Chan, Nam Yin, Victor Hon, Chris Lee, Chun Hung.
jeudi 23 juin 2011
Sorties à Hong Kong (juin 2011)
dimanche 6 mars 2011
The Hitman

Un tueur à gages anonyme élimine des gens riches sur lesquels la justice est inefficace. Il se fait appeler « l’ange exterminateur » et l’un de ses particularités et de ne pas se faire payer. The Hitman s’ouvre sur la mise en place de l’exécution de Tsukamoto, un homme d’affaires japonais montré comme un obsédé sexuel qui aime par-dessus tout violer les jeunes femmes vierges. Le hitman est masqué, il s’introduit dans le building où se trouvent les bureaux de Tsukamoto, tire sur les caméras de surveillance pour ne pas être filmé. Face au Japonais, il se voit menacer de représailles s’il est tué. Une prime de 100 millions de dollars est prévue en cas d’assassinat. Sans un mot, le hitman tue Tsukamoto.
Le fils de Tsukamoto (Sato Keiji) met immédiatement en place un conseil de guerre pour venger son père et annonce que la prime sera offerte à la personne qui découvrira qui est le tueur masqué et invisible. Ngor alias Crocodile (Eric Tsang) croit à sa chance décrocher le gros lot. Ngor est une grande gueule mais c’est un petit escroc qui rate à peu près tout ce qu’il entreprend. Régulièrement, sa fille Gigi (Gigi Leung) qui fait des études de droit pour devenir avocate de venir lui payer ses cautions quand il se fait prendre par la police. L’avocat de Tsukamoto reçoit tous les candidats à la prime. C’est là qu’il rencontre Fu (Jet Li) venu lui aussi pour empocher l’argent.
Fu est un jeune immigré chinois débarqué à Hong Kong et qui vit, avec des compatriotes, dans un taudis. Il est tueur à gages à la recherche du moindre cachet. Il porte de vieux vêtements qui sentent pas bon. Il reprise son pantalon usé jusqu’à la corde. Il est surtout très radin, il économise le moindre centime et refuse de dépenser quoi que ce soit, y compris pour la bouffe. Toute cette radinerie tend vers l’humour comme si Fu ne rendait pas compte de son défaut. On le voit ainsi manger à côté d’un Indien qui lui propose un bout de poulet dont Fu s’empare sans partager alors que ce dernier offre au pauvre Indien une minuscule portion d’omelettes. Fu le radin et Ngor le tocard font faire affaire ensemble.
Le duo est l’attraction majeure de The Hitman. Il fonctionne sur le registre inépuisable du buddy movie où les deux héros sont très mal assortis mais parviennent à surmonter les épreuves qui se trouvent sur leur chemin. Fu va s’incruster chez Ngor qui voit cela d’un mauvais œil. Et quand Gigi passe à l’appartement, Fu ne semble pas insensible à son charme, ce qui rend Ngor encore plus en colère d’autant qu’elle est fiancée à un de ses collègues avocats. Mais en attendant, il faut que Fu ressemble à un vrai tueur à gages : direction le tailleur avec une séquence classique d’essayage de costumes où Fu est habillé comme Chow Yun-fat dans Le Syndicat du crime ou comme Jean Réno dans Léon.
Au bout d’un moment, il faut bien que le scénario revienne à cette histoire de tueur à gages. Je n’ai pas encore parlé d’un personnage important du film, celui de l’inspecteur Chan (Simon Yam) qui a été mis au courant de la prime et qui soupçonne Fu d’être le hitman vengeur et bénévole. Il va donc augmenter la surveillance sur le duo. Jusqu’à la révélation finale, on ne saura pas qui est le tueur. Mais à vrai dire, ça n’est pas très important puisque la valeur de The Hitman vient de l’irrésistible duo comique entre Jet Li et Eric Tsang. De la même manière, l’affrontement final entre le fils Tsukamoto et le duo n’apporte aucune nouveauté.
The Hitman (殺手之王, Hong Kong, 1998) Un film de Stephen Tung avec Jet Li, Eric Tsang, Gigi Leung, Simon Yam, Yip Kwong-kim, Timmy Ho, Frankie Ng, John Ching, Paul Rapovski, Sato Keiji, Hidari Meiken, Isuzu Nokoto, Sahara Kenji.
samedi 5 février 2011
Looking for Mister Perfect

Grace (Shu Qi) est policière. Après une enquête difficile, elle est sujette à des cauchemars qui la perturbent. Avec son amie Joey (Isabel Chan), mannequin de son état, elle part en Malaisie prendre quelques jours de vacances où un photoshoot est prévu. Vacances, j’oublie tout sauf quand un criminel décide de faire de ce coin paradisiaque le lieu où il doit acheter des plans militaires ultra secret. C’est Chan (Lam Suet), l’agent libidineux de Joey qui doit amener à Poon (Simon Yam) les plans. Ce qu’il ne faut pas se demander est pourquoi un agent de mannequins a ces secrets, sinon on ne profite pas de cette comédie enlevée.
Evidemment, rien ne va se passer comme prévu. D’abord parce que Crab (Chapman To), un indic de Grace est aussi dans l’hôtel (pourquoi ? faut pas demander !) et qu’il a entendu que les plans seront échangés contre cinq millions de dollars. Il veut s’emparer de l’argent. Crab va s’emparer de la valisette mais ce n’est pas l’argent qui est dedans mais les plans, ce qui n’intéresse pas le petit voleur. Seulement voilà, Poon n’est pas un homme qui se laisse mener par le bout du nez et chercher à récupérer son bien.
Dans la chambre voisine de Joey et Grace, deux flics de Hong Kong espionnent les demoiselles. Teddy alias N°1 (Hui Siu-hung) et Alex alias N°2 (Andy On) sont persuadés que les filles sont complices de Poon. N°1 ordonne à N°2 d’aller flirter avec Grace ce qui rend fous de jalousie deux hommes qui tentent depuis des mois de la séduire et qui l’ont suivie. Vincent (Raymond Wong Ho-yin) et Ken (Godfrey Ngai) s’affrontent à coups de cadeaux à Grace et de phrases assassines entre eux. Pour le grand bonheur du spectateur, chaque personnage ignore ce qu’il vient faire dans cette histoire où les plans secrets ne sont qu’un MacGuffin qui fonctionne à merveille.
Ce qui compte dans Looking for Mister Perfect, ce sont les personnages hauts en couleur et les situations pleines de quiproquos. Le tout filmé par un Ringo Lam en grande forme qui fait de son film une variation de dessin animé avec ses petits gimmicks sonores, ses situations abracadabrantes qui se retournent contre les personnages et une romance aussi improbable que possible. Et pourtant ça marche, on rit souvent aux facéties des personnages et au ridicule de certaines situations qui sont assumés par le réalisateur.
Shu Qi est évidemment très bien dans son personnage de gentille fille débordée par les événements mais qui n’hésite pas à donner du coup de pied quand on l’embête. Son duo avec Chapman To est sur le mode du je t’aime moi non plus. Crab se met dans des situations qu’il ne peut pas assumer et cela dès le début du film. Il est un personnage de garçon lourdingue qui manque de toujours tout faire rater. Il s’incruste dans la chambre de Grace et Joey pour se protéger et Grace prend un malin plaisir à le « torturer », à lui demander de se taire et à le gronder comme un petit garçon, d’autant que sa copine Tina (Cody Lee) n’en manque pas une non plus.
On passera plus rapidement sur James (Nelson Cheung), le photographe gay jaloux que son petit ami Richard (le costaud David Wu) ne drague Joey. Le duo Raymond Wong Ho-yin et Godfrey Nagi, toujours à côté de leurs pompes est bien plus amusant comme celui de Hui Siu-hung et Andy On, le jeune flic mignon et le vieux flic dégarni qui ne cessent de s’humilier mutuellement. Le personnage de Lam Suet est dans un registre ingrat d’homme obsédé sexuel qui drague de manière très lourde Joey qui le fait marcher. L’épouse de Lam Suet (Crystal Tin) est toujours là pour lui rappeler qu’il est marié.
C’est Simon Yam dans son personnage de Poon, le mafieux qui veut acheter les plans qui offre le plus beau spectacle comique du film. Il arrive toujours avec ses deux stupides hommes de main et sa copine (Ruby Wong). Tous les quatre ne communiquent qu’en claquant des doigts, ce qui fait que parfois les deux molosses ne comprennent plus rien. Simon Yam est affublé de fringues d’un kitsch absolu mais il pense être à la pointe de la mode (pantalon vert, débardeur rose par exemple) et qui se met, de manière incongrue, à se lancer dans des pas de danse. C’est un personnage très bédé, haut en couleurs, très à l’opposé de ses rôles dans les films de Johnnie To. C’est un film assez bête mais très amusant.
Looking for Mister Perfect (奇逢敵手, Hong Kong, 2001) Un film de Ringo Lam avec Shu Qi, Isabel Chan, Andy On, Hui Siu-hung, Simon Yam, Ruby Wong, Lam Suet, Chapman To, Raymond Wong Ho-yin, Godfrey Ngai, David Wu, Wayne Lai, Nelson Cheung, Crystal Tin, Cody Lee.


















