lundi 17 février 2014
Ninja + Ninja Shadow of a tear
samedi 1 février 2014
Mekong Hotel
mardi 31 décembre 2013
Bilan de l'année 2013
vendredi 24 mai 2013
Only God forgives
lundi 31 décembre 2012
Bilan de l'année 2012
mercredi 31 octobre 2012
Headshot
jeudi 4 octobre 2012
Le Guerrier de feu
jeudi 28 octobre 2010
Nothing lo lose

Au pied d’un grand immeuble, un jeune homme attend. Il regarde en l’air. Il veut monter mais l’ascenseur est en panne. Il décide de monter à pied jusqu’au toit. Somchai (Pierre Png) porte une belle chemise blanche qu’il enlève, plie comme il faut, pose dessus ses petites affaires et s’apprête à grimper sur le parapet. Mais il a le vertige et recule. A l’autre bout de la terrasse, Gogo (Fresh) se tient bien droite sur ses talons, prête à sauter. Elle porte une minijupe et des cheveux colorés. Somchai s’approche d’elle et engage la conversation.
Tous deux étaient là pour se suicider pour des raisons que Nothing to lose va donner au fur et à mesure de son récit mouvementé. Mais en attendant de se donner la mort, Somchai et Gogo décident d’aller manger un bout. Comme ils n’ont pas d’argent, ils s’enfuient du restaurant après s’être goinfrés. Et ils vont continuer leur chemin en duo à toute vitesse. Un passage à la banque où ils pourraient faire un hold up. Un passage à l’appartement de Gogo où elle récupère des vêtements pour Somchai. Un vol de perruques dans un magasin.
Etape dans un motel minable tenu par un tenancier complètement follasse. La chambre est toute crasseuse et Gogo exige que Samchoi dorme sur le sol. Mais lui trouve la fille tout à fait à son goût et aimerait bien que le duo se transforme en couple. Après tout, s’ils n’ont rien à perdre, ils n’ont qu’à baiser ensemble. Gogo refuse tout net et ils partent dans la ville, le lendemain matin, faire un petit casse dans un magasin. Et Somchai emmène Gogo dans le tripot où il joue et perd beaucoup d’argent. Et évidemment, ils vont jouer et perdre beaucoup d’argent et avoir le patron du tripot sur le dos.
Jusqu’à présent, Nothing to lose se démène pour être une petite comédie colorée au rythme trépidant. Le montage effectué par le réalisateur et un autre de ses frères y est pour beaucoup. Plans courts, montés cut, dialogues débités à toute vitesse. Dès son premier film, Danny Pang programme son style proche de celui de Wong Jing. Style américain si l’on peut dire, ou tel qu’il l’imagine. Et justement, le film va plonger dans le policier après avoir traversé la comédie par le truchement d’un super-flic, comme il se présente lui-même.
Ce flic enquête sur ce couple. Il prétend avoir fait ses armes au FBI et tout connaitre de la psychologie de « Bonnie and Clyde » comme il aime à appeler Gogo et Somchai. Parce que le spectateur découvre les tenants et aboutissants de leur vie minable, il se crée une tension entre le comique involontaire du flic filmé au premier degré et un suspense inhérent à son incompétence. C’est dans cette tension que Nothing to lose trouve sa saveur. Danny Pang joue sur l’attente du spectateur qui doit s’identifier (ou au moins prendre en sympathie) deux losers. Et ce pari est plutôt réussi sans changer quoi que ce soit du cinéma d’action.
Nothing to lose (1+1 เป็นสูญ, Thaïlande, 2002) Un film de Danny Pang avec Arisara Wongchalee, Pierre Png, Yvonne Lim, Nimponth Chaisirikul.
mercredi 1 septembre 2010
Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

C’est un monde à part, au fin fond de la Thaïlande, au nord est en vérité, dans la forêt. Boonmee (Thanapat Saisaymar) y habite. Il revient de l’hôpital, de la ville, suite à des problèmes rénaux et il rentre avec sa sœur Jean (Jenjira Pongpas). Ils ne se voient pas souvent, d’ailleurs ils parlent peu. Ils ne savent pas quoi se dire mais Jen est sans aucun doute là pour le surveiller pendant sa convalescence, histoire qu’il ne passe pas trop de temps dans son verger de tamarinier, puisqu’il est exploitant agricole.
C’est Tong (Sakda Kaewbuadee), un jeune homme au sourire constant qui s’occupe de Boonmee, qui lui pose sa sonde pour évacuer l’eau de ses reins. Le vieil homme considère que Tong est comme son fils. Il est veuf et, justement, son fils est décédé et s’est pris d’affection pour Tong qui lui a construit un abri au milieu des arbres pour pouvoir se reposer, au cas où. Boonmee va mourir, tout le monde le sait, il vit ses derniers jours et le film le fera mourir bien avant la fin.
Avant cela, Oncle Boonmee va se plonger dans un fantastique d’une grande douceur, il va se lover dans un monde peuplé de fantômes pour que le moribond puisse se rappeler une dernière fois sa vie. Au cours d’un repas, Huay (Natthakarn Aphaiwonk), l’épouse décédée apparaît devant la table et la discussion commence entre tous. Pas de peur. Boonmee remarque que feu son épouse n’a pas changé depuis sa mort il y a dix-neuf ans de cela. La conversation reste badine, l’oncle n’a décidemment plus rien à dire, plus rien à exprimer.
Puis, c’est au tour du fils d’arriver par l’escalier. Boonsong (Geerasak Kulhong) n’a plus rien d’humain. C’est un singe avec des yeux rouges brillants, tout plein de poils qui évoque plus Chewbakka qu’un singe à vrai dire, mais Apichatpong Weerasethakul n’en plus à un gag près. Son singe est un singe parce qu’on l’énonce ainsi. La tante demande pourquoi il a tant de poils et tout le monde le reconnait à sa voix. On avait déjà vu un de ces monstres dans la scène inaugurale, derrière une vache. Et on en verra d’autres au fur et à mesure que la mort approche.
D’autres événements vont se produire. Oncle Boonmee suit maintenant un palanquin où une princesse qui a perdu sa beauté se promène et s’arrête au bord d’une rivière, y plonge dedans et fait l’amour à un poisson chat. Et Tong va s’habiller en moine puis venir prendre une douche dans la chambre de Jen. Il enlève tous ses vêtements, les uns après les autres, il retire les couches orange de la bure monacale et remet ses habits de ville pour aller manger tranquillement. Tout le monde change de vie.
Apichatpong Weerasethakul a reçu la Palme d’or à Cannes pour Oncle Boonmee. Il n’a pas changé de style. Le film est aussi peu éclairé que les autres, aussi énigmatique d’autant qu’il est avare de dialogues et que les différentes séquences semblent ne pas avoir de lien les unes avec les autres. Le travail sur le son se fait moins présent que dans d’autres films exotiques produits pour nous autres les Occidentaux (Oncle Boonmee et les autres films de Weerasethakul, les Thaïs n’en en rien à fouttre).
Ce qui change le plus est l’humour qui arrive au hasard de certaines scènes, non pas un burlesque cantonais propre aux films de fantômes, bien entendu quand l’épouse et le fils s’invitent chez les vivants, mais aussi l’amour avec des poissons et le personnage de Tong. Du point politique, le film se fait très feutré (d’autres appelleraient ça de la subtilité). Boonmee exploite les clandestins dans sa plantation, on le lui reproche, Jen la tante est un peu raciste. Le cinéaste exprime là une opinion très répandue. Et le film est traversé de photos d’enfants soldats qui évoquent la vie martiale de la Thaïlande, une abomination dictatoriale pour Weerasethakul qui affirme quelques pensées politiques sur le mode de la suggestion.
Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures (Uncle Boonme who can recall his past lives, ลุงบุญมีระลึกชาติ, Thaïlande – France – Allemagne – Espagne – Grande Bretagne, 2010) Un film d’Apichatpong Weerasethakul avec Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas, Sakda Kaewbuadee, Natthakarn Aphaiwonk, Geerasak Kulhong, Kanokporn Thongaram, Samud Kugasang, Wallapa Mongkolprasert, Sumit Suebsee, Vien Pimdee.
dimanche 23 mai 2010
Apichatpong Weerasethakul, Palme d'or 2010

La Palme d’or attribuée par Tim Burton et son Jury à Apichatpong Weerasethakul est un événement. D’abord parce que pour la première fois le Festival de Cannes récompense un film thaïlandais, et aussi haut. Depuis 1997 et L’Anguille, aucun film d’Asie n’avait reçu de Palme d’or alors même que la crise d’inspiration fait rage en Corée, au Japon et à Hong Kong. Ensuite parce qu’il fallait une sacrée dose de courage pour récompenser un cinéaste qui est d’abord un artiste d’art contemporain qui écume les galeries et les centres d’art, essentiellement en Europe il faut le dire. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ses films Sud (Blissfully yours et Tropical malady) mais Syndromes and a century est très beau et The Adventures of Iron Pussy est si décale qu’il faut le coup d’œil. Pour la première fois, un film palmé, Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures n’a pas encore de distributeur en France, ce qui ne devrait pas tarder, même si l’on sait que le film ne fera pas beaucoup d’entrées, comme Le Goût de la cerise en 1997 ou Rosetta en 1999. Jusqu’à présent, Apichatpong Weerasethakul n’était que le cinéaste donc le nom est imprononçable, il faudra que les gens l’apprennent maintenant. Rendez-vous au prochain épisode.

jeudi 22 avril 2010
Beautiful boxer
Depuis le succès phénoménal de Satreelex the iron ladies, sorti en Thaïlande en 2002, le cinéma local a mis au goût du jour les transsexuels. En France, cette tendance n’a pas réellement eu d’écho, Satreelex, malgré son humour et son punch, est passé très inaperçu. La presse a surtout vanté le côté kitsch, donc rigolo, du film qui mérite plus que cela. Comme Satreelex, le film est inspiré d’une histoire vraie. La fiction ne dépasse pas toujours la réalité. Le générique inaugural décrit très bien ce que sera Beautiful boxer.
Nong Toom s’habille pour boxer. Pirinya se maquille et met sa robe rouge. Jamais le visage ne sera montré en gros plan. Le réalisateur s’attarde sur les gestes précis que demande chacune des deux activités. C’est le même rituel qui est décrit, sauf que chacun est l’inverse de l’autre. Mais par-dessus tout, il s’agit pour chacune de deux facettes du protagoniste de se mettre en scène. Nong Toom est la partie masculine et Pirinya la féminine d’une même personne. Pour Toom, il s’agira de ne plus être que Pirinya et chaque jour passé à boxer est une avancée pour s’affirmer.
Le récit étant réel, le cinéaste choisit de faire se rencontrer Toom avec un journaliste américain à qui il pourra narrer son histoire. Tout commence donc dans l’enfance de Toom. Il vit avec sa famille dans la province de Chiang Mai, au nord de la Thaïlande. Sa famille est très pauvre. Lui-même est brimé par ses camarades à l’école. Toom prend conscience que son âme de femme est enfermé dans un corps d’homme très tôt. Il est à la Fête du Temple. Il assiste successivement à un match de boxe puis à un opéra populaire. La chanteuse laisse tomber son rouge à lèvres. Toom, une fois chez lui, se maquille et chante l’air entendu au spectacle, pendant le repas familial devant les yeux médusés de ses parents.
Quelques malheurs édifiants arrivent à la famille de Toom. Des problèmes d’argent font que ses parents se retrouvent en prison. Toom devient moine novice, mais ne respecte pas les règles et part travailler pour aider ses parents. La vie monacale n’étant pas faite pour lui, à la fin de l’adolescence, il part pour la grande ville où il vend des souvenirs aux touristes avec une de ses amies. Toom est efféminé et il devient une sorte d’attraction pour certains touristes qui lui font les yeux doux.
Le destin de Toom bascule une nouvelle fois lors d’une autre Fête du Temple. Il accompagne son frère qui doit boxer et c’est finalement Toom qui monte sur le ring et remporte le match. Ce qui bien entendu provoque la jalousie du frère. Tous deux iront dans une école de muaythaï. L’entraînement est difficile et la promiscuité avec les autres élèves est encore plus rude, car comme on le sait si l’on vu un jour un reportage sur la muaythaï, tous dorment dans la même pièce. Toom est fasciné par le corps de ses collègues. Serait-il homosexuel ? Ses camarades décident quoi qu’il en soit de lui offrir une prostituée. Là-bas, il dit à la jeune femme qu’il n’a pas encore de poitrine, mais qu’un jour il en aura. Toom n’est pas homosexuel, c’est une femme en devenir.
La femme de l’entraîneur lui offre un jour une boîte de maquillage. Elle a bien remarqué quelque chose. Désormais Toom combattra maquillé. Il subit les moqueries de ses adversaires. Et moquerie est un euphémisme. Le cinéaste réussit pourtant dans ses scènes un peu dures à apporter de l’humour. L’entraîneur n’était pas partisan du maquillage et des fanfreluches qu’arbore Toom, mais un constat s’impose : Toom reste un grand champion, même maquillé. Le seul conseil que donnera l’entraîneur à ce sujet est que Toom devrait s’acheter du maquillage waterproof. Parce que la sueur fait couler le mascara.
Dès lors, Toom deviendra la coqueluche des médias thaïs. Et Toom va se présenter en tant que Pirinya. Ses manières et ses vêtements deviendront de plus en plus excentriques et sa crédibilité en prendra un coup. Le boxeur ne deviendra rien d’autre qu’une caricature aux yeux de tous, devant cette surenchère de la presse. Le cinéaste n’accable ni Toom, ni la presse, mais décrit précisément la grandeur et la décadence du jeune homme. Mais ce qu’il décrit le mieux est le désespoir de Toom, ou plutôt de Pirinya. Il devient une bête de foire. Jusqu’à ce qu’il prenne la décision de se faire opérer pour oublier définitivement sa vie d’homme.
Beautiful boxer ne tombe pas dans la mièvrerie. Et cela n’était pas gagné. Le film n’évite pas certains écueils faciles, telle la musique sentimentale. Il y a beaucoup de bons sentiments dans Beautiful boxer, mais Toom n’est pas un personnage décrit comme une victime. Au contraire, il est l’acteur principal de son destin. Et c’est cela qui fait la différence. Pour l’anecdote, il convient de signaler que Asanee Suwan qui interprète Toom a reçu l’oscar thaï du meilleur acteur et le film a également été récompensé pour le meilleur maquillage.
Beautiful boxer (Fighting beauty, บิวตี้ฟูล บ๊อกเซอร์, Thaïlande, 2003) Un film de Ekachai Uekrongtham avec Asanee Suwann, Sorapong Chatree, Orn-Anong Panyawong, Nukkid Boonthong, Sitiporn Niyom, Kyôko Inoue, Keagan Kang, Yuka Hyodo, Somsak Tuangmkuda, Tanyabuth Songsakul, Sarawuth Tangchit, Natee Pongsopol, Samnuan Sangpali, Natawuth Singlek, Pat Sasipragym.
lundi 22 février 2010
A moment in June
Pakorn (Shahkrit Yamnarm) est un metteur en scène de théâtre à Bangkok. Son ami Phon (Napatkorn Mitr-em) est parti depuis un mois en voyage pour faire le point sur leur couple. A vrai dire, Pakorn ne sait pas quand ils vont se revoir et Phon reste injoignable car il a oublié son téléphone portable chez son amant. Pakorn se plonge dans son travail, ne veut plus se consacrer qu’à cela, mais la pièce qu’il monte trouve des échos dans sa propre vie.
La pièce de théâtre a pour fond l’histoire de deux couples dans les années 1970. Deux femmes, deux hommes. L’un des hommes est Japonais. Il veut se marier avec sa fiancée et demande à l’autre homme, lui-même déjà marié, d’être son témoin. Le Japonais doit faire un voyage. Le futur témoin va rencontrer la fiancée et entre eux une idylle va naître, qu’aucun ne voudra assumer mais qui mettre en péril leur couple respectif.
Cette histoire, Pakorn la connait sur le bout des doigts. C’est celle de son père qui a renoncé voilà trente ans à la femme qu’il aimait. Et cette femme, auteur de la pièce, Phon va la rencontrer dans le train qui l’emmène de sa province jusqu’à Bangkok. Le film nous montre à la fois les répétitions de cet amour de jeune adulte et sa reconstitution, avec les mêmes acteurs, dans la Thaïlande de 1972. Pakorn met en scène cette pièce et va comprendre qu’il est en train de laisser filer l’homme qu’il aime, comme son père trente ans auparavant.
C’est sans doute l’un des écueils principaux de A moment in June. La reconstitution des événements de 1972 sont redondants avec les répétitions. Le propos de O. Nathapon est un peu trop appuyé. En revanche, sa reconstitution n’est pas sans évoquer le rythme (lent) et l’esthétique (précieuse) de In the mood for love de Wong Kar-wai. C’est avec beaucoup de délicatesse que le message d’amour universel est délivré. Quand l’amour est devant soi, il ne faut pas le laisser partir.
A moment in June (ณ ขณะรัก, Thaïlande, 2008) Un film de O. Nathapon avec Shahkrit Yamnarm, Sinitta Boonyasak, Krissada Sukosol, Deuntem Salitul, Suchao Pongwilai, Napatkorn Mitr-em , Hiro Sano, Mayurin Phongpudpanth.
dimanche 19 juillet 2009
Ong Bak 2, la naissance du dragon
Ong Bak 2 n’est pas la suite de Ong Bak ni sa préquelle. Ong Bak se situait à notre époque et Ong Bak 2 se déroule au 15ème siècle, une époque pleine de barbarie. Le film est poisseux à souhait avec que des personnages (ou presque) remplis de haine. On avait aimé Ong Bak pour les performances de combat de Tony Jaa. Là, il réalise lui-même mais on s’ennuie ferme.
Le pitch le plus simple évoque l’histoire de Conan le barbare. Tien, un jeune homme est fait prisonnier par un marchand d’esclaves. Il ne pourra survivre que s’il montre sa force face à un crocodile dans une arène. Il s’en sort. Libéré par une bande de pirates, il va apprendre la boxe afin de pouvoir venger le meurtre de ses parents par le marchand d’esclaves. Mort qui, bien entendu, s’est déroulé devant les yeux de Tien. Voilà pour les quarante premières minutes. Le jeune Tien est joué par Natdanai Kongthong.
Une fois bien formé et adulte, Tien va se venger. C’est désormais Tony Jaa qui joue : cheveux longs et visage en colère. Récit classique de l’entrainement du jeune homme tel qu’on peut le voir dans pas mal de wu xia pian. Tien va se venger d’abord du marchand d’esclaves qui a un peu vieilli mais qui continue sa monstrueuse activité, puis de l’homme qui tient pour responsable de son sort, le chef de son village. Le film nous montre par flash-back alternés ce qui s’est passé et lien affectif qu’il entretenait enfant avec une jeune danseuse plus jeune de quelques années et qu’il retrouvera comme danseuse d’un de ses ennemis.
Ong Bak 2 fait preuve dans ses combats non plus de violence mais souvent d’une réelle cruauté. Les méchants étant tous des affreux, rien ne nous est épargné et Tony Jaa fait dans la surenchère. Il faut dire que depuis le succès international de Ong Bak, des épigones de la boxe thaï ont cherché à marcher sur les plates bandes de l’acteur. Ce qu’on attend, ce sont les scènes de combats. Les toutes premières (combat avec le crocodile) sont filmées au ralenti. Beaucoup de mouvements de caméra, mais la sauce ne prend pas. Les combats et les scènes d’action de Ong Bak 2 ressemblent à toutes celles des films en costumes vus depuis quelques années.
Apparemment, Ong Bak
Ong Bak 2, la naissance du dragon (องค์บาก 2, Thaïlande, 2008) Un film de Tony Jaa et Panna Rittikrai avec Tony Jaa, Sorapong Chatree, Sarunyu Wongkrachang, Nirut Sirichanya, Santisuk Promsiri, Primorata Dejudom, Natdanai Kongthong.






