jeudi 16 octobre 2008

Sorties à Hong Kong (octobre 2008)

The Vampire who admires me (有隻僵屍暗戀你)
Un film de Cub Chien avec JJ, Meng Yao, Ankie Beilke, Maggie Cheung, Kwok Chun-on, Sam Lee. 93 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 16 octobre 2008.


mercredi 15 octobre 2008

Tokyo !


Contrairement au gentil Paris je t’aime, ce film collectif de trois cinéastes aussi différents les uns que les autres n’est pas un ode à Tokyo. D’où sans doute le point d’exclamation dans le titre. Réunir deux cinéastes d’aujourd’hui (Gondry et Bong), deux cinéastes plutôt bons et relativement aimés et tendance avec un troisième tricard, qui a eu son heure de gloire mais qui n’a rien fait depuis dix ans, est un choix étonnant. Comme surprend l’absence de cinéaste japonais, tout simplement.


Trois histoires, donc, qui ne sont reliées entre elles que par la ville, Tokyo. Gondry commence, Carax poursuit et Bong termine. Tokyo ! est plutôt correct, sans non plus soulever un enthousiasme. Gondry et Bong sont en dessous du niveau de leur deux derniers films, les formidables, Soyez sympas rembobinez et The Host. Carax, lui est forcément meilleur que Pola X, que de toute façon, tout le monde a eu le temps d’oublier, sauf peut-être deux ou trois rédacteurs des Cahiers du cinéma.


Le premier bon point de Tokyo ! est de voir, contrairement à Paris je t’aime, nos trois réalisateurs ne font pas du tourisme. Gondry enferme ses personnages dans un minuscule appartement, Carax met Denis Lavant dans les égouts et le personnage de Bong reste enfermé chez lui. Pas de promenade romantique, ni même de restaurant japonais, pas plus de saké et de kimono. En revanche, ils montrent tous une certaine étrangeté des Japonais, et parfois, chez Carax, une vraie cruauté.


Les trois courts-métrages ont essentiellement en commun, une inquiétante étrangeté, un fantastique domestique. La fille de Interior design (Gondry), ne trouve pas sa place en tant qu’humain, elle va se transformer en chaise. Lavant dans Merde (Carax) est un monstre des égouts qui tue tout le monde et qui ne s’exprime que dans une langue inconnue. Sa physionomie inquiète. Le héros de Shaking Tokyo (Bong) n’arrive, physiquement, pas à sortir de chez elle. Il va contaminer la ville qui se transforme en no man’s land.


Michel Gondry a un peu du mal à poursuivre au Japon l’unité de son univers foutraque. Il aurait du s’attarder sur son personnage masculin, qui fait des films bizarres. Bong Joon-ho se fait formaliste, cadre à l’extrême ses plans, mais son histoire évoque plus les derniers Kim Ki-duk que ses propres films. Dommage. C’est Leos Carax qui s’en tire avec bonheur. Il filme un Japon à la fois humain et animal, une pure opposition entre le haut et le bas. C’est le bas qui gagne.


Si une grande part d’humour n’était présente, Tokyo ! pourrait apparaître comme un film particulièrement déprimant. Mais son esprit bancal l’empêche d’être autre chose qu’une bizarrerie.


Tokyo ! (Japon – Corée – France – Allemagne, 2008) Un film de Michel Gondry, Léos Carax et Bong Joon-ho avec Yû Aoi, YosiYosi Arakawa, Jean-François Balmer, Julie Dreyfus, Ayako Fujitani, Ayumi Ito, Teruyuki Kagawa, Ryo Kase, Denis Lavant, Yutaka Matsushige, Nao Omori, Naoto Takenaka, Satoshi Tsumabuki, Hiroshi Yamamoto.

Hong Kong 1941


Ce qu’il a de facile avec ce film, c’est qu’on sait tout de suite où ça se passe et quand ça se passe. Donc Hong Kong 1941 est le récit de quelques amis lors de l’occupation japonaise de Hong Kong alors que les Britanniques se sont enfuis de leur colonie en laissant les habitants se débrouiller avec l’armée ennemie.

Xao Nam (Cecilia Yip) et Wong Pang (Alex Man) sont amoureux, mais le père de Nam (Shih Kien) a décidé de marier sa fille avec le fils d’un homme riche. Nam n’en veut pas, elle veut Pang, mais ce dernier est pauvre et vaguement hors la loi. Il est débrouillard et vend du riz au noir avec ses potes. Un jour, il se fait embaucher dans une usine et y rencontre Yip Fai (Chow Yun-fat), qui lui aussi n’a pas d’argent. Le patron veut gagner encore plus de fric et vire tout le monde. La police s’en mêle et le commissaire (Paul Chun) cherche des noises aux garçons.

L’armée japonaise s’installe à Hong Kong et impose sa loi, ce qui implique une propagande pan-asiatique, une obligation de détester les Anglais. Mais les Japonais sont autant craints que détestés, ce qui n’empêche pas une collaboration avec eux, dans le sens de celui qu’on entend pendant la deuxième guerre mondiale. Mais il y a les vrais collabos et les faux.

Les vrais ce sont ceux qui veulent profiter de la situation et en premier lieu le chef de la police Paul Chun qui tente de violer Nam après avoir essayé de piller la maison de Monsieur Xao. Sa bête noire est évidemment Pang, qui se lie d’amitié avec des Chinois du continent qui vivent dans un ghetto. Pang, pour améliorer son quotidien, va vendre des vieux vêtements, mais joue l’argent aux jeux et se retrouve prisonnier d’un autre collabo (Wu Ma) particulièrement cruel.

Fai s’occupe de Nam mais les sentiments étant ce qu’ils sont, ils commencent à tomber amoureux. Fai feint de collaborer avec les Japonais mais sape leurs projets. Il va sauver Pang qui s’est fait torturé et leur amitié devient complexe avec Nam qui fait le lien entre eux, qui fait qu’ils se rapprochent autant qu’ils se repoussent. Film sur l’amitié et ses difficultés, Hong Kong 1941 met en opposition deux caractères, Chow Yun-fat est réfléchi et Alex Man impulsif. C’est aussi un des rares films qui évoquent la guerre et l’occupation japonaise avec autant de discernement.

Le réalisateur compose de beaux plans qui parviennent à ne sombrer dans le chromo. Sa reconstitution d’une époque où les valeurs s’inversent, où les traîtres s’emparent du pouvoir est raconté sans académisme mais avec un certain réalisme. Hong Kong 1941 a beaucoup impressionné alors que son influence a été très limitée.

Hong Kong 1941 (等待黎明, Hong Kong, 1984) Un film de Li Po-chih avec Chow Yun-fat, Cecilia Yip, Alex Man, Wu Ma, Paul Chun, Shih Kien.

mardi 14 octobre 2008

Red cliff (partie 1)

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L’ambition du nouveau film de John Woo dépasse largement le cadre habituel des films qui développent l’unification des anciens empires chinois comme scénario. L’histoire de la confection du film a été chaotique, difficile : le départ de Chow Yun-fat pour des raisons qui restent équivoques a beaucoup fait parler du film avant sa sortie. John Woo n’était plus que l’ombre de lui-même après une série d’échecs artistiques assez pénibles pour le spectateur. Refaire sa vie de cinéaste en Chine avec un gros projet et une super production : voilà ce qu’est d’abord Red cliff.

Grosse histoire très connue en Chine, celle des trois royaumes, celle de l’unification de l’Empire, histoire que l’on pourrait vite juger comme une affaire nationale dans le contexte actuel. Contexte politique, bien sûr. Zhang Yimou l’a déjà abordé dans ses films en costumes. L’Empereur est un homme faible, son Premier Ministre Cao Cao va en profiter pour acquérir le pouvoir et faire la guerre aux trois souverains. Stratégies, manipulations, infaillibilité sont les arguments du Premier Ministre. Il invente des raisons pour prendre le pouvoir et ne laisse personne le contredire.

Les souverains vont avoir du mal avec Cao Cao, leur puissance est bien faible. Cao Cao met en branle une armée gigantesque, puis une flotte encore plus importante. Il va s’assurer une victoire sans équivoque. Ce sera sans compter sur les propres stratégies guerrières des trois rois et leur conviction d’avoir raison contre le Premier Ministre. John Woo met en scène la conception des plans d’attaque des rois et leur application, son point de vue embrasse celui des faibles. Il les montre comme des hommes bons, qui ne veulent pas appliquer une justice expéditive, qui évitent la cruauté. Deux scènes s’opposent : Cao Cao fait trancher la tête d’un conseiller de l’Empereur qui s’était opposé à la guerre, Zhou Yu (Tony Leung Chiu-wai) règle une histoire de bœuf volé à un paysan à l’amiable. Il n’y a pas de doute sur la vision politique que John Woo vise.

Red cliff est une épopée de plus de deux heures (140 minutes dont 3 minutes de générique inaugural et 8 de générique final) qui réussit à investir le temps et à donner à chaque séquence une amplitude inégalée et très rare aujourd’hui. Les scènes de bataille ne sont pas filmées comme de simples batailles, mais développent un sens dramatique redoutable. L’efficacité est là et permet d’y croire. La première bataille dure un bon quart d’heure et offre plusieurs enjeux. Elle fait aussi largement référence à certains films de la Shaw Brothers, tel ce barbu qui rappelle l’acteur Fan Mui-sang ou encore, lors de l’assaut, les boucliers qui vont refléter le soleil et éblouissent les chevaux, stratégie vue souvent dans les Shaw Brothers où les reflets de lumière sur les lames ou le métal ont une grande importance esthétique.

John Woo a surtout la bonne idée de ne pas abuser des effets spéciaux mais au contraire de faire de l’humain le centre de sa mise en scène. Il y a quelques effets numériques, très laids par ailleurs comme toujours, pour certaines scènes de foule. Notamment lorsque les armées de Cao Cao sont montrées. Tel plan vu du ciel montre l’immensité de ses soldats, ou sa flotte qui semble ininterrompue. Mais d’une certaine manière, ces effets numériques caractérisent le caractère inhumain du Premier Ministre. Red cliff regorge de figurants (le budget du film a dû être colossal) qui jouent les soldats, cela donne un authenticité intéressante aux batailles. John Woo filme des gens qui marchent, des chevaux qui tombent, du sang qui coule, des visages grimaçants sous la douleur.

Des moments plus doux, plus poétiques parsèment le film, car Red cliff n’est pas que sang et fureur. Ces moments ne sont pas que des pauses dans le récit de Red cliff. John Woo ne filme pratiquement que les trois rois et leurs généraux pour justement prendre le temps de nous les rendre sympathiques. Un enfant qui joue de la flûte aux soldats, une jument qui doit mettre bas avec difficulté, un morceau de sitar chinoise (le qin) que Tony Leung Chiu-wai joue, une femme à aimer avant qu’elle ne soit enlevée par l’ennemi. Tous ces moments participent d’une volonté de mettre en œuvre les tenants et aboutissants de cette Chine du début du troisième siècle.

John Woo propose aussi quelques bizarreries esthétiques liées au monde animal. Outre cette jument à mettre bas, les chevaux tiennent une large place dans le récit. Une princesse, à qui on refuse l’occasion de combattre avec les hommes, parle à l’oreille d’un cheval et s’en rend maîtresse contre son cavalier. Zhu-ge (Takeshi Kaneshiro) est équipé d’un éventail en plumes. Il y a aussi cette histoire de justice autour d’un bœuf. Plus tard, un tigre viendra révéler la force d’un général. Puis encore une tortue qui inspirera une stratégie gagnante aux trois rois. Et bien entendu, quelques pigeons qui vont clore cette première partie de Red cliff. Comment John Woo n’aurait-il pu ne pas mettre en scène ses volatiles fétiches ?

La deuxième partie de Red cliff doit sortir en Chine et à Hong Kong en janvier prochain. Les trois rois et les généraux vont de voir affronter la gigantesque flotte de Cao Cao. En France, Red cliff devrait sortir dans une simple version de 2h30 au printemps 2009. Toutes les parties « calmes » seront probablement supprimées. C’est bien dommage. Comme le dit le carton final, to be continued.

Red cliff Partie 1 (赤壁, Chine, 2008) Un film de John Woo avec Tony Leung Chiu-wai, Takeshi Kaneshiro, Zhang Fengyi, Chang Chen, Vicki Zhao Wei, Hu Jun, Shidou Nakamura, Lin Chi-ling.

jeudi 9 octobre 2008

Sorties à Hong Kong (octobre 2008)

Butterfly lovers (武俠梁祝)

Un film de Jingle Ma avec Charlene Choi, Wu Chun, Hu Ge, Shao Bing, Ti Lung, Harlem Yu, Bonnie Sin. 103 minutes. Classé Catégorie IIB. Sortie : 9 octobre 2008.






mercredi 8 octobre 2008

Le Sens du devoir IV


Après le Japon, nous voici cette fois dans une aventure policière qui commence à Seattle, capitale de l’état du Washington, plaque tournante du trafic de drogue entre les Etats-Unis et Hong Kong. L’agent Yeung (Cynthia Khan) va, comme d’habitude, devoir donner quelques coups de pied pour faire respecter la loi. On est dans un film d’action, alors place à l’action.


Yeung est encore une fois en filature et elle croise sur sa route trois autres personnages. Un manœuvre qui aidait, sans le savoir, à transporter la drogue. Il est témoin du meurtre de trafiquants qui sont doublés par la CIA. Forcément, il va devenir la proie d’un peu tout le monde. Hélas, ce personnage est joué par un Yuen Yat-chor assez inexpressif, mais qui se trouve être un membre de la famille du réalisateur. Et accessoirement, un cascadeur hors pair.


Donnie Yen est un flic qui enquête sur le même trafic et qui va se confronter, dans un premier temps, à Cynthia Khan avant de lui prêter main forte. Dans un de ses tout premiers rôles principaux, Donnie Yen commence à forger son personnage d’impulsif et têtu qui fonce tête baissée vers les ennemis. Yen a déjà ce regard obstiné et bas de plafond qui en fera pendant des années un acteur si impersonnel.


Mais ce n’est rien comparé au troisième larron, Michael Wong qui ne sait rien faire d’autre que le beau gosse de service. Il y est le supérieur hiérarchique de Donnie Yen, mais très vite des indices nous montrent qu’il pourrait être un traître. Il va tout faire pour éliminer Yuen Yat-chor, quitte à dézinguer tout l’étage d’un hôpital.


Le Sens du devoir IV est un minuscule film d’action de Yuen Woo-ping qui était alors obligé de cachetonner. L’action proprement dite se contente de quelques coups de poings et pieds sur les adversaires sans offrir une véritable chorégraphie, sauf dans la scène finale de Donnie Yen. Comme le scénario n’est pas le plus passionnant au monde, le film reste assez anecdotique.


Le Sens du devoir IV (In the line of duty IV, 皇家师姐 IV之直击证人, Hong Kong, 1989) Un film de Yuen Woo-ping avec Cynthia Khan, Donnie Yen, Michael Wong, Yuen Yat-chor, Liu Kai-chi.

lundi 6 octobre 2008

Le Sens du devoir III


Bye bye, Michelle. Hello, Cynthia. Quand il a fallu trouver une remplaçante à Michelle Yeoh dans la série Le Sens du devoir, c’est Cynthia Khan qui a été pris après un casting énorme, dit la légende. Enfin, légende est un grand mot. Khan sera cantonné, la pauvre, dans les six autres films de la franchise. Le Sens du devoir III est une vieillerie de vingt ans qui n’est pas le fleuron du film d’action, loin s’en faut.


Le film fonctionne à la surenchère, pour se démarquer des autres films (ceux de John Woo par exemple) et pour faire plus que les deux épisodes précédents. Dès le début du film, les morts se compteront par dizaine. Et ils (les deux réalisateurs) n’y vont pas avec le dos de la cuiller. On est au Japon, et le « couple infernal » attaque un défile de bijoux d’un styliste. L’attaque dégénère en tuerie, comme le dit si bien la bande annonce. Il faut signaler que le couple infernal est membre de l’Armée Rouge japonaise. Un flic en perd son co-équipier. Les cruels amants partent à Hong Kong et le flic les suit.


A Hong Kong, Cynthia Khan est une jeune flic en uniforme. Son oncle est aussi son supérieur hiérarchique et il a peur de lui donner des missions dangereuses. Mais elle va y aller bille en tête et affronter tous les dangers avec, souvent, comme seule arme ses jambes et ses poings. Ça ne va jamais s’arrêter pendant 80 minutes de baston et d’ultra violence racoleuse. Des morts violentes il y en aura. La pire, celle d’un méchant donc le crâne explose au contact d’une scie sauteuse.


Peu d’éléments comiques viennent contrebalancer la boucherie ambiante. Le personnage de Paul Chun dans le rôle du chef surprotecteur. Les collègues de Cynthia Khan qui ne pensent qu’au sexe. Parmi ces collègues, Sandra Ng dans un de ses tout premiers cachets (un troisième rôle). On voit aussi la présence de Stanley Fung, Eric Tsang et Richard Ng dans des très courtes apparitions drolatiques. Que dire de plus ? Les méchants meurent et les flics gagnent. La suite au prochain épisode.


Le Sens du devoir III (皇家师姐 III之雌雄大盗, Hong Kong, 1988) Un film de Brandy Yuen et Arthur Wong avec Cynthia Khan, Michiko Nishiwaka, Hiroshi Fujioka, Stuart Ong, Yueh Hua, Paul Chun, Pang Kin-san, Dick Wei, Sandra Ng, Melvin Wong, Law Ching-ho, Eric Tsang, Richard Ng, Stanley Fung, Sally Kwok, Lee Kin-sang, Ma Si-san.

vendredi 3 octobre 2008

Magnificent warriors


Le cinéma cantonais défie souvent les lois du bon goût, mais rarement celles du commerce. Ainsi en était-il de la carrière naissante de Michelle Yeoh (enfin encore Kheng au générique) et de son cinéma d’action. Yes, Madam essayait avec un certain succès de naviguer sur le succès de Police story, tandis que ce Magnificent warriors lorgne avec bonheur vers Sammo Hung et son Shanghai express. A la production, on retrouve John Sham et à la réalisation le directeur de la photographie David Chung, qui l’avait dirigée dans Royal warriors.


Michelle Yeoh joue une aventurière genre Indiana Jones au féminin, mais pas en jupe ni en costume d’époque (le film se déroule en 1938), elle garde son pantalon et est armée d’un fouet avec lequel elle élimine ses ennemis. La musique évoque de manière imparable les films d’aventure de Steven Spielberg. Comme dans les films d’Indiana Jones, la première séquence n’est qu’un amuse gueule permettant de comprendre de quoi est faite cette femme.


Puis, le scénario commence et il va s’agir de défendre un petit royaume local au fin fond du Bhoutan, royaume mené par un Lowell Lo au physique si particulier, avec sa barbe envahissante sur son visage longiligne. Il règne sur Kaal qui est menacé par les Japonais qui envahissant la Chine. Il est loyal envers son pays mais se laisse mener par son premier ministre, mais surtout parce qu’il est amoureux de sa fille (Chindy Lau).


Dans la petite cité de Kaal, elle va rencontrer également Richard Ng, un vagabond malicieux et roublard qui va servir pendant le film de pendant burlesque pour contrebalancer l’action qui elle, outre Michelle Yeoh, sera Derek Yee (oui, le réalisateur de Une nuit à Mongkok), qui incarne le patriotisme, le courage mais aussi l’impulsivité. Ce quintet va affronter un Japonais, soldat de son état (Tetsuya Matsui) et qui veut non seulement envahir et coloniser la Chine mais aussi élaborer un gaz mortel.


Voici donc les bases de ce film d’action nerveux où les scènes de combat sont souvent filmées en travellings latéraux et où Michelle Yeoh se bat contre des centaines de soldats japonais avec un sourire constant. Il y a aussi pas mal de gunfights, non pas comme ceux des films de John Woo, mais plutôt à l’arme lourde. Quant aux « indigènes », ils se battent avec des flèches et de la paille enflammée. L’éternelle histoire du pot de fer contre le pot de terre. Le film se veut un vague éloge de la résistance.


Le film est certes plaisant, mais reste bien en deçà de la réussite de Sammo Hung. Magnificent warriors délivre peu de surprise à tous les niveaux, celui du comique comme celui de l’action, à vrai dire essentiellement constituée de cascades, car personne dans ce film n’est un vrai artiste martial. Michelle Yeoh épousera le producteur du film et tentera de changer de carrière, sans succès, avant d’abandonner quelques années la cinéma.


Magnificent warriors (中华战士, Hong Kong, 1987) Un film de David Chung avec Michelle Yeoh, Richard Ng, Derek Yee, Lowell Lo, Chindy Lau, Tetsuya Matsui.

jeudi 2 octobre 2008

Sorties à Hong Kong (octobre 2008)

Lost indulgence (秘岸)

Un film chinois de Zhang Yibai avec Eric Tsang, Karen Mok, Eason Chan, Jiang Wenli. 101 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie : 2 octobre 2008.






mercredi 1 octobre 2008

Sorties à Hong Kong (octobre 2008)

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Storm rider clash of evils (風雲決)
Un film chinois de Dante Lam avec les voix de Hins Cheung, Raymond Lam, Juno Mak, Di Long, Vincent Wong, Hotcha, Nicholas Tse, Richie Ren. 90 minutes. Sortie : 1er octobre 2008.