mardi 6 octobre 2009
Future cops
lundi 5 octobre 2009
L'Enfer des armes
Regarder les deux versions de L’Enfer des armes de Tsui Hark du coffret DVD de Metropolitan HK Vidéo est une épreuve. Quel que soit le sens, version remontée officielle ou version originale censurée, le film est une épreuve pour les nerfs. Tsui Hark n’y va pas avec le dos de la cuiller dans la violence pour son troisième film. On est pris aux tripes parce que le film est contemporain de son époque et non pas un film en costumes, parce que l’aspect burlesque et grotesque de Butterfly murders et Histoires de cannibales a disparu. Quel que soit le sens, la version censurée est la plus forte et cohérente même s’il faut accepter l’image dégueulasse des plans supprimés pour rendre le film conforme à la censure de l’époque.
Un jour de pluie, le désœuvrement de la jeunesse est en action. Wan-chu (Lin Chen-chi) s’amuse à planter une aiguille dans le crâne d’une des souris qu’elle élève. La souris couine et tourne en rond sous le regard satisfait et sadique de la jeune femme. Disons le tout net, ce regard me rappelle celui effrayant des gardes rouges de la révolution culturelle. Sa dureté ne cessera tout au long du film. Wan-chu s’habille d’ailleurs d’un pantalon bleu et d’une veste au col Mao qui évoque encore une fois les sombres gardes rouges.
Dans un autre lieu de Hong Kong, un immense immeuble des bas quartiers, Ko (Che Biu-law) et Loong (Lung Tin-sang) s’ennuient tout autant. Ils partent sous la pluie battante voir leur ami Paul (Albert Au), qui lui vit dans un quartier plus riche. Ses parents sont de meilleure condition, ils ont même une domestique tandis que chez Ko et Loong, toute la famille vit dans une seule pièce dans la promiscuité. Paul emprunte la voiture de son père mais ne sait pas bien conduire. Une erreur de conduite provoque la mort d’un passant. Wan-chu est témoin de l’accident.
Les trois garçons sont lycéens ou étudiants mais jamais on ne les verra travailler. Wan-chu, en revanche, travaille dans une fabrique de magazines. Elle s’embrouille avec une de ses collègues, lui lancent un seau d’encre noire sur la tête, se fait renvoyer tandis que son assistante sociale lui conseille de revenir dans le droit chemin. Mais dès qu’elle croise les trois garçons, tous binoclards, tous en chemise blanche et jean’s, elle suit leur route et l’aventure vers l’enfer des armes commence. Ils vont faire les 400 coups et notamment trouver des billets de banque japonais qu’ils vont tenter de changer en HK$. Sauf que l’argent appartient à de très méchants.
Dans le même temps, la police enquête sur un trafic d’armes qui a lieu à Hong Kong. Les armes sont interdites par la loi, et le film dans son pré-générique nous informe que les explosifs le sont aussi. On suit les forces de police dans divers lieux interlopes notamment une boite de nuit gay où John Sham cherche Michel, un indic. Tan (Lo Lieh), le propre frère de Wan-chu, enquête de son côté sur des explosions criminelles dont l’une a lieu dans un cinéma. Tan n’est pas un flic très réglementaire. Il s’énerve très vite et drague à tout va, il est un peu l’archétype du personnage inventé par Danny Lee est très à la mode à cette époque dans le cinéma de Hong Kong.
Ou bien alors… C’est une toute autre histoire. Celle que l’on découvre dans la version censurée montre les trois garçons fabriquer de petits explosifs et les faire exploser dans divers lieux publics : un cinéma, une pissotière. Là, le personnage de Lo Lieh prend une plus grande importance d’autant que l’histoire de trafic d’armes n’existait pas. Wan-chu repère les garçons dans le cinéma où ils ont déposé la bombe et les poursuit, puis les rattrape, dans un tunnel qui évoque Orange mécanique. Elle leur propose de devenir leur amie mais elle prend très au sérieux son rôle de destructrice alors que les trois garçons ne semblent faire cela que par amusement, s’il en est.
La bande des quatre va devoir affronter plusieurs ennemis qui vont chercher à récupérer l’argent japonais. Wan-chu avait balancé de sa fenêtre un pauvre chat en début de film, chat qui sera empalé et déchiqueté, les vilains vont faire la même chose avec la jeune femme. Les garçons fuiront dans un cimetière loin de l’agitation mais ils seront vite retrouvés et devront faire face aux armes des mafieux. Ils décideront de se suicider sans succès. C’est de toute façon la mort qui les attend et de manière particulièrement violente.
La force de L’Enfer des armes n’a pas pris une ride en trente ans. Quand Lo Lieh se met à frapper sa petite sœur et l’envoie à l’autre bout de la pièce, on a mal. Quand Tsui Hark filme les regards terrifiés de Ko, Loong et Paul face à la bande armée, c’est le spectateur qui a peur. C’est son art du montage qui fait beaucoup dans le film, la scène de la défenestration du chat est à ce titre exemplaire. C’est une œuvre brute qui a fortement déplu au public qui n’est pas allé voir le film, comme il s’abstiendra quinze ans plus tard avec The Blade. Tsui Hark pour continuer de travailler est allé faire deux ou trois comédies. Petit détail : dans la bande originale du film, on peut entendre quelques notes de Echoes de Pink Floyd et un long moment de Jean-Michel Jarre.
L’Enfer des armes (Dangerous encounter - 1st kind, 第一類型危險, Hong Kong, 1980) Un film de Tsui Hark avec Lo Lieh, Lin Chen-chi, Albert Au, Lung Tin-sang, Che Biu-law, Ray Lui, Bruce Baron, Cheung Gwok-ming, Chong Man-ching, Richard Da Silva, Nigel Falgate, Lau Shing-hon, Leong Po-chih, John Sham, Stephen Shin, Terry Tong, Pierre Tremblay, David Wu, Ronny Yu, Tsui Hark.
jeudi 1 octobre 2009
New mad mission
Sorties à Hong Kong (octobre 2009)
The Founding of a Republic (建國大業)
Un film de Han Sanping et Huang Jianxin avec Tang Guoqiang, Zhang Guoli, Xu Qing, Liu Jin, Chen Kun, Wang Wufu, Wang Xueqi, Liu Sha, Wang Jian, Wang Bing, Vivian Wu, Xiu Zongdi, Liu Yiwei, Jet Li, Hu Jun, Sun Xing, Ao Yang, Bi Yanjun, Cao Kefan, Jackie Chan, Chen Baoguo, Chen Daoming, Chen Hao, Chen Hong, Chen Jianbin, Chen Kaige, Chen Shu, Che Xiaotong, Che Yongli, Deng Chao, Ding Zhicheng, Dong Xuan, Fan Wei, Feng Gong, Feng Xiaogang, Feng Yuanzheng, Ge Cunzhuang, Ge You, Gong Beibi, Guo Degang, Guo Xiaodong, Gu Wei, He Lin, Hou Yong, Huang Shengyi, Huang Wei, Huang Xiaoming, Jiang Wen, Jin Xin, Leon Lai, Andy Lau, Tony Leung Ka-fai, Li Bin, Lin Dong Fu, Teddy Lin, Li Qiang, Liu Hua, Liu Ye, Li Youbin, Ma Yue, Miao Pu, Ning Jing, Shen Ao-jun, Echo Shen, Shi Xin, Sun Honglei, Sun Jitang, Tao Zeru, Tong Dawei, Wang Baoqiang, Wang Fuli, Wang Jun, Wang Xuebing, Wang Yajie, John Woo, Wu Gang, Xia Gang, Xie Gang, Xu Fan, Xu Huanshan, Yang Ruoxi, Yang Xiaodan, Ye Jin, Donnie Yen, Ye Xiaokeng, Ying Da, You Liping, You Yong, Zhang Hanyu, Zhang Jianya, Zhang Qiufang, Zhang Ziyi, Zhao Baole, Zhao Ningyu, Zhao Wei, Zhao Yong, Zhong Xinghuo, Zong Liqun. 139 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie : 1er octobre 2009.










lundi 28 septembre 2009
Les Exécuteurs de Shaolin
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La Mante religieuse
Le générique de
Wei-feng part dans la province de Qijing et réussit à s'introduire dans la famille Tian. Il devient le précepteur de la jeune Zhi-zhi, la petite dernière de la lignée, après avoir renvoyé son dix-huitième professeur, un vieux sifu que le jeunesse de Zhi-zhi semble avoir lessivé. La jeune fille, interprétée avec espièglerie par Cecilia Wong, va tout faire pour séduire Wei-feng. Mais lui doit rester discret sur ses intentions premières et sur sa connaissance du kung-fu. On s'en doute, Wei-feng et Zhi-zhi vont tomber amoureux l'un de l'autre, ce qui compliquera encore plus l'espionnage de
La demeure des Tian, immense et opulente, va prendre un grand rôle dans
Wei-feng considéré comme un simple employé par les Tian (comme précédemment par l'Empereur) cherche aussi à quitter la demeure pour sauver ses parents. Le temps est compté et se dilue à grande vitesse. Liu Chia-liang échoue à rendre ce suspense crédible. Il semble visiblement plus enclin à soigner ses chorégraphies. Et elles le sont.
La Mante religieuse (Shaolin mantis, 螳螂, Hong Kong, 1978) Un film de Liu Chia-liang avec David Chiang, Li Lily, Liu Chia-yung Liu, Cecilia Wong, Norman Chu, John Cheung, Miao Ching, Ping Ha, Ho Chi-cheng, Hsiao Hou, La Hoi-sang, Lee King-chu, Lin Ke-ming, Gordon Liu, Hung Lu, Lun Chia-chun, Wilson Tong, Wang Ching-ho, Hung Wei, Hua Yang.
jeudi 24 septembre 2009
Sortiesà Hong Kong (septembre 2009)
mardi 22 septembre 2009
Dragons forever
Parfois, il arrive que le sauce ne prenne pas, qu’on ne croit pas à un film et qu’on sente que même les acteurs n’y croient pas du tout. Regarder l’ennui d’un acteur jouer un personnage mal ébauché n’est pas très agréable et finalement pas toujours compenser par les scènes d’action. Dragons forever arrive dans une période où l’amitié entre les acteurs Jackie Chan, Yuen Biao et Sammo Hung, les petites merveilles de l’opéra, commence sérieusement à battre de l’aile et ça se sent.
Tout d’abord, il faut croire que Jackie Chan puisse être un avocat à la cour. Ce n’est pas évident d’admettre qu’il puisse faire des plaidoiries. C’est pour cela sans doute que son personnage décide de ne pas plaider. Cela évite d’avoir à faire l’acteur. Dans l’histoire de Dragons forever, Jackie Chan doit défendre au tribunal les méchants, en l’occurrence Yuen Wah, qui pollue l’exploitation de poissons de Deannie Yip et Pauline Yeung. Il engage Sammo Hung et Yuen Biao pour espionner ces deux femmes. Les garçons vont évidemment tomber amoureux d’elle. Enfin, Jackie et Sammo.
Du point de vue comique, Sammo Hung est le meilleur. Il aime toujours autant se ridiculiser. Il s’installe à côté de l’appartement de Deannie Yip et écoute ses conversations. Puis, il se rend compte qu’un voleur s’est introduit chez elle. C’est Yuen Biao qui venait poser un micro, mais Sammo ne le savait pas. Baston entre les deux artistes. Jackie viendra régler cette dispute qui continuera tout le film durant. Car finalement, les trois personnages ne cessent de se disputer et de se battre entre eux. Comme dans la vraie vie, on va dire.
Au bout d’un moment, ils comprennent que les deux femmes sont honnêtes et que leur commanditaire est un salaud. Ce salaud est interprété par Yuen wah, portant fine moustache et cigare en barreau de chaise. Il est d’une onctuosité et d’une méchanceté à toute épreuve. Sans lui, le film ne vaudrait rien. On est vraiment dans une comédie d'action très faible. Il se bat avec son corps tout en longueur dans la scène finale et on est vraiment très triste qu’il se fasse battre face à trois nigauds pareils. Je vote pour une rétrospective des films avec Yuen Wah à la Cinémathèque !
Dragons forever (飛龍猛將, Hong Kong, 1988) Un film de Sammo Hung avec Jackie Chan, Yuen Biao, Sammo Hung, Yuen Wah, Deannie Yip, Pauline Yeung, Billy Chow, Dick Wei, Roy Chiao, Lo Lieh, Lin Wei, Wu Feng, Crystal Kwok, James Tien, Benny Urquidez, Shing Fui-on, Chung Fat, Philip Ko, Chin Kar-lok, Chan Ging, Stanley Fung, Tai Bo, Shum Wai, Fung Hak-on, Chung Fat, James Ha.
lundi 21 septembre 2009
Butterfly
dimanche 20 septembre 2009
Hanzo the razor : la chair et l'or
Hanzo the Razor :
Cette fois, une fantôme hante les bords d'un lac. Hanzo et ses acolytes la capturent. Il s'avère que c'est une femme déguisée en fantôme chargée d'éloigner les passants du complot qu'ils fomentent. Des notables volent des pièces d'or en les cachant dans des bambous qu'ils jettent dans les eaux du lac. Il y est aussi question d'armes et notamment d'une lance vieille de 500 ans qu'un homme très riche veut acquérir coûte que coûte. Toujours à propos d'arme, un moribond veut des subventions pour financer un modèle de canon moderne pour combattre les occidentaux avec des armes de même calibre. Voilà pour quelques uns des soubresauts du scénario de La Chair et l'or. C'était le côté l'or.
Côté chair du film, on l'a déjà évoqué, Hanzo est toujours un inspecteur au service de son pays, mais c'est un rebelle, un Inspecteur Harry dont le Magnum serait entre ses jambes et qui tire sur les suspectes sans sommation. Outre la scène du sac avec la femme déguisée en fantôme, la scène de bravoure sexuelle est cette fois lors d'une séance de koto. La femme du Conseiller, Dame Oku prend des cours de koto (un instrument à cordes) chez un maître aveugle. Hanzo ira tirer des renseignements auprès de Dame Oku avec ses méthodes si particulières. Cette scène en montage alterné avec, d'un côté l'aveugle qui joue du koto et qui bien sûr ne se doute de rien, et de l'autre Dame Oku qui se fait allègrement détrousser par Hanzo. Une scène d'un grand érotisme.
Il est également question d'une manifestation d'aveugles. C'est drôle parce que dans cette scène, les acteurs font tous la même tête que Shintarô Katsu dans ses Zatoichi. Pas grand-chose à rajouter sur Hanzo the Razor 3 : un film honnête, sans plus. Une réalisation pépère et une musique moins inspirées que dans L’Enfer des supplices, l'épisode de Yasuzo Masumura. Un film bonus en quelque sorte.
Hanzo the Razor : la chair et l’or (御用牙 鬼の半蔵やわ肌小判, Japon, 1974) Un film de Yoshio Inoue avec Shintarô Katsu, Kô Nishimura, Mako Midori, Mikio Narita, Asao Koike, Etsushi Takahashi, Daigo Kusano, Keizô Kanie.
