lundi 23 janvier 2012

Everyday is Valentine


Attention, comédie romantique à la Wong Jing, le retour. Je continue ma petite rétrospective du cinéaste (il me reste plus qu’un film après celui-là). Everyday is Valentine illustre la rencontre, les hésitations, la concrétisation puis la rupture et la réconciliation de OK Lai (Leon Lai) et Wonderful (Cecilia Cheung). Le schéma classique sera respecté à la lettre avec quelques moments comiques tels que Wong Jing sait les concocter. D’abord les présentations du futur couple. Lai vient de se faire larguer par sa copine. Elle lui annonce qu’elle va se marier avec un autre homme parce qu’elle en a marre de son absence d’engagement. C’est un coup dur pour lui parce que cela remet surtout en cause sa réputation de serial lover. Lai ; c’est un peu la star de son quartier, l’homme aimé de toutes les femmes et admiré des hommes, notamment de ses amis. Ils sont trois, Pure (Cheung Tat-ming), le puceau de service, Freaky (Matt Chow), le comique et Bully (Ray Pang), le souffre-douleur de la bande. Cecilia est célibataire. On la découvre le soir de l’enterrement de vie de jeune fille d’Ugly (Zuki Lee) avec leurs deux meilleures amies qui répondent aux surnoms de Witchy (Natalie Ng) et Bitchy (Kitty Yuen). Elles parlent gentiment de sexe, entre jeunes femmes innocentes, sur un joli petit air de guitare. Wonderful confesse à ses amies que non seulement, elle est vierge mais qu’en plus elle n’a jamais eu ses règles et n’a pas atteint sa puberté.

Lui sort du bar acheter des clopes, elle des bières. Ils se retrouvent par hasard dans un minimarket et leurs regards se croisent. Plus tard, ils se croisent dans un temple bouddhiste où le moine tibétain (qui cause anglais) leur dira, séparément, la même chose : qu’ils trouveront vite l’amour. On sait exactement ce qui va arriver mais tout va se mettre contre eux. Lai est surtout connu comme un homme qui sait raconter des bobards et son patron Chan (Hui Siu-hung) trompe allégrement sa femme et Lai trouve toujours de bonnes excuses. Il est agent immobilier et doit régler une histoire avec Monsieur Li (Moses Chan Ho). Il se rend compte que Wonderful est employée chez Li et, dans l’ascenseur, se fait passer pour son cousin, donc un homme très riche. Ce qu’il n’est pas du tout. Il va commencer à entrer dans l’engrenage du mensonge, d’autant plus qu’il se fait séduire par Selina Li (Pinky Cheung), le pendant féminin de OK Lai : elle couche pour le plaisir, sans sentiment. Lai va devoir cacher à Wonderful tout cela, elle est sur un petit nuage, elle est l’innocence incarnée et va comprendre qu’il est un beau salaud.

Wonderful est hyper déprimée et Cecilia Cheung sait parfaitement exprimer la déprime avec un simple jeu de regard. J’ai un peu plus de mal à trouver crédible Leon Lai en super séducteur, mais c’est un détail. Je pense qu’un duo avec Louis Koo aurait mieux convenu. On va découvrir la famille de Wonderful, pas piquée des hannetons. Elle doit se rendre à Macao où sa grand-mère est malade et, comme par hasard, OK Lai s’y trouve aussi. Le père, c’est Ng Man-tat qui fait son show. Il va dire ses dialogues très fort, se casse la figure, fait des grands gestes. Les situations deviennent dans l’appartement de la famille hautement improbable, mais réservent les moments les plus drôles avec l’arrivée d’un petit malfrat incompétent qui vient réclamer une dette. Il plante son couteau dans la table sans réussir à le retirer, menace de violer tout le monde, là, la grand-mère se propose d’être la première pour le viol. Pour rester dans le comique familial, OK Lai promet de présenter ses parents à ceux de Wonderful et demande (pour une raison inconnue) à ses trois amis et à Chan de jouer ses parents, sachant que Cheung Tat-ming et Matt Chow se déguisent en femmes. Voilà le romantisme selon Wong Jing.

Everyday is Valentine (情迷大話王, 2001) Un film de Wong Jing avec Leon Lai, Cecilia Cheung, Cheung Tat-ming, Matt Chow, Ray Pang, Zuki Lee, Natalie Ng, Kitty Yuen, Hui Siu-hung, Moses Chan Ho, Pinky Cheung, Ng Man-tat, Kingdom Yuen, Lam Suet.

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