mardi 27 octobre 2009

The First 7th night


Tous ses collègues l’appellent Mapking (Lam Ka-tung), le roi des cartes routières. Il est chauffeur de taxi en Chine (il roule à droite et son volant est à gauche. Mapking vit dans son taxi. Il y dort, il y mange, tous ses vêtements sont conservés dans le coffre. On pourrait presque croire que c’est un clochard, mais The First 7th night révélera une toute autre piste qui fait la saveur du film d’Herman Yau.


Un soir, Mapking est appelé sur la cibi par un autre chauffeur de taxi qui cherche à avoir des renseignements sur un lieu totalement inconnu de lui et qui ne figure sur aucune carte. Le client promet une belle somme d’argent si on le guide là-bas. Il doit convoyer dans son camion une livraison. Mapking se rend sur les lieux et décide de montrer le chemin en éclaireur. L’homme, Pony (Cheung Chi-lam) lui donnera, en plus de la course, 2000 $ pour aller dans ce « village du soleil et de la lune » situé à 250 kilomètres de là.


Le voyage commence et pour enlever l’ennui de ce long trajet, les deux hommes vont converser grâce à la cibi. Pony pose quelques questions à Mapking puis, en guise de divertissement, il se propose de raconter une histoire qui a eu lieu dans ce village il y a de nombreuses années de cela. Flash-back dans une maison perdue. Quatre malfrats qui viennent de commettre un casse s’y réfugient. Fong (Michelle Ye) y vit avec son jeune fils Long.


Le chef des malfrats est blessé. Un autre veut appeler sa femme mais le téléphone ne marche plus. Il va le réparer. Le troisième va prendre une douche et le quatrième n’arrête pas de boire. Fong ne dit pas un mot mais elle accepte de leur faire à manger. Le chef trouve ses repas très bons. Elle part se coucher avec son fils. Là le quatrième bandit monte dans sa chambre et la viole. Mais le sourire de Fong se fait énigmatique, comme si elle avait pu éprouver du plaisir de cette étreinte forcée.


Fong attend le retour de son mari. Et quand elle parle de retour, elle veut dire que son fantôme doit apparaître à nouveau sept jours après son décès. Et là, le sourire de Fong s’explique. Le fantôme du mari va venger l’affront fait à sa veuve. L’un des malfrats annonce qu’il peut voir les fantômes et ce qu’il voit l’effraie. Les choses s’enchaînent et tous périssent dans l’incendie de la maison. Herman Yau nous propose une petite histoire de fantômes plutôt bien menée. Quelques effets horrifiques, mais rien de grandiloquent.


Seulement voilà, on en est à 30 minutes de film. Il reste une heure à se dérouler. Herman Yau se lance alors dans une sorte de Rashomon fantastique. Pony va raconter sa propre version des faits. Les personnages restent les mêmes : les quatre malfrats et Fong, mais tout change. Le chef a eu les yeux blessés. Fong ne sait pas préparer correctement à manger et surtout, elle est de mèche avec l’un d’eux pour récupérer le butin. La fin sera la même (la maison brûle avec ses occupants), mais il reste encore quelques énigmes à résoudre.


Tout The First 7th night se déroule de nuit. Herman Yau parvient à ménager un joli suspense dans les deux flashèback qui se répondent et se contredisent. Le premier est de l’ordre du fantastique et amène deux sursauts. Le deuxième est gore et digne d’un bon catégorie III. Le personnage de Fong n’y va de main morte (sans jeu de mot) avec la hache. Michelle Ye propose deux jeux différents (une femme apeurée et une autre dominante). Elle excelle dans les deux registres où ses regards en disent beaucoup plus que ses gestes. Car tout le film de Herman Yau est un jeu du regard. Le récit est narré par deux témoins qui n’ont vécu la scène. Lequel a raison ? Lequel a tort ? Le final donne quelques réponses.


The First 7th night (頭七, Hong Kong, 2009) Un film de Herman Yau avec Cheung Chi-lam, Lam Ka-tung, Eddie Cheung, Michelle Ye, Fung Hark-on, Tony Ho, Nahatai Lekbumrung.

lundi 26 octobre 2009

Encyclopédie 1978

1978


Quinze ans après sa mort, l’œuvre de Yasujiro Ozu parvient enfin en France (il avait été possible de voir de ses films dans un ou deux festivals). Immédiatement, la critique française s’emballe pour ses films dont seuls, pour l’instant, sortent Voyage à Tokyo et Le Goût du saké (rebaptisé plus japonisant, la traduction du titre original étant « le goût du maquereau »). Mais comme la critique française peut être inconstante, certains vont commencer à penser que quand t’as vu deux Ozu, t’as vu tous les Ozu. Il faut signaler qu’en cette année 1978, seuls les films de sa dernière période furent montrés, donnant un éventail bien réduit de son cinéma. Les films d’Ozu contrastent bien entendu avec le tout venu du cinéma d’arts martiaux dont le marché s’épuise inexorablement.


Le Punch de Kung Tse ( ?)

Sortie en France : 4 janvier 1978

Un film de Lin Hung Hang avec Tang Lung, Kary Pong, Yang Tse-lin.


La Vipère du karaté ( ?)

Sortie en France : 11 janvier 1978

Un film de Li Pho Chin avec Dy Sa Vet, Young Kwan, Wei Ping Ao.


A bientôt la Chine (China behind, 再見中國, Chine, 1974)

Sortie en France : 25 janvier 1978

Un film de Cecile Tong Shu-shuen avec Shao Hsiao-ling, Feng Pao-yen, Tseng Chi-lu, Pan Yung-min.


Attention le héros revient (The Return of the hero of the waterfront)

Sortie en France : 25 janvier 1978

Un film de Tu Min Po avec Kao Kun, Sung Lai, Chen Chieh, Feng Ling.



La Victoire des Aigles (天国と地獄, Japon, 1963)

Sortie en France : 1er février 1978

Un film de Shue Matsubayashi avec Toshiro Mifune, Yuzo Kayama, Yosuke Natsuki, Susumu Fujita, Takashi Shimura, Jun Tazaki, Akihiko Hirata, Yoshifumi Tajima, Yoshio Kosugi, Senkichi Omura, Hideo Sunazanka, Ryo Ikebe, Kiyoshi Atsumi, Akira Nishimura, Ichiro Nakaya, Seiji Miyaguchi, Makoto Sato, Tadao Nakamaru, Seizaburo Kawazu, Masao Shimizu, Nadao Kirino, Ren Yamamoto, Yutaka Nakayama, Ko Mishima, Katsumi Tezuka, Kozo Nomura, Akira Wakamatsu, Shoichi Hirose, Wataru Omae, William Schoolinger, Jack Davis, Yuriko Hoshi, Mie Hama.


Bruce Lee, héros légendaire (He's a legend, he's a hero, 詠春大兄, Hong Kong, 1976)

Sortie en France : 8 février 1978

Un film de Wang Sing-li avec Bruce Li, Ernest Curtis, Joe Nerbonne, Li Yun Chung, Carolyn White, Betty Chen Su-chen.


Voyage à Tokyo (東京物語, Japon, 1953)

Sortie en France : 8 février 1978

Un film de Yasujiro Ozu avec Chishu Ryu, So Yamamura, Nobuo Nakamura, Michihiro Mori, Shizuka Murase, Zen Murase, Eijiro Tono, Hisao Toake, Shiro Osaka, Toru Abe, Chiyeko Higashiyama, Kuniko Miyake, Haruko Sugimura, Setsuko Hara, Kyoko Kagawa.


La Planête des monstres / Les Monstres des planètes secrètes (怪獣島の決戦 ゴジラの息子,, Japon, 1967)

Sortie en France : 1er mars 1978

Un film de Jun Fukuda avec Akira Kubo, Tadao Takashima, Bibari Maeda, Akihiko Hirata, Yoshio Tsuchiya, Kenji Sahara, Kenichiro Maruyama, Seishiro Kuno, Yasuhiko Saijo, Susumu Kurobe, Kazuo Suzuki, Wataru Omae, Chotaro Togin, Osman Yusef, Kiyoharu Onaka, Haruo Nakajima, Little Man Machan, Hiroshi Sekita.


La Guerre de l'espace (惑星大戦争, Japon, 1977)

Sortie en France : 8 mars 1978

Un film de Jun Fukuda avec Kensaku Morita, Ryo Ikebe, Yuko Asano, Akihiko Hirata, William Ross, David Perin, Hiroshi Miyauchi, Goro Mutsumi, Masaya Oki, Shuji Otaki, Katsutoshi Atarashi, Isao Hashimoto, Shoji Nakayama, Masao Kusakari.


Qui a tué Bruce Lee ? (Bruce Lee, we miss you, 金色太陽, Taiwan, 1976)

Sortie en France : 15 mars 1978

Un film de Lee Koon Chung avec Bruce Li, Chen Pei Ling, Lung Fei, Ou Yang Chung, Ou Yang Hui, Shan Mao.


La Roi du kung-fu attaque (Taiwan, 1976)

Sortie en France : 26 avril 1978

Un film de Jimmy Wang Yu avec Wang Yu, Tien Yeh, Lung Fei, Tang Shin.


Chien Tse le Dragon noir / Le Magnifique (Snake and crane arts of Shaolin, 蛇鶴八步, Hong Kong, 1978)

Sortie en France : 26 avril 1978

Un film de Chen Chi-hwa avec Jackie Chan, King Kong, Kim Ching Lam, Lee Yung Kuo, Liu Ya Ying, Nora Miao.



Le Doigt vengeur de Bruce Lee

Sortie en France : 3 mai 1978

Un film de Hwa I Hung avec Ho Chung Tao, Ku Feng, Tommy Lee.


Dynamique dragon contre boxers chinois (Hap Ki Do / Lady kung fu, 合氣道, Hong Kong, 1972)

Sortie en France : 10 mai 1978

Un film de Huang Feng avec Angela Mao Ying, Nancy Su, Carter Huang, Pai Ying, Sammo Hung, Huang In-sik, Jin Han Jae, Bruce Liang, Wei Ping Ao, Chin Ti.


Les Panthères noires de Hong Kong / Le Dieu de la guerre (Blood dragon / Beach of the war gods, 戰神灘, Hong Kong, 1973)

Sortie en France : 12 juillet 1978

Un film de Jimmy Wang Yu avec Wang Yu, Lung Fei, Tien Yeh, Tsao Chien, Hsueh Han.


Opération Wonsan (Wonsan Operation, 원산공작, Corée, 1976)

Sortie en France : 2 août 1978

Un film de Terrence Sul (Seol Tae-ho) avec Nam Kung-won, Fred Hills, Park Am, Kim Hui-ra, Choi Cheong-hun.


Le Jeu de la mort (The Game of death, 死亡遊戲, Hong Kong, 1978)

Sortie en France : 23 août 1978

Un film de Bruce Lee et Robert Clouse avec Bruce Lee, Colleen Camp, Dean Jagger, Gig Young, Kim Tai Chung, Yuen Biao, Robert Wall, Kareem Abdul-Jabbar, Mel Novak, Hugh O'Brian, James Tien, Dan Inosanto, Chuck Norris, Roy Chiao, Russell Cawthorne, Jim James, Robert Kerver, Taky Kimura, John Ladalski, Lam Ching-ying, Liu Chia Yung, Mars, Andre Morgan, Yeung See, Betty Ting Pei, Whang Ing-Sik, Yuen Wah, et en partie archives, Robert Baker, Li Kun, Nora Miao, Maria Yi.


Le Retour de Big Boss (Brutal boxer, 唐人客, Hong Kong, 1972)

Sortie en France : 27 septembre 1978

Un film de Guan Shan avec Chan Sing, Raymond Lui, Tanny Tien, Mars, Guan Shan, Wilson Tong, Corey Yuen, Jackie Chan.


Bruce Lee fait la java à Bornéo (Showdown at the Equator, 過江龍獨闖虎穴, Hong Kong, 1978)

Sortie en France : 11 octobre 1978

Un film de Kwan Chin Liang avec Lee Kan Kwun, Maio Ho San, Loh Lieh, Leung Siu Hung.


Shaolin et les dix-huit hommes de bronze (The 18 Bronzemen 少林寺十八銅人, Hong Kong, 1976)

Sortie en France : 18 octobre 1978

Un film de Joseph Kuo avec Au Li-pao, Chang Yi, Chen Bao-liang, Carter Wong, Polly Shangkuan, Chen Shufang, Peng Tien, Jack Long, Chiang Nan, Chin Chien, Ho You Min, Huang Fei Lung, Huang Kuan Hsiung, Kuang Hu, Hu Wei.


Hai, le disciple de Bruce Lee (The Death duel of kung fu / Showdown with death, 形手螳螂腿, Hong Kong, 1978)

Sortie en France : 25 octobre 1978

Un film de Lee Shuk avec John Liu, Don Wong Tao, Eagle Han, Wu Jia-xiang.


Bruce Lee, le Tigre de Mandchourie (Yongho daeryeon, Mandchourian tigers, Corée, 1974)

Sortie en France : 1er novembre 1978.

Un film de Lee Doo Young avec Hang Yong-chul, Wo Yon-jong, Kim Moon-ju, Bae Soo-chun, Kim Hong-ji.


Rue de la joie / Désirs humides (21 ouvreuses en scène) (赤線玉の井 ぬけられます, Japon, 1974)

Sortie en France : 29 novembre 1978.

Un film de Tatsumi Kumashiro avec Junko Miyashita, Meika Seri, Naomi Oka, Aoi Nakajima, Ai Yoshino, Moeko Ezawa, Keizo Kanie, Yoshinori Furukawa, Akira Takahashi, Eimei Ezumi, Taiji Tonoyama, Go Awazu.


La Déchaînée de Shanghai (Lady Whirlwind, 鐵掌旋風腿, Hong Kong, 1972)

Sortie en France : 6 décembre 1978.

Un film de Huang Feng avec Angela Mao Ying, Chang Yi, Pai Ying, June Wu, Anna Liu, Chin Nan-yi, Wu Ching-erh, Sammo Hung, Chien Yueh-sheng.


Le Goût du saké (秋刀魚の味, Japon, 1962)

Sortie en France : 6 décembre 1978.

Un film de Yasujiro Ozu avec Chishu Ryu, Shinichiro Mikami, Keiji Sada, Nobuo Nakamura, Teruo Yoshida, Norio Maki, Eijiro Tono, Ryuji Kita, Shima Iwashita, Kyoko Kishida, Mariko Okada, Kuniko Miyake, Michiyo Tamaki, Haruko Sugimura.


Kuan Pa, le héros mandchou (Sandstorm, 狂風沙, Taiwan, 1972)

Sortie en France : 13 décembre 1978.

Un film de Li Su avec Jimmy Wang Yu, Tin Yau, Paul Chang Chung, Lee Seung, Lui Jun, Guan Shan, Sit Hon, Liu Chu, Shan Mao.


Chinese Connection (The Amsterdam Connection, 荷蘭賭人頭, Hong Kong, 1978)

Sortie en France : 27 décembre 1978.

Un film de Lo Ke et Fang Mei-sheng avec Chan Sing, Mai Laan, Jason Pai Piao, Bolo Yeung, Fang Mei-sheng, Wong Yuen-San, Che Dei, David Chung.


Les Secrets du mankis kung-fu (Eagle's claw, 鷹爪螳螂, Hong Kong, 1977)

Sortie en France : 27 décembre 1978.

Un film de Lee Tso-nan avec Chi Kuan-chun, Chang Yi, Don Wong Dao, Liang Cha-jen, Jimmy Lee, Hua Ling, Ko Hsiao-po, Kao Fei, Ma Cheng, Yeh Ching Piao, Shao Yao, Wang Kua Sheng, Sze Yuan Ken.

dimanche 25 octobre 2009

All's well end's well 97



Du casting original de All’s well end's well, il ne reste que Stephen Chow et Raymond Wong. Teresa Mo, Maggie Cheung, Sandra Ng et Leslie Cheung ne sont pas dans la distribution de All’s well end's well 97. Le film n’est pas une suite à proprement parler, mais le concept initial reste le même : trois frères et leurs épouses.

On change les noms des trois frères et Francis Ng remplace Leslie Cheung, qui fait une très courte apparition dans son propre rôle. D’ailleurs, Francis Ng joue comme en retrait, ne cabotine pas pour une fois alors le film l’aurait jamais permis, les autres acteurs ne se privent pas. Chacun de nos trois personnages tentent de résoudre leur problème avec les femmes. Francis Ng, comme Leslie Cheung, aime une femme motarde, donc rebelle, donc masculine (Amanda Lee). Ses deux frères le traitent d’homo – allusion au personnage de Leslie et à l’acteur lui-même. Mais le vieux père (Roy Chiao) n’a pas très envie de voir cette femme chez lui, d’autant que la fumée de sa moto détruit ses fleurs. Francis Ng va donc demander à une jeune femme pauvre (Christy Chung) harcelée par son propriétaire (il réclame les loyers d’avance) de devenir sa fausse petite amie. Bien entendu, ils vont tomber amoureux et il va l’aider à remettre à flot son restaurant.

Raymond Wong Bak-ming est le frère aîné. Il est marié à Christine Ng qui reprend le rôle de Sandra Ng, elle lui ressemble avec ses lunettes rondes. L’épouse passe son temps à nettoyer, préparer les repas pour les hommes. Conclusion de cette femme soumise et dévouée, elle est mal fagotée et ne prend pas le temps de faire réparer sa dent manquante. Du coup, Raymond Wong la délaisse un peu mais contrairement à All’s well end's well, il ne la trompe pas. Quant à Stephen Chow, il joue un gros paresseux. On ne sait pas bien ce qu’il fait, mais encore une fois, il va devenir fou – ou faire croire qu’il devient fou. Ce qui va lui permettre d’éviter quelques embuches tendues ici ou là et surtout de rencontrer une fille qui a priori apparaît comme simplette, mais comme lui feint d’être idiote. C’est finalement tout le conformisme des relations hommes femmes qui est mis en avant, sans jamais critiquer ces relations.

Le scénario de All’s well end's well 97 se cherche pendant tout le film. Ça commence avec une farce que font les deux frères à Stephen Chow. Ils lui font croire qu’il a gagné une forte somme au loto. Il va dépenser beaucoup d’argent avant d’avoir touché le pactole et fait des paris avec un membre des triades. D’où sa volonté de se faire passer pour fou. Puis viennent les problèmes d’argent de la jeune Christy Chung. Là, les personnages nous font une diatribe sur le nationalisme qu’il faut avoir juste avant la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Raymond Wong dénigre deux Chinois qui veulent donner de l’argent pour le restaurant de Christy Chung mais il refuse car ils annoncent qu’ils veulent partir émigrer à Hong Kong. Tout cela vient comme un cheveu sur la soupe. Le film n’est que relativement drôle, même Stephen Chow semble s’ennuyer.

All's well end's well 97 (97 家有喜事, Hong Kong, 1997) Un film de Alfred Cheung avec Stephen Chow, Roy Chiao, Raymond Wong Bak-ming, Francis Ng, Ng Sin-lin, Christine Ng, Gigi Lai, Amanda Lee, Christy Chung, Simon Lui, Emil Chow, Bau Hei-jing, Alfred Cheung, Leslie Cheung, Pang Dan, Law Kar-ying, Josie Ho, Teddy Robin, Michael Chow.

vendredi 23 octobre 2009

On his majesty's secret service


Depuis que Stephen Chow a quitté le giron de Wong Jing, le mogul du cinéma de Hong Kong n’a eu de cesse de chercher un remplaçant à son comique numéro un. Ensemble, ils ont fait fortune, puis, on le sait, Stephen Chow a atteint les sommets de la comédie cantonaise tandis que Wong Jing se contentait de faire des pastiches de films à succès avec les acteurs de ces films : Love is a many stupid thing après Infernal affairs et Kung fu mahjong après Crazy kung-fu. Il va sans dire que les films étaient médiocres et peu inspirés.


Donc depuis près de dix ans, Wong Jing cherche et a peut-être trouvé en Louis Koo son nouveau comique. L’acteur le mieux bronzé de Hong Kong et le producteur réalisateur scénariste n’avaient jamais fait de films ensemble alors que Louis Koo est là depuis maintenant quinze ans. Et il s’avère être un plutôt bon comique bien qu’il joue clairement sur les plates bandes de Stephen Chow, terrain, il faut le dire laissé un peu à l’abandon depuis qu’il ne tourne qu’un film tous les trois ans.


Louis Koo est l’atout majeur de On his majesty’s secret service et, il faut l’avouer, le film est drôle. Il joue un espion dans une Chine éternelle sur laquelle règne l’Empereur (Liu Yiewei) et l’Impératrice (Sandra Ng). Dans son équipe d’espion, il y a également Lam Tze-chung dans son numéro habituel et deux autres jeunes acteurs qui vont servir de faire valoir. Au centre de l’histoire, des amours contrariées, une trahison pour renverser l’Empereur et pas mal de combats d’arts martiaux et des effets spéciaux à la Wong Jing pour faire rigoler le spectateur.


Louis Koo est inventeur de gadget comme dans un James Bond et ses gadgets et inventions vont permettre de mettre à mal les complots des méchants. Et quels méchants. D’abord, il y a les trois patibulaires venus assassiner l’Empereur en se faisant passer pour des prétendants au mariage de la princesse. Et surtout, le méchant suprême est l’eunuque impérial (Fan Siu-wong), expert en arts martiaux mais également en trahison et autres roueries. Sous son aspect obséquieux, c’est un fourbe. Certes, les gags ne volent pas haut (on feint de vomir tout le film) mais on se marre.


Barbie Hsu dans le rôle de la fiancée de Louis Koo en fait des tonnes dans son personnage de midinette jalouse qui aguiche. Elle va notamment draguer un soldat qui est une femme (Liu Yang) histoire de faire quelques effets comiques sur la sexualité. Tout le monde semble bien s’amuser à nous divertir mais la palme revient à Sandra Ng très à l’aise dans ses costumes d’Impératrice. Elle joue une fofolle qui fait tourner en bourrique tout son monde et veut déposer son Empereur de mari pour prendre le pouvoir avec son frère le Premier ministre (Na Wei) juste avant de retourner sa veste quarante fois. On his majesty’s secret service est un film qui regorge de gags et plutôt réussi dans son genre. Un délice pour l’amateur de comédie cantonaise que je suis.


On his majesty's secret service (大內密探靈靈狗) Un film de Wong Jing avec Louis Koo, Sandra Ng, Barbie Hsu, Fan Siu-wong, Lam Tze-chung, Law Kar-ying, Liu Yang, Lee Kin-yan, Liu Yiewei, Lee Man-kwan, Leung Ka-yan, Natalie Meng, Jia Song, Dawei Tong, Yuen King-tan, Na Wei.

jeudi 22 octobre 2009

Sorties à Hong Kong (octobre 2009)


Prince of tears (淚王子)
Un film de Yonfan (Hong Kong - Taiwan - Chine) avec Joseph Chang, Fan Chih-wei, Terri Kwan Wing, Zhu Xuan, Kenneth Tsang, Jack Kao, Lin Yo-wei, Li Lieh. 123 minutes. Classé Catégorie IIA. Sortie : 22 octobre 2009.






Poker king (撲克王)
Un film de Chan Hing-ka et Janet Chun avec Lau Ching Wan, Louis Koo, Stephy Tang, Josie Ho, Cherrie Ying, Jo Kuk, Wong You-nam, Cheung Siu-fai, Joe Cheung, Jacky Heung, Lam Suet. 122 minutes. Catégoeir IIB. Sortie : 22 octobre 2009.




mardi 20 octobre 2009

Overheard

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Overheard commence par l’une des meilleures scènes d’ouverture vue dans le cinéma cantonais depuis des mois. Les deux cinéastes scénaristes Alan Mak et Felix Chong, inventeurs dans une certaine mesure, des Infernal affairs reviennent avec un polar noir et cette séquence inaugurale récompensent ceux qui espéraient un film policier hongkongais digne de ce nom.

Tout se passe la nuit. Après un court générique, on voit une faible lumière vacillante dans un immeuble. En face, des policiers sont devant leurs moniteurs pour surveiller. Johnny (Lau Ching-wan), Max (Daniel Wu) et Gene (Louis Koo) apparaissent dans cet immeuble de bureaux vides. Ils entrent par effraction avec de fausses clés. Ils s’introduisent dans les bureaux et font leurs petites affaires. En l’occurrence, installer des caméras de surveillance et des micros dans toute l’entreprise E&T. Ils travaillent pour une section de la police chargée des crimes financiers. Toute cette séquence de cinq minutes se fera dans le silence le plus absolu, sans musique ni dialogue. Une merveille de mécanique de précision dans la mise en place du récit.

Mais il faut bien entendu briser cette mécanique pour que le film commence. C’est Monsieur Low (Waise Lee), administrateur de E&T, qui revient à l’impromptu créant le risque de tout faire foirer. Les trois policiers vont devoir se cacher et improviser pour ne pas se faire prendre. Un subterfuge est créé (un fax est envoyé) donnant le temps à Gene de sortir des bureaux et d’enfiler un uniforme de vigile pour faire diversion. D’autres policiers s’apprêtent à arriver pour une éventuelle intervention. Gene maîtrise la situation et Monsieur Low ne s’aperçoit de rien. Ils finissent d’installer l’attirail d’espionnage et rentrent dans leur planque dans l’immeuble d’en face.

Après une scène si forte, le spectateur serait en droit d’attendre un polar racé et sec. Il viendra par intermittence, mais on aura droit auparavant à une exposition des personnages principaux et secondaires un peu datée. D’abord nos trois policiers. Max est un jeune flic un peu naïf. Il s’apprête à se marier avec la fille d’un de ses supérieurs hiérarchiques. Il subit son futur beau-père comme un poids. Un bel appartement leur est offert ce qui détonne avec le faible salaire de Max. Gene est un père de famille (quatre enfants) dont l’un est atteint d’une grave maladie. Gene apprendra lui-même qu’il a un cancer très avancé. Johnny sort avec la femme de son collègue. Ils viennent de se séparer mais elle ne lui a pas dit qu’elle a un nouvel amant.

Chacun de nos trois personnages cherche de l’argent pour des raisons différentes. Ainsi quand il entendent en surveillance que E&T doit faire une affaire douteuse en bourse, ils gardent l’information pour eux et décident d’en profiter pour se servir dans les échanges des traders. Cela provoquera une réaction en chaîne. Le grand chef de E&T, Will Ma (Michael Wong) veut mettre la main sur ceux qui lui ont volé l’argent qu’il cherchait à gagner illégalement. Il va s’agir pour Johnny, Max et Gene de cacher à la police leurs renseignements et de se cacher des sbires de Will Ma qui veulent leur faire la peau.

Overheard joue donc une partie de cache-cache entre ceux censés tout savoir et tout voir et les gens espionnés qui sont de vrais salauds. Alan Mak et Felix Chong font preuve d’une belle rigueur dans la mise en place des mouvements scénaristiques même s’ils semblent parfois un peu déjà vus. Ils offrent également un retournement de situation qui permettra de dénouer un récit d'une belle noirceur.

Overheard (竊聽風雲) Un film de Alan Mak et Felix Chong avec Lau Ching-wan, Louis Koo, Daniel Wu, Zhang Jing-chu, Alex Fong Chung-sun, Stephen Au, William Chan, Queenie Chu, Henry Fong, Lam Ka-wah, Waise Lee, Lok Ying-kwan, Sharon Luk.

lundi 19 octobre 2009

Green snake : la scène de la danse

La scène de la danse indienne dans Green snake de Tsui Hark est l'un des plus jolis moments du film et de l'œuvre de Tsui hark. C'est le moment choisi par les deux femmes serpents pour envahir la ville et y semer le trouble. Après avoir rencontré le moine fanatique Ha-fai, le spectateur découvre Serpent blanc qui va séduire le lettré Hsui Xien et Serpent vert qui arrive nue au milieu du ballet et qui va se mouvoir avec grande sensualité autour de la danseuse principale. La musique aux mélopées indiennes apporte beaucoup au film, la musique étant souvent un des points faibles du cinéma de Hong Kong. Tsui Hark met les bouchées doubles pour impliquer son récit au cœur de l'interdit et de la sexualité.


dimanche 18 octobre 2009

Green snake


Après les Histoires de fantômes chinois et Il était une fois en Chine, Tsui Hark ressuscite le célèbre conte du serpent vert et du serpent blanc. C’est un projet que le cinéaste avait depuis plusieurs années mais qu’il n’avait pas encore pu tourner compte tenu de son emploi du temps surchargé à l’époque. C’est l’arrêt de la pré-production de son Roi singe (qu’il ne tournera donc jamais) devant un budget qui ne cessait d’augmenter qui l’incite à mettre en scène cette légende chinoise.


Green snake se situe dans une Chine légendaire et barbare. Le film commence par des visages grotesques d’hommes portant des groins, aux visages déformés et couverts de pustules vivant dans la fange. La boue semble envahir l’image dans laquelle ces monstres se mettent en cercle devant un homme qui a pris de la hauteur. Cet homme contraste tout à fait avec les autres. Il est tout de blanc vêtu, il est calme, serein. C’est le moine Fa-hai (Chiu Man-cheuk), dans une position de prière, la main dressée devant lui.


Fa-hai quitte le village en volant et marche sur l’eau. Puis atteint une forêt où il sent un non-humain. C’est un vieillard barbu aux longs sourcils, également habillé en blanc, qui marche en volant (Feng Tien). Fa-hai se met à sa poursuite, l’interroge sur sa santé et comprend que le vieillard, qui annonce avoir deux cents ans, est une araignée qui a pratiquement atteint le statut d’humain à force de méditation. Mais Fa-hai décide de faire prisonnier le vieil homme et l’enferme sous le socle d’une chapelle afin qu’il ne nuise pas aux humains.


Cette mission accomplie, il retourne en forêt où une pluie violente s’abat soudainement. Elle est provoquée par les deux sœurs serpents, Siu-chen, le serpent vert (Maggie Cheung) et Chu-shen, le serpent blanc (Joey Wong). Fa-hai les laisse filer car elles ne semblent faire de mal à personne et culpabilise d’avoir enfermé le vieillard. Les deux serpents vont en ville et décident de s’y installer. Serpent vert atterrit au milieu d’une soirée coquine où des danseuses indiennes officient. Elle arrive nue dans la pièce et se met à danser sensuellement avec les danseuses. Tsui Hark pratique un érotisme tel qu’il se faisait à l’époque à Hong Kong : une vision soft et saphique de la sensualité.


Serpent blanc va mettre son dévolu sur un jeune lettré, Hsui Xien (Wu Xing-guo) qui enseigne dans le village. C’est un défi qu’elle se lance. Elle l’invite à venir dans sa demeure qui se situe à la sortie du village, mais Hsui Xien trouve devant la maison un vieux taoïste (Lau Kong) et ses deux moinillons affairés à chasser les femmes démons en plaçant du soufre tout autour des murs. Serpent vert est prise de malaise et commence à quitter son apparence humaine, mais sa sœur fait pleuvoir et le soufre est évacué. Elle entame une liaison avec le lettré tandis que Serpent vert reste seule. Les saisons passent et leur liaison continue. Le lettré est amoureux du démon. C’est sans compter sur Ha-fai qui veut chasser les deux serpents.


Tsui Hark traverse son film de différents genres : la comédie, la romance, la politique. C’est Maggie Cheung qui se charge de la comédie. La jeune sœur n’a que 500 ans d’apprentissage de sorcellerie tandis que Serpent blanc en a 1000 à son actif. Elle est montrée comme une femme paresseuse qui préférerait ramper comme un serpent plutôt que d’avoir à marcher. L’essentiel du comique de son personnage vient justement de ses nombreuses transformations dues à la peur ou à la paresse. L’autre personnage comique est le vieux taoïste aveugle qui échoue dans tous ses plans et qui est un personnage burlesque.


La romance ne s’attache pas seulement à Hsui Xien et Serpent blanc. Elle apprendra avec lui à devenir humaine et, vers la fin du film, à avoir des sentiments et donc à pleurer. Mais Serpent vert aimerait également aimer un humain. Elle est tentée par Hsui Xien, ce qui rend jalouses sa sœur, et d’une certaine manière par Serpent blanc elle-même, puisque Tsui Hark s’amuse à donner dans l’érotisme féminin. Puis, c’est le moine Ha-fai qu’elle voudra séduire dans une scène aquatique devant une cascade où Serpent vert cherchera à provoquer en lui une émotion. Tsui Hark filme avec un esthétisme proche du kitsch la demeure des deux sœurs. Il y a un étang avec de nombreuses fleurs de lotus rose. De nombreuses tentures tombent du plafond, les portes sont arrondies, on se croirait presque dans une comédie sophistiquée de Lubitsch. L’image est très souvent colorée de filtres rose ou orange pâles tandis qu’une musique en vocalise surenchérit la romance amoureuse.


Mais cet amour va être contrecarré par l’intransigeance du moine Ha-fai. C’est un fanatique religieux qui décide d’éradiquer ceux qu’il juge néfaste. Son personnage est le plus sévère du film à l’opposé de celui du vieux moine taoïste qui, s’il a aussi l’ambition de détruire les femmes serpents, fait rire. Ha-fai est un moine sans émotion, qui n’hésite pas à trahir son serment fait à Serpent vert de l’épargner, pour arriver à ses fins. Il se réfugie dans un temple bouddhiste où de nombreux moines fanatisés chantent à l’unisson des prières. Ils semblent avoir subi un lavage de cerveau et Ha-fai entend faire la même chose à Hsui Xien puisqu’il ne renonce pas à son amour. Son fanatisme intolérant provoquera une catastrophe qui manquera de détruire le village et de tuer ses habitants. Mais le moine accuse les sœurs serpents.


Pour Tsui Hark, ce fondamentalisme religieux est un des grands maux de toutes les époques et il n’a a de cesse de les opposer dans Green snake. Dans la mesure où le film a été tourné en 1993, il n’est impossible d’y voir également une allusion à la future rétrocession et d’assimiler le moine Ha-fai à la grande sœur chinoise. C’est donc l’affrontement de la connaissance (Hsui Xien est un lettré) face à la doctrine (tout le monde doit suivre une seule ligne directrice). Tsui Hark prend le parti des lettrés et de l’amour et livre un film, même si les effets spéciaux sont un peu bon marché et bricolé, parmi les plus radicaux politiquement. Comme toujours chez lui, d’ailleurs.


Green snake (青蛇, Hong Kong, 1993) Un film de Tsui Hark avec Maggie Cheung, Joey Wong, Chiu Man-cheuk, Wu Xing-guo, Lau Kong, Feng Tien.

samedi 17 octobre 2009

Une page folle


Pendant des années, on a cru le film perdu jusqu’à ce que Teinosuke Kinugasa retrouve une copie chez lui au début des années 1970. Une page folle est donc sorti dans de nombreux pays, dont la France le 5 mars 1975, accompagné d’une musique contemporaine et expérimentale. Une page folle a été produit par une compagnie japonaise en 1926 qui s’appelait la « Fédération du film néo-sensationniste ». Tout un programme.


Les dix premières minutes sont un flot d’images sans sens réel. On y voit une femme danser sans coordination, comme si elle suivait une mélopée. Des plans d’eau surgissent de son visage, un bébé apparait, puis le visage en gros plan d’un vieil homme en uniforme. On touche l’abstraction expérimentale. On se demande qui sont toutes ces femmes. Sommes-nous dans un bordel ? Non, dans un hôpital psychiatrique. Le vieil homme a un rapport avec la femme. Des infirmières font leu entrée dans le champ, puis un médecin à lunettes. Le reste du film sera plus linéaire.


Une page folle décrit l’univers de la folie. Il se place à l’intérieur d’un asile. Les malades sont enfermés dans des cellules et la caméra se place toujours devant les barreaux. Les malades sont donc enfermés tels des prisonniers. Les décors sont nus, froids, les couloirs sont longs et nous ne sortiront jamais de cet asile, à l’exception d’une scène de danse fantasmée lorsque le vieil homme commence lui aussi à sombrer dans la folie. Il cherche à comprendre la folie de sa femme et pourquoi elle a noyé leur fils.


Le film cherche également à entrer dans le cerveau de la femme. Pour cela, Kinugasa pratique un cinéma expérimental très en vogue dans ces années 1920. Le film ressemble moins à ce que faisait Eisenstein ou autres Fritz Lang qu’au cinéma de Germaine Dulac, sans que je sache dans quelle mesure le cinéaste avait un accès à ces films. Le film regorge de surimpressions, de mouvements panoramiques très rapides, d’images anamorphosées, de décadrages obliques, de jeux sur l’ombre mais pas d’inversion négatif/positif comme a pu le faire Murnau. J’imagine donc que le cinéma allemand n’était peut-être pas encore arrivé jusqu’au Japon en 1926.


Teinosuke Kinugasa joue surtout sur les visages de ses interprètes, notamment ceux qui interprètent les aliénés. Ils sont habillés de blanc et grimacent, font des yeux exorbités qui pourraient sortir des orbites à tout moment. Une rébellion éclate parmi les malades et c’est tout un ballet qui s’anime pour finir avec des masques mortuaires japonais. Mais sans doute tout cela n’était que le rêve du vieil homme que l’on retrouve en fin de film balayant les couloirs tandis que ceux qui venaient de l’attaquer le saluent.


Une page folle (狂った一頁, Japon, 1926) Un film de Teinosuke Kinugasa avec Masuo Inoue, Yoshie Nakagawa, Ayako Iijima, Hiroshi Nemoto, Misao Seki, Eiko Minami, Kyosuke Takamatsu, Minoru Takase, Tetsu Tsuboi.