mercredi 29 août 2012

The Vampire who admires me


Avec Wong Jing à la production et au scénario, les six actrices principales de The Vampire who admires me ne sont pas là pour faire de la figuration. Elles interprètent des mannequins et, en tant que telles, elles devront poser en maillot de bains pour le photographe qui se la joue artiste (Sam Lee, coiffé à l’afro comme tout photographe de mode qui se respecte). Ce dernier n’est pas satisfait du décor proposé par le commanditaire, King (Samuel Pang). Il trouve que le décor de cimetière en carton pate fait toc. King décide donc d’emmener toute la troupe sur son île privée. C’est idéal pour filmer les jeunes actrices en maillot de bain sur une plage de sable chaud.

Seulement voilà, Mancy (JJ Jia) a un mauvais pressentiment. Elle voit les morts et communique avec eux. Sa collègue Bibi (Ankie Beilke) pense qu’elle est un peu folle mais un simple dialogue (“Je parle aux morts”) suffit à la rassurer. Il faut bien faire avancer le récit. Or malgré les recommandations de la grand-mère de Mancy (décédée évidemment), la troupe s’embarque sur l’île paradisiaque, au moins au niveau des plages. La mannequin vedette est Chelsea (Natalie Meng, la dernière recrue sexy de Wong Jing) qui a une liaison avec King. C’est une pimbèche, cela va sans dire. Bien, assez parlé des actrices en maillot, place aux vampires, puisque c’est le thème du film.

Le premier vampire est une jeune femme qui va contaminer tout le monde. La police est sur le coup. Et quels policiers. A leur tête Faye (Ha Yue), un type gentil qui héberge un vieil homme (Wong Tin-lan, le papa de Wong Jing) dans la prison parce qu’il est trop pauvre et qu’il a ainsi à manger. Ses deux assistants ne sont pas bien malins ni très compétents, reprenant ainsi le schéma classique des Mr. Vampire. Mann (Terence Tsui) et Wayne (Roger Kwok) sont peureux et préfèrent passer leur temps à admirer les poitrines des mannequins que chercher la jeune femme disparue. Mancy est une ancienne camarade de classe de Mann et ce dernier va tomber amoureuse d’elle, donnant son sens au titre du film (oui, il deviendra un vampire). Là-dessus, il faut ajouter l’arrivée de Madame Sarah Chui (Jo Kuk), leur nouvelle chef qui veut appliquer le règlement et ne croit pas à ces histoires de vampires.

Au fur et à mesure du récit, les vampires vont se multiplier. Il suffit de mettre un peu de maquillage gris sur le visage des acteurs et de leur faire porter des dents acérées en plastic. Leur dialogue (déjà très pauvre) sera ensuite remplacé par des grognements. Comment se débarrasser de ces sales monstres ? Faye a une solution bien à lui : il leur pète au visage. Mais sinon, pour chasser le super méchant démon vampire tapi dans la tombe familiale de King – qui se déplace lui en sautillant – ,  il vaut mieux suivre les préceptes ancestraux : retenir sa respiration, jeter du riz gluant et leur planter une épée de bois dans le cœur. Cub Chien et Wong Jing recycle comme souvent sans esprit et avec un humour rarement au dessus de la ceinture.

The Vampire who admires me (有隻僵屍暗戀你, Hong Kong, 2008) Un film de Cub Chien avec JJ Jia, Natalie Meng, Ankie Beilke, Maggie Li, Roger Kwok, Winnie Leung, Jo Kuk, Sam Lee, Samuel Pang, Ben Cheung, Angel Ho, Tanya Ng, Terence Tsui, Ha Yue, Wong Tin-lam, Lee Fung, Si Ming, Wong Wai-tong, Cheung Wing-cheung, Wong Chun-sing, Roger Kwok, Terence Tsui. 

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